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I have nothing to declare but my genius. ✖ Ada
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Ada Chouchkievitch
Messages : 138
Date d'inscription : 06/09/2015
Pseudo : VioletHill.
Célébrité : Jenna Coleman.
Crédit : VioletHill.


Emploi : Je fais partie de la brigade des stups. La classe, hein ? Enfin officiellement, je suis prof de danse classique.
love out loud : Love is for children.

Dim 6 Sep - 19:44
Ada
Ekaterina
Chouchkievitch
Blow a kiss, fire a gun.
i.  identité
» nom complet
Ada ; c'est plutôt simple, court et efficace. Vient ensuite le deuxième prénom, Ekaterina et là déjà, pour certains, ça peut se corser. Et enfin, Chouchkievitch et je vous vois déjà plisser les yeux en vous demandant "pourquoi" ? Je vous répondrai : pourquoi pas ?
» Date de naissance
Je suis née en plein milieu du mois de novembre ; le 18 très exactement en 1992.
» Lieu d'origine
Je suis née à Minsk, en Biélorussie. I'm far away from home.
» Profession
Je fais partie de la brigade des stups. On ne dirait pas en me voyant, n'est-ce pas ? Le camouflage est parfait.
» Orientation sexuelle
Hétérosexuelle.
» Situation amoureuse
Ha ha ha. Je vous laisse deviner la réponse.
» Groupe : Welcome to the jungle » Avatar : Jenna Coleman » Crédit : VioletHill.
ii.  personnage
Et t'as des habitudes, des manies ? Bonnes ou mauvaises, on veut tout savoir. Alors déballe ton sac.
Je ne bois jamais de café ; ça a le don de me transformer en boule de nerfs alors à la place je consomme beaucoup de thé ✖ Je suis polyglotte ; j'ai néanmoins un léger accent russe qui ne me quitte jamais... J'ai pourtant tout fait pour m'en débarrasser ✖ Je mesure 1m55, source de plaisanteries et taquineries de la part de mes partenaires de la brigade. On s'y fait. ✖ Je peux être adorable comme être une véritable plaie ; il n'est pas bon d'être mon ennemi(e) ✖ Je pratique la danse classique depuis l'âge de quatre ans, j'aurais pu en faire mon métier si une blessure n'était pas venue tout gâcher ✖ Je déteste la neige ✖ J'ai un chat, complètement débile, qui s'appelle Bidule. J'étais drôlement inspirée ce jour-là ! ✖ Je ne bois jamais d'alcool ✖ Je n'ai pas revu mon frère aîné et mon père depuis... mes huit ans. Quant à Metchislav, cela doit faire presque dix ans ✖ Je suis allergique aux kiwis ✖ J'ai tendance à dormir avec mon arme posée sous mon oreiller ✖ J'écoute beaucoup de musique, un peu de tout d'ailleurs ✖ J'ai toujours beaucoup lu, mais ce que je préférais, enfant, c'était d'écouter mon frère Metchislav me raconter des histoires. ✖ Je suis juive mais ni croyante, ni pratiquante  ✖ Je possède dans une boite, le mot qu'a laissé mon frère avant de partir, ainsi que la paire de chaussons qu'il m'a offerte pour mes huit ans
Un rêve ?
Un rêve... Je crois que ça fait bien longtemps que j'ai arrêté de rêver.
Une phobie ?
Le noir. L'abandon ; j'évite de m'attahcer aux gens, ils ont tendance à tous m'abandonner un jour ou l'autre.
Hey, on est à Hollywood après tout, et puis, ça restera entre nous... C'est qui ton celebrity crush ? Je dirais... Robert Downey Jr.
iii.  IRL
» Pseudo et Prénom : VioletHill ou Ju' !
» Age : Trois ans et demi !
» Localisation : LA POLOGNE ! Non, j'vous jure. Pour de vrai.
» Comment as-tu découvert STFU ? Le hasard & le hasard fait bien les choses.
» Taux de présence : Tous les jours pour flooder et rp, quand j'aurai repris les cours ce sera 1 ou deux fois par semaine !
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Ada Chouchkievitch
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Emploi : Je fais partie de la brigade des stups. La classe, hein ? Enfin officiellement, je suis prof de danse classique.
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Dim 6 Sep - 19:44
iv.  Histoire
une citation ici

1992 - 2000 Minsk ; Biélorussie.

