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I thought I'd never see you again ⊰ Nathan
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Ellen C. O'Ceallaigh
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Mer 22 Juil - 12:51

Nathan ∞ Ellen
I thought I'd never see you again
Aujourd’hui, jour de congés bien mérité après deux semaines de boulot non stop sans jour de repos. J’aime mon travail, donc ça ne me dérange pas de travailler, mais au bout d’un moment, on a forcément besoin d’un petit jour de détente pour recharger ses batteries, la fatigue finit par se ressentir et ce n’est jamais bon pour personne. Dans mon job, la fatigue peut avoir des conséquences dramatiques sur les patients. Nous avons des vies entre les mains alors l’erreur n’est pas permise. Malheureusement, à l’hôpital, nous ne sommes pas assez nombreux pour avoir des horaires de travail respectables alors on fait ce qu’on peut. Bref, aujourd’hui, j’avais enfin l’occasion de me reposer. J’aurais pu dormir toute la journée, mais je ne suis pas ce genre de personne. Je suis une femme plutôt active qui n’aime pas rester chez elle à ne rien faire alors qu’il y a tellement de choses à faire dans une vie. Notamment aller remplir le frigo ! Je n’ai pas eu beaucoup de temps libre ces derniers temps alors je n’ai pas eu le temps d’aller faire des courses. Autant profiter d’avoir sa journée de libre pour y aller.

Mais avant ça, j’avais profité de mon temps libre pour faire un peu de ménage. Je ne suis pas une fée du logis, contrairement à ma mère je ne suis pas une maniaque de la propreté mais j’aime vivre dans un endroit propre, sans poussière. J’avais passé toute ma matinée à nettoyer mon appartement, ça n’avait rien de reposant mais au moins j’étais fière de moi. J’avais ensuite mangé à midi et j’étais partie prendre une douche. Ne sachant pas comment m’habiller, j’étais sortie de ma salle de bain en serviette pour me poster pendant de longues minutes devant mon dressing. Je devais juste aller faire quelques courses, je n’allais pas en boite de nuit, pourtant j’avais besoin de me sentir bien habillée et jolie. J’ai toujours été comme ça. Il est hors de question que je sorte de chez moi si je n’ai pas une tenue un minimum potable. J’aime soigner mon apparence, c’est important pour moi. Alors au final, je m’étais décidée pour un petit short en jean et un t-shirt noir assez ample qui laissait mes épaules découvertes. Il fait tellement chaud en ce moment qu’il est bien inutile de trop se couvrir. De toute manière, les pulls de grand-mère ce n’est pas du tout mon style. Et comme ma tenue me paraissait un peu trop fade à mon gout, je rajoutais une multitude de bracelets multicolores à chaque poignet et un grand collier. Enfin, je laissais mes cheveux détachés, je me maquillais et j’enfilais mes petites chaussures à talons. Me voilà fin prête. Je récupérais mon sac et je quittais enfin mon appartement.

Arrivée dans le magasin, je parcourais les différents rayons à la recherche des articles dont j’avais besoin. Je remplissais mon panier au fur et à mesure de shampoing, de quelques paquets de gâteaux, de lotion démaquillante et autres produits de fille. Il ne me restait plus qu’à aller chercher à manger pour remplir mon frigo. Mais en chemin, je me perdais dans des rayons juste pour jeter un œil aux nouveautés. Après tout, j’ai tout mon temps, inutile de me presser. Au bout d’un moment, je sentis mon téléphone vibrer dans la poche arrière de mon short. Je le récupérai et continuai de marcher tout en lisant le message que je venais de recevoir. Oh, il s’agit d’un mec que j’ai rencontré il y a quelques semaines qui souhaite me revoir. J’allais lui répondre, mais étant trop concentrée sur mon téléphone, je ne remarquai pas que je me dirigeais malheureusement vers quelqu’un. Si bien que la collision ne put être évitée. Sous le choc et la surprise, mon téléphone m’échappa des mains pour se retrouver par terre. « Pardon, je suis vraiment… » Je relevai la tête vers cet homme que je venais de percuter mais mes mots se stoppèrent dans ma bouche avant que je ne puisse les prononcer. Je connaissais cet homme. Je l’aurais reconnu entre mille. Sous le choc de cette rencontre, ma bouche s’entrouvrit légèrement. Je n’en croyais pas mes yeux… Lui. Ici. Dans ce même magasin. « Nate… » Nathan était là devant moi. Je ne l’avais pourtant pas revu depuis quasiment dix ans. Depuis que j’avais pris la fuite alors qu’il m’avait demandée en mariage… Le revoir en face de moi avait quelque chose de vraiment perturbant. Tous les souvenirs que j’avais pu partager avec lui me revenaient alors en tête. J’avais pourtant pris soin de les éloigner le plus possible de ma mémoire. J’avais tenté de l’oublier. En vain. Tous mes efforts depuis ces dernières années pour l’effacer de ma vie venaient de s’envoler en fumée. Je voyais ma vie avec lui défiler devant mes yeux…

Mais je devais reprendre contenance, je ne suis pas le genre de femme faible qui se laisse submerger par ses émotions. Alors je secouais légèrement la tête en clignant des yeux pour faire bonne figure devant lui. Je suis une femme forte, ça ne doit pas changer, peu importe qui se trouve en face de moi. « Quelle… coïncidence. » Je ne pensais vraiment pas le recroiser un jour. Je pensais qu’il était parti de la ville après mon départ parce que depuis tout ce temps, je ne l’ai jamais recroisé. Oh bien sûr, au début, il avait tenté de me contacter mais j’avais tout fait pour l’éviter… A présent, je ne peux plus vraiment fuir…

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Nathan J. Hungtinton
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Jeu 23 Juil - 0:15

     

