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Rae O. Iver
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Mar 21 Juil - 13:40

«We built a treehouse, we kept it from shaking. Little more glue every time that it breaks. Perfectly balanced and then you start making conscious, deliberate mistakes.»

Froid. Ouais, elle avait froid. Cela faisait un certain temps maintenant que Rae se trouvait dehors à marcher. Elle ne savait pas ou aller. Enfin si, mais la brune ne savait pas si c'était une bonne idée. Elle venait tout juste d'arriver et bien évidemment il était le seul qu'elle avait envie de voir. Lui. Toujours et encore lui. Leo Whitely, le blondinet qui avait fait chavirer son cœur un bon nombre de fois. La dernière fois qu'elle le vit, la situation fut des plus bizarres et le renversement de situation encore plus. Il devait faire un choix : Rae ou Keandra. Les deux meilleures amies, les deux brunes made in Hawaï. Il sortait avec l'une pendant qu'il courrait toujours derrière l'autre. C'était compliqué et apparemment s'en était trop pour K. Elle n'aimait pas qu'on la prenne pour une idiote, pour le second choix, pour la remplaçante. Ça la contrarié alors elle voulait qu'il choisisse une bonne fois pour toute. Rae était un peu paumé dans son coin. En effet, elle avait encore un peu de mal à digérer qu'ils étaient ensemble. Alors se retrouver entre les deux n'étaient pas ce dont elle avait envie. Même si ça la faisait royalement chier, elle se serait même sortie du jeu, déclarant forfait si c'était vraiment ce que lui voulait. Mais à voir son visage hésitant, ce regard paumé, elle le savait : rien n'était perdu. Elle avait encore ses chances. Malgré l'affaire Jackson ou bien Emilio, ce n'était pas fini. Mais ce qui la dérangeait dans tout ça, c'était que Keandra soit blessée. Parce que même si elle le nie, ça se voyait qu'elle était attachée au Whitely. Rae pensait qu'il n'y avait que dans les mélodrames pour ado que l'on voyait ce genre d'histoire et pourtant.. Elle devait y faire face à son tour. Le fameux triangle amoureux.. Marre de tout ça, K. décida pour tout le monde. Elle prit Rae par la main et toutes les deux laissèrent un Leo incompris.

Elle continuait son chemin, à présent bel et bien déterminée à le voir. Il était peut-être deux heures du mat', mais qu'importe. Enfin l'anglaise espérait juste qu'il soit là ou qu'il ne soit pas profondément endormi, sinon.. C'était fichu. Cela faisait quelques mois qu'elle était partie. Qu'elle avait pris la fuite avec Talan, embarquant avec eux Kai et Keandra. Ils allaient de ville en ville sans vraiment s'y éterniser. Deux-trois jours, pas plus. Ils avaient trop peur, y avait trop de risque. Emilio et le reste du clan Mullins étaient derrière eux. Trop proche, trop près pour pouvoir se reposer. Sans cesse sur leurs gardes, ils avaient mis avec eux les deux Wailana dans leur galère. Surtout la petite Kai qui était apparemment l'indic du cousin des Whitely. Ils réussirent à l'avoir une fois. Une mise en garde du clan. Alors que les trois étaient partis chercher des pizzas, un homme fit irruption dans leur chambre d'hôtel. Il voulait juste tout saccager pour leur faire peur, pour leur faire comprendre qu'ils n'étaient pas bien loin, mais il se retrouva nez à nez avec la Iver. Un gamin, qui sur la panique s'en prit à elle. L'assommer d'un coup de poing pour pouvoir vite prendre la fuite. Il avait trop peur que l'ours débarque. Rae n'en pouvait plus. Elle était le soucis de toutes ses histoires et en avait marre que son cousin et ses amies soient mêlés à tout ça. Alors elle prit une décision. Pas loin de LA, elle se disait que c'était le bon moment. Parce que oui, avant de jouer définitivement seule les fugitifs, la Iver se disait qu'elle lui devait au moins des explications. Tout lui dire et repartir ensuite. Ouais c'était ça le plan. Ne plus créer ainsi de soucis aux gens qu'elle aimait. Elle laissa alors un mot à son cousin et partie pour Los Angeles.