Elle tombe, la neige, des lourds nuages gris qui obstruent le ciel de Minsk depuis plusieurs jours déjà. Le sol est couvert d’un épais manteau blanc qui ne cesse de s’épaissir chaque heure qui passe. Mon menton est posé sur le bord en plastique de la fenêtre, mon souffle sur la vitre créé une opaque buée que je m’amuse à faire apparaître et disparaître. Les hurlements raisonnent dans mes petites oreilles, je ferme mes yeux avec force. Avec l’aide de mes mains, je tente d’étouffer les éclats de voix qui me vrillent les tympans. En vain. Peut-être que si je sortais hors du mobile-home je n’entendrais plus la dispute infernale de mon père et de ma mère. Ils n’en finissent plus, de se hurler l’un sur l’autre depuis que Maksimilian est mort. Alors aujourd’hui, il ne reste plus que Mikhail, Metchislav et moi. Je m’assieds sur mon lit avec un soupir, attrape les bottes posées à côté pour pouvoir les enfiler par-dessus mes collants de laine. S’équiper pour sortir dans le grand-froid est long, je prends garde à laisser le moins possible de peau découverte pour ne pas geler puis, discrètement, je me glisse hors de la petite chambre. Papa et maman ne font pas attention à moi, ils ne remarquent pas ma petite ombre se faufiler en dehors de la « maison », tout comme ils n’entendent pas la porte qui claque. Froid. Je me mets à trembler, je n’aime pas l’hiver. Mes pas sont mal assurés, mes pieds s’enfoncent dans l’épaisse couche de neige, il me tarde qu’elle fonde ! La seule chose de bien en hiver c’est le patin à glace puis mon anniversaire. Mais cette année, personne n’a pensé à mon anniversaire, pas même maman. Je leur laisse encore jusqu’à minuit ce soir et s’ils ne me le souhaitent pas alors cela veut dire qu’ils ne m’aiment pas. Du coup, je partirai ! Je ne sais pas où encore, mais mon cartable est déjà prêt pour partir à l’aventure.
Mais que faire, dehors ? A part me transformer en bonhomme de neige ? Je ne suis pas satisfaite de cette sortie, j’ai beau m’éloigner de la maison, je peux toujours entendre les disputes dans ma tête. Elles sont là, bien ancrées dans mon esprit. Quelque chose est en train de se briser. Un équilibre qui était déjà bien précaire mais qui était tout de même là. La fin du bonheur ? Mais ça ne l’était pas, pas vraiment. Ou enfin, je ne sais pas. Lorsque je regarde la définition dans le dictionnaire, je ne peux m’empêcher d’être frustrée. Est-ce que nous étions déjà malheureux ? Je ne sais pas non plus, je ne me sentais pas malheureuse. Mais pas heureuse non plus. Je donne un coup de pied dans la neige, énervée. Je ne sais même pas comment je me sens. J’essuie les larmes qui coulent sur mes joues. Il faut rentrer.


« Psssst ! Ada ? Tu dors ? » Chuchote une voix à côté de moi.

J’ouvre un oeil. Non, bien sûr que non que je ne dormais pas ! Je suis même encore habillée sous la couverture, j’attends minuit pour m’enfuir très loin. Je me tourne sur le côté, regarde mon frère Metchislav qui me regarde en plissant les yeux. Je crois qu’il a remarqué mon col roulé mais ne semble pas se formaliser plus que ça.

« Joyeux anniversaire. » Murmure mon frère.

Aussitôt, mon regard s’illumine, mes lèvres s’étirent dans un grand sourire et j’attrape avec excitation le petit paquet qu’il me tend. Ne faisant pas dans la dentelle et bien trop excitée, je déchire le papier cadeau avant de pousser un petit cri de surprise et surtout, de ravissement. Des chaussons de danse, neufs. Alors il s’en est souvenu, que les miens étaient fichus ? Mes yeux me piquent, je serre les chaussures contre ma poitrine.

« Merci ! Ils sont magnifiques ! Toi au moins tu ne m’as pas oubliée. Dis-je en me blottissant dans les bras de mon frère.
-Jamais. »

Il embrasse mon front, je souris. Nous ne restons pas longtemps ainsi, notre mère fait soudainement irruption dans notre chambre. Le visage ravagé par les larmes, une valise sur le pas de la porte, nous comprenons.

« Metchislav, Ada, faites votre sac, nous partons.
-Et Micha ? Il ne vient pas avec nous ?
-Faites ce que je vous dis. » Répond maman, un peu sèchement.

Alors on s’exécute. On met nos affaires dans un sac, je glisse mes chaussons neufs dans mon cartable que je serre contre moi tandis que nous quittons la maison sans même que papa ne nous dise quelque chose ou nous regarde. Mon coeur se serre. Je grimpe sur les genoux de mon frère, à l’abri de la voiture et, le nez collé à la vitre, je regarde les lumières de Minsk s’estomper à travers la neige pour finir par disparaitre.

2002-2008 Saint-Petersbourg ; Académie de ballet Vaganova.

Debout face a miroir, armée d’un peigne, je m’applique à plaquer mes longs cheveux bruns sur mon crâne. Pas une bosse, pas une mèche, ne doit venir perturber la perfection de mon chignon. Retenant mon souffle et fermant les yeux, j’asperge ma tête d’un peu de laque pour être certaine que ma coiffure ne lâchera pas au premier arabesque. Je lisse mon justaucorps noir du plat de ma main avant de m’asseoir sur un des bancs en bois afin d’enfiler mes chaussons de danse. Mes pieds sont douloureux mais à un point où finalement, souffrir un peu plus ou un peu moins ne changera rien. Vasilia Ivanovna ne cesse de nous répéter qu’une danseuse qui dont les pieds sont indolores n’est pas une véritable ballerine. A cette pensée, je fronce légèrement mes sourcils, c’est tout de même bien désagréable au bout d’un certain temps. On tapote sur le haut de de ma tête, je lève les yeux pour croiser le regard bleu clair de Loubov, un de mes amies.