Ellen & Nathan
     

     
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Àl’habitude c’était le soleil qui finissait par m’agacer, j’arrivais à l’ignorer au maximum une demi-heure puis je me levais en me dirigeant aussitôt vers ma cafetière pour me faire un énorme café. J’aimais beaucoup trop dormir, encore une chance que j’avais la possibilité de faire mes propres horaires de travail et que j’avais rarement à me lever très tôt le matin. Aujourd’hui ce n’était pas le soleil qui avait eu raison de moi, mais une petite fille de deux ans qui n’arrêtait pas de sautiller à mes côtés, sans doute le plus beau des rayons de soleil qu’on puisse avoir un matin. Au départ, je n’avais pas prévu dormir chez mon cousin. En fait, je ne faisais que passer rapporter la série de Supernatural que Chris m’avait prêté. Angel avait toutefois réussi à me charmer pour que j’écoute son film de Barbie avec elle. Comment résister à ses petits yeux clairs remplis d’espoir ? J’avais ma journée dans le corps d’autant plus que j’étais loin d’être fan de la poupée de plastique, à peine le quart du film avait passé que je m’étais assoupi sur le divan. Je me suis réveillé à deux heures du matin à cause que mon cou était endolori, mon cousin et ma nièce m’avait laissé dormir tout bonnement. À l’heure qu’il était je me suis rendu à la chambre d’ami au lieu de retourner chez moi. Peu de temps après, j’ai entendu des petits pas de souris se diriger vers la pièce ou j’étais. Puis, une petite fille blonde essaya de monter sur le lit sans succès. Il fallait dire que le lit double était très haut pour elle qui n’était pas plus haute que trois pommes. Je l’ai alors aidé à monter puis elle s’est endormie dans mes bras et quelques instants plus tard c’était à mon tour de parcourir le pays des rêves.

      En ce moment, je crois qu’elle ne se rendait même pas compte qu’elle avait perturbé mon sommeil. Elle sautillait tout bonnement sur le matelas alors que j’expirai un soupir. J’attendis quelques secondes avant de bondir sur elle et de l’emprisonné dans mes bras. « Attention, le méchant monstre vient de se réveiller et aime beaucoup manger des petites filles pour déjeuner. » Elle se mit alors à hurler. Je l’avais vraiment surprise et sa naïveté me fit éclater de rire.  Elle se mit à rire de bon cœur elle aussi, puis après avoir passer plusieurs minutes à jouer avec elle dans le rôle principal du monstre mangeur d’enfants, nous nous sommes levés à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. Quand j’ai regardé l’horloge de la cuisine j’ai fait un saut, il était rare que la petite se lève aussi tard. Du moins c’est ce que j’avais cru de la manière que mon cousin m’en parlait. Alors que je faisais réchauffer des gaufres pour nos deux estomacs aux aguets, je me suis mis à calculer comment j’allais organiser ma journée. J’avais un rendez-vous en soirée dans le coin de chez Chris, j’avais certes le temps de retourner chez moi plus d’une fois, mais l’envie de faire tous ses kilomètres n’y était pas. Je pourrais sans doute emprunter du linge à Chris pour la journée au lieu de retourner chez moi. Sinon, je pouvais également m’acheter du nouveau linge. Ce n’était jamais perdu et j’avais besoin d’un nouveau pantalon noir.
     
L'ours en total hibernation, Chris, se réveilla enfin après notre petit-déjeuner. Super, je pouvais donc lui laisser la petite et partir faire mes commissions de mon côté. Quand je lui expliquai les plans de ma journée il sauta néanmoins sur l’occasion pour me demander deux ou trois choses à acheter pour la petite. J’acceptai sa demande sans trop savoir qu’elles étaient les choses qu’il me demandait d’acheter, après tout j’allais revenir ici prendre ma douche avant d’aller à mon rendez-vous. C’était la moindre des choses d’accepter de lui rendre ce service. Je lui demandai une liste, histoire de ne rien oublier, puis je pris les clés de ma voiture en direction du centre commercial. Je dus attendre quatre feux de circulation avant de réussir à tourner dans le stationnement. J’avais juste envie de faire marche arrière. S’il y avait quelque chose que je détestais c’était bien d’aller au centre d’achat, mais encore plus quand c’était bonder de gens. Si je n’avais pas accepté de faire les courses de Chris j’aurais retourné chez moi à l’instant même, je n’aurais pas perdu mon temps plus longtemps à travers cette masse de gens. Une voiture me klaxonna. Bordel. Il ne voyait pas que j’attendais que la petite dame avec sa marchette passe devant moi ? Je trouvai enfin un stationnement et je me garai de reculons. Quelques minutes plus tard je me retrouvai dans le centre d’achats. Je décidai de faire les courses pour Angel en premier. Je ne savais pas combien de temps j’allais endurer ce chaos. J’entrain dans le magasin que Chris m’avait recommandé. Première chose sur la liste : Shampoing pour bébé (le rose). Arrivé devant la rangée, je soupirai de plus belle. Il n’y avait que ça des bouteilles roses. Une petite bouteille attira mon attention, elle me disait vaguement quelque chose. C’était sans doute ça, je devais l’avoir vu dans la salle de bain. Je lis l’étiquette, ne brûle pas les yeux de bébé. Parfait. Vendu. Prochaine chose sur la liste : Sous-vêtement d’entraînement. Une petite fille avait réellement besoin de linge de sport à cet âge ? Je me demandai réellement quel sport que Chris faisait avec Angel pour que ce soit une nécessité. Je fis le tour du magasin deux fois sans les trouver. Quand je demandai à la caissière et qu’elle me dit la rangée puis que je réalisai que les sous-vêtements étaient en réalité des couches, je me sentis vraiment naïf. Maintenant il fallait que je les trouve parmi toutes ces marques que je ne connaissais pas. J’entendis une dame soupirer près de moi qui me tassai quelque peu pour attraper un paquet en particulier. Elle repartit aussitôt ce qui me fâcha quelque peu déjà que j’étais d’humeur maussade. Et oui, je ne savais pas quelle marque acheté, je n’étais même pas père. Elle pouvait être plus indulgente.