Voilà pourquoi maintenant elle se retrouvait devant sa porte. Et après encore quelques hésitations, elle sonna. Pas de réponse.. Elle retenta le coup. Rae entendit des pas, un mouvement de clés. Enfin elle allait le voir. Après tout ce temps.. C'était déjà trop pour la petite. Son Whitely lui manquait. Beaucoup. Il fallait qu'elle profite de lui. Mais ce n'était pas lui qui ouvrit la porte. Callie. Rae se sentit comme une idiote, ne sachant pas quoi dire ni quoi faire en se retrouvant face à la brune. Leo habitait-il encore ici ? Pourquoi Callie se retrouvait-elle chez lui ? Ne me dites pas que.. Tss tss il fallait qu'elle se sorte ses idées saugrenus de la tête avant de connaître la vérité. « Salut.. Excuse-moi de déranger à cette heure-ci, surtout si tu dormais.. Enfin.. Euh.. Est-ce que Leo est là ? » Et lorsqu'elle finit de poser sa question, il apparut. Elle reconnut sa silhouette au loin. Mais alors pourquoi Callie était là ? Anyway. Ce n'était pas vraiment ce qui la préoccupée à cet instant. « Hey.. » Lança-t-elle doucement à l'intention de son blondinet. Elle sourit, automatiquement. Ouais, c'était ça l'effet Leo sur elle. Callie finit par s’éclipser après avoir échangé un regard avec le Whitley. Rae inspira doucement, il était temps qu'elle se jette à l'eau. « Je sais que je suis peut-être l'une des dernières personnes que tu veux voir en ce moment.. Et je sais aussi qu'il est tard, mais il fallait que je te vois. » Elle espérait juste qu'il ne lui ferme pas la porte au nez. Son regard ne se détachait pas du sien. Elle ne voulait plus être aussi loin de ses beaux yeux et pourtant.. « Tu veux bien me laisser entrer?. »

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Leo A. Whitely
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Ven 24 Juil - 13:29
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« Essaie avec un ton plus haut pour celui-là, juste pour voir… » je gratte les cordes et Callie s’applique, la voix d’or, le regard ailleurs. Elle pousse la note juste assez, juste assez longtemps, solide, comme un roc. Elle ne voit pas mais je la darde d’un regard de biais, le sourire qui va avec. Merde qu’elle est forte. Je m’en remettrai probablement jamais. Y’a Ella qui gazouille, et la Garcia me fait signe de continuer, de maintenir l’accord, de descendre la mélodie. C’est notre truc, celui qu’on a trouvé quand, à bout de souffle pour le bébé et à bout de nerfs pour nous, y’a fallu penser à des solutions pour s’assurer un minimum de sommeil vu les habitudes nocturnes de la gamine. J’ignorais à quelle point un bébé ça pouvait baver, mais surtout gueuler. En pleine nuit. Souvent. Faut dire par contre que la gamine elle était pas tombée trop loin de l’arbre, et que du moment où je sortais ma guitare et où Callie chantonnait un air, elle se calmait sur les gémissements stridents. Y’avait au moins ça. Parce qu’aux vues des dernières semaines, si on avait pas trouvé que les quelques nouvelles compositions de HPATD en version acoustique la calmaient, on serait encore en train de paniquer face aux cernes qui s’enlignaient pour gober nos pauvres visages. Elle surtout. Moi, je trouvais quasi que ça me donnait un look dangereux. Allez savoir. J’ignorais depuis combien de temps on était là en tout cas, moi assis bien confortablement – du moins, c’était avant que mon corps endolori par la fatigue ne ressente le moindre mal – la guitare sur les genoux, les doigts qui grattent frénétiquement les notes sur des rythmes que je connais maintenant par cœur. Callie, debout, appuyé sur le berceau, les cheveux en bataille, la petite main d’Ella au creux de la sienne, le regard qui la caresse doucement, qui la rassure, qui la calme. Qui se calme aussi, au fond. Dans les faits, c’est fucking chiant de passer mes nuits à réciter des comptines adaptées à un bébé. Mais en vrai, je ne sais pas si ça me dérange tant que ça, de jouer pour un public bien intime, pour un public qui apprécie à sa façon, pour un public qui dépend de moi, de nous, d’elle, un peu. Et puis si ça me permet de pratiquer un ou deux solos pour l’album à venir y’a du bon aussi hen, faut croire. Ella donne le ton sans même le savoir, bâillant, se frottant les yeux de sa main libre, lançant le signal. Callie et moi, on a appris qu’à partir de là, on a 10 minutes top chrono pour débarrasser, pour se préparer à ne plus faire un son ou un geste le temps qu’elle s’endorme – et qu’on aille la paix. Satisfait, je saute sur mes pieds, filant direct à travers le couloir alors que Callie passe en vitesse se chercher un verre d’eau prompto avant la courte nuit qui vient. Côte à côte, on s’immobilise toutefois, la panique qui se lie dans nos yeux, lorsqu’on entend très distinctement trois cognements à la porte. Merde, merde, merde. Je reste immobile, la chanteuse avance sur la pointe des pieds, le souffle court, ouvrant doucement, tout doucement la porte. Moi, je guette, j’ai l’oreille bionique qui s’affole, qui ne reconnait aucun trouble dans la respiration distante d’Ella, aucun signe qu’elle va se mettre à gueuler à gueule déployée et je suis presque au bout du soupir de soulagement lorsqu’une voix, juste une, s’élève, bafouille, cherche ses mots, s’excuse. Je reste là, planqué derrière un mur, me disant que je fais maintenant officiellement partie de ces cons se vantant de reconnaître la voix, celle-là parmi les autres, alors que c’est tout sauf le cas. Mais , c’est le cas. Dans la folie, je sais très bien qu’elle est la seule qui peut vraiment débarquer ici, à cette heure et…