« Tu te dépêches ? On va être en retard.
-Oui oui, j’arrive, passe devant ! »

Mon amie hoche de la tête puis part rejoindre le petit groupe d’autres élèves tandis que je termine de lacer mes chaussons de danse. Je me relève, prends une grande inspiration puis me dépêche de rejoindre la salle de danse où tout le monde est déjà là. Je me glisse entre les élèves jusqu’à Loubov et Svetlana qui sont en grande conversation sur ce qu’elles vont faire durant leurs vacances de Noël. Svetlana, dont les yeux noirs sont aussi perçants que ceux d’un fauve, me sourit.

« Et toi, Ada ? Tu rentres chez toi pour Noël ?
-Oui, normalement. Enfin, j’attends toujours que ma mère m’envoie le billet de train pour rentrer…
-Elle ne l’a toujours pas fait ?? Mais c’est dans deux jours ! » S’exclame Loubov.

J’hausse des épaules. Je le sais bien, que c’est bientôt les vacances, mais qu’y puis-je ? Peut-être maman n’a-t-elle pas l’argent nécessaire pour que je puisse rentrer fêter Hanouccah avec eux. Maman ne gagne pas beaucoup d’argent, si j’ai pu rentrer à l’académie de ballet Vanagova, c’est uniquement grâce à une bourse sinon maman aurait été dans l’impossibilité de payer l’école. Svetlana ouvre la bouche pour rajouter quelque chose mais n’en a pas le temps, la porte du studio de danse s’ouvre sur notre professeur à la mine patibulaire. Je n’ai pas le souvenir de l’avoir déjà vu sourire. Pas une fois en deux ans. Et certains, les plus âgés, ne l’ont jamais vue non plus ! Aussitôt, le silence se fait, seuls les pas de Vasilia Ivanovna résonnent sur le parquet, en rythme. Il nous faut nous échauffer, j’écoute les directives de notre professeur avec l’esprit occupé : et si je devais passer mes vacances à l’internat ? Oh je ne serai sûrement pas la seule mais tout de même…

« Ada. »

La voix sèche de Vasilia Ivanovna me fait sursauter, je tourne les yeux vers elle pour la regarder. Etait-elle en train de parler ? D’un geste du doigt, elle me fait signe de passer devant mes camarades ; j’obéis sans un mot, me plante face à l’immense miroir qui tapisse entièrement un mur de la salle et attends.

« Piqué tourné. »

Je n’ai pas besoin de plus, l’ordre est toujours lancé sur le même ton sec et peu agréable. J’inspire, place mes pieds en 5ème position et les pas s’enchaînent. Dégager le pied droit, piquer, ramener le pied gauche au-dessus, tourner et revenir en 4ème position. Je pose mon regard sur Vasilia Ivanovna qui me regarde avec les lèvres pincées.

« La prochaine fois, essaie d’être moins discrète. Lioubov, ton tour. »

Je rejoins ma place derrière mes camarades.

***

Lioubov me serre dans ses bras, suivie de Svetlana, qui, pose ensuite ses mains sur mes épaules pour me regarder dans les yeux.

« Es-tu sûre de ne pas vouloir venir à la maison ? Ca ne dérange pas tu sais ! Me dit-elle très sérieusement.
-Sûre et certaine. Je reste ici, puis comme ça j’aurais tout le temps de faire mes devoirs et de m’entraîner. Partez et profitez de vos vacances. Puis un joyeux Noël à vous !
-Ben bonnes vacances quand même alors. Puis joyeux Hanouka en avance. Ca commence quand ? Demande Lioubov en ramassant son sac sur le sol.
-Demain soir. »

Mes amies acquiescent, m’embrassent à nouveau puis se précipitent en dehors de l’école pour rejoindre leur famille. Je reste seule, triste. Ces vacances ne seront pas amusantes, pas du tout même. Je me retourne, commence à monter les escaliers lorsqu’une voix m’interpelle : 

« Bah alors ?! On ne vient même plus saluer son frère ?!! »

Figée sur les marches, mon souffle se coupe. Serait-ce… ? Non. Cela ne se peut pas voyons ! Jetant un coup d’oeil par-dessus mon épaule, je peux constater qu’un garçon vêtu d’un gros manteau et d’un bonnet me regarde. Des boucles bruns s’échappent de sous son bonnet, il me sourit avec un air légèrement moqueur. Aussitôt, je bondis en bas des escaliers pour me jeter dans les bras de mon frère.

