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Pretty fucked up | Skyler & Isaac
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Alan R. Wzyciski
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Ven 21 Nov - 23:24

Au début, ils marchaient plutôt droit. Et puis ils ont commencés à s’enfiler les cannettes qu’ils avaient récupérés en sortant de boîte, comme si c’était pas suffisant. Titubants l’un contre l’autre, ils étaient bras dessus, bras dessous sans vraiment avoir d’intention derrière, complètement bourrés l’un comme l’autre, Alan ne se souvenait pas de son prénom, et même s’il avait été sobre, il ne l’aurait pas retenu, c’était pas un truc qui durerait plus longtemps que la soirée. Pour une fois, c’était un peu lui qui était aux commandes du bazar, puisqu’il avait décidé de rentrer dans son appartement à lui, avec celui qu’on appellera Machin. Machin, c’était un jeune homme d’à peu près le même âge qu’Alan, peut-être un peu plus vieux d’un ou deux ans, et il était plutôt agréable à regarder. Alan avait décrété que si c’était beau en surface, ça devait l’être aussi en profondeur, et c’est donc au détour de quelques verres, puis quelques bières sur le chemin, qu’ils s’abordèrent l’un et l’autre. S’aborder, c’est vite dit. Alan n’a jamais été du genre à faire dans la finesse, et quand il s’était approché du jeune homme pour l’aborder d’un très élégant « J’te baise. » déjà complètement ivre, croyez-le ou non, ça avait fonctionné. On aurait pu penser au début que Machin allait vicieusement profiter de l’ivresse d’Alan, puisqu’il était bien moins attaqué par la bouteille que le plus jeune des deux, mais finalement, le charme d’Alan avait suffi pour qu’il se mette à continuer de boire. Et finalement, c’est tout aussi bourré l’un que l’autre qu’ils arrivèrent devant la porte d’entrée du domicile d’Alan.

Ivre comme il était, ouvrir la porte était une affaire bien difficile, c’est après une bonne dizaine de tentative qu’il avait réussi à l’ouvrir en riant comme un abruti, il avait d’ailleurs manqué de s’écraser à terre, parce qu’il n’avait pas directement percuté que la porte s’était ouverte. Et toujours accroché au bras de Machin, Alan avait failli l’emporter avec lui par terre, au final ils s’étaient simplement bousculés l’un contre l’autre. Se lâchant les bras pour passer chacun leur tour au travers de la porte, Alan s’était retourné en souriant comme un idiot en regardant Machin. La porte ? Ils l’avaient oublié et donc pas refermée. Alan avait trainé Machin vers l’escalier en colimaçon, mais le problème avec ces machins-là c’est que pour les grimper, c’est déjà difficile en temps normal, mais quand on est ivres, c’est pire. On rate quelques marches, on manque de les monter à quatre pattes, et puis on arrive finalement en haut, en riant comme un abruti content de lui-même. Alan est en haut, c’est déjà ça, c’est pathétique à regarder, mais ça y est. Machin arrive à son tour, avec ironiquement moins de mal. Et sans vraiment trop savoir où aller, il se laisse guider par Alan qui l’emporte par la taille et le fait suivre avec lui. Marcher à reculons lorsqu’on est ivre, ce n’est pas non plus une partie de plaisir, et pourtant, Alan ne se débrouillait pas trop mal. Le bout des doigts glissés entre la ceinture et le pantalon de Machin, ils avancent-reculent vers un canapé. Ça rit timidement, mais ça ne se prive pas pour embrasser quelques portions de la nuque de l’un et l’autre. Machin, c’est un garçon très tactile et quand bien même il se laisse guider par Alan, il ne se fait pas priver pour prendre ‘les choses’ en main. Et ça, ça fait bien rire Alan, et il ne faut pas se mentir, ça ne le gêne pas du tout.

