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Corey ◈ The Atom of Eden was a Bomb
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Corey C. Crawford
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Mar 18 Aoû - 16:39
Corey
Christian
Crawford
I wanna use you and abuse you ; I wanna know what's inside you.
i.  identité
» nom complet
Corey Christian Crawford, si si, pleins de C partout.
» Date de naissance
18 mars 1979 (36 ans)
» Lieu d'origine
Salem, Oregon
» Profession
écrivain, scénariste et auteur pour comic books.
Il a une plume, et elle se multiplie comme la roue d'un paon.
» Orientation sexuelle
hétérosexuel.
» Situation amoureuse
divorcé en quête de reconquête.
» Groupe : Welcome to the Jungle ( ) » Avatar : Lee Pace » Crédit : Calvaries
ii.  personnage
Et t'as des habitudes, des manies ? Bonnes ou mauvaises, on veut tout savoir. Alors déballe ton sac.
Dès le plus jeune âge, vers ses quinze ans à peu près, il a commencé à fumer. Et ça ne s'est pas arrêté depuis. Maintenant, c'est deux paquets tous les jours, sans arrêt. Il ne compte pas arrêter et ne voit même pas ça comme une mauvaise habitude, juste comme une partie de lui-même. • Il était alcoolique, après la mort de son père. Il va mieux maintenant, et ne boit presque plus du tout. • Il est très proche de sa famille, surtout depuis la perte de son père, leurs liens déjà très rapprochés se sont encore plus resserrés. En tant qu'ainé de la fratrie, il s'est autoproclamé protecteur des autres. • Très proche de son dernier frère, qui lui a 30 ans, Corey est beaucoup plus en contact avec lui qu'avec les deux autres. • Malgré ce qu'on pourrait croire, il n'est pas violent. Il est même plutôt un grand pacifiste dans l'âme, mais il reste impulsif. L'alcool n'a sans doute qu'accentué ce trait-là de lui-même autrefois. • Quand il aime, il aime pour toujours et à jamais. Il n'oublie pas, et ne peut plus se détacher. • Quand il a commencé à écrire, il ne connaissait personne. Après avoir été publié, et après avoir écrit des scénarios pour la télévision, il s'est forgé une petite liste de contacts. Il sait qui joindre pour faire ce qui lui plaît. • Trois de ses livres sur cinq ont été best-sellers. • Il a reçut quelques récompenses pour son boulot, dont un BAFTA du meilleur scénariste, il s'en sert comme presse-papier.
Un rêve ?
Continuer et ne jamais s'arrêter. Il vit son rêve depuis qu'il a été publié pour la toute première fois, depuis, ça ne s'est pas arrêté et il n'aimerait pas que ça se termine un jour. Depuis, il n'a plus vraiment de rêve, quand bien même il continue d'espérer retrouver l'amour de sa femme, il ne considère pas ça comme un rêve, mais comme une réalité. Il la retrouvera, il en est certain. Il l'aime beaucoup trop pour se laisser abattre par ses propres idioties.
Une phobie ?
L'échec, perdre. Depuis toujours, il a été écrasé par la peur de ne pas être assez bon, de ne pas être assez talentueux, à tel point d'en développer le besoin et la nécessité. Il veut montrer qu'il a du talent et qu'il est le meilleur. Il a eut la chance de réussir dès le premier essai, alors échouer maintenant lui serait insupportable. Il vit dans la peur de se rendre compte qu'il n'a eut qu'un coup de chance avec ces choses-là, qu'au final, ce n'était que le fruit du hasard s'il a réussi quoi que ce soit, et peut-être qu'il y croit vraiment, qu'il croit qu'il n'a pas ce talent qu'on dit qu'il a. Il n'en sait rien et ça le terrifie.
Hey, on est à Hollywood après tout, et puis, ça restera entre nous... C'est qui ton celebrity crush ? Meryl Streep
iii.  IRL
» Pseudo et Prénom : YOU KNOW WHO BABES
» Age : 20 yo
» Localisation : Toujours le même endroit
» Comment as-tu découvert STFU ?
» Taux de présence : 7/7 duh Rolling Eyes
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Corey C. Crawford
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Mar 18 Aoû - 16:40
iv.  Histoire
You cannot sedate all the things you hate ; I don't need your hate, I decide my fate