« Meeeeeeeet ! Mais que fais-tu là ?! Maman ne m’a pas dit au téléphone que tu devais venir ! Elle est avec toi ?? Je demande, surexcitée.
-Elle n’est même pas au courant que je suis là. Ni que tu rentres avec moi.
-Hein ? Comment ça ? Mais, et l’argent des billets ?
-T’occupe. Fait-il en ébouriffant mes cheveux. Va faire ton sac, notre train est dans deux heures. Allez hop ! »

Je fronce les sourcils mais ne cherche pas à comprendre. Je suis juste contente de pouvoir rentrer à la maison pendant les vacances, retrouver maman puis Met puis aussi le chat. Je grimpe les escaliers quatre à quatre jusqu’à mon dortoir, récupère ma valise que je remplis un peu n’importe comment avant de refaire le chemin inverse toujours en courant. J’enfile mes bottes, manteau, écharpe, gants et bonnet avant de rentre ma valise à mon frère… Qui se fera un plaisir de la porter ! Je suis impatiente de rejoindre la gare de Saint-Pétersbourg, plus vite nous partirons, plus vite nous serons à la maison !


2006-2010 Lioubertsy  & Moscou ; Russie .

J’ai mal. Tellement mal. Puis je me sens vide aussi. Dans ma main, je tiens le mot laissé par mon frère et que nous avons découvert, maman et moi, en rentrant des courses. Parti. Il est parti. Au début je n’y ai pas cru, j’ai rigolé un peu nerveusement en secouant la tête. Cela me semblait impossible qu’il puisse faire ça, prendre cette décision de nous quitter alors qu’il m’a promis de toujours rester là. De ne jamais m’abandonner. Je me suis précipitée dans sa chambre, j’ai ouvert tous les tiroirs de sa commode : vides. Envolé. Mon frère n’était plus là. Il est parti hier. Je relis sans cesse sa note, qu’avec du recul, je trouve bien hypocrite. Je me redresse sur mon lit, essuie du revers de ma main les quelques larmes qui coulent le long de mes joues puis quitte ma chambre. Maman est là, assise à la table du cuisine, à éplucher des pommes de terre. Elle pleure. Je peux les voir, les sillons d’eau qui glissent sur son visage et qui me brisent le coeur. Maman a enterré un fils, laissé un à autre père et le dernier disparaît pour rejoindre un monde qui, nous le savons toutes deux, est destructeur. Je m’assieds à ses côtés, couteau en main, afin de l’aider dans sa tâche. Elle renifle, me regarde.

« Je me suis souvent demandée ce que j’avais bien pu faire au Ciel pour mériter tout ça. La mort de Maksimilian, devoir laisser Mikhail à ton père et maintenant, mon dernier fils. Je l’ai mal élevé, je n’ai pas été assez stricte avec lui. Heureusement que je t’ai toi, zvyozdotchka. Je sais que tu ne me décevras jamais ! »

Je baisse les yeux pour regarder les pommes de terre. Je peux entendre maman qui se lève, passe ses mains sous l’eau puis vient déposer un baiser sur mes cheveux bruns.

« Je suis tellement fière de toi. Bientôt, je pourrai me vanter d’avoir une fille danseuse au Bolchoï ; qui voyage dans le monde entier et se produit sur les scènes les plus prestigieuses ! » S’émerveille maman tout en récupérant les patates pour les rincer.

J’hausse des épaules avec un vague sourire puis décide de sortir un peu. Je descends les escaliers de l’immeuble, saute les dernières marches et c’est résolue que je m’enfonce dans les rues peu fréquentables du quartier. Je vais le retrouver, moi. Oui, parfaitement. Je vais trouver mon frère, lui hurler dessus, le ramener à la raison et le ramener avec moi à la maison. Je sais où les gens qu’il fréquente traînent, eux doivent savoir où il peut se trouver. Je pousse la porte d’un immeuble défraichis et sales. On peut entendre des pleurs de bébés, des cris de gosses puis des mères qui braillent après leur progéniture. Je déteste cette ambiance. Celle dans laquelle j’ai pourtant grandi. La porte du sous-sol me fait face, j’hésite quelques instants avant de l’ouvrir pour descendre les escaliers. Ils sont trois, ils sursautent lorsque j’approche, me toisent avec curiosité. Je reconnais le plus grand, Stanislav, mais ignore qui sont les deux autres.

« Je… Je cherche mon frère, Metchislav, vous savez où je peux le trouver ? » Je demande, la voix tremblante.

Ils se jettent des coups d’oeil, Stanislav s’approche de moi, je recule.