S’asseoir gentiment et calmement, c’est pour les faibles. Alors, Alan se laisse tomber dessus et est rapidement rejoint par Machin qui lui grimpe dessus. Sauf que voilà, c’est Alan qui veut commander, alors marmonnant quelque chose d’incompréhensible dans sa bouche de mec bourré, il se penche en avant et arrache la chemise de machin d’un coup sec de chaque côté. Et là, le drame. C’est laid. Ce qu’Alan voit ne lui plaît pas du tout. Que faire ? Le tact c’est important dans une relation qui démarre, fut-elle simplement animée par un désir charnel. Rire aux éclats ? Se prendre un fou rire ? Ouais, ça semble être la chose la plus saine et aimable à faire. Alan rit sans pouvoir s’arrêter, c’est ridicule à regarder, le début d’intérêt qu’il avait s’adoucit et se ramolli très vite. Si bien que Machin se braque et recule rapidement, jusqu’à s’éloigner du canapé, lui aussi dégoûté, sûrement insulté aussi. « Non… Mais non, faut pas partir ! » Peine à prononcer Alan entre ses rires de plus en plus forts. Difficilement, parce qu’il est toujours ivre, même s’il commence lentement très lentement à décuver, il se redresse en glissant de sa main appuyée contre l’accoudoir du canapé, avant de se relever. « C’pas… C’pas de ma faute ! » Se met-il à justifier en riant de plus belle, agitant une main dirigée vers la chemise ouverte de Machin, non décidément, c’est trop ridicule pour lui. Cette silhouette presque squelettique, des poils qui se barrent dans tous les sens entre le bas du ventre et le haut du torse ; c’est un désastre esthétique. Mais il est bien le seul à rire, Machin est vexé, les bras croisés il fixe Alan d’un air dégoûté, on devinerait presque des larmes dans le coin de ses pupilles, et quand bien même, ça ne fait pas cesser les rires de plus en plus violents d’Alan. C’est devenu trop gênant, Machin encore plus braqué fini par en avoir assez « Va te faire foutre, connard. » Grogne-t-il en se ruant vers l’escalier pour partir.

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Dim 23 Nov - 12:27

Après maintes supplications, Skyler avait acceptée de sortir avec une de ses collègues du boulot. Andréa n'allait pas bien du tout car elle venait de se faire larguer, et elle voulait se changer les idées. Mais pas toute seule. Comme Skyler était un peu en manque de sortie en ce moment, elle avait dit oui. Les deux femmes avaient écumé plusieurs bars avant d'atterrir dans celui où la Moore était actuellement. Peu de temps avait été nécessaire à Andréa pour se trouver un compagnon de soirée avec qui... elle avait tout simplement disparue. Skyler se retrouvait donc toute seule – ou plutôt entourées de cinq hommes – accoudée au bar, cinq shooter remplis de vodka caramel posés devant elle. Tous étaient entrain de frapper sur le bar en scandant son prénom. La blonde, complètement bourrée, demanda une dernière si elle devait vraiment boire tout ça, et face aux réactions unanime elle vida les verres un à un à une vitesse impressionnante. « YEAH »

La jeune femme avait chaud, très chaud. L'alcool lui faisait tourner la tête et un grand sourire étirait ses lèvres. Elle riait à n'importe quoi et sans même comprendre ce qu'on lui disait. Étouffant, elle s'éclipsa pour sortir du bar. L'air frais lui fit du bien. Elle avait cependant envie de retourner boire plusieurs verres avant de danser tout le reste de la nuit. Mais le fait qu'Andréa soit partie l'incita plutôt à prendre un taxi. Skyler s'étala lamentablement sur la banquette et donna son adresse entre deux éclats de rire. Arrivée chez elle, elle passa au moins dix minutes à ouvrir la porte d'entrée. Quand elle y arriva, elle ne prit même pas la peine de la fermer, et monta les escaliers en riant toute seule, réussissant à se traîner jusqu'au canapé, dans lequel elle s'affala comme une otarie saoûle.