Je finis par sortir de ma planque, l’air hébété. Et Rae est bien là, confirmant ce que je savais déjà très bien. Rae et ses explications. Rae et ses suppositions. Rae et ses nerfs, qui passent à travers ses doigts qui s’agitent, ses lèvres qui se pressent, ses yeux qui fuient. Son œil… noir. Je me souviens à quel point c’est devenu une habitude pour moi de rentrer à l’appartement avec le visage défiguré par les combats de cons ou les cascades poussées un peu trop loin. Mais sur elle… sur elle… je. Callie attend mon approbation du regard pour filer, je la lui donne en ravalant ce qui me reste d’énergie – j’en aurai foutument besoin, puis elle part s’assurer qu’Ella n’a pas envie de se remettre à l’opéra. « Tu as décidé de me faire compétition et de passer une audition pour les 101 Dalmatiens? » Je souris, mollement, comptant comme toujours sur l’humour pour mieux faire passer tout mais ma voix se brise quand j’avance, près d'elle, détaillant de trop près pour moi son visage, sa joue, sa paupière. « Viens, on va prendre l’air un peu. » Je m’égare, je l’évite, et j’attrape une veste au passage avant de fermer ma main autour de son poignet fragile et de l’entraîner hors d’ici, dehors, sur le pallier, l’air pesant de Los Angeles qui tarde à m’aider à retrouver mes esprits. Déjà dehors et à peine mes pieds frôlent le béton des trottoirs que je fais volteface vers elle, doux, alarmé, inquiet, surtout. « Qu’est-ce qui s’est passé? » D'autres mots en suspens s'arrêtent dans ma course. Qu’est-ce qui t’es arrivé à toi, et à Talan, et à Keandra, et à Kai?