We are dead and tomorrow's canceled, because of things we did yesterday —
» Ils s’étaient retrouvés sur la même plage, après dix ans. Entre eux, beaucoup plus d’espace qu’autrefois. Ils étaient calmes, l’un et l’autre. Détendus et presque enfermés dans un silence macabre. Ils étaient en deuil, celui de leur relation. Il n’y avait plus grand-chose qui les unissait depuis tout ce temps et malgré l’amour infini qui continuait d’embrumer l’âme de Corey, il ne savait que faire. Ses yeux rougis par le manque de sommeil autant que par les démons qu’il affrontait dans ses rêves, tous devenus cauchemars, lui donnait un air malsain et inquiétant. Comme s’il était débordant d’une rage incontrôlable, comme si quelque bête terrifiante venue d’un autre endroit l’habitait. Mais rien de tout cela n’était vrai, rien n’était si facile. Il aurait même souhaité que ce soit si simple. Et les mains serrées dans les poches de sa veste, il attendait. Il attendait qu’elle se décide à faire le premier pas, parce que c’était à elle de le faire ; parce qu’il avait trop fauté dans le passé pour avoir gardé une quelconque responsabilité là-dedans. Il n’avait plus le droit de rien, il n’avait plus son mot à dire. Elle était redevenue la Reine qu’il avait promis qu’elle serait au début de leur mariage. Mais le temps des joies était depuis bien longtemps révolu, ça n'avait duré que quelques années après la sacralisation de leur union, une fois la bague passée au doigt, lui et elle avaient été heureux pendant quatre belles années. Et ils avaient même commencés à planifier la décision d'avoir un enfant, la carrière de Corey était à son apogée, il venait de faire publier son troisième roman et à côté, il écrivait pour une série à gros budget. Tout allait bien pour eux, jusqu'à ce qu'il n'apprenne le décès de son père.

Il était perdu, sans espoir aucun, et rien qu'on ne puisse faire ne semblait en mesure de le consoler de son interminable chagrin. Sombrant dans les plus noires étapes d'une vie, il ne savait que faire, et contrairement au reste de sa famille, sa mère et ses frères, il était le seul incapable d'oublier et de tourner la page. Noircissant les pages de plusieurs carnets dont il se servait normalement pour brouillonner des idées il n'y avait plus que les mots de Van Gogh, La tristesse durera toujours, d'un bout à l'autre de chaque page. Rien d'autre que son chagrin, de l'encre humide et des tâches qui devenaient diffuses à force qu'on essayait de lire, tant il écrivait plus qu'il ne dormait ou qu'il ne vivait. Son chagrin était sans fin et sa volonté était disparue. Il ne sentait plus capable de quoique ce soit, il avait perdu toute once de bonheur. Lui et son père, plus que les autres membres de sa famille, et peut-être même que sa mère elle-même, étaient plus proches que quiconque. Comme de véritables amis, il n'y avait rien qu'ils ne se disaient pas, chacun avait son cœur d'ouvert à l'autre et jamais rien n'avait été mis en travers de leur bonheur à tous. Il était agent immobilier, il venait de Los Angeles mais avait voulu quitter le bruit de cette grande ville pour une grande ville moins imposante, dans un autre état et il s'était rendu en Oregon, parce que ses parents en venaient et qu'ils lui manquaient. Là-bas, il avait rencontré la plus merveilleuse de toutes les créatures ; une splendide muse aux longs cheveux d'or, et ensembles, ils avaient fondés la plus merveilleuse de toutes les familles. Quatre enfants, quatre garçons. Tous plus extraordinaires et époustouflants les uns que les autres. Corey, le premier d'entre eux, était un artiste et ils l'avaient su depuis le début. Ils pensaient qu'il deviendrait peintre, ou sculpteur. Mais c'était finalement les mots qui s'étaient mis à danser sous son pinceau. Alors ils l'encouragèrent dans cette voie. Et les autres, comme leur ainé, purent poursuivre les chemins qui les attiraient le plus, personne n'était bridé. Tous étaient heureux. Ils l'étaient.

