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Sloan H. Bernstein ▲ ain't no rest for the wicked
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Sloan H. Bernstein
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Date d'inscription : 06/12/2014
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Emploi : tout & rien, pour l'instant mannequin, DJ, vendeuse dans un sex shop
love out loud : it's always easy to love me when i'm naked.

Sam 6 Déc - 3:52
Sloan
Hetty
Bernstein
I just don't know what I'm supposed to be.
i.  identité
» nom complet
Sloan, première et unique du nom, comme pour changer. Hetty, parce que ma mère recherchait un truc plus doux, plus mignon aussi, moins rude. Et Bernstein, mon tout et mon rien à la fois. Poétique? Ouais nah, pas tant.
» Date de naissance
19 janvier 1991 (24 ans)
» Lieu d'origine
Salzburg, en Autriche. La belle Autriche, celle avec les châteaux, et les montagnes, et les vallées, et l'eau et... la mauvaise partie de ma famille aussi. D'où mon départ imminent. Yolo.
» Profession
Variée, c'est ok comme réponse? Parce que je suis d'une facilité d'adaptation assez étonnante, j'vous dis de suite. Barmaid, roadie, danseuse de burlesque, chanteuse de folk, chorégraphe de zumba, prof de méditation transcendante, nanny paûmée, dog walker, DJ, designer de vêtements pour drag queen et là, là, ben je fais dans le mannequinat. C'est facile quand on est aussi mignonne & déjantée que moi, qu'ils disent.
» Orientation sexuelle
bisexuelle, faire des choix c'est nul.
» Situation amoureuse
célibataire, enfin, je crois.
» Groupe : Californication » Avatar : Charlotte Free » Crédit : intodust
ii.  personnage
Et t'as des habitudes, des manies ? Bonnes ou mauvaises, on veut tout savoir. Alors déballe ton sac.
J’ai une collection impressionnante de vêtements de toutes les couleurs et de tous les tissus, à paillettes, en cuir, en fourrure, en latex. Mais j’aime toujours mieux porter les vêtements des autres. Point boni lorsqu’ils sont volés. Je joue souvent mentalement à « je marie, je saute, je bute » lorsque je m’emmerde. Je connais toutes les chansons de Beyonce, queen Bee, the only one. J’ai peur du lactose depuis que j’ai lu que c’était mauvais sur Reddit. Je me souviens plus pourquoi, mais voilà, ça me terrifie. Je ne porte presque pas de maquillage un jour, pour mettre le paquet le lendemain en y allant all in. Je fais ça pour tout en fait. Rien, la totale, rien, la totale. Je dis toujours ce que je pense, sans filtre, parce que bon, mentir, ça réduit de beaucoup les cadeaux à Noël. Je mélange souvent l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le portugais quand je m’emporte. Je m’emporte lorsque je dis la vérité. Ça passe mieux dans une autre langue il paraît. J’ai changé de vie et de quotidien plus souvent qu’autrement, mais chaque fois, c’est pour atteindre un but bien précis. Aussi grand ou con soit-il. Comme connaître les quantités exactes d'un vrai bon gin & tonic, ou prouver que Cesar Milian, ben il a tord parfois. Je modifie mes opinions à toutes les heures, parce que ça déstabilise tout le monde, moi la première. Je ne remet pas en question mon opinion sur ma famille par contre – des cons. Sauf lui, Parker, le double, le vilain p’tit canard. Je suis très tactile, et je regarde toujours le gens dans les yeux quand je leur parle. Ou juste quand je veux être creepy. Ça arrive souvent. Je suis méga superstitieuse, mais pas des trucs classiques genre le chat noir ou l’échelle. J’ai mes propres rituels pour chasser la malchance, comme prendre un shot à chaque fois que j’arrive dans un nouveau pays ou servir mon café-whisky dans la même tasse à tous les jours pour passer une bonne journée. Oh oui, je bois. Un peu trop pour une fille de ma carrure, mais hey, c’est ça qui fait les meilleures soirées. Je fume aussi, mais que socialement. Je suis très sociable. Je fais dans le désordre ordonné, tout est au bon endroit, aussi éparpillé soit-il. J’aime l’attention, j’aime les regards vers moi, j’aime parler de mes aventures. Juste quand on me le demande hen. Tout vaut la peine lorsqu'il y a une bonne histoire à la clé. Je suis particulièrement douée pour avoir ce que je veux. C’est typique Bernstein il paraît. J’ai une p’tite – grosse tendance à défier l’autorité. Ou juste à jouer dans l’exhibitionnisme. Mais c’est plus marrant les deux en même temps.
Un rêve ?
Gravir l’Himalaya. M’improviser matador dans une corrida. En plus j’adore le rouge. Faire un câlin à John Lennon. Passer une année sur une île déserte, coupée de tout. Prendre le thé avec des prêtres tibétains. Participer à une téléréalité amoureuse & draguer l’animateur. Suivre des lions dans la savane. M’exprimer seulement avec les chansons de The Sound of Music. Faire un saut de l’ange. Nager avec les requins, sans la cage nullos. Atteindre 100 000 followers sur Instagram. Prendre part à un rituel voodoo en pleine jungle. Avoir un band de funk
Une phobie ?
Ça fait peut-être un peu trop Peter Pan, mais voilà : j’ai peur de grandir.  Pas de mourir, non, ça limite ça m'arrangerait si ça se faisait vite, et bien et quand je suis encore le moindrement jolie. Mais j'ai peur de vieillir, plutôt. De ramollir, de perdre de la vigueur, de prendre des habitudes, de devenir une adulte avec tout ce que ça implique. Je préfère et de loin jouer aux enfants, à la gamine étourdie. C’est ce que je fais depuis toujours de toute façon, et ça me va à merveille ainsi.
Hey, on est à Hollywood après tout, et puis, ça restera entre nous... C'est qui ton celebrity crush ? Michael Myers, j'aime ceux qui sortent des cadres. (BUTE-LE, BUTE-LEEEEEEEEEE!)
iii.  IRL
» Pseudo et Prénom : betty & Catherine & Isla & Leo & Dawn & ... je pense qu'on en a assez comme ça, ahah.
» Age : 25 ans, j'ai pas encore grandi depuis.
» Localisation : le pays de ceux qui aiment un peu trop STFU et ses scénarios de génie <3
» Comment as-tu découvert STFU ? MySpace, hiiiinhinnnn.
» Taux de présence : 7/7, comme d'habbb
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Sloan H. Bernstein
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Sam 6 Déc - 3:53
iv.  Histoire
I'm stuck. Does it get easier? No.

