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Tu as quelque chose à me dire ? [ft Benjamin]
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Solveig D. Bernstein
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Sam 31 Oct - 12:55
Tu as quelque chose à me dire ? × ft. Benjamin & Solveig
"Willkommen bei Los Angeles", c'est là que j'ai pu me démarquer de mes collègues. Le Getty center allait abriter pour quelques mois une exposition sur la peinture du XVIIIe siècle dans les pays germaniques, ce qui inclut l'Autriche. Ayant vécu là-bas pendant 11 ans, parlant la langue et connaissant plutôt bien la peinture de ces pays, j'étais faite pour travailler sur cette exposition. Bien que cela ne faisait pas longtemps que j'avais intégré le personnel du musée, on m'a proposé une place dans l'équipe participant à la mise en place de cette exposition, enfin quelque chose de positif depuis mon arrivée à Los Angeles. Il m'avait promis que cette fois c'était la bonne solution et qu'il allait changer, je voulais le croire donc j'ai accepté de laisser Charleston et mes parents. Depuis son réveil, Benjamin n'a plus été le même, il s'est transformé en quelqu'un que je connaissais plus. J'avais eu beau faire tout pour l'aider mais c'était comme si rien ne fonctionnait ou qu'il ne voulait pas aller mieux, à force je m'épuisais et n'avait plus aucune envie de sauver notre couple. On s'était fiancé pour Diane, pour lui faire plaisir et espérant qu'elle aille mieux mais après sa mort, après l'accident de Ben, plus rien n'était pareil.  Je sors de mes rêveries par un touriste qui me demande où se trouve la salle des sculptures, c'était des touristes asiatiques, certainement japonais. Leur appareil photos dernier cri à la main et l'ipod prêté à l'entrée qui explique la plupart des œuvres du musée.

Lors de la pause, je sortis dehors et tirai une cigarette de mon paquet. Je n'étais pas une grande fumeuse, au contraire dès que je n'en sentais pas le besoin, le paquet ne sortait pas de mon sac. Mais en ce moment, entre le boulot et Ben, j'avais besoin d'un échappatoire et de quelque chose pour réduire mon stress.  Je contemplai la fontaine où les touristes s'arrêtaient pour faire une pause ou prendre une photo du jardin, ce que j'aimais ici était la diversité des nationalités présentes dans le personnel du musée mais aussi dans les touristes, une chance pour parler plusieurs langues et en apprendre plusieurs. Un stagiaire m'avait rejoins, il semblait perdu devant l'immensité du complexe et ne savait pas comment on pouvait gérer tout ça, de ce qu'il m'a dit il était là pour un stage obligatoire au lycée et parce que sa tante travaillait ici. Après avoir fini ma cigarette, je retourne à l'intérieur et me rend dans une des salles de réunions. Il fallait prévoir l'emplacement de l'exposition, celle des tableaux et le temps que cela va durer et son coût. La réunion s'est terminée vers 18h30, le temps d'aller dans les vestiaires prendre mes affaires, parler un peu et rejoindre ma voiture il était 19h. Benjamin n'avait certainement pas prévu pour ce soir, comme d'habitude et il n'y avait plus rien dans le frigo. Sur le chemin du retour, je passais devant le chinois où on commandait souvent ; problème réglé. Je me garais sur le parking du restaurant, à l'intérieur une file de personnes attendaient. C'est fou le nombre de personne n'ayant pas le courage de se faire à manger, dont j'en fais en quelque sorte parti. Devant moi, un couple se tenant la main follement amoureux, cela ne devait pas faire longtemps qu'ils étaient ensemble, tout leur semblait encore idyllique et parfait. Dans un sens je les enviais, ne se souciait de rien et vivre son amour avec l'élu de notre cœur, c'est ce qui devait encore nous arriver mais le destin en a décidé autrement. Je les enviais mais ils me donnaient aussi envie de vomir, toutes ces niaiseries qu'ont te fout au visage alors que ton couple n'est pas des plus stables.  

De retour à la maison, je pose le sachet sur la table de la cuisine, déboutonne mon chemisier et le sort de ma jupe pour laisser apparaître un top blanc.  Comme d'habitude, pas mal de truc trainait sur le sol et la table, je commençais à ranger quand Benjamin fit son entrée dans la cuisine. Toujours avec son allure décontractée, comme s'il ne se souciait pas de ce qu'il y avait à faire dans la maison. Prenant sur moi, je l'embrassais rapidement avant de retourner préparer la table. "Comment s'est passée ta journée ?", je déballais les plats et mettais la table pendant qu'il me regardait faire. "J'ai pris du chinois, j'espère que ça te va", en réalité je n'avais aucune autre idée et un manque d'envie de faire les courses. Au moins là, tout était prêt et il n'y avait plus rien à faire à part manger.
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Benjamin S. Hurley
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Lun 2 Nov - 15:55