Alors que je m’apprêtais à faire un choix, le comble du malheur arriva et quelqu’un me fonça littéralement dessus. Je soupirai fort, bon sang que je détestais les magasins. Ne croyant pas que la dame soit assez polie, tout comme l’autre dame, pour me dire quoi que ce soit je n’y prêtai pas beaucoup attention. Toutefois quand j’entendis mon prénom, je me retournai sur le champ le regard surpris. Mes oreilles avaient bien eu raison de la stupeur de mon visage, j’aurais reconnu ce timbre de voix n’importe où. Ellen était devant moi. Après dix ans d’absence, elle se tenait tout simplement là dans le même magasin que lui. Je m’étais tout imaginé, je m’étais fait tous les scénarios possibles, mais jamais je n’avais imaginé la revoir si facilement. En réalité, j’avais même réussi à me convaincre qu’elle avait quitté la ville. C’était beaucoup plus facile de la penser sur un autre continent, je ne savais pas comment réagir. Tous ces traits étaient encore si parfaits malgré les années passées. Son odeur m’enivrait encore autant. Le même désir qu’autrefois m’habitait quand je la regardai, mais mon cœur était serré dans ma poitrine. Je sentais les cicatrices du passé qui était presque guéri s’ouvrir de nouveau et ruisseler de sang dans tout mon être. Mon cœur était loin d’être guéri, même si je m’étais convaincu du contraire. « Quelle coïncidence » me dit-elle. Après dix ans de silence, c’était les premiers auxquels j’avais le droit.  Les mêmes mots qu’on disait à quelqu’un sans importance qu’on avait vu une fois. Elle ne m’avait donc jamais aimé, j’en avais la preuve.  Je sentis des émotions refaire surface, des émotions qui n’avaient pas sa place. De la douleur que je ne voulais pas lui montrer. J’avais envie de lui montrer de la haine, toute cette colère refoulée en moi parce qu’elle est partie sans rien me dire et sans être honnête avec moi.  Elle avait l’air surprise. Moi j’étais blessé. Elle ne pouvait pas s’échapper cette fois et pourtant j’avais l’impression que je n’avais rien à lui dire, alors que je m’étais toujours imaginé lui dire des tas de choses si jamais je la revoyais. Devant les faits accomplis, je me sentais tout simplement faible et sans défense

J'avais le goût de m’enfuir. Je n’avais toujours rien dit. Je devais arrêter de la regarder, j’avais l’air d’un gros idiot qui ne savait plus parler. Mon attention se reporta donc sur les couches. J’avais perdu le fil et je ne savais toujours pas quel marque que Chris aurait acheté. Je pris trois paquets de marques différentes et je l’ai  mis dans mon panier d’achats. Il y en avait sans doute une là-dedans  qui ferait l’affaire. Sinon je les emporterai dans un organisme de bienfaisance. Ellen me regardait toujours. Sans aucun doute qu’elle s’attendait à une réponse ou bien à soulager sa conscience en étant honnête avec moi cette fois. J’aurais tout donné pour que ce moment se présente et pourtant maintenant je regrettais d’avoir accepté de faire ces commissions.  Je finis par faire un sourire. Un faux sourire. Ellen me connaissait assez pour reconnaître le manque de sincérité, mais c’était la seule chose que j’étais capable de lui offrir en ce moment. « Désolé, il y a une petite fille qui m’attends » dis-je en montrant les articles que j’avais mis dans mon panier. « Ce fut un… ». J’allais dire plaisir, mais les mots s’arrêtèrent dans ma gorge.  Pour moi c’était loin d’être encore une personne à qui on parle tout bonnement quand on recroise comme elle m’avait parlé au départ. Je partis dans la direction opposé le pas empressé, je me sentis lâche sur le coup de ne pas l’affronter. Toutefois, je me dis que s’il avait vraiment voulu me parler pour tout éclaircir entre nous, elle l’aurait fait bien avant. Les émotions à vif, je ne vis pas l’écriteau plancher mouillé et je perdis pied dans l’allée en accrochant les conserves d’ananas en dé qui était en solde. Je me retrouvai donc les deux fesses dans l’eau  sous une multitude de canne. Je soupirai bruyamment. Je détestais les magasins.

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Sam 25 Juil - 14:30

Nathan ∞ Ellen
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Le revoir là, devant moi, en chair et en os avait quelque chose d’assez perturbant. Il a été le premier et le seul homme dans ma vie avec qui j’ai eu une relation longue durée. Il a été le seul petit copain officiel pendant plusieurs années. Avant et après lui, je n’avais jamais été amoureuse réellement de quelqu’un. Il a été le seul homme dans ma vie avec qui je me sentais bien, avec qui je sentais mon cœur battre alors qu’il posait simplement son regard sur moi. Il a été le seul à occuper mes pensées constamment. Mais tout cela m’a fait peur. Je ne voulais pas dépendre ainsi de quelqu’un, je suis une femme trop attachée à sa liberté alors quand il m’a demandé en mariage, j’ai pris peur. Quand nous étions simplement en couple, je me sentais quand même un minimum libre, mais avec la bague au doigt… J’avais eu l’impression que si j’acceptais je faisais une croix sur mon libre arbitre et ma liberté. J’aurais été liée à lui à jamais et dès lors, je n’aurais plus été totalement maîtresse de ma vie. Qui dit mariage dit enfant, c’est la suite logique des choses. Puis on aurait eu nos métiers respectifs, une belle maison, un chien… Et la routine se serait installée. Je n’étais pas prête pour tout ça à l’époque, j’étais bien trop jeune pour envisager tout ça. Alors, prise de panique, je n’ai pas vraiment réfléchi et j’ai tout simplement pris la fuite. Je n’étais pas capable de l’affronter et de lui briser le cœur en face, je ne l’aurais pas supporté.

Et voilà que je le retrouve, une dizaine d’années plus tard. Devant moi dans un stupide magasin. Je pensais ne jamais le revoir. Et pourtant, il semblerait que le sort en ait décidé autrement. Il avait l’air aussi surpris que moi de me voir là. Il n’avait absolument pas changé. Il était toujours le même après tant d’années. Ses traits avaient un peu vieillis, mais il était encore plus attirant que dans mes souvenirs. Je ne savais pas vraiment quoi dire. Je me sentais juste coupable de lui avoir fait autant de mal mais ma fierté m’empêchait de m’excuser ou d’évoquer notre passé commun. Alors, deux mots un peu stupides sortirent de ma bouche. Oui, c’était une sacrée coïncidence. Mais avais-je besoin de le dire à haute voix ? J’aurais pu lui dire tout un tas de choses, comme lui demander comment il allait, ou ce qu’il faisait dans la vie maintenant. Mais non. J’avais réfléchi à haute voix. J’étais juste extrêmement surprise de le voir là, c’est tout. Et cette stupéfaction m’empêchait d’aligner deux mots.