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Rae O. Iver
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Lun 27 Juil - 22:38

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Il fallait qu'elle reste calme. Qu'elle ne pleure pas, qu'elle ne crie pas, qu'elle ne se morfonde pas. Rae devait se montrer forte. Forte devant lui, forte face à la situation. La Iver ne s'attendait pas tellement à être accueillie par Callie, mais bon.. Ça aussi elle devait faire avec. Elle était partie, s'était enfuie avec les autres. Il ne fallait donc pas croire que le monde s'était arrêté de tourner le temps de son absence. Elle ne devait pas croire que rien n'avait bougé dans la vie de Leo. Et à en voir sa maison rempli d'objet pour enfant entre les jouets et compagnie.. Il fallait vraiment qu'elle se fasse une raison. Et puis Callie quoi.. Elle se sentait gênée fasse à elle. Rae avait directement des images de Jackson, leur rencontre à la plage et tout ce qu'il s'en suivit.. De l'alcool, plusieurs parties de billard, l'entrepôt, Callie qui débarque.. Leo qui l'apprend.. Leo qui fait la gueule pendant des semaines.. Bref ce ne fut pas une bonne période pour les deux. Et en parlant du loup, voilà qu'il apparut. Elle ne savait pas quoi faire, comment agir et lui non plus apparemment. Deux gosses, aussi têtus l'un que l'autre. Il se mit alors à plaisanter sur son œil. Sûrement un moyen pour briser la glace. Ça marcha, brièvement. Rae esquissa un léger sourire avant de baisser les yeux. Elle n'aimait pas qu'il la voit comme ça. Pauvre petite et faible Rae. Mais le pire était que si elle ressemblait aujourd'hui à un Dalmatien, c'était en parti la faute de son cousin. Chose qu'il ignorait bien entendu. Rae ne savait pas comment le lui avouer. Plus le moment arrivé, plus elle avait la nausée. Et pourtant il le fallait. Plus de secret, plus de mensonge. L'anglaise voulait reprendre sa vie en main, se ressaisir et elle ne le pourrait pas si elle le mettait encore de côté. Atticus était loin d'être bête et ça elle le savait. Il se doutait forcément que quelque chose cloché. Depuis qu'ils s'étaient retrouvés à cet aéroport. Qu'il était venu les chercher, elle et Talan. L'école de surf n'était qu'une histoire de plus. Une histoire de trop.

« Viens, on va prendre l'air un peu. » Bonne idée. Elle ne demandait pas mieux, sachant qu'ils ne seraient pas seuls chez lui. Rae ne voulait pas que tout le monde soit au courant et que demain, cela ai fait le tour de la ville. Bref. Leo l’entraîna avec lui à l'extérieur. Elle se laissa guider, acquiesçant juste lorsqu'il proposa de s'éclipser. Ils marchèrent, silencieux. La brune cherchait par quoi commencer, comment elle allait pouvoir se lancer. Quoi lui dire pour qu'il ne la prenne pas pour une folle, pour qu'il la croit. Elle ne lui avait jamais parlé de son passé, de ce qu'il s'était vraiment passé dans sa famille. Et si elle voulait être compréhensible, il fallait que Rae lui raconte tout de A à Z. Il se stoppa, elle en fit de même. La Iver le fuit du regard, un instant. Elle se sentait coupable, honteuse et tout ce qu'il s'en suivait. Alors Leo lui posa la question fatidique. Celle à laquelle elle ne pouvait plus échapper. « Si je te le dis tu ne me croiras jamais. » Lâcha-t-elle, comme si elle aurait voulu faire passer ça pour une plaisanterie. C'était tellement gros, tellement pas la Rae qu'il connaissait.. Ça allait être difficile. Elle soupira, puis reposa son regard sur lui. Lui, son blondinet. « Écoute.. Je ne t'ai pas tout dit, sur moi, sur Talan.. » Mais encore ? Lance-toi. « A vrai dire, on n'est pas venu ici avec l'intention de lancer une école de surf. » Inspire. « Et si on s'est rendu à Los Angeles c'était pour se cacher.. Fuir Hawaï. » Expire. « Parce que.. J'ai tué quelqu'un. » Ton oncle pour être plus précise. Ça y est, les larmes commençaient à l'envahir. « C'est compliqué.. Et ouais là tu dois me prendre pour une folle. » Elle le fixait, attendant une réaction. Mais elle voyait par l'expression de son visage qu'il n'avait pas qu'une question à lui poser. Elle leva les yeux en l'air, lui prit alors la main pour l'entraîner sur le banc d'en face. Elle s'assit et fixa ce qu'il y avait droit devant elle. « Ma famille deal et trafique de la drogue depuis des générations on va dire.. Et les Mullins aussi. Quand j'avais dix ans, mes parents sont morts, assassinés devant mes yeux par les Mullins. On a fuit, avec Talan et le reste à Hawaï. Mais je ne sais pas par quel moyen ils nous ont retrouvés là-bas. » Sa voix se brisait petit à petit. « Et un soir, on a voulu leur faire peur, montrer qu'on avait pas peur. Sauf qu'ils nous attendaient à leur plantation.. Et ça a très vite dégénéré. Un vrai carnage. Et pour faire court, j'ai tiré sur le père d'Emilio. » Voilà, prends toi ça dans la face Leo. Assimile tout ce qu'elle venait de dire. Oui la petite Rae n'était pas aussi insouciante et naïve. Elle n'était pas la jolie petite mannequin sportive qu'elle semblait être. Loin de là. Une criminelle, une orpheline. Il fallait qu'elle arrête de faire semblant, qu'elle arrête de prétendre ce qu'elle n'est pas.  