Lui et elle, c’était la métaphore de l’ancre et de son bateau. La sirène et son rocher, le héros et son fidèle compagnon. Mais Corey était loin d’être un héros, ni même un fier navire. Il était une épave difficilement maîtrisable, et malgré ses défauts, Juliet était parvenue à l’aimer. Elle avait vue plus loin que les images noires et les impressions sombres qui gravitaient autour de lui à force du temps, et elle avait pu apercevoir de la lumière. Cette agréable et douce source de clarté qui cachait un cœur large et accueillant, difficile à atteindre et difficile à conquérir. Il n’était que rarement ouvert, et peu nombreux étaient ceux qui en profitaient pleinement. Mais du premier coup d’œil, l’un et l’autre avaient été charmés. Et du point de départ, jusqu’à l’arrivée, ils traversèrent leur amour dans une escalade de cascades et de pirouettes. Mais tout ceci n’était plus. Plus depuis qu’ils s’étaient finalement séparés, plus depuis que Corey avait tout détruit. Juliet, elle, n’y était pour rien, cette douce Juliet n’avait rien à se reprocher, dans leur relation elle avait été la plus belle, la plus aimante et la plus offrant de toutes les femmes. Corey s’était nourri de tout cela, il avait grandi et grossi de son amour trop opulent, et de celui-là, il avait fini par se dire qu’il était trop bien pour elle. Si bien qu’à force, il avait commencé à moins l’aimer qu’autrefois. Petit à petit, une étrange impression d’arrogance était née dans ses entrailles, et à force que celle-ci grandisse et le vide de ses sentiments, il avait commencé à devenir insupportable, invivable, et détestable. Le vide de sentiments était né des suites de sa tristesse et de l’impossible réconfort qu’il cherchait tant à trouver. Mais rien ne fonctionnait, et il était perdu. Alors, dans son chagrin et son désespoir, était venue à son secours l’alcool. Inconsolable et invivable, il ne restait plus grand-chose de l’amant aimant qu’il fût autrefois. Et tout avait basculé dans un chemin bien plus sombre et désagréable qu’au départ. Leur amour s’était perdu, et eux avec.

« Tu crois vraiment que les choses peuvent s'arranger ? qu'elle soufflait avec une fierté presque étonnante tant elle semblait arrogante, les yeux brûlants d'une fureur qui n'avait ni limite, ni démarcations imaginables, Tu me crois vraiment si stupide que tu m'imagines prête à retomber une nouvelle fois dans ton foutu piège ? et si elle avait encore été attachée à lui, elle se serait mise à rougir de colère, ses yeux se seraient inondés de larmes de fureur, mais c’était depuis longtemps terminé. Elle ne ressentait plus rien pour lui, elle avait bien trop souffert pour se dire qu’elle l’aimait encore. Serrant les poings quelques instants, elle recula alors qu’il tentait de s’approcher, et levant la main et pointant son index furieux vers lui, elle l’acheva d'un coup de grâce, Je te hais. Tu as ruinée ma vie, Corey. »



The trials, the scheming, the burden of the beast —
» Des années de silence et des mois de pages blanches, il était perdu. Désorienté et fatigué, rien n’allait plus. C’était sans doute la fin, c’était sans doute le début de sa mort. Il s’était toujours vu mourir d’une façon peu intéressante, toujours d’une façon tout à fait ordinaire et banale, contrairement aux morts qu’il écrivait avec tant d’habitude. Ces personnages se faisaient tuer dans d’atroces souffrances, ou se suicidaient. Lui, il n’aurait rien de tout ça, il le voyait maintenant. Il allait mourir seul et loin d’absolument tout. Il était pourtant loin du cliché de l’artiste tourmenté, mais plus les jours passaient, plus il s’enfonçait un peu plus dedans. Il avait toujours détesté cette réputation qu’avaient les artistes à vivre de leurs problèmes et de leurs traumas, mais puisqu’il en vivait lui-même, il n’avait pas vraiment de quoi se plaindre. Perdu dans ses pensées, Corey se passa une main sur le visage, il avait le visage noirci par de lourds et larges cernes, ses pupilles dilatées par l’épuisement lui donnaient un air de dépravé sous l’effet d’innombrables substances infâmes, et lui, dans sa fatigue n’en avait plus rien à faire. Ne sortant plus que pour de très rares occasions, son appartement presque vie de meuble depuis qu’elle était partie était devenu le seul cocon dans lequel il pouvait se sentir à l’aise ; le seul endroit au monde qui ne le faisait plus paniquer. Il était misérable et le savait. Et aussi étrange que cela pouvait paraître, il n’avait pas spécialement envie de s’en sortir. Plus maintenant. « Je peux pas sans elle. » répétait-il sans cesse, chaque matin, chaque soir. Sans jamais s’arrêter. Après les mots de Van Gogh qui avaient vécus dans ses carnets, c’était son prénom. Son si doux prénom, celui d’un conte, celui que Shakespeare avait rendu si beau, si précieux. Juliet était peinte sur ses murs, grattée dans ses meubles, fendue sur ses miroirs et ses vieilles photos. Et sur le peu de choses qu’il possédait encore, on retrouvait toujours le prénom de sa muse, de sa raison de vivre.