Il se contentait de me regarder. Peut-être ressentait-il la même chose que moi ? Peut-être que lui non plus ne sait pas quoi dire ? Ou alors essaye-t-il de ravaler toute sa rancœur à mon égard. Si nos rôles avaient été inversés, je pense que j’aurais assez mal réagi. Mais ce n’était pas le genre de Nathan. Il a un bon fond, c’est quelqu’un de gentil et de sympathique. Un peu trop peut-être et des gens comme moi en profitent… Il ne dit toujours rien mais récupéra trois paquets de couches pour enfant qu’il mit dans son panier. Des couches pour enfant… Il est donc père ? Seigneur pourquoi est-ce que ça me fait mal de penser ça ? Parce que je me dis qu’il est allé de l’avant, qu’il a réussi sa vie, qu’il a une femme et un enfant et que moi, je n’ai que mon travail ? Une vie de famille n’est pas ce que je recherche mais lui si. Cela veut-il dire qu’il a obtenu ce qu’il voulait au final ? Il a donc trouvé une femme qui a accepté de l’épouser… Cette pensée était douloureuse alors qu’elle ne devrait pas l’être, c’est moi qui lui ai brisé le cœur…

Je reportais mon attention sur lui et il m’adressa un sourire. Un sourire qui n’avait absolument rien de sincère ou de joyeux. Je reconnaissais trop facilement ce genre de sourire. Il m’en adressait souvent quand il ne voulait pas m’inquiéter ou quand il avait quelque chose sur le cœur qu’il ne voulait pas dévoiler. Il s’excusa et affirma qu’une petite fille l’attendait en me montrant ses articles. Il a donc une fille… Il est papa d’une petite fille… Il commença une nouvelle phrase qu’il ne termina pas. Ce fut un plaisir de me revoir ? Vu l’expression de son visage, ça m’étonnerait fortement. Mais bon, soit. Il ne voulait pas s’éterniser avec moi, ce que je pouvais très bien comprendre. Lorsqu’il partit, je baissais la tête en fermant les yeux et en me mordant la lèvre. Tu n’as que ce que tu mérites Ellen, bien fait pour toi. Je soupirais un grand coup et passais une main dans mes cheveux. C’est la vie. C’est comme ça. On fait des erreurs dans la vie, on assume ses choix et on va de l’avant. Je repris donc mon chemin dans les rayons pour terminer mes courses, essayant de me vider la tête pour penser à autre chose qu’à cette rencontre foireuse.

Au détour d’un rayon d’alimentation alors que je cherchais quoi prendre pour faire à manger ce soir, j’entendis un grand bruit. Aussitôt, je tournais la tête dans sa direction et je vis Nathan par terre. Toujours aussi maladroit à ce que je vois. Je soupirais un coup avant de me diriger vers lui. Je sais qu’il ne voulait pas me voir ni même me parler, mais je ne pouvais pas le laisser en difficulté en plein milieu d’un magasin bondé de monde. Arrivée à son niveau, je posais mon panier par terre avant de me pencher vers lui et lui tendre la main. « Laisse-moi t’aider. Je sais que tu me détestes, mais laisse-moi te donner un coup de main pour te relever. Je ne pense pas que ta fille serait contente de retrouver son papa blessé... » Ni sa femme je suppose… Je lui adressais un léger sourire, un peu mal à l’aise tout de même, pour l’encourager à me donner la main.

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Mer 29 Juil - 0:40

     

Ellen & Nathan
     

     
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J'entendis le rire saccadé d’une petite fille qui m’avait vu tombé, au moins quelqu’un avait bénéficié d’un plaisir avec ma chute. Je relevai les yeux pour la regarder assise dans le panier, elle continuait de rire et de voir mon visage la fit rire aux éclats. Elle me faisait penser à Angel, il y avait peu de temps encore elle était du même âge. C’était si beau l’innocence d’un enfant, si elle connaissait toute la douleur qui me brûlait à l’intérieur de moi à l’instant même, jamais elle ne serait capable de rire autant. Je lui rendis un sourire juste avant de la voir partir dans une autre rangée avec sa mère. Alors que je m’apprêtais à me lever, un panier se posa à côté de moi. Je relevai les yeux pour découvrir qui était le propriétaire, ma surprise fut mince quand je vis que c’était Elle. Pensait-elle réellement que je n’étais pas apte à me relever par moi-même ? Après tout, c’était une chute assez idiote et j’étais loin d’avoir eu réellement mal. Avait-elle sauté sur l’occasion pour avoir de nouveau une discussion avec moi ? J’avais mit fin à notre échange assez brièvement. Toutefois ce n’était pas parce que j’avais tombé que j’avais plus l’humeur à lui parler. Je posai mes mains sur le sol pour me relever par moi-même sans utiliser la main qu’elle me tendait. « Laisse-moi t’aider. Je sais que tu me détestes, mais laisse-moi te donner un coup de main pour te relever. Je ne pense pas que ta fille serait contente de retrouver son papa blessé... » me dit-elle. Un papa blessé ? Mais pourquoi prétendait-elle que j’avais une fille ? J’allais riposter quand je compris qu’elle parlait d’Angel. Elle avait dû comprendre que c’était mon enfant. En effet, je n’avais pas été plus loin dans mes explications. Je n’étais pas habitué à le faire, les gens qui m’entouraient connaissaient très bien la fille de mon cousin. Mais voilà qu’Ellen était loin d’être dans mon entourage, elle ne devait même pas savoir que mon cousin s’était marié et encore moins qu’il avait perdu sa femme. Quelque chose avait l’air de la déranger. Est-ce que c’était cette situation qui la rendait mal à l’aise ? Le fait que j’aille une prétendue fille. J’espérais sincèrement que non et que c’était simplement le malaise de me revoir. Après tout c’était elle qui m’avait quitté sans rien me dire, ça me paraissait égoïste de sa part. J’avais envie de lui mentir, de lui montrer une photo d’Angel et moi, tout simplement pour voir sa réaction. J’aimerais lui prétendre que je l’ai oublié que j’ai trouvé beaucoup mieux ailleurs, qu’elle manque une belle vie à mes côtés, mais je n’ai rien de tout ça. Et même si j’aimerais la faire souffrir, ma gentillesse n’en est pas capable. Puis de toute façon, elle reconnaitrait aussitôt mon mensonge, on avait vécu tellement de choses tous les deux. Il était impossible qu’elle ait oublié comment me déchiffrer avec le temps.