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Ven 21 Aoû - 3:05
RAE & LEO


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« Try me. » que je m’entends lui répondre, du tac au tac. J’en ai assez, des zones grises, des non-dits, des secrets, des soupirs. Depuis Hawaii, depuis le premier round entre nous deux, ça n’a jamais vraiment été clair, ça a toujours été à différents niveaux de secrets, de mystères, de mensonges, de vérités voilées. Que ce soit à l’époque avec Keandra, ou quand elle et Talan sont arrivés ici au printemps, quand elle m’a réveillé au beau milieu de la nuit pour aller les chercher à l’aéroport, quand je les ai ramené chez moi sans plus d’explications parce que je leur faisais confiance. Les chuchotements fréquents entre les cousins, l’école qui les occupaient plus qu’elle ne le devrait, les isolant parfois de longues heures sans même de justifications. Les messes basses quand je passe dans le couloir, Jackson, Callie, Keandra encore. Puis leur départ, son départ, son choix qui m’a été imposé alors que j’étais trop con, trop attardé pour faire le mien. Puis aujourd’hui, le silence radio et le retour, et ça. Si je te le dis tu ne me croiras jamais. J’ai envie de lui rire à la gueule, j’ai envie de lui éclater là de suite, les nerfs qui volent, le rire nerveux qui me force à me gratter la nuque à répétition, le regard qui fuit tout autour d’elle et sur elle surtout. Je pense qu’on en est rendu à jouer franc jeu tous les deux, je le pense sincèrement, parce que je ne peux pas vivre ça encore. J’ai le système bien fort, je suis capable d’en prendre, d’en endurer, d’en vivre, mais elle, ce qu’elle me fait, ce qu’elle m’a toujours fait, ça me scie en deux, ça me découpe jusqu’aux entrailles et ça ne fait que commencer. Encore et encore, éternel recommencement qui ne se termine jamais, parce qu’on se fait vivre le même calvaire jusqu’à l’épuisement. Je lâche prise en premier, j’en peux plus. Dis-moi tout bordel, dis-moi.