Perdu sans elle, il n'avait plus rien. Plus de vie, plus d'amis ; plus de passion et plus d'envie. Se faisant, son envie de vivre l’avait elle aussi quittée, comme si personne ne semblait pouvoir tenir à lui maintenant que lui et Juliet n’étaient plus que deux esprits trop éloignés pour se comprendre. Il était persuadé, cependant, que quelque chose que l’on pouvait encore sauver trainait quelque part par là, tout au fond de lui. Dans le creux de son âme, ou de son cœur. Mais il n’avait ni la force, ni la motivation ou le pouvoir de creuser et de partir en quête de tout ça. Il était trop faible, trop fatigué, trop vide. Rien ne lui plaisait, et plus rien ne l'intéressait. Tournant en rond dans le déni, la colère et le refus de l'admettre, il n'avançait plus. Perdant un peu plus chaque jour, il commençait vraiment à perdre le reste d'espoir qui continuait de le pousser à se réveiller chaque matin et à lutter contre cette terrible noirceur qui lui glaçait le sang et inondait ses journées. Les volets toujours clos et avec pour seule source de lumière dans son appartement que la lampe de chevet de son bureau, il n'y avait plus la trace du bonheur nulle part. Juliet l'avait emporté avec elle, et même s'il aurait dû lui en vouloir d'avoir à son tour gâché sa vie, Corey ne pouvait pas se pousser à ressentir autre chose que de l'amour infini pour elle. Les sensations brûlantes dans sa gorge et l'impression de brûler lentement et à petit feu, comme si de minuscules lames de rasoirs chauffées à blanc s'amusaient à lui trancher l'intérieur dans un concert diaboliquement orchestré, une gorgée, puis une autre. Et voilà qu'il dérive à nouveau. Il ne sait pas s'il va se réveiller, s'il va s'endormir ou s'il va tout simplement s'éteindre. Ce genre de questionnements ne l'intéressent pas, alors il fait avec. Et malgré tout, il reprend une autre gorgée, sous le regard distant mais néanmoins inquiet et effrayé de Juliet. Elle est là, elle a toujours été là, ils sont mariés depuis de toutes petites années, elle n'aurait pas pu le quitter si vite.

Leur infini bonheur était idyllique, car rien ne semblait pouvoir se mettre en travers de leur chemin, et tout allait pour le mieux, si bien qu'on aurait presque fini par douter de la sincérité de leur mariage et de leur amour tant il était trop parfait et trop beau pour être vrai. Ça manquait d'authenticité se disait-on, ils devaient sans doute avoir un nombre incroyable de secrets et de squelettes dans leurs placards pour tant paraître faits l'un pour l'autre. Mais malgré toute cette jalousie mêlée d'une terrifiante envie d'être comme eux, leur voisinage se trompait. Il n'y avait rien. Pas l'ombre d'un doute, d'un mensonge, d'une fraude ou d'une mascarade. Ils étaient tout aussi sincères dans leur vie de tous les jours qu'entre les murs de chez eux. On ne pouvait rien leur reprocher d'autre que leur bonheur, qui lui-même devenait agaçant parce qu'il était si simple, mais pourtant si complexe tant il était réel et franc. Et puis il y eut la perte de son père. Alors, très rapidement, l'alcool qui au départ n'était qu'une récompense, un moyen de se réconforter après avoir passé des journées et des nuits toutes entières à se vider l'esprit dans l'écriture, à vomir des pages et des pages de mots, si bien qu'à la fin de chaque projet, il perdait espoir, motivation et plaisir. C'était comme ça, avec lui, contrairement aux autres qui n'aimaient pas leurs créations pendant qu'ils les écrivaient, lui ne les détestaient quand elles étaient achevées. Dès que tout était fini, qu'il rendait le travail fini et qu'on le publiait ou qu'on l'officialisait, il perdait ce rush d'adrénaline créative, cette envie de se noyer dans les univers qu'il écrivait, d'y vivre plus qu'il ne vivait sa vie. Tout ça n'était que temporaire. Comme toutes ses joies...