Comme elle n'avait plus du tout la notion du temps, elle aurait été incapable de dire si une heure avait passée, ou deux, ou simplement dix minutes. Mais elle entendit des pas et des voix, et passa une toute petite partie de sa tête par-dessus le canapé pour voir ce qu'il se passait. Alan entra dans la pièce et un autre homme le suivait. Ils titubèrent jusqu'à l'autre canapé, juste à côté de Skyler, qui essaya tant bien que mal de se cacher en s'enfonçant entre les coussins, et tentant de contenir le fou rire qui la gagnait. Ils s'allongèrent sur le canapé – ou plutôt Alan poussa le mec qu'il avait ramené et lui tomba dessus – et commencèrent à... Skyler se cacha les yeux et voulu fuir. Sauf qu'un fou rire le retint et elle émergea de derrière les coussins du canapé. Son plan cul, vexé qu'Alan parte en fou rire, s'éloigna. La blonde, qui essaya de s'éclipser, tomba bruyamment du canapé et fit tomber un vase par terre. S'ensuivit une seconde de silence avant qu'Alan ne se mette à rire de plus belle et que la Moore le rejoigne. Son rire s'accentua quand,  à son tour, elle posa ses yeux sur le torse de l'ex plan cul d'un soir de Zizi.

« Mon dieu c'... c'est im... immonde » hoqueta la jeune femme entre deux éclats de rire. Impossible de se retenir, elle se tordait dans tous les sens sur le tapis, tenant son ventre entre ses mains. Là, elle faisait travailler ses abdominaux, c'était clair. Elle entrevit vaguement l'homme quitter l'appartement en furie, tandis qu'Alan et elle continuait de pouffer comme deux dindes en se roulant partout.
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Lun 24 Nov - 17:07