Solveig & Benjamin
Les mois avaient passé à une vitesse effarante depuis qu'ils avaient emménagés à Los Angeles. Si au départ Benjamin avait cru bon de changer d'air, il s'avérait que tout était encore trop compliqué, même à des kilomètres de Charleston. Los Angeles était sans nul doute une ville surprenante, grandiose pour certain, mais pour le Hrley, elle était surtout dangereuse. Pourtant, il avait mit tant d'espoirs dans ce nouveau départ. Il avait quitté cette ville qui l'avait vu grandir, ces grands espaces digne de la caroline du sud, cette maison d'enfance qu'il avait mis de côté pour d'autre projets, tout ça... Et il s'était retrouvé ici, dans la cité des anges, à vivre dans une petite maison de banlieue. C'était sans doute ça le problème, Benjamin n'était pas un bon citadin, il ne l'avait jamais été. Depuis tout gosse, il était friand d'aventure, d'évasion, de sensations fortes. Il était aventurier, à l'assaut des grands espaces, des terres désertées, des océans... Là, en regardant son petit balconnet à peine assez haut pour tenter le saut, sa petite terrasse trop parfaite, il suffoquait. Pourtant, il avait voulu cette vie à un moment, pour elle, surtout pour elle. Il avait abandonné ses rêves de grands départs pour retourner à une vie simple, une vie où elle serait présente, où ils seraient heureux. Benjamin fixa la petite boite en plastique devant lui. Innocente, pourtant, mais rempli d'un péché qui finirait par le conduire à sa perte, dans le fond il le savait. A l'intérieur, des petites pilules toutes aussi inoffensives qui attendaient sagement leur délivrance. Ces merdes l'avaient bouffées. Et il se sentait misérable de le comprendre. Ces gellules qui étaient sensés l'aider avait fini par le dévorer de l'intérieur. Il étouffait. 

Et comme à chaque fois que cette sensation de pression dans sa poitrine arrivait, il foutait le camps. Il errait au hasard des rues qu'il finissait par connaître par cœur. Il avançait en regardant droit devant, s'attardant de ci ou là quand quelque chose attirait son attention. Son portable vibra au fond de sa poche. En le récupérant, il lut un nom, celui de Sloan, il coupa l'appel et éteint son portable. Etait-il aussi con ? De tout rater ? De tout faire capoter après avoir tenter de tout réparer ? Il détestait ce téléphone, il détestait cette technologie, il se détestait. Il aurait aimé en parler à Amandla ou Erika, mais s'entendre dire quel con il était n'était pas vraiment un truc sympa à encaisser. Il préféra se rendre sur la plage et regarder dériver les rouleaux. Il avait dû rester là des heures parce qu'il fini par prendre conscience que la luminosité avait baissée. Il plaça son appareil devant lui, photographia l'instant. Même en faisant ça, il ne ressentait plus les frissons du début. Sa passion elle-même avait fini par s'évaporer. Il se détesta une fois de plus, enfonça rageusement ses pieds nus dans le sable, désirant prendre une dose, quelque chose.  

Devant la maison, il apperçut Solveig déposer son sac, s'évertuer à donner un semblant d'ordre dans cette maison. Benjamin aimait le bazar, le désordre, il s'animait dans ce brouillon que Solveig finissait par haïr. Il la laissait faire, il faisait semblant de ne pas entendre ses soupirs, de ne pas voir ses yeux levés au ciel. Benjamin faisait énormément semblant lorsqu'il s'agissait de fuir sa fiancée. Il passa par la terrasse, ne voulant pas se faire voir, comme un enfant prit en faute. Et en faute, il l'était tout le temps, constamment. Il monta à l'étage, s'enferma dans sa petite pièce, son sanctuaire. Il y entreposait tout ce qui était à lui, ses appareils photos, ses instruments de musiques, ses livres. Solveig n'y entrait pas, respectant cet endroit qu'elle lui savait important. Et de tout façon, elle aurait sûrement hurler devant le fouillis que c'était. Le reste de la maison était impeccable, à l'image de la Bernstein. Elle faisait de son mieux pour que tout roule, pour que leur couple fonctionne quand lui faisait tout s'écrouler derrière son dos. Il se détestait.  Encore et encore. Benjamin se décida enfin à descendre. Il ne pouvait pas se cacher indéfiniment dans cette pièce, il allait bien devoir l'affronter, affronter sa connerie, le regard qu'elle lui renvoyait. Il traina le pas puis entra dans la cuisine, s'adossant à la porte tandis que Solveig mettait la table. « Comment s'est passée ta journée ? », lui demanda-t-elle gentiment, avec ce ton qu'il savait mesuré. Il la connaissait assez pour savoir qu'elle aurait voulu dire plus, lui rappeler qu'elle aurait aimé un coup de main, qu'un peu de ménage aurait été le bienvenue, mais elle se tut. Et il ne savait pas s'il avait envie de hurler pour ça. « Bien. » Et il n'en dirait pas plus. Quoi dire de toute façon ? Qu'il n'avait rien fait de plus qu'hier ? Qu'il s'enfonçait un peu plus chaque jour dans sa connerie ? Non, valait mieux pas même s'il crevait d'envie de tout cracher. « Et toi ? », demanda-t-il, se rappelant quelle genre de phrase il est important de dire dans un couple. Il n'avait pas le sens pratique de la vie de couple, mais il cherchait tout de même à faire des efforts. Enfin il essayait. « J'ai pris du chinois, j'espère que ça te va ». Il ascquiesca. Il n'allait pas lui dire non, il la fermait, c'est tout. Il la regarda faire. Elle était magnifique, gracieuse, elle était prévenante, cherchait une fois de plus à paraître normale. Il finissait par ne plus supporter, il lui en voulait d'être parfaite, de faire l'autruche devant leur situation. Il allait hurler.  
AVENGEDINCHAINS