« Metchislav ? Sa soeur tu dis ? Qui m’dit que t’es pas un quelconque mouchard des flics ?
-Hein ? Mais enfin, on habite le même immeuble ! Je veux juste savoir où est mon frère.
-C’est louche, de trouver une gamine. Pour sûr que c’est les flics qui l’envoient, ils sont assez cons pour faire ça. Ajoute l’un des hommes.
-On déteste les flics. Et tous ceux qui les aident. Mais si t’es gentille, on veut bien te laisser repartir.
-Genti… »

Mon mot reste en suspend ; j’ai compris. J’ai beau n’avoir que quatorze ans, je ne suis pas idiote pour autant. Je fais volte-face pour pouvoir me précipiter dans les escaliers mais Stanislav me bloque le passage. Ses grandes mains m’agrippent les bras, je me débats, donne des coups de pieds en hurlant même si je sais que personne ne viendra. On peut bien me violer, personne ne surgira pour me porter secours, les gens ont peur et les gens s’en fichent. Je le sens, mon jeans qui commence à glisser. Sur le sol, je vois une barre métallique ; je tente le tout pour le tout. Mon genou s’enfonce violemment dans les parties génitales de Stanislav Il me relâche, je tombe sur le sol puis me munis rapidement de la barre métallique. Sans réfléchir, je frappe les deux autres qui n’ont rien vu venir et tandis qu’il se plaignent, je remonte mon jean et déguerpis aussi vite que possible. Dans les rues, je cours à perdre haleine, de peur qu’ils se soient lancés à ma poursuite. Je cours sans voir où je vais ; mes yeux sont remplis de larmes. Maman ne m’entend pas rentrer, je m’enferme dans ma chambre pour m’effondrer sur mon lit, mon visage caché dans l’oreiller. Tout mon corps tremble, est secoué par d’immenses sanglots. Il m’a abandonnée. Il n’est pas mieux que tous les autres. Il est comme Mikhail, comme papa. Je le déteste.


***

« Oh non zvyozdotchka, laisse, je m’en occupe ! »

Maman se précipite vers moi, attrape le carton dont je voulais m’emparer puis repars dans la cuisine avec. Je me laisse tomber sur le canapé avec un soupir. Le début d’une nouvelle vie, a-t-elle dit. Mon regard se pose sur l’attelle à mon genou droit ; un goût amer envahit mon palais alors je détourne les yeux pour tenter d’oublier. Mais comment ? Tout dans ce nouvel appartement me rappelle mon échec, me rappelle que comme le restant de ma famille, je suis une ratée. Tout me souriait, je faisais partie des meilleures élèves de l’école et j’avais réussi cette audition. Grâce à elle, j’allais partir à Londres. Oui, Londres ! On m’offrait une place à l’école Royale de Ballet. Mes professeurs étaient enthousiastes, ne tarissaient pas d’éloges à mon sujet. Puis tout s’est envolé. Parti en fumé. Celle que je croyais être mon amie, par envie, m’a trahie. Lioubov était juste après moi dans la liste, elle aurait pu être choisie à ma place, mais j’étais meilleure qu’elle. Elle était jalouse. Je n’ai pas vu son pied lorsque je descendais les escaliers des dortoirs, je suis tombée. J’ai roulé dans les escaliers, violemment et tout en bas, j’ai ressenti une horrible douleur dans ma jambe droite. J’ai compris. Tous mes espoirs, envolés. Après être sortie de l’hôpital, maman est venue me chercher, a récupéré mes affaires à l’école et a décidé que nous quitterions Lioubertsy. Trop de mauvais souvenirs. Trop douloureux de rester dans cet appartement dans lequel, deux ans plus tôt, Metchislav vivait encore avec nous.

« Tu veux voir quelque chose, Ada ? Un thé ? Du chocolat ? S’empresse de demander maman depuis la cuisine.
-Non merci ! »

Metchislav… Deux ans qu’il est parti. Déjà. J’ai pourtant l’impression que c’était hier, lorsque nous avons découvert son mot. Que j’ai toujours ; il est rangé dans une petite boite qui contient quelques photos ainsi que la paire de chaussons de danse qu’il m’a offert pour mes huit ans. S’il avait été là… Il aurait pu m’aider. Il aurait essayé de me remonter le moral en me donnant à manger. Je suis sûre qu’il serait sorti acheter des varéniki aux pommes de terre et aux champignons avec des oignons frits. Metchislav aurait traité Lioubov de tous les noms ; ça m’aurait faite rire. Puis il m’aurait rassurée, me disant que je trouverai autre chose, que je m’en sortirai et j’aurais eu droit à un câlin. Mais tout ceci n’adviendra pas. Parce que Metchislav n’est plus là. Il ne le sera plus jamais. Tout ça à cause de la drogue. Elle a tout détruit. Elle a pris la vie de mon frère aîné, brisé le mariage des mes parents et m’a pris l’unique frère que j’aimais. Alors ça s’impose à moi. Ma vie, je sais ce que je vais en faire : lutter contre cette saloperie.

2010-2015 Moscou ; Russie - Los Angeles : USA.