La solitude. Ce gouffre qui nous avale tous et qui pourtant, reste toujours vide. Avide. Il est imperceptible, il s'immisce dans chaque pore de votre être, jusqu'à ronger chaque parcelle d'espoir. Chaque silence devient insupportable. Chaque caresse devient dépendance. Alors il devient indispensable de s'accrocher à quelque chose, ou dans le cas échéant, à quelqu'un, pour éviter de sombrer dans les profondeurs de l'isolement. C'est la quête viscérale de l'être humain, incapable de vivre avec lui-même. Incapable d'être seul, s'abreuvant de la solitude de l'autre. Il s'y accroche, comme un parasite, siphonne l'autre au point d'en laisser qu'une carcasse vide. Nous ne sommes que des accidents, des collisions qui n'attendent ce que point d'impact, pour se sentir vivant. Je me plaisais toujours à observer le comportement de mes congénères, tous plus assoiffés de chair, de caresses, toujours plus gourmands, mais incapable d'assouvir cette envie. J'avais tout perdu. Absolument tout. Je n'étais que fantôme errant, à la recherche de ce parfum révolu, d'un sourire onirique. Des souvenirs. Voilà tout ce qu'il me restait d'elle. D'elles. Que de bribes de souvenirs, embrumés par l'alcool, par un brouillard épais. Qu'étais-je devenu ? Qu'avais-je laissé derrière moi sinon tristesse et désolation ? J'étais devenu le squelette de ses nuits blanches, celles où l'errance se stoppait, l'espace de quelques heures, alors qu'entre des couvertures salies, je crachais mon venin entre les jambes d'une déesse déchue. Je n'étais que cette ombre qui planait encore, lorsque la nuit tombe. Je n'étais plus rien. Je n'avais plus aucune raison de vivre sinon celle de me détruire jusqu'à l'épuisement. J'étais parfaitement lucide, en cet instant, debout devant le corps endormi de mon amante. Nu, devant toute la solitude du monde. J'attrape mon caleçon, que j'enfile nonchalamment, alors que la belle se réveille doucement. Elle sourit, elle idéalise ce moment... Juste un instant. Parce qu'elle sait que je vais partir. Au fond d'elle, elle sait pertinemment que je ne suis qu'un passager. Que je ne suis que l'objet éphémère qui assouvit son besoin intrinsèque d'être aimé. Je finis par lui rendre un mince sourire, allumant ma clope, seule lumière au bout du tunnel. « Tu peux revenir te coucher, si tu veux. » J'arque un sourcil, septique à sa proposition. Depuis Anna, je n'avais cherché qu'à assouvir mes pulsions, refusant à mes amantes la porte à mon âme. J'avais tellement souffert, je m'étais tellement déchiré pour la femme de ma vie que je m'étais promis de ne plus jamais les laisser s'inciser en moi. Quitte à les blesser, les détruire, les torturer. Leurs sentiments n'avaient d'égal qu'une chaussette sale que l'on jetait par paresse. J'observai la fille sans nom. La fille facile au visage facétieux et fatigué. Cigarette aux coins de mes lèvres, je finis par reprendre les déchets qu'étaient mes vêtements, enfilant en silence mes habits de connard. « Tu sais quoi, j'vais aller prendre un verre. » Dis-je, impassible, alors que je sentais le regard de la belle me fusiller le dos. « C'est toujours comme ça Isaac, tu viens, tu me baises et tu te sauves, j'en ai un peu marre. » Je finis par m'asseoir sur le coin du lit, enfilant mes chaussures vieillies. Je la trouvais d'une naïveté, ça en était presque triste. Je finis par lui tendre la cigarette alors que mes mains étaient occupées à nouer mes lacets. « Tu as appelé, je te signale. » Elle soupire. C'est comme ça à chaque fois. Elle le sait. Je le sais. L'univers entier le sait. Quand tu fréquentes quelqu'un pendant un moment, tu finis toujours par attendre plus de l'autre. Tu finis toujours par en vouloir un peu plus, toujours un peu plus, jusqu'au point de non-retour. « Tu me files un peu d'herbe, dis ? » Demandais-je, alors que je m'apprêtais à quitter son antre. Elle reste silencieuse, fumant nonchalamment le reste de ma cigarette. Son silence me marque au fer rouge, alors que j'enfile la dernière pièce de mon habit, un vieux veston de cuir délabré. « Putain, tu fais chier quand tu veux toi... » Lui sifflais-je entre mes lèvres, alors que je quittais la chambre de la belle à la recherche d'un verre pour apaiser mon agonie constante.

