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You get me like no other - Debbie&D.
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Aaron D. Knight
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Emploi : second guitariste de HPATD ; enchaineur de boulots de merde

Dim 13 Sep - 21:42


Déborah & D.

Il se rappelait très bien comment il avait rencontré la foldingue. Ce n'était pas bien compliqué en même temps. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas passé un si bon Noël. La fête en elle-même n'avait guère de valeur à ses yeux. On lui avait dit que c'était une fête familiale, et faute d'avoir une famille, il s'était vite habitué à faire sans. Les seuls cadeaux qu'il avait étaient ceux qu'il s'offrait en faisant quelques après-midi de vol à l'étalage. Rien de bien convaincant, mais c'était toujours mieux que rien. Le premier vrai cadeau de Noël qu'il s'était offert avait été une nouvelle guitare, mais il n'avait pas vraiment attendu le vingt-cinq décembre pour en profiter. Il n'était pas du genre à attendre quand ça ne servait rien. Le premier vrai cadeau qu'il avait eu, sans avoir à se l'offrir avait du être cette année à Los Angeles, quand les autres abrutis du groupe avaient décidé de faire un Secret Santa. Ce n'était pas comme si le cadeau lui était réellement destiné puisqu'il l'avait pioché au hasard, mais ça lui avait quand même fait plaisir. Ça lui avait quand même fait entrevoir le côté sympa de Noël. Et la soirée chez les Monaghan n'avait qu'ajouté au "charme de Noël" comme certains l'appellent. Pourquoi Deklan avait pensé à l'amener lui, c'était une bonne question. Il avait estimé que c'était sur le concept du dîner de con, et qu'il fallait la personne la plus à même de leur faire honte. Ou bien était-ce juste qu'il était le seul ami de Dek' qui n'ai pas de plan pour la soirée. Et c'était à cette occasion qu'il avait rencontré la foldingue. Avec son sourire détonnant, ses yeux perçants, son sens de la répartie bien trop aiguisé, sa poitrine affolante, et sa façon de le renvoyer dans les clous quand il avait eu l'audace de la siffler. Il avait accompagné Deklan pour le début de soirée dans ses délires de rockeur torturé qui fait tomber les filles, parce qu'il était le meilleur wingman imaginable. Il avait approuvé en silence toutes les conneries que son ami pouvait raconter pour faire tomber les filles et surtout pour emmerder sa mère. Il n'avait pas pu s'empêcher de sourire avec son air de tordu pendant tout le repas face aux remarques plus déplacées les unes que les autres que pouvaient sortir les terreurs qui l'avaient amené dans cette maison. Il avait affiché un air calme en sortant de table, comme pour affirmer que tout c'était bien passé pendant le repas, que personne n'avait franchis d'étranges limites. Même si son air calme était surement déjà entaché par quelques verres de vins. Il avait encore suivit Deklan qui tentait de se mettre à dos sa mère de façon plus ou moins compréhensible par D. qui suivait tout de même sagement le mouvement. Il n'était qu'invité après tout, il n'allait pas critiquer le comportement de son hôte. Même si Deklan n'était pas réellement l'hôte. Son air calme n'était pas la seule chose entachée par quelques verres de vin et il ne fallait pas espérer obtenir de lui un raisonnement très logique.
Et puis ils avaient tout de même fini la soirée tous les quatre, la fratrie Monaghan, Deborah, et lui, assis sur le sol du salon, à boire et à raconter des conneries. Enfin à écouter des conneries et rire pour ce qui était de D., même la magie de Noël ne pouvait venir à bout de son vœu de silence.