Je remets en place mon gilet pare-balles, vérifie que mon arme est chargée puis replace mon oreillette dans mon oreille droite car elle a tendance à glisser. Cette opération, cela fait des mois que je la prépare, que je calcule. Des mois pour rassembler des preuves -bien qu’évidentes-, des mois de collaboration avec la police ukrainienne. Mais enfin, ce moment est venu : celui de mettre mon père et Mikhail derrière les barreaux. Leur QG est dans ce vieil entrepôts dans la périphérie de Minsk ; leurs faits et gestes ont été épiés, leurs conversations écoutées. Ce soir ils seront là, ils doivent procéder à un échange mais ils n’en auront pas le temps parce qu’on leur tombera dessus.  Je lance à un coup d’oeil à mon coéquipier, il est temps d’entrer. Nous pénétrons par une petite porte, au sud du bâtiment. Sans un bruit, nous nous avançons dans la pénombre ; j’entends la voix de mon père, puis celle de mon frère. Elles n’ont pas changé. Peut-être que celle de Mikhail est un peu plus grave mais je ne peux pas me tromper, je le sais. On attend le signal, je retiens mon souffle.

« Police, on ne bouge plus !! » S’exclame mon collègue.

Les hommes se figent, je vois enfin les visages de mon père et mon frère : papa a vieilli, ses cheveux sont devenus un peu gris mais il est toujours aussi grand. Pas aussi grand que Mikhail qui a une carrure impressionnante. Ils tente de s’enfuir, Mikhail est maîtrisé mais papa s’enfuit. Je m’élance à sa poursuite et, n’ai pas tant de mal à le rattraper. Dans sa panique, il se retrouve bloqué dans un cul-de-sac. Mon arme à la main, je le mets en joue au cas où lui viendrait l’idée de me bousculer pour fuir. Ses yeux verts me dévisagent longuement avant qu’une expression de stupeur se peigne sur ses traits.

« Ada ? C’est bien toi Ada ?
-Bonjour papa.
-Oh Ada ! Tu es là ! Si tu savais comme tu m’as manqué ! J’ai bien essayé de te retrouver mais ta mère a toujours refusé que je te vois. J’ai tout fait pour te garder avec moi ; viens donc embrasser ton père. Dit-il en ouvrant les bras.
-Me crois-tu si stupide ? A terre.
-Enfin, tu ne vas pas arrêter ton propre père !
-Je vais me gêner. Maintenant, à terre. De suite. »

Son visage se déforme, la fausse-gentillesse devient de la colère et il se jette sur moi. Il y va de toutes ses forces ; merci, cela me facilite grandement la tâche. Sans grande difficulté, je réussis à le retourner comme une crêpe puis viens poser mon pied droit sur sa gorge. Je souffle sur quelques mèches de mes cheveux.

« J’ai dit, à terre. »

Deux collègues rappliquent, passent les menottes à mon père puis l’emporte. A l’extérieur, je crois mon frère qui me regarde avec un air ahuri avant de comprendre. Lui aussi, est en colère.

« J’te jure que si j’sors, j’te crève !! Tu m’entends ?! Tu pourras bien t’cacher, j’te retrouverai et je te crèverai Ada !! » Vocifère mon frangin avant d’être embarqué dans une voiture.

Je regarde les véhicules qui s’éloignent ; j’ignore si je me sens satisfaite ou pas. Dans le fond, j’ai fait ce que je voulais, mettre hors d’état de nuire mon frère et mon père, de l’autre… De l’autre rien. Leur place est en prison, nulle part ailleurs. Je secoue la tête pour retrouver mes esprits et vais rejoindre ma voiture lorsque mon téléphone sonne. Je retourne les poches de ma veste jusqu’à trouver le portable ; maman. Encore ? Elle n’arrête pas de me téléphoner depuis que je suis partie de Moscou, trois semaines plus tôt.

« Oui ? Fais-je, passablement agacée.
-Ada, j’ai des nouvelles de Metchislav !! Hurle ma mère au téléphone.
-Hein ? Quoi ? Mais, comment ça ?
-Il a été arrêté, il est en prison. »

Mon souffle se coupe. Est-ce un coup du destin ? Tous les hommes Chouchkievitch vont-ils finir derrière des barreaux ? Ce n’est pas plus mal. Pourtant, même si je sais que mon frère mérite cette peine de prison, je ne peux m’empêcher d’être triste… Je coupe court à la conversation, je ne suis pas d’humeur à bavarder, je n’ai qu’une envie : rentrer et dormir.

***


« Voilà votre billet d’avion ainsi que votre visa. Vous partez demain matin à la première heure. 
-Pourquoi moi ?? Je souffle.
-Vous êtes celle qui connait le mieux le dossier puis vous êtes la plus à même de réussir cette mission ; après tout, vous avez bien réussi à mettre derrière les barreaux votre père et votre autre frère. »

Bras croisés contre ma poitrine, dos enfoncé dans le dossier du fauteuil, je fais la moue. Je n’ai pas envie. Pas envie de partir à l’autre bout du monde pour pourchasser mon frère, pas lui. Je ne pense pas que j’aurai la force de l’arrêter… Je repousse les papiers qui sont posés sur le bureau en secouant la tête.