      Je me relève finalement sans rien dire, mais seulement deux centimètres nous sépare. Mes yeux croisent les siens quelques instants, même s’ils semblent inquiets de la suite des choses, ils sont toujours aussi hypnotisant. Je m’y perds quelques instants, puis en baissant mes yeux pour éviter ce contact visuel je croise ses lèvres auxquelles j’aimais si souvent voler un baiser. La chimie entre nous deux est encore très palpable et même si je sais qu’elle ne veut plus de moi, j’ai l’impression que c’est aussi dur pour elle que pour moi de ne pas s’approcher encore. Je fais finalement quelques pas derrière à contre cœur, mes émotions se sont quelques peu stabilisé pour le moment. Elles commencent progressivement à se remettre du choc de cette rencontre. Je pourrais repartir tout bonnement encore une fois en m’enfuyant dans le sens opposé, mais une partie de moi a le goût d’éclaircir les choses qu’elle m’a dites. Je ne sais pas si c’est la curiosité de savoir si elle est maman de son côté ou parce que je me sens malhonnête de lui laisser croire que je suis père qui me pousse à rester devant elle. « Je n’ai pas de fille, juste une nièce beaucoup trop gâtée par son tonton. Je suis loin d’être père, au plus grand désespoir de ma mère. » Pourquoi lui ai-je parlé de ma mère ? C’était vrai qu’elle connaissait très bien ma mère, mais quand même j’aurais pu garder cette information pour moi. Je n’avais pas envie qu’elle voit que je ne l’ai jamais oubliée, surtout qu’elle avait réussit à le faire sans aucun doute de son côté. Je n’avais pas envie de paraître misérable, déjà plusieurs de mes amis le pensaient. Ils ne me le disaient pas tous, mais d’autres oui que je devais enfin passer à autres choses. Les pauvres me présentaient si souvent de leurs amies célibataires et au final je faisais perdre le temps de ces filles parce que je n’étais toujours pas prêt à tourner la page avec une autre fille. Je regarde dans son panier et j’ai un petit sourire, elle n’a toujours pas changé ses habitudes alimentaires depuis le temps. « Honnêtement, je n’aurais jamais cru te revoir ici. Enfin, en Amérique je veux dire. Je m’étais fait à l’idée que tu étais retournée en Irlande, ça fait 5 ans que j’évite cette destination pour mes vacances. » Je me mordille la langue, je n’aurais peut-être pas dû lui dire ça même si c’était la vérité. Puis, je me détends en reposant mes yeux sur elle. Ça ne devait pas être un secret pour elle que je lui en voulais à mort, non ? Et si ça en était un, elle venait de voir que la pointe de cet iceberg qui entourait mon cœur depuis toutes ces années. Pour une fois dans ma vie, je devais arrêter de cacher toutes ses émotions et enfin mettre les choses au clair. J’en avais l’occasion, je ne devais pas la perdre. Peut-être qu’après une soirée avec elle, j’allais enfin pouvoir faire un autre pas dans ma vie. « Dit, est-ce que tu faisais quelque chose après ton magasinage ? Ne t’inquiètes pas je n’essaie pas de recoller les morceaux loin de là, je sais que ce n’est pas ton cas. Tu avais tes raisons et je suis prêt à les écouter. C’est juste que je veux tout simplement tourner cette page dont la fin n’a jamais été écrite. » Je me félicite intérieurement d’avoir été aussi passif en lui parlant cette fois. Il aurait été facile de lui dire des phrases blessantes, mais au bout du compte nous en serions encore au même stade et je n’en serais que plus malheureusement par la suite d’avoir déversé toute cette colère sur elle. Mes yeux se posent de nouveau dans les siens, ils sont apeurés. Après tout, si elle m’avait évité tout ce temps ce n’était sans aucun doute pas pour tout me raconter tout simplement après dix ans ? Je l’avais confronté au pied du mur cette fois, elle allait peut-être prendre la fuite de nouveau comme elle l’avait fait autrefois.


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Jeu 30 Juil - 16:16

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A en juger par son comportement, il m’en voulait réellement. Quoi de plus normal après ce que je lui avais fait ? Je ne méritais que son mépris, sa haine, rien de plus. A quoi tu t’attendais ? J’avais pleinement conscience que si je le revoyais un jour, il ne me sauterait pas au cou, loin de là. J’avais même pensé à de l’indifférence mais là, il m’évita complètement. D’abord en prenant la fuite alors que je venais de lui rentrer dedans et maintenant en se relevant seul alors que j’étais prête à l’aider en lui tendant ma main. Ça n’avait rien de bien étonnant au final. Je lui avais sans doute brisé le cœur, il était en droit de me le faire payer. Je me redressais alors en retirant ma main et en pinçant les lèvres. Inutile de forcer les choses, je vois bien que je le dérange, alors pourquoi ne pas simplement tourner les talons et partir ? Retourner faire mes courses et rentrer chez moi pour me morfondre et passer à autre chose ? Me morfondre ? Sérieusement ? Non, ce n’est pas mon genre… Il n’aura qu’à aller retrouver sa fille et sa femme et moi… J’irais me jeter dans les bras du premier venu pour faire passer cette mauvaise rencontre. C’est ce que je sais faire de mieux…

Pourtant il se releva et je ne sais pas si c’était calculé ou non, mais il se retrouva tellement proche de moi… A tel point que je pouvais presque sentir son souffle sur mon visage. Je le fixais un instant dans les yeux, repensant alors aux bons moments qu’on avait passé ensemble et à cette proximité qu’on avait pu avoir avant… Cette proximité à laquelle on ne résistait jamais longtemps et qui nous conduisait irrémédiablement à faire des folies de nos corps. Il y avait toujours eu cette alchimie entre nous, ce simple regard qui suffisait à nous enflammer tous les deux. Et j’ai l’impression que même avec les années qui ont passé, une simple étincelle suffirait à raviver ce feu entre nous. C’est comme si le temps venait de s’arrêter. Mais il fit quelques pas en arrière, ce qui me ramena à la réalité des événements. Il avoua qu’il n’avait pas de fille, juste une nièce beaucoup trop gâtée. A ces mots, je me sentis plus légère, comme soulagée. Il méritait pourtant d’avoir une famille mais une partie égoïste de moi ne pouvait pas le supporter. Il ajouta qu’il était loin d’être père, au plus grand désespoir de sa mère. Sa mère, une femme charmante que j’avais côtoyée assez souvent par le passé. J’eus un petit sourire à la fois triste et sincère. « Ça arrivera un jour, elle ne doit pas perdre espoir. » Même si je ne voulais pas le reconnaitre, il méritait réellement de trouver la bonne personne qui l’aimerait plus que tout au monde et qui lui offrirait des enfants avec grand plaisir.