Et comme s’il elle était entrée dans ma tête, comme si elle y avait tout lu, tout vu, tout su, elle se lance. Talan et elle, je ne sais pas tout. J’ignore quoi faire avec mes mains alors je les glisse dans mes poches. Au moins, ça m’évitera de la prendre dans mes bras alors qu’elle tremble, en jurant de démolir de toutes les forces qu’il me reste l’ordure qui lui a fait ça. Puis c’est l’école de surf qui entre en jeu, et mes soupçons qui remontent à la surface. Je vous avais dit que c’était louche, je savais que les Iver qui quittaient Hawaii, leur terre d’adoption, leur seul vrai amour, ça avait du mauvais, du très mauvais. Mais c’était pas mes affaires à l’époque, parce que s’ils avaient voulu parler, ils savaient que j’avais l’oreille bien prête. Or did they? Se cacher, donc. Je reviens en arrière, Rae qui a étrangement perdu son portable, Talan qui me bute du regard pour avoir posté un selfie de lui à la sortie de la douche. Ils avaient fait mine basse pendant quelques semaines avant de prendre bien place à L.A., mais c’est vrai qu’au départ c’était rare qu’ils acceptaient mes invitations à aller rôder à travers la ville. Je mets donc une pièce puis une autre ensemble, fuir, fuir, ouais mais quoi? Fuir un compétiteur vorace? Fuir le coach qui aurait fait des menaces? Le coach… j’ai un élan de répulsion envers lui, me disant que c’est peut-être aussi con que ça, que lui, mais elle prononce ces quelques mots et je laisse échapper un rire, un soupir, un étonnement sec, dissout. « Tu, quoi? » C’était de la folie ça, et elle le sent bien à mon temps alors qu’elle se justifie de nouveau, qu’elle dédramatise, qu’elle se ridiculise. Je lui fais signe de continuer, que je ne la couperai pas, que je veux tout entendre, que c’est là sa chance, ou rien. Et elle poursuit. Et Rae continue, merde qu’elle continue. Tout y passe, tout sort, tout est déballé à la vitesse grand V. La drogue, l’assassinat de ses parents, et… putain. Les Mullins. Mes Mullins. Je le sais même avant qu’elle en rajoute mais elle poursuit et j’ai la peau qui se raidit, les poils qui s’hirsutent, le cœur qui manque un tour. Mon cousin, ma famille. Emilio à Hawaii, Emilio à L.A., Rae qui se brûle à lui, lui qui s’incruste, qui se la joue cool, lui qui... je veux lui demander, je veux savoir si c’est lui, je veux qu’elle me crache le morceau à savoir si c’est mon propre sang qui lui a fait mal, qui l’a cogné, qui l’a éloignée, mais elle met la conclusion en travers de ma tête et lâche sa bombe, la bombe. Mon oncle. Assassiné, par elle.

Y’a un mur derrière moi et par chance. Je sens mon corps qui se projette derrière, trop de compliqué tue le compliqué, et j’y prends appui quelques secondes du moins, en silence. Je me sens hilare, ce genre de rire où le système nerveux est atteint, attaqué, où la seule défense qu’il vous reste c’est de lancer une dose d’endorphine, d’adrénaline, de morphine à travers tout ce qui vous reste de vigueur pour faire passer le morceau, mais ça serait trop beau, trop facile, trop simple. J’ignore combien de temps je reste là, à tout additionner dans ma tête, à tout revoir, à tout revivre. C’est pas du compliqué là par contre, tout entre très bien dans la chronologie, tout est clair, évident, sans équivoque. J’ai demandé la vérité, je l’ai eue. Brutalement. Et je finis par revenir là, ici, devant elle, le cerveau en compote, les idées de travers. Ce foutoir, ce merdier, ces emmerdes, ses emmerdes. Elle, au beau milieu. J’ai un flash de Rae, couverte du sang de mon oncle, et je détourne le regard. What the fuck. J’étais pas prêt à ça, et elle non plus je parie. What the fucking fuck. « Et aujourd’hui, t’en es où là-dedans? Tu sais où Emilio se planque? » Les faits, toujours les faits. Elle n’avait pas fini, elle n’avait pas tout dit, elle n’avait pas clos son topo. Penser à elle en danger me calmait sur le reste, même si je ne savais absolument fuck all pas du tout comment prendre la situation, dans quel sens, de quelle manière. Alors on improvise, on cherche des solutions. On la sauve, surtout. « C’est lui, qui t’as fait ça? » Je reviens à son œil, encore. Première chose que je vois lorsque je trouve enfin le courage de lever mes yeux perdus vers les siens, tout aussi brisés.