« Trouvez quelqu’un d’autre.
-Hors de question. Je ne vous laisse pas le choix alors vous prenez ces papiers et vous me faites le plaisir de ramener vos fesses dans l’avion demain matin. »

Après avoir lancé un regard noir à mon patron, je finis par récupérer billet d’avion et compagnie avant de partir sans demander mon reste. J’enfile ma veste, glisse les papiers dans mon sac puis déguerpis du poste de police. Je crois avoir une valise à préparer. Une fois à l’intérieur de ma voiture, je sors mon téléphone, allume le quitte main-libre pour pouvoir appeler ma mère. Elle est heureuse, maintenant. Enfin je crois, elle en a l’air en tout cas. Depuis qu’elle s’est remariée, sa vie a considérablement changé ; elle a enfin fait le deuil de son mariage avec mon père et… Je ne connais pas trop mon beau-père, ni même ses enfants. Je ne les vois pas souvent, encore moins depuis qu’ils ont quitté Moscou pour Saint-Pétersbourg. J’y vais pour Hanouka, ou Pessa’h mais c’est tout. Bien sûr on se téléphone mais… Voilà. La voix de ma mère retentit dans l’habitacle.

« Zvyozdotchka ! Tu vas bien ? Tout se passe bien au travail ?
-Salut m’man. Oui ça va et toi ? Je réponds, le regard fixé sur la route.
-Oui oui. Tu as une petite voix, tu es malade ? Demande maman, inquiète.
-Non, juste un peu fatiguée. Ecoute, je voulais juste te prévenir que je devais partir quelques temps aux Etats-Unis ; une enquête, je ne sais pas trop combien de temps ça va me prendre.
-Oh… Oh d’accord ! Tu ne serais pas là pour Pessa’h, cette année ?
-Désolée maman, le boulot, tu comprends !
-Oui bien sûr. Tant que tu me téléphones de temps en temps…
-Promis maman, je te laisse, je suis sur la route. Bisous m’man !
-Bisou zvyozdotchka, je t’aime. »

Et je raccroche. Je suis déjà arrivée ; je rejoins mon appartement et dépose mon sac sur la table de la cuisine. Ma valise termine sur mon lit, je la regarde et réfléchis. J’ignore combien de temps je vais devoir partir, j’ignore si je parviendrai à mener cette mission à bien. Sans trop réfléchir, je balance tout ce qui me passe sous la main.

Bzzzz… Bzzzz…

Le téléphone vibre sur ma table de nuit, je soupire en tendant ma main afin de récupérer l’objet de malheur. Un sms. D’un numéro inconnu. Je fronce mes sourcils, qui peut bien m’envoyer un message aussi tard ? Le sms s’affiche sur l’écran.

Code:
Je te trouverai.

Mon coeur manque un battement, mon souffle se coupe. Pas besoin qu’il signe, pas besoin de préciser qui parle. Je le sais. Comment a-t-il eu mon numéro de téléphone ? En quatrième vitesse, je quitte mon lit pour m’habiller puis, après avoir retiré ma carte sim de mon téléphone, l’explose à l’aide d’une casserole. Partir. Il faut vraiment que je parte. Car si j’ai eu le dessus sur mon père, j’ignore s’il en sera de même sur Mikhail. Et que fait-il déjà dehors ? Il avait écopé pour quinze ans ! Qui l’a laissé sortir ? La valise est balancée dans le coffre, l’avion est dans cinq heures mais je m’en fiche, je veux m’éloigner d’ici. Je fuis un frère pour en retrouver un autre.

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Bonnie A-H. Vermeer
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Emploi : Actress known as the new Lara Croft, fencer.
love out loud : in a fake relationship with her best friend, cuz why not.

Dim 6 Sep - 20:20
Encore bienvenue la plus belle, hâte de te lire .

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love is a laserquest

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Voltaire De La Fresnay
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Date d'inscription : 01/07/2015
Pseudo : _edwrdelric
Célébrité : kit harington
Crédit : timeless (avatar), llittle wolf. (signa), _edwrdelric (crackships)


Emploi : il a longtemps été à la tête d'un réseau de trafic de stupéfiants/ réalisateur de films d'auteur
love out loud : une belle blonde qui lui trotte dans la tête, il est toutefois fiancé à une jolie serbe par intérêt

Dim 6 Sep - 20:24
J'étais obligée de venir ici avec Voltaire encore bienvenue et merci de tenter Ada, d'ailleurs j'adore le deuxième prénom Hâte de lire la suite

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a king under your control
cut cover, take that test. hold courage to your chest. don't wanna wait for you, don't wanna have to lose all that I've compromised to feel another high. I've got to keep it down tonight
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Ada Chouchkievitch
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Crédit : VioletHill.


Emploi : Je fais partie de la brigade des stups. La classe, hein ? Enfin officiellement, je suis prof de danse classique.
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Dim 6 Sep - 20:28
Je vous aime déjà d'amour.

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Benjamin S. Hurley
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Célébrité : Garrett Hedlund
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Emploi : Futurement réalisateur pour le magasine YOLO. Anciennement photo-reporter de guerre, globe-trotter et other.