Quand il y pensait maintenant, il se demandait d'ailleurs si ce n'était pas là le plan de Deklan. Le ramener en soirée et espérer qu'il oublie son vœu de silence, parce que Noël. Cela aurait été bien naïf, mais après tout, ça ne lui avait pas coûté grand chose de le tenter. Si ce n'est la sanité d'esprit de sa mère. Et ce n'était de toute évidence pas un détail dont lui ou sa frangine se préoccupait énormément. Si ce n'était pour la rendre folle le plus vite possible. Ah, faites des gosses qu'ils disaient. Mais il n'était pas franchement le mieux placé pour noter les imperfections de la famille Monaghan quand il avait fuit ses parents avant même d'être en âge d'acheter de l'alcool. Et il n'était de toute façon pas vraiment du genre à critiquer, juste à observer en se marrant comme un con. Parce qu'il se marrait toujours comme un con. N'était-ce pas là la meilleure façon de s'exprimer quand on a décidé de ne plus parler? Mais ne plus parler ne l'empêchait pas de faire des soirées. Ne plus parler ne l'empêchait pas de se lier d'amitié avec certaines personnes. Déjà parce qu'il était naturellement charmant et qu'on l'aimait rien qu'en le voyant, mais surtout parce que les sms. La technologie, les téléphones, tout ça... Et bien c'était bien pratique. Pour communiquer avec les autres, sans lâcher un mot, sans ouvrir la bouche. Il ne trichait pas cependant. Il ne se trimballait pas avec un carnet sur lui pour écrire ce qu'il voulait dire. Ce n'était pas le but. Ce n'était pas pour s'exprimer en écrivant qu'il avait décidé de ne plus parler. C'était pour arrêter de s'exprimer quand il était avec d'autres personnes. Mais les sms, la technologie, il n'avait pas encore exclut ça de sa vie. Pas encore. Et probablement qu'il ne le ferait jamais. Il écoutait déjà bien assez les autres comme ça, et son psy lui avait quand même fait noter que sa décision était un peu radicale. Même s'il n'avait pas osé dire un peu "trop" radicale, D. avait bien senti qu'il ne lui donnait plus de conseil sans les avoir bien pesés. Comme s'il risquait de surinterpréter chacune de ses paroles. Et c'était, de l'avis du patient qu'il était, très amusant.

Et il avait donc gardé contact avec Deborah après cette soirée. Parce qu'elle lui avait fait un effet fou et qu'elle était du genre tarée, comme il aimait. Nul doute qu'elle aurait réussi à rendre Madame Monaghan folle si on les avait laissées toutes les deux dans la même pièce pendant une journée. Mais personne n'avait eu l'idée de tenter l'expérience. Par peur de l'état dans lequel Deborah elle-même serait ressortie de cette pièce. Et personne n'avait été enfermé nulle part. Ils s'étaient juste échangés quelques messages. Pas trop. Parce que aucun d'entre eux n'était du genre à étaler leur vie à travers leurs sms, et que deux seulement suffisaient pour proposer une sortie et l'accepter.

Et c'était comme ça qu'il s'était retrouvé à attendre devant cette maison d'un inconnu quelconque. Ou peut-être de quelqu'un qu'il connaissait. Ce n'était pas totalement impossible. Mais il n'était jamais venu dans ce putain d'appartement joliment coincé entre la plage et la marina. Et il ne se rappelait pas avoir des potes de ce genre là. Il n'imaginait pas non plus que Deborah fréquente les hautes sphères, mais après tout, il ne la connaissait pas depuis si longtemps que ça. Ils avaient juste fait quelques soirées ensemble. Quelques soirées où elle avait fini par parler à sa place quand les autres étaient trop demeurés pour déchiffrer ses expressions. Et la facilité qu'elle avait à interpréter les nuances de son visage lui faisait se dire que, décidément, les autres ne faisaient aucun effort. Ou bien était-ce juste la foldingue qui pensait trop comme lui. Pour un peu, il la plaindrait. Mais qu'elle ait l'habitude ou non de fréquenter ce genre d'endroit qui paraissait un peu trop riche aux yeux de D., on ne disait pas non à ce genre de soirée. Déjà parce qu'en ramenant un minimum d'alcool, on était sûr d'en boire beaucoup. Et aussi parce que pouvoir s'enfuir sur la plage au milieu de la soirée quand la température était bonne, personne ne pouvait réclamer plus. Alors il attendait sagement Deborah devant l'immeuble, parce qu'il ne pouvait décemment pas s'incruster seul à cette soirée sans avoir à décrocher un mot. Deborah était son passe-partout, et elle s'était proposée d'elle-même pour le rôle.
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