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Solveig D. Bernstein
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Sam 7 Nov - 22:05
Tu as quelque chose à me dire ? × ft. Benjamin & Solveig
Je détestais cette maison, je détestais ce quartier et cette ville. On l'a choisi rapidement sans prendre en compte nos critères, on l'a pris car elle était dans un quartier actif qui était sensible de plaire à Benjamin. Avec le temps, je me rends compte qu'elle ne lui plaît pas tant que ça ou qu'il s'en fout royalement de où on vit, du moment qu'il a sa pièce pour s'exiler. J'avais fait l'impasse pour avoir mon bureau, je pouvais très bien travailler dans la salle à manger et on n'allait pas rester indéfiniment dans cette maison. Même si ce n'était pas l'idéal, je me disais que cela était temporaire. J'avais planifié d'en trouver une nouvelle quand la situation serait devenue un peu près comme avant, ou alors après une séparation. Je ne voulais pas en arriver là, je l'aimais vraiment pour ne pas le quitter mais j'en avais marre de ses fausses promesses qu'il me disait. Je faisais beaucoup pour qu'il aille mieux mais aucun progrès, peut être que je m'y prenais mal ou que j'en faisais pas assez, comment le savoir quand il ne parle presque pas. J'avais besoin de parler, mais à qui ? Certainement pas à Parker, on ne peut pas se voir tous les deux et ça n'a jamais été le grand amour, puis je n'ai plus aucune nouvelle de lui. Et je n'avais aucun ami dans cette nouvelle ville, il y avait bien mes collègues mais je ne les connaissais pas assez pour leur parler de mes problèmes de couple. Encore une fois, je gardais tout pour moi et je sentais que je touchais une nouvelle fois la zone de non-retour.

Un des plats commençaient à refroidir, je le mettais au micro-onde avant de reprendre la préparation de la table pendant qu'il était en train de me regarder. "Bien", je ne pouvais pas m'attendre à plus de sa part, il ne me dirait pas ce qu'il a fait de la journée, rien. A force, j'y ai pris l'habitude et je n'essaye plus de lui extirper les verres du nez pour connaître sa journée. "Je vais m'occuper d'une exposition, enfin je fais partie de l'équipe mais quand même", dis-je pendant qu'un léger sourire se dessinait sur mes lèvres. Une grande première, je n'avais jamais participé à l'élaboration d'une telle exposition, on me donnait toujours des expositions sans grande importance comme je n'avais pas encore d'expérience pour gérer d'une main de maître, ou alors j'étais celle qui faisait les choses les moins intéressantes. Mais voilà, je ne pouvais pas partager mon enthousiasme avec lui, il était comme dans son monde et ne semblait s'intéresser à rien. Les plats enfin chaud, je m'étais assise et commençait à déguster mes nems. Et on mangeait dans le silence, un de ces silences qui devient pesant et gênant, vous savez celui qui s'installe au bout de plusieurs décennies de mariage ou quand on a plus rien à dire à la personne en face de nous.
Je regardais ce capharnaüm qui régnait dans la pièce, il y avait encore la maison à ranger et nettoyer plus la montagne de travail qui m'attendait avec l'exposition. Je ne savais pas comment j'allais gérer les deux sans aide de sa part, après tout j'ai réussi jusqu'aujourd'hui alors je vais pouvoir y arriver. "On devrait engager une femme de ménage, bien sûr je préciserais qu'elle n'entre pas dans ta pièce", dis-je sans même avoir réfléchi à la question. Certainement la vue de ce foutoir m'avait fait sortir ça. Penser que quelqu'un faisait le ménage à ma place, avant l'idée ne me serait pas venue, je préférais le faire moi-même mais maintenant un coup de main serait le bienvenue.

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