Lun 7 Sep - 16:14
Bienvenue parmi nous

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Were running right back
Next time, there wont be no next time. I apologize even though I know its lies. I'm tired of the games, I just want her back. I know I'm a liar, If she ever tries to fuckin' leave again. © by anaëlle.
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Invité

Lun 7 Sep - 21:34
Bienvenue sur le forum Jenna
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Isla L. Hamilton
Messages : 1212
Date d'inscription : 13/10/2014
Célébrité : Zooey Deschanel
Crédit : Melaaniee & tumblr


Emploi : Rédactrice en chef de YOLO.
love out loud : Soulmates only exist in the Hallmark aisle of Duane Reade Drugs.

Mar 8 Sep - 15:28
TOI TOI TOI TOI

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« Strike a pose. »
When all else fails and you long to be, something better than you are today. I know a place where you can get away. It's called a dance floor, and here's what it's for. Ladies with an attitude. Fellows that were in the mood. Don't just stand there, let's get to it. Strike a pose, there's nothing to it. ©️ .bizzle
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Voir le profil de l'utilisateur http://youobviouslylackoriginalitymag.tumblr.com/
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Ada Chouchkievitch
Messages : 138
Date d'inscription : 06/09/2015
Pseudo : VioletHill.
Célébrité : Jenna Coleman.
Crédit : VioletHill.


Emploi : Je fais partie de la brigade des stups. La classe, hein ? Enfin officiellement, je suis prof de danse classique.
love out loud : Love is for children.

Mar 8 Sep - 19:54
Merci beaucouuuup !
Ashley elle se souvient pas de mouaaaa !

MOI MOI MOIIII ! ET TOUAAA ! VOUS M'AVEZ MANQUÉÉÉÉ

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Maé J. Appleby
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Pseudo : EVB
Célébrité : Jake Gyllenhaal
Crédit : tearsflight & anaëlle & jjg tumblr

Emploi : Producteur de films, dirige la Appleby Film Company
love out loud : En carton

Mar 8 Sep - 21:10
Super choix de scénario Puis j'aime beaucoup le titre :uhu:

Bienvenue & bonne rédaction

_________________

Flashing lights

We gonna take it to the moon, take it to the stars. We don't know what we could do to make it this far. So many scars, we about to take this whole thing to Mars ©️ signature by anaëlle.
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Voltaire De La Fresnay
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Emploi : il a longtemps été à la tête d'un réseau de trafic de stupéfiants/ réalisateur de films d'auteur
love out loud : une belle blonde qui lui trotte dans la tête, il est toutefois fiancé à une jolie serbe par intérêt

Jeu 10 Sep - 21:07
me voilà
Bon déjà je dois dire que j'adore ta façon d'écrire, ça c'est la première chose. Et le passage où tu décris l'arrestation du père et du frère, j'avais l'impression d'être devant l'épisode d'une série Arrow. Ensuite, je dois dire que tu as parfaitement cerné Ada et l'idée que je me faisais d'elle colle parfaitement avec ce que tu as écris.
Ta fiche est parfaite, tu es parfaite

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Ada Chouchkievitch
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Pseudo : VioletHill.
Célébrité : Jenna Coleman.
Crédit : VioletHill.


Emploi : Je fais partie de la brigade des stups. La classe, hein ? Enfin officiellement, je suis prof de danse classique.
love out loud : Love is for children.

Jeu 10 Sep - 21:10
Awww. :brile: Je suis contente qu'Ada te plaise et jfdgkdhgkjd ! On va trop bien s'amuser & aimons-nous joyeusement avant de faire des rp larmoyants ! :uhu:

Et merci Maé en retard. Arrow

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Sloan H. Bernstein
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Célébrité : Charlotte Free
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love out loud : it's always easy to love me when i'm naked.

Jeu 10 Sep - 21:12
REBIENVENUE À LA MAISON, LA VRAIE CETTE FOIS

v.  Validation


CONGRATULATIONS !

YOU'RE ONE OF US ! Cheers ! Tu as passé l'étape de la présentation, tu nous as annoncé la couleur avec ton personnage et le RP s'ouvre à toi. Cependant, il te reste quelques petites choses à faire, encore.
RECENSER TON AVATAR est la première étape, car il y a une vieille dans le STAFF, sa mémoire lui joue des tours et elle serait capable de t'oublier, shame on her. Bref, mémé n'aura aucune excuse comme ça.
▲ Ensuite, il faut un entourage à ton personnage, à moins que tu aimes la solitude, mais hé, ça serait embêtant pour jouer. Aussi, il te faut faire une FICHE DE LIENS. Ou tu peux lui créer des amis aussi, en allant pondre un ou plusieurs SCÉNARIOS. Sans oublier que tu peux imaginer un LOGEMENT pour que ton personnage ait un toit au-dessus de la tête.
▲ Ah, et tu peux enfin TE LÂCHER DANS LE FLOOD !


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