Il avait un poing serré, et dans l’autre il serrait une bouteille. C’était pathétique et si pleins de cliché qu’il en avait la nausée. Mais quoiqu’il ait voulu faire pour s’en détacher, il n’avait pas l’esprit suffisamment aligné avec ses pensées pour faire quoi que ce soit de logique ou d’intelligent. La gorge nouée dans un sursaut d'une fureur qu'il n'avait pas contrôlée, il avait fauté. Si dangereusement et si violemment, que Juliet était tombée à la renverse. C'était la première fois, mais pas la dernière, qu'il l'a frapperait.



Just one more sin, and down we go —
» Le bruit du silence, de ces quelques personnes enfermées dans leurs propres souvenirs, leurs propres souffrances et leurs tristesses personnelles. Corey, lui, seul dans un coin, la barbe plus imposante que jamais, les yeux noircis par des cernes et par une fatigue de plus en plus présente. Et entre ses mains, le verre à moitié vide de son désespoir. Il n'y avait pas grand chose à dire sur lui, maintenant qu'il était tombé plus bas que jamais. Après son père, il avait sombré dans l'alcoolisme, et c'était bien la seule chose qui semblait ressortir de lui ces derniers temps. Il n'était plus vraiment prolifique, ni très impliqué, dans ce qu'il écrivait même s'il continuait quand même malgré tout. Mais, comme sa vie et le reste, ses écrits étaient devenus beaucoup plus sombres maintenant, qu'avant sa déchéance émotionnelle. Les fins heureuses n'avaient même plus leur place à ses côtés, tout était noir, sombre, violent et sec. Beaucoup plus que sa vie, elle-même noircie au maximum par ces évènements-là. Sa vie, celle qu'il avait avec Juliet n'était plus grand chose qu'un vieux souvenir de cet idylle sans problème d'autrefois, c'était devenu mensonge sur mensonge, colère et furie, rien d'agréable, rien de supportable. Mais malgré tout, ils étaient encore accrochés l'un à l'autre. Elle aussi, alors qu'elle avait maintenant toutes les raisons de le quitter, aussi bien à cause du manque de sentiments mais aussi à cause de toutes ses traces, furieuses et brûlantes de sa colère, qui ne cessaient de se multiplier sur son corps et son doux visage.

Leurs regards ne se croisent pas, il est absent, elle a l'air préoccupée. Du moins, c'est ce que son corps semble lui faire dire, elle est stressée, peut-être fatiguée, sans doute surmenée. Ses longs cheveux noirs ondulent sur leurs pointes et se balancent d'un bout à l'autre de ses épaules dans de graciles mouvements. Corey, lui, a les yeux vides. Ses prunelles bleues ont l'air noircies par le chagrin, autant que par l'épuisement. Il ne regarde rien et se concentre sur le contenu de son verre, transparent et odorant, il ne remarque rien autour de lui. Pourtant, malgré son apparente ivresse, il est loin de se donner en spectacle, il est le genre d'ivrogne silencieux, l'ivrogne triste. S'il avait encore eu de quoi pleurer, ses yeux auraient été des torrents. Mais c'est trop tard, il s'est asséché depuis bien longtemps. Il est libre, en quelque sorte, parce qu'il ne pleurera plus jamais. C'est fini. C'est enfin fini. Alors pourquoi est-ce que ça continue de lui ronger l'intérieur avec autant de force et de dévotion ? Il ne sait pas, et n'a pas envie de savoir, décidant alors de prendre une autre gorgée, il fait du mieux qu'il peut pour oublier. C'est pas si simple, mais ça marche quand même. Désintéressé, loin de tout et perdu dans des souvenirs qu'il cultive depuis trop longtemps, Corey ne remarque rien. Pas même les regards vagabonds et éparses qui lui sont jetés. Il est ailleurs et il dort dans ses souvenirs, les yeux éveillés, le cœur éteint. Le bruit en cascade des gens et de leurs affaires stupides, le bruit du monde et de ses occupations ; tout est si bruyant, violent, sec et soudain. Comme un nuage insupportable, la pollution sonore ne s'atténue pas. Au contraire, elle grandit, grossit, et s'impose de plus en plus. Si fort qu'au bout d'un moment, il finit par avoir mal au crâne. Décidé à partir, il se fait pourtant arrêter dans sa fuite par la jeune femme et son amie, rapidement — et brusquement — présentés, il accepte maladroitement de rester un peu plus longtemps, par politesse, pour apprendre à la connaître. Et ils sympathisent.