Il ajouta qu’il ne pensait vraiment pas tomber sur moi ici, aux Etats-Unis parce qu’il me pensait en Irlande. C’est pour cette raison qu’il évitait cette destination de vacances depuis cinq ans. Quoi de plus normal, encore une fois ? Je me mis à rire légèrement à cette dernière réplique. « Je comprends, j’aurais sans doute fait la même chose. A vrai dire, moi aussi je pensais que tu étais parti parce que je ne t’ai jamais croisé. Mais personnellement, je n’ai jamais quitté Los Angeles. » Je n’avais pas la force de retourner chez moi. « J’y ai fait mes études de médecine et maintenant je suis médecin à l’hôpital. » Je me souviens qu’il était passionné par la photo, est-ce qu’il a continué dans cette voie ? « Et toi ? » J’étais quand même curieuse de savoir ce qu’il était devenu, même si je ne voulais pas l’admettre, il avait été l’homme qui avait le plus compté pour moi dans ma vie, en dehors de ma famille. Alors même si j’ai fui lâchement, son sort me préoccupe maintenant que je l’ai retrouvé. Est-ce qu’il a mal tourné après mon départ ? Est-ce qu’il est parvenu à aller de l’avant ? Est-ce qu’il a pu tourner la page ? Tant que questions dont je n’aurais sans doute pas les réponses.

Contre toute attente, il me demanda ce que je comptais faire après mes courses, si j’avais prévu quelque chose. Oh, il m’a fuie il y a quelques minutes et maintenant il s’intéresse à mon programme ? Il assura qu’il ne voulait pas recoller les morceaux entre nous, loin de là, précisant que ce n’était pas ce que je souhaitais de toute façon. Je ne sais même pas ce que je veux, comment peut-il le savoir à ma place ? Il ajouta que j’avais mes raisons à l’époque et qu’il était prêt à les écouter parce qu’il voulait enfin pouvoir tourner la page. Oh. Je viens d’avoir beaucoup d’informations d’un seul coup. Il n’a donc jamais réussi à s’en remettre ? A cette pensée mon cœur se serra et ma culpabilité ne fit que grandir. Et puis, il semblerait que le moment de vérité soit arrivé. Après toutes ces années, j’allais enfin lui donner cette explication que j’avais longtemps refoulée… je baissais la tête quelques secondes pour jeter un œil dans mon panier, toujours par terre. Puis je reportais mon attention sur lui. « Je n’ai rien de prévu non, c’est mon jour de repos aujourd’hui. J’imagine que je te la dois cette explication alors d’accord. On peut aller boire un café ou aller où tu veux pour discuter. » Le moment fatidique approche. J’ai fui pendant une dizaine d’années, il est temps que je prenne mes responsabilités. Et puis, il y a un café dans les galeries commerciales, juste à la sortie du magasin, on peut toujours y aller, s'il le souhaite. « Il te reste beaucoup de choses à acheter ? Peut-être qu’on peut marcher ensemble le temps que je finisse de prendre ce dont j’ai besoin ? » On pouvait très bien continuer de discuter de tout et de rien le temps que je finisse mes courses et après, on ira parler de choses sérieuses dans ce café ? Il ne me reste plus grand-chose à acheter de toute manière, juste quelques boites de conserves.

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Ven 31 Juil - 5:42

     

Ellen & Nathan
     

     
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Je fus surpris quand elle ajouta que ma mère ne devait pas perdre espoir de me voir père. J’avais déjà trente-trois ans, j’avais déjà manqué plusieurs occasions déjà dans le passé d’aller de l’avant. La simplicité avec laquelle elle le dit me marqua, comme si ça l’avait été tout naturel que je le sois déjà, que j’aille une maison et une femme qui m’attende après ces courses. Elle connaissait mon côté traditionnel qui rêvait en secret d’avoir une vie des plus normales, surement qu’elle n’avait même jamais pensée que dix ans plus tard je serais resté à la case départ. Si je m’étais donné l’effort d’ouvrir mon cœur à d’autres, j’aurais sans doute eu cette vie, mais je me suis contenté de me morfondre dans mon propre chagrin du passé. Je savais pertinemment que j’avais eu de la malchance pour me faire rejeter, je m’étais toutes les filles dans le même bateau comme s’il était impossible qu’elles ne réagissent pas de la même façon qu’Ellen. D’un autre côté, je n’ai jamais ressenti quelque chose d’aussi fort qu’avec Ellen. Peut-être aurais-je tourné la page si j’avais eu des sentiments aussi forts en croisant le regard d’une autre femme. Une autre surprise me chavira, elle n’avait jamais quitté Los Angeles depuis tout ce temps. Moi qui avais été persuadé du contraire depuis si longtemps, si j’avais su peut-être aurais-je essayé de la retrouver ? J’avais abandonné mes tentatives de la contacter après 1 mois où je tombais toujours dans sa boîte vocale. Si je m’étais donné la peine de poursuivre plus loin mes recherches, l’aurais-je sans aucun doute trouvé ? J’aurais pu essayer de la ravoir, d’arranger les choses. Au lieu de ça, je suis resté chez moi et elle partit de l’avant sans regarder en arrière, sans voir comment moi je traversais sa décision. Peut-être aurait-elle comprit l’amour que je ressentais pour elle si elle m’avait vu bouleversé comme je l’avais été ? Pleins de questions dont je n’aurai jamais aucunes réponses puisque le temps avait décidé de les laisser incomplètes.

J’eus un petit sourire quand elle me dit qu’elle était maintenant à l’hôpital, même si je n’avais pas eu la chance de partager ces étapes de sa vie, j’étais content de savoir qu’elle avait réussit. C’était un rêve qu’elle chérissait depuis si longtemps, elle avait réussit à atteindre son but et je ne pouvais qu’en être que fier pour elle. Elle le méritait amplement. « Donc, c’est Docteur O’Ceallaigh maintenant ? » dis-je avec un sourire. « Ça vous va comme un gant ! Moi non plus je n’ai pas changé de passion, je suis toujours dans la photographie sauf que je suis capable d’en vivre maintenant sans être obligé de faire d’autres petits boulot à côté. La persévérance et l’attente ont rapporté » Plus que la conversation avec elle avançait plus je me sentais stupide d’avoir essayé de l’éviter au tout début. De quoi avais-je eu peur ? Elle n’était pas là de toute évidence pour me blesser, elle était très pacifiste. Je me rendais compte que ce n’étais pas nécessairement de notre vie de couple dont je m’ennuyais le plus. Elle représentait bien plus à mes yeux, c’était plus qu’une compagne, c’était ma meilleure amie avant tout. Je pouvais tout lui raconter, nous pouvions rire des heures. Je n’avais jamais réalisé à quel point cette facette d’elle m’avait manqué, comme si nos phrases s’enchainaient toujours naturellement et que nous n’avions pas besoin d’explication supplémentaires pour comprendre l’autre. Nous n’avions pas besoin d’avoir toujours plein de contact physique pour rester attacher, nous l’étions naturellement depuis bien longtemps.