C'était cet instant que j'appréciais le plus. Celui où, la nuit tombée, les échos de nos solitudes résonnaient dans les ruelles vides de Los Angeles. Avant l'alcool, je devais faire le plein d'herbe. Et comme l'autre connasse s'insurgeait alors qu'elle venait de baiser, je devais trouver ma came ailleurs. Le seul autre endroit qui m'était connu et de confiance, c'était chez Miller. Miller était un petit dealer, un connard de première qui prenait plaisir à voir les autres ramper devant lui. Sa came était mauvaise et il savait que les gens qui venaient à sa porte, y venaient en désespoir de cause. J'errai jusqu'à chez lui. Ne quémandant qu'une quiétude mentale. Juste un peu, juste un peu de came pour isoler le mal, le faire taire un instant. Je cognai à sa porte, ma moue contrariée se posant devant l'imposante masse de bois qui me séparait de mes abysses. De l'autre côté, j'y entends des rires gras et des argumentations incohérentes. J'entends finalement les pas de diriger vers la porte. Je tombe devant une femme. Bien que ses apparats font d'elle un morceau de choix, elle n'était rien de plus qu'une baise rapide dans les toilettes. Je l'observe de haut en bas, avant de poser mon regard par-dessus son épaule, ignorant presque sa présence. « Miller est là ? » Elle s'appuie sur le cadre de la porte, esquissant un sourire lascif à la recherche de mon attention. « Tu lui veux quoi, mon beau ? » Je finis par esquisser un bref sourire, répondant néanmoins à l'absurde question de la demoiselle. « Un gramme de cocaïne et, trois d'herbe. J'peux entrer ou tu te bouges le cul et tu vas me chercher ce dont j'ai besoin? » Son visage change soudainement alors qu'elle se retourne pour pénétrer sans l'appartement. Quelques instants plus tard, elle est de retour et me tend les deux sachets, suggérant que je foute le camp au plus vite. « Je t'emprunte les toilettes un instant. » Dis-je, m'imposant alors dans l'antre de Michael Miller, dit le jeunot. Je toise son regard vitreux et le salut d'un signe de tête avant de me diriger vers les toilettes. J'entends la musique s'élever du salon. The Who. J'esquisse un sourire, posant mon sachet de poudre sur le lavabo. La mélodie s'élève alors que moi aussi, je m'envole. C'était mieux que le sexe, mieux que tout en ce moment. Je sentis la poudre se glisser lentement dans ma gorge, alors que je fixais le plafond. Et je repars comme un renard, après avoir obtenu ce que je désirais. Je saluai Mike en laissant l'argent sur la table, puis repris ma route en direction du bar le plus près. Won't get fool again Je danse dans les rues de la ville. Je plane. Je surfe ce putain de nuage éphémère. Je me fous de tout. D'elle. De toutes ces femmes. De toutes ses catins en manque d'affection. Je les emmerde toutes. J'entre dans le bar, toise rapidement la foule, puis me glisse jusqu'au bar. « Tu prends quoi ce soir, Murray ? » Le barman sourit, alors que je m'installe, tapotant nerveusement le massif comptoir de chêne. Je renifle, souris, mes doigts se crispent alors que je finis par prononcer un seul mot. « Bière. » Le silence s'installe finalement autour de moi alors qu'en me retournant, je croise du regard une silhouette familière, aussi solitaire que moi. La belle. Elle fut mon amante, mon amie, ma plus triste confidente. Elle fut tout. Elle fut mon univers peu après que je décide de tout détruire autour de moi. J'esquisse un sourire animal, comme à chaque fois que je posais mon regard sur ses courbes fragiles. J'humecte mes lèvres, observant la douce se diriger vers une table. Une fois le verre dans mes mains, je me glisse vers ma victime d'autrefois, ma partenaire de déchéance, la seule qui pouvait parfaitement comprendre la sordide solitude qui m'habitait. « Que viens-tu oublier ? » Dis-je en m'imposant comme invité à sa table. J'esquisse un nouveau sourire en apportant mon verre à mes lèvres. Humectant la sécheresse de mon âme, l'espace d'une soirée. J'esquisse un sourire. L'un de ses sourires qu'elle connaissait tant, ceux qui nous avaient liés durant toutes ses années. Si la destruction avait un visage, ce serait le mien.

Des heures et des verres plus tard, je l'abandonne.

Je n'ai qu'une vague conscience du temps, alors que je marche sans direction précise. Je me désole et décide finalement de rentrer à l'appartement dans l'espoir d'y retrouver un peu d'animation. Au pas de la porte, j'entends des fragments de rire, un homme sort, visiblement contrarié. Ce n'était ni la première, ni la dernière personne à quitter cet endroit avec l'égo arraché. J'esquisse un bref sourire alors que, dans l'embrasure de la porte apparait deux visages connus ; tout aussi éclatés que moi. D'un geste de la main, j'indique l'homme qui venait de disparaître dans la nuit. « Bon, il était à qui, celui-là ? » D'un bref haussement d'épaule, je recherche la porte derrière moi, posant sur la table, une bouteille de Whisky déjà entamé. « Peu importe. » Rajoutais-je avant de reprendre, d'un air victorieux. « Whisky, quelqu'un m'accompagne ? »