S'il était certain que ni l'un ni l'autre n'avaient eu la moindre idée en tête au départ, c'était pourtant vrai que Corey s'était présenté comme célibataire, même si c'était loin d'être vrai comme pouvait le crier l'alliance qu'il portait encore, il n'avait pas totalement tort non plus. Sa relation, du moins ce qu'il en restait, devenue chaotique avec Juliet n'avait plus beaucoup d'avenir, il ne fallait pas se mentir. Définitivement vouée à l'échec maintenant, puis au divorce ensuite, leur vie commune était morte. Car même s'ils continuaient de se revoir tous les matins et tous les soirs ; ils n'avaient plus rien à se dire. Et même pire, le peu de contact qu'ils avaient encore n'étaient plus que physiques et violents. La flamme qui les avait unis pendant si longtemps avait finalement été soufflée. Alors, peut-être parce qu'il avait enfin renoncé et finalement perdu espoir, Corey s'était dit pourquoi pas ? Après tout, il n'avait plus rien à perdre et tout à regagner. Il joua le jeu de l'innocence et de ce qu'il n'avait plus fait depuis si longtemps, celui du garçon à prendre. Ça ne dura pas bien longtemps puisqu'ils finirent par conclure quelque chose de bien plus vivant. De plus vif et d'animal. Sauvage, suintant et soudain. Ils n'ont rien attendu, ils n'ont rien envisagé de l'avenir. Tout s'est fait au présent. Et dans le présent, le temps n'attend pas. Leurs corps entremêlés et leurs visages si proches que leurs respirations ne devinrent qu'une, Corey et son regard plongé dans le bleu des siens, leurs deux azurs unis en un seul océan. Séparés par de larges instants de noirceur, paupières closes et lèvres collées. Ses mains caressent le dos de la jeune femme, et les siennes traversent le torse de Corey. Puis l'inverse, alors que leurs baisers continuent de se prolonger. Couverts de peu de chose qu'eux-mêmes, il la soulève animé par la passion et la flamme qui se rallume dans ses entrailles, puis la transporte avec elle. Ils voyagent, charnellement, émotionnellement. Tous les deux frôlent l'extase et le paradis. Ils s'écrasent. Violemment.

Le regret les avait très rapidement assiégés, ils s'étaient laissés avoir par de soudaines pulsions, des envies inattendues et refoulées sans doute. Mais maintenant que c'est fait, ils regrettent tous les deux tout autant. Corey peut-être bien plus qu'elle. Et sans se dire grand chose d'autre, sans s'échanger autre chose que des excuses confuses et maladroites, parce qu'ils ont tous les deux pris conscience de leur erreur, ils se séparent et disparaissent chacun de leur côté, gênés. « Je te hais. Tu as ruinée ma vie, Corey. » lui répète-t-elle, en reculant d'un pas. Ses sourcils froncés dans une moue d'infini chagrin, il ne sait que faire, que penser, que dire ou que réagir. « Que tu détruises ma vie, je peux le gérer. Que tu me frappes, je peux l'prendre sur moi et l'assumer. Je peux le supporter... Mais que tu finisses par ruiner la vie de quelqu'un d'autre, à cause de moi, c'est trop. C'est beaucoup trop. Je suis désolée, c'est fini. » et ses yeux commencèrent à rougir, de lourdes larmes vinrent perler sur sa peau lisse et douce, et dans un tremblement, d'une voix cassée par le chagrin que tout s'arrête, elle continua « Est-ce qu'au moins, tu connaissais son nom ? Que je puisse partir en sachant que tu n'es pas un monstre. S'il te plaît, dis moi que tu connaissais son nom. — Isla. » marmonna-t-il. Et dans les mois qui suivirent, le divorce fut finalement prononcé.
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Andy B. Hovington
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love out loud : this is fucked up bro

Mar 18 Aoû - 16:45
Lee !!!!!!