Un stress s’empare de moi que je ne suis pas capable de contrôler quand j’attends de voir si elle accepte ou non de continuer notre discussion. La dernière fois que j’ai vécu quelque chose de semblable c’était sans aucun doute quand Owen s’était aperçu que j’aimais un peu trop sa sœur à son goût. J’avais tellement eu peur qu’il aille tout lui raconter et qu’il m’en fasse vivre de toutes les couleurs par la suite. J’ose un regard vers elle. J’ai joué le tout pour le tout en lui posant cette question. Elle penche la tête, ce n’est pas bon signe. Si la réponse est négative, je me promets quand même de tourner la page avec elle. Est-ce que si elle aurait répondu à un de mes appels et m’avais dit de ne plus l’appeler que c’était fini que j’aurais réussi à la tourner ? Est-ce que sa voix m’aurait convaincu des gestes qu’elle avait posés ? Est-ce que son ignorance m’avait donné des faux espoirs tout ce temps sans même m’en rendre compte ? Elle relève finalement ses yeux vers moi et m’avoue qu’elle me doit en effet des explications. L’idée d’un café me plait, au milieu d’un rayon comme nous l’étions en ce moment ce n’était pas vraiment l’idéal. Quand elle me demande s’il me manque d’autres choses à acheter, je reviens soudainement à la réalité. Mon cousin m’avait donné une liste et j’allais complètement l’oublié. J’imaginais déjà la tête qu’il ferait quand je lui dirais que pendant que j’hésitais sur le choix de couche, Ellen m’était littéralement dessus. Il n’en reviendrait pas, moi non plus d’ailleurs je n’arrivais toujours pas à le réalisé. Avant de répondre à Ellen, je ressortis la liste griffonné par Chris. Par chance, il ne me restait presque plus rien à acheter. « Il me reste deux, trois trucs à acheter pour mon cousin. Je voulais m’acheter une nouvelle paire de pantalon, mais mon garde-robe ne vivra pas un drame si je ne l’achète pas aujourd’hui. Et puis cette masse de gens me fait perdre patience, j’avais prévu abandonné ma mission après cette liste de toute façon. »

Je ramasse mon panier et je lui tends le sien qui était resté sur le sol du magasin. Nous reprenons ensuite la route vers nos emplettes dans les rayons comme l’aurait fait deux amis. J’essaie d’être plus rapide quand au choix des articles pour Angel pour ne pas l’embêter avec ma lenteur et surtout pour ne pas rendre plus mal à l’aise ce silence qui s’est installé depuis que nous nous sommes mis à marcher. Des milliers de questions se bousculent dans ma tête et pourtant aucune ne sort de ma bouche. Je prends finalement la résolution de poser des questions d’ordre général et j’attendrai pour la suite que nous soyons assied au café. Après tout, je n’ai pas envie d’apprendre qu’elle est mariée alors que j’achète une douzaine d’œufs et je le digérerai mieux assied, sans aucune chance de tomber sous le choc. « Est-ce que ton frère Owen est toujours aux États-Unis lui aussi ? » finis-je par dire pour briser le silence. Nous nous rendons vers la caisse pour payer, je paie le premier et puis j’emballe dans un sac ses articles comme j’avais l’habitude de le faire autrefois. Je me retiens pour ne pas lui offrir de transporter son sac, j’ai peur qu’elle croit que je fais tout pour la ravoir alors que ce n’est que par pure gentillesse. Il y a un café à quelques mètres plus loin, je me souviens y être allé plus d’une fois avec elle à un café de la même bannière tout près de notre ancien appartement. C’était même notre premier repas en Amérique officiel puisque nous n’avions toujours pas eu la livraison de notre réfrigérateur à ce moment-là. Sous ce petit moment nostalgique je fais la file pour commander mon café. « Un moyen café avec un peu de lait de soya seulement, ça sera tout. » Encore une fois, j’eus de la difficulté à ne pas lui proposer de payer son café. C’est fou comme ces habitudes revenaient si vite même après tout ce temps, malgré que dans le temps j’étais loin du lait de soya et mon café était si sucré que j’étais compétitif avec les chocolats chauds en terme de calories. Depuis le temps et surtout depuis que j’avais commencé à m’entrainer, j’avais essayé de coupé à plusieurs places dans mon alimentation. Le café avait été le premier sur ma liste.


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Mer 26 Aoû - 14:39

Nathan ∞ Ellen
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Depuis ma rupture soudaine avec Nathan, j’avais réussi à aller de l’avant, plus ou moins facilement. Pendant des jours, j’avais culpabilisé de l’avoir abandonné sans un mot. Il essayait de me contacter pour avoir des explications sans doute. J’étais bien avec lui, mais le mariage avait littéralement tout foutu en l’air. Je n’étais pas prête à me faire passer la corde au cou à ce moment-là. Est-ce que ça a changé maintenant ? Je ne pense pas, mais à cette époque, j’avais regretté mon geste pendant quelques jours et je m’étais forcée à aller de l’avant par la suite. Il fallait que je me concentre sur mon objectif, à savoir devenir médecin. Alors, après une semaine à me morfondre, j’avais repris ma vie en main et je m’étais donnée corps et âme dans mes études. Bien sûr, étant une fille plutôt fêtarde, je n’avais pas pu résister aux fêtes étudiantes et tous les prétextes étaient bons pour me sortir Nathan de la tête. Alors c’est à ce moment que j’ai commencé à fréquenter tout un tas de personne… ça n’a pas changé aujourd’hui, je suis incapable d’avoir une relation stable avec quelqu’un. Disons plutôt, que j’aime ma liberté et que je ne veux pas revivre ce que j’ai vécu. Je ne veux pas qu’on me redemande en mariage. Alors, les hommes, je les prends et je les jette… C’est ainsi depuis quelques années.