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Mer 16 Sep - 23:13

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Inspirer, expirer. Non elle n'accouchait pas, mais elle était sur le point de tout déballer. La vérité, rien que la vérité. Plus de mensonges, plus de secrets. Il fallait que Rae assume ses actes et arrête de jouer la comédie. Sa vie était loin d'être rose et pourtant c'était ce qu'elle ne cessait de prétendre. Un déménagement idyllique à Hawaï avec le reste de son clan, elle championne de surf, mannequin à ses heures perdues.. Et puis cette nouvelle vie à LA avec l'intention de monter une jolie petite école de surf avec le cousin. Bah bien sûr.. C'était ridicule et bien qu'ils pensaient qu'au départ c'était l'idée la plus plausible, il fallait que les anglais reviennent à la réalité. Surtout quand elle se trouvait face au blondinet. Leo, le Whitely. Lui. Après leur fuite, elle n'était pas sûr qu'un jour elle le reverrait. C'était ce soir ou jamais. Pas dis que demain Rae serait encore là. Pas sûr que Leo accepte de lui reparler après ce qu'elle allait avouer. Non il préférerait sans doute l'oublier et retourner à sa petite vie bien tranquille avec apparemment Callie dedans. D'ailleurs, elle se demandait toujours pourquoi la jeune femme se trouvait chez lui ce soir. Cette nuit. Quand la Iver vivait encore ici, il était rare de croiser la jeune maman chez Leo. Bizarre l'affaire. Quoi que.. Le départ de Jackson.. Son départ.. Une histoire d'un coup d'un soir dans un débarras.. Ça peut en faire du rapprochement.. Rapprocher deux personnes ayant pas mal de points communs.. Anyway. Ça, ils en discuteraient après, enfin si d'ici là il lui parlait encore. Parce que oui, avouer le meurtre de l'oncle de la personne en question était assez délicat voyez vous. Mais plus Rae parlait, plus elle envoyait un flot de parole ininterrompu.. Elle était de plus en plus mal et pourtant elle continuait.

Leo restait figé, chose qui n'empêcha pas la belle d'en finir. Voilà, elle venait de tout dire, de se confesser. De A à Z. De l'Angleterre au Mullins. Il avait appris il y a quelques mois la mort de tonton Mullins et aujourd'hui, ce soir, il en connaissait la cause. La vraie. Il ne s'agissait plus de la crise cardiaque, histoire inventée de toute pièce par Emilio une fois que lui aussi avait déposé ses bagages en Californie. Et repensant à ce dernier, elle en était malade. La boule au ventre. Et pourtant Rae devait rester. L'affronter et ne plus reculer. Lui et ses beaux yeux. Ses yeux plongés dans l'incompréhension. Elle qui lui semblait si parfaite et qui aujourd'hui n'était qu'une étrangère. Ce n'était pas la petite anglaise qu'il connaissait. Une autre personne, une meurtrière qui n'avait fait que lui mentir depuis toutes ces années. A en croire que leur relation n'était qu'une couverture, une mascarade de plus. Mais elle espérait. Ouais, Rae espérait au plus profond d'elle que Leo ne songeait pas à ça. Qu'il sache différencier le vrai du faux. Même si c'était vrai qu'à cette heure-ci c'était compliqué. Atticus était sa faille, son énorme point faible. Elle se trouvait à ses côtés ce soir alors qu'elle ne le devrait même pas. Non, la brune devait être tout sauf ici. D'ici quelques heures elle ne savait pas où elle devait aller, mais ici, elle se sentait en sécurité. With him.

Et voilà que les questions, l'interrogatoire allait démarrer. Son estomac se resserrait de plus en plus et pourtant elle lui tenait tête. Essayant tant bien que mal de cacher l'ombre sur son visage, elle finit par lui répondre. « J'en sais rien.. La dernière fois qu'ils nous ont retrouvé c'était à Phoenix.. Depuis plus rien. » Elle détourna ensuite son regard. « Non c'est pas Emilio. Un de ses toutous avec qui je me suis retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. » Elle soupira. « Il fallait que je t'explique tout ça, que je te vois une dernière fois.. Je sais que ça fait beaucoup à encaisser et que tu ne voudras certainement plus me parler, mais tant pis. Je pouvais plus garder tout ça pour moi, te mentir une fois de plus et t'envoyer une jolie carte postale d'Australie en te disant que tout vas bien. Parce que ça ne vas pas. » Et là, Rae éclata en sanglot. Elle voulait rester forte et ne pas se montrer comme une pauvre petite victime, mais au fond, c'était ce qu'elle était. Ça devenait trop lourd pour l'anglaise, ses épaules ne pouvaient plus en supporter davantage. « Je vais devoir partir, je suis désolé.. Pour tout. »  

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