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Alan R. Wzyciski
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Jeu 27 Nov - 12:53

S’il avait été dans son état normal, Alan aurait sûrement vu ou entendu Skyler avant d’entrer avec Machin, et peut-être même que l’égo de ce-dernier n’aurait pas été brisé encore plus lorsqu’elle se joignit à son tour aux éclats de rire du garçon. Peut-être que tout aurait pu mieux se passer s’il avait été sobre et qu’elle aussi finalement ; peinant à reprendre son souffle, parce qu’il avait tout de même besoin de respirer le coco, il ravala les derniers éclats qui lui sifflaient entre les dents pour prendre la parole et bafouiller difficilement avant de dire « Oui ! C’est con, parce que de loin c’était bien… Mais voilà ! Je fais rien du tout avec ce genre de ‘choses’… » Avait-il continué d’enfoncer dans le cœur fragile de Machin qui avait violemment et immédiatement décidé de partir. Alan parlait un peu dans le vide, il était déjà loin ce pauvre Machin, mais l’ivresse est une maîtresse mauvaise, elle s’amuse de tout cela. Elle lui fait dire des idioties, le fait se comporter d’une façon encore plus détestable qu’il ne se force lui-même déjà à jouer dans la vie de tous les jours. Et de toutes les façons l’un comme l’autre, Alan ou Skyler étaient tous les deux tant ravagés par l’alcool qu’ils ne comprenaient peut-être pas l’impact de leurs rires sur la pauvre psyché fragile de ce pauvre garçon qui partit en trombe de l’appartement, heurtant au passage le troisième habitant du domicile. Quoiqu’en temps normal, Alan aurait peut-être fait l’effort de lui courir après, peut-être même de s’excuser, mais ce soir n’était pas un soir ordinaire ; puisqu’il était ivre. Et l’ivresse trahissait souvent des pensées bien trop dangereuses pour être partagées. Malheureusement pour Machin, c’était lui qui en avait été la victime ce soir. Le sort avait un goût terrifiant pour la destruction des égos de certains. Et peut-être que celui du pauvre jeune homme allait encore plus souffrir plus tard dans la soirée ; ce n’aurait pas été étonnant que le Destin s’acharne à le faire souffrir, après tout.

Difficilement debout, Alan balance et titube, presque comme s’il était suspendu en l’air, sur un piquet fragile. Moins rieur qu’avant, il est quand même déçu de ne pas pouvoir expulsés ses tensions avec une rapide aventure, il avait besoin de ce genre d’exutoire, et malheureusement, ce ne serait pas pour ce soir. Se laissant tomber dans le même-canapé, il contempla ses pieds un instant, l’air perdu et le regard vagabond dans le silence d’une ivresse se dissipant à petit feu, et relevant la tête vers Skyler il se mit à sourire d’un air idiot ; pas comme s’il témoignait son affection du plus doux et du plus tendre de tous les gestes, mais simplement parce qu’elle était drôle comme ça ; ivre d’alcool et de rire. La voix pâteuse et tremblante de difficulté à énoncer les syllabes convenablement, il agita la main vers elle tout en lui ordonnant presque « Pose ton gros cul d’ivrogne à côté d’moi ! T’es ridicule là comme ça ! » pas sûr que c’eut été louable, voire raisonnable venant de lui, qui n’était pas dans une meilleur position, presque à moitié déshabillé, la ceinture détachée et la chemise entrouverte. « Faut-faut prévenir quand t’es là ! Moi j’peux j’peux pas savoir d’avance hein. » L’Alan ivre était un spécimen particulier, quand bien même il était détestable mais savait se montrer agréable avec Skyler il était incroyablement gentil et si plein de compassion lorsqu’il était ivre auprès de gens qu’il appréciait. Il ne fallait pas vraiment chercher à comprendre, c’était comme ça et on ne pouvait rien y faire. Il était très tactile avec ses amis et aimait tout le monde avec tellement de sincérité qu’on avait presque l’impression que c’était véritablement comme cela qu’il considérait les autres mais qu’il n’osait le dire que sous l’influence de l’alcool. Peut-être bien.