Re-Bienvenue
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Callie S.L. Garcia
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Mar 18 Aoû - 17:08
Il a l'air trop top ton nouveau toi

(Re)Bienvenue à la maison !

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A. Riley Miller
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Mar 18 Aoû - 21:10
ReBienvenue I love you

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Tu veux que je te dise ? Non, je ne suis pas amoureuse. Tu vois c'est dit, ce n'est pas compliqué. Tu veux que je te dise aussi ? Non, dès que je te vois, je ne ressens plus rien. Voilà, c'est dit, maintenant tu as eu ce que tu voulais, tu peux continuer de vivre normalement et surtout ne t'inquiète pas pour moi je vais bien.©endlesslove.
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Mar 18 Aoû - 21:27
Rebienvenue ! I love you
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Maé J. Appleby
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Mer 19 Aoû - 1:19
Au vue du métier du perso je pense qu'on va pouvoir s'imaginer un super lien  J'ai hâte d'en savoir plus ! 

Rebienvenue 

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Flashing lights

We gonna take it to the moon, take it to the stars. We don't know what we could do to make it this far. So many scars, we about to take this whole thing to Mars © signature by anaëlle.
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Mer 19 Aoû - 2:12
How can I (and all of my little myselves) love you so, so, so very much

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Mer 19 Aoû - 12:12
Reeeeeeee

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Owen O'Ceallaigh
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Jeu 20 Aoû - 11:54
Re bienvenuuuuuuuuuuuuuue

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Jeu 20 Aoû - 13:27
re
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Corey C. Crawford
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Jeu 20 Aoû - 22:56
Des zoubis sur vous tous dans des endroits désagréables auxquels vous n'vous attendez pas
& Maé je suis sooooo okay with that. Les deux cocos doivent avoir un lien, c'est même pas possible de faire sans :uhu:
Isla, this is me to you :
Spoiler:
 
 

_________________
I'm your first and last deposit through sickness and in hell, I can't believe that you are for real but I don't care as long as you're mine. I'm unsafe, I won't repent and so ; it's the only thing I want to believe. This is a new religion to me, I love the enemy, my love is thee enemy.
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Invité

Mar 25 Aoû - 20:24
bienvenue au fait
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Isla L. Hamilton
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Emploi : Rédactrice en chef de YOLO.
love out loud : Soulmates only exist in the Hallmark aisle of Duane Reade Drugs.

Dim 30 Aoû - 2:16
T'es PARFAIT.

v.  Validation


CONGRATULATIONS !

YOU'RE ONE OF US ! Cheers ! Tu as passé l'étape de la présentation, tu nous as annoncé la couleur avec ton personnage et le RP s'ouvre à toi. Cependant, il te reste quelques petites choses à faire, encore.
RECENSER TON AVATAR est la première étape, car il y a une vieille dans le STAFF, sa mémoire lui joue des tours et elle serait capable de t'oublier, shame on her. Bref, mémé n'aura aucune excuse comme ça.
▲ Ensuite, il faut un entourage à ton personnage, à moins que tu aimes la solitude, mais hé, ça serait embêtant pour jouer. Aussi, il te faut faire une FICHE DE LIENS. Ou tu peux lui créer des amis aussi, en allant pondre un ou plusieurs SCÉNARIOS. Sans oublier que tu peux imaginer un LOGEMENT pour que ton personnage ait un toit au-dessus de la tête.
▲ Ah, et tu peux enfin TE LÂCHER DANS LE FLOOD !


_________________


« Strike a pose. »
When all else fails and you long to be, something better than you are today. I know a place where you can get away. It's called a dance floor, and here's what it's for. Ladies with an attitude. Fellows that were in the mood. Don't just stand there, let's get to it. Strike a pose, there's nothing to it. © .bizzle
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