Mais s’il y avait bien un domaine dans lequel j’avais réussi, c’était bien mon travail. Lorsque j’avais mentionné à Nathan que je travaillais maintenant à l’hôpital, il m’adressa un sourire, visiblement content pour moi. « Docteur O’Ceallaigh oui, en effet. » Acquiesçais-je en lui souriant en retour. Il ajouta que cette appellation m’allait comme un gant et que lui non plus n’avait pas changé de passion puisqu’il était à présent photographe professionnel. J’étais vraiment contente de constater que lui aussi avait réussi à réaliser son rêve. Depuis aussi longtemps que je le connaisse, il est vrai qu’il avait toujours été passionné par la photo. D’ailleurs quand on était ensemble, il passait son temps à me mitrailler sous tous les angles. Il m’arrivait souvent de râler mais dans le fond, j’aimais ça. Je me sentais importante. A cette période de ma vie, avec mon départ de chez ma famille, j’avais besoin de me sentir importante pour quelqu’un parce que j’étais seule dans cette grande ville inconnue. Le dépaysement avait été un peu difficile au début, ma famille me manquait beaucoup, mais Nathan avait toujours été là pour moi. Je lui en serais éternellement reconnaissante pour ça. « C’est super ça ! Tu as une boutique en ville ? Tu fais des portraits ? Des photos de classe ou de mariage ? Ce genre de chose ? Ou tu es plus porté vers les mannequins ? » Ça m’intéressait de connaitre son domaine de prédilection. Même si j’avais disparu de sa vie du jour au lendemain, sa vie m’intéressait et m’intéresserait toujours. Quoi qu’on fasse et quoi qu’on dise, lui et moi on sera toujours liés.

Et puis, la conversation prit une tournure que j’aurais voulu éviter mais qui était pourtant inévitable. Il voulait discuter de notre rupture. Je lui devais bien des explications, même tant d’années après. Et si à cause de ça, il n’avait jamais pu tourner la page ? Et si c’était ça qui me bloquait dans mes relations avec les autres moi aussi ? Il fallait que l’on tire tout ça au clair, maintenant tant que c’était encore chaud si je peux dire ça ainsi. Mais pas au milieu du magasin, autour d’un café me semblait bien mieux comme endroit. Même si dans un lieu public n’était pas l’idéal selon moi. Cependant, il me restait deux-trois bricoles à acheter avant tout. Il sortit sa liste de sa poche pour y jeter un œil. Il affirma qu’il lui restait deux-trois trucs à acheter pour son cousin et qu’il aurait voulu s’acheter un nouveau pantalon. Mais il abandonna cette idée à cause de la foule de gens, entre autres. « D’accord, il me reste deux-trois trucs aussi, ça va aller vite. » Comme l’homme serviable qu’il avait toujours été, il me ramassa gentiment mon panier pour me le donner ce qui me décrocha un sourire lorsque je le récupérais. Nous reprenons alors notre chemin à travers les divers rayons du magasin et étrangement, je suis bien silencieuse. Je ne trouve rien à dire et me contente de le regarder se saisir des articles dont il a besoin ou de choisir les miens lorsque je me trouve à proximité. Il était pourtant tellement simple de parler avec lui avant. Cette rupture a brisé tellement de choses. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. Mais finalement c’est lui qui rompit le silence, me demandant alors des nouvelles de mon frère. Parler de ma famille me mettait toujours de bonne humeur. « Oui il y est toujours. D’ailleurs, ça fait quelques mois qu’il a emménagé ici, à Los Angeles avec sa femme. Ils se sont mariés en début d’année je crois ou fin de l’année dernière. Ils sont mignons tous les deux. » A un détail près que ce n’est qu’un mariage blanc, mais inutile de préciser ça. Ce n’est pas trop dans leur intérêt. Mais il n’empêche qu’il y a bien plus qu’une simple relation patron-employée entre eux. Je l’ai bien constaté quand il a eu son accident. « Il a eu un accident de moto en avril mais tout va bien maintenant. Plus de peur que de mal. » Tout est rentré dans l’ordre à présent, mais en le voyant débarquer aux urgences, j’ai eu la peur de ma vie. J’ai vraiment cru le perdre ce jour-là. « Il ne risque pas de remonter sur une moto de si tôt. » Que ce soit moi ou Olivia, on l’en empêchera. Ces engins de malheur sont dangereux.

Arrivés à la caisse, il paye ses courses en premier et comme le parfait gentleman qu’il est, il prend soin de mettre les miennes dans un sac. Tellement adorable. Je paye à mon tour, récupère mes sacs et le suis jusqu’au café du centre commercial où on avait l’habitude d’aller avant. Enfin, on connaissait plutôt bien cette enseigne vu qu’il y en avait un près de chez nous. Ah que de souvenirs… Je fis la queue avec lui pour me commander un café noir et je fus surprise de constater qu’il demandait du lait de soja. Quoi, il est devenu adepte des produits naturels ou bio ? Enfin bon une fois ma commande réglée, je jetais un œil autour de moi pour chercher une table dans un coin, un peu à l’écart de préférence. J’en trouvais une rapidement et lui fit signe d me suivre. « Tu viens ? » Je m’avançais vers la table et déposais mes sacs sur la banquette avant de m’installer, le regardant s’asseoir à son tour. Ça y est ? Le moment de vérité ? Je peux peut-être essayer de gagner un peu de temps avant d’aborder les sujets qui fâchent, non ? J’attrapais mon café pour boire une gorgée et le gardais entre mes mains ensuite. Le problème c’est que je ne savais pas vraiment quoi dire pour retarder l’échéance. Autant entrer dans le vif du sujet alors ? Je poussais un profond soupir, cherchant mes mots. « Ça n’a pas dû être facile pour toi et j’en suis sincèrement désolée. Mais sache que ça ne l’était pas pour moi non plus. Tu n’as rien fait de mal, je te rassure, tu n’es aucunement fautif dans cette histoire. J’en assume l’entière responsabilité. J’imagine que tu m’en veux, et c’est tout à fait normal parce que j’ai agi stupidement et lâchement. C’est juste que… » Je baissais la tête vers mon café. Mon excuse est vraiment bidon en plus… « Je… J’ai eu peur. Je n’étais pas prête pour ça. Alors j’ai agi sans réfléchir. Et je t’ai sans doute brisé le cœur… »

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