Finalement, ce fut au troisième habitant de l’appartement de pointer le bout de son nez, moins rieur et boute-en-train que Skyler et Alan ; Isaac n’avait pas l’air d’être ravagé par l’alcool contrairement à ces deux-là qui pouffaient encore sans véritable raison que le souvenir amusant de Machin humilié. Évidemment, il s’interroge sur l’énergumène qu’il a dû croiser en arrivant. Alan pensa sa réponse, mais eut un moment d’absence, l’observant sans rien dire, le regard absent et la bouche entrouverte comme s’il attendait que ses propres mots sautent et se prononcent eux-mêmes. « À moi ! » S’exclame-t-il finalement en levant le bras comme un élève sage et tout content de lui, à ceci près que le contexte n’est ni exactement le même ni le plus adéquat dans ce genre de situation. « J’allais m’le faire, sauf qu’il était moche au final et que Sky était cachée derrière un meuble, c’te perverse essaie de me mater en secret… Elle sait très bien qu’il suffit de demander et j’lui montre tout en plus... » Avait-il ensuite ajouté en reboutonnant sa chemise avec difficulté, sans prêter attention à son pantalon à la ceinture ouverte. Isaac vint déposer une bouteille sur la table à proximité et invita les deux autres à le rejoindre, Alan n’était pas à un ou deux verres près, et de toute façon, qu’est-ce que ça changerait ? Pas grand-chose, il était déjà ivre caisse, ça ne pouvait pas lui faire de mal de boire un peu plus ! Faisant un signe maladroit de la main, il se redressa contre le canapé, sans vraiment s’en lever ; et la friction voulue que son pantalon s’abaisse un peu plus, révélant son caleçon de quelques centimètres, pas bien grand-chose heureusement. Mais quelques autres mouvements de la sorte, et il finirait bien par le perdre. « Fais péter. » Avait-il marmonné un peu plus facilement que le reste de toutes ses phrases précédentes.

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Ven 28 Nov - 11:24

La porte claqua, augmentant le rire de Skyler. Le visage vexé de celui qu'Alan avait ramené avant de le faire fuir – de manière plutôt violente – restait incrusté dans son esprit. La jeune femme pouffa à nouveau alors que Zizi tentait de trouver les bons mots. Mais lui et la Moore devait bien avoir trop d'alcool dans le sang pour pouvoir parler de manière claire et distincte. « Beau de loin, loin d'être beau » lâcha-t-elle, index droit et fier, comme si elle venait d'énoncer quelque chose de beau et de puissant, tel un président faisant son discours face à ses partisans émerveillés.

De leur côté, la situation était certes cocasse, mais il y avait fort à parier qu'il n'en avait pas été pour le jeune homme. Skyler n'aimait pas forcément se moquer des gens, mais l'alcool avait un puissant pouvoir ses sens. Il endormait sa compassion et faisait rejaillir ce qu'il y avait de plus mauvais en elle. Comme si elle cherchait à mieux se protéger des profondes cicatrices qui striaient tout son être en blessant les autres. Si elle avait été sobre, elle n'aurait sûrement pas autant rigolé face au désappointement du jeune homme, et n'aurait pas aidé Alan dans cette moquerie générale. Alcool aidant, elle ne culpabilisait nullement. Après tout, c'était le risque des plans de soirées. On ne savait jamais sur qui on tombait. En l’occurrence, une belle paire de cœurs brisés, une belle bande de salopards quand l'alcool se mêlait à leur sang. Demain, elle aurait déjà tout oublié de lui, de son visage, et ne soucierait plus de l'avoir probablement blessé dans son égo.

Toujours allongée sur le tapis, elle observa Alan marcher maladroitement jusqu'au canapé et se laisser tomber dedans. Un petit silence se fît, durant une seconde ou une minute, impossible de le dire. Les yeux fixés sur le plafond, les bras tendus à la verticale, comme pour toucher les poutres, la Moore se faisait la réflexion qu'elle n'avait plus aucune notion du temps lorsqu'elle avait bu. Ni aucune notion des distances. Ni aucune notion de rien du tout. Elle savait qu'elle était entrain de sourire bêtement, sans raison. La voix de son colocataire parvint jusqu'à ses oreilles, et elle tourna lentement la tête, comme si cela lui demandait un effort trop grand. « Parle pas de mon cul comme ça, il va t'entendre va s'vexer. » La jeune femme se redresse en position assise, avant de basculer pour se mettre à quatre pattes, et réussit finalement à se mettre debout le temps de faire deux pas pour s'écraser de tout son poids sur le jeune homme. « Hé, t'as vu dans quel état tu es ? »

Sans attendre une réponse, Sky se laissa glisser pour s'allonger dans leur canapé et poser sa tête sur les genoux d'Alan. Au début, ils se détestaient pas mal. Mais ils avaient appris à se connaître, et Skyler trouvait en Alan un pilier nécessaire pour rester stable. Un peu comme les bouts de bois que l'on mettait aux tomates pour qu'elles poussent droites. Sauf que là, elle avait déjà poussé et avait besoin de ce bout de bois pour ne pas pencher et s'effondrer. « T'as un sacré pilier, mec. » Sa phrase, hors-contexte, n'allait pas être comprise par Alan. Puis elle se rendit compte qu'elle avait bafouillé et n'avait pas du tout dit ce qu'elle voulait dire. « Non, t'es, pas t'as, t'es un pilier, pas t'as. Quoique tu dois avoir un pilier aussi, je sais pas... RAAAH je veux pas savoir. » Et elle cacha ses yeux avec ses mains.

« T'veux pas que j'me foute un GPS non plus ? » grommela-t-elle. « Comment j'étais censée s'voir que t'allais v'nir avec un mec ? »

Alors que Skyler avait eu l'impression qu'une heure s'était écoulée entre le moment où Alan était arrivé avec le mec et maintenant, Isaac entra à son tour dans la pièce principale de leur habitation et lâcha quelques mots sur le gars qu'il venait de croiser. « ISAAAC » Pour un peu, la Skyler complètement ivre se serait presque jetée sur lui. Mais elle était allongée, et n'avait aucune volonté. « L'est à l'âne. À Alan. Pas un âne. Alan. » Alan surenchérit à son tour, racontant rapidement les détails de leur petite aventure nocturne. « J'suis pas une perverse. C'toi tu m'as pas vue alors que j'étais voyante. Visible. »

Isaac se rapprocha du canapé et vint s'installer avec eux. Alan bougea pour se redresser et Skyler en fit alors de même. Mon dieu, ce qu'elle avait chaud. Elle enlever son blazer, restant en short et en débardeur. Son deuxième colocataire venait de poser une bouteille de whisky sur la table. « Isaac, t'es génial. » Prête à partir en expédition, Skyler se leva. Elle pris une petite seconde pour se stabiliser et parti vers la cuisine pour ramener des verres et des glaçons. Elle trouva également une bouteille de vodka, abandonnée dans un coin, et ramena donc des shooters. Dans son esprit, cela s'était passé le plus normalement du monde. En réalité, si elle s'était vue d'un regard extérieur, elle se serait vu tituber jusqu'à la cuisine, ramener un verre, y retourner pour en ramener d'autres, trouver la bouteille, ramener le tout, partir chercher les glaçons et les shooters, tomber, se relever, avant de finalement s'installer sur le canapé. « Ouais, fais péter ! »

A se demander ce qu'il y avait dans l'alcool qu'elle avait déjà bu précédemment.
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