Let's never come here again because it would never be as much fun.

« Chut. » Je me souviens des doigts glacés de ma mère, qui caressent mon front. Qui le dégagent de la tignasse brune ébène que je ne connais que trop bien, qu'on partage tous, qui part dans tous les sens, qui bloque ma vue. De ses yeux tristes aussi, de son sourire vague. Pourtant, sur papier, y’avait rien de déprimant. Enfin, pas plus qu’ailleurs. Un père solide, une bonne famille, 3 gamines en santé, charmantes pour la plupart si on oublie la curiosité et la manie de la benjamine de toujours vouloir tout savoir sur tout. Des études déjà payées, un statut plus qu’enviable, une maison immense, un jardin qui l’était tout autant. L’Autriche en arrière-plan, l’Autriche partout, Mozart duquel je n’en peux plus – sauf quand il faut tester son effet sur les plantes vertes et leur survie entre mes mains – Sissi, Vienne, le sel qui embaume l’air et Salzburg, la seule chose que je connaisse, mon quotidien, mon enclos. « Dors maintenant, Sloan. » Elle fait mine de se lever, je fronce les sourcils, elle ignore mon questionnement étrangement silencieux pour s’avancer vers l’interrupteur. Du haut de mes 11 ans, je pourrais la bombarder de tout ce que les bribes de mes hormones en pleine préadolescence sauvage et barbare ont de bien à imaginer. Je pourrais exploser face à son absence de réaction lorsque j’étais inconsolable, voyant mon cousin, seul allié dans cette famille qui ne me convenait pas, qui ne m’avait jamais convenu, filer à l’autre bout du monde. Je pourrais protester, véhémente, suite à son annonce de me ficher dans un pensionnat pour filles à la prochaine rentrée. « Pour améliorer tes notes. » qu’elle disait, alors que je savais très bien que ça tirait de mon incapacité à écouter, à avaler, à attendre, polie, sage, douce, comme Ingrid ou Alice. Je pourrais crier aussi, à pleine gorge, à m’en défoncer les cordes vocales, parce qu’on me répétait plus souvent de me taire que de faire ou de dire quoique ce soit d’autre. Je détestais les ordres, je détestais les silences, je détestais les opinions molles, je détestais les regards fuyants, je les détestais eux, surtout. Et lui, encore plus. « Tu savais et t’es restée? » Elle s’immobilise. Elle doute. Elle soupire, même. J’ai eu droit à une réaction, à un signe que oui, elle m’a bel et bien entendue. Je suis droite, assise, prête à jeter mes draps d’une main et à sauver le monde de l’autre. « Chut. » Je me souviens du coup d’œil glacial de ma mère. Celui-là même qui a succédé à mes quelques « Je pense que papa a une aventure avec la mère de Carol… », celui-là même qui me fixe maintenant, là, bien là, en guise de réponse. Ç’aurait pu être triste, horrible même. Une famille en éclats, les mêmes 3 gamines parachutées dans un sens ou dans l’autre et les apparences, toujours, rien que ça. Elle avait choisi de se taire, d’éviter, de nier, d’accepter. De jouer les poupées sages et douces, de garder son sang-froid, sa force, son absence de douceur. Et ça m’avait fait l’effet d’une claque, vive, brûlante, identique à celle que je reçus, quoique si peu différente des autres, lorsque j’osai un « J’y crois pas! » défiant, étonné, honnête.

▲ ▲ ▲

« Je vais venir te rejoindre. » Parker rit à l’autre bout du combiné, et j’ignore si c’est parce que je l’ai dit en anglais, insistant sur chacun des mots, volontairement ou pas, ou si c’est uniquement parce que je sors ça de nul part et qu’il sait pas quoi répondre. « Tu m’as promis le slip de ta pote de chambre. J’vois pas pourquoi j’t’encouragerais à partir avant. » Je fixe le vide, amusée, désespérée, désespérante. La bouteille de vodka de mon père, la bonne, celle qu’il cache dans son bureau, roule entre mes doigts alors que ma tête presse un peu plus fort le combiné sur mon épaule. Je jette un coup d’œil à Eva, endormie, blonde comme les blés, son sourire angélique caractéristique qui caresse son visage. « Y’a le courrier express alors. » Il est loin, mais proche tout de même. Je lui téléphone un peu n’importe quand, en ne faisant pas gaffe à l’heure, en chuchotant rarement, en pouffant plus souvent. Il est con mais ça va, je suis encore plus conne. Et il me prouve qu’il y a de la place pour moi, pour ma si terrible ingratitude, pour mes revendications de gamine pourrie gâtée à quelque part sur la planète. Seulement, voilà, il ne peut rien faire de plus. Je ne peux rien faire de plus. Ça me gonfle. Parce que je la haïs la jupe à carreaux. Et la prière à tous les matins, et l’impression de me perdre à travers la masse de filles toutes aussi friquées, toutes aussi identiques que moi. Je dévisse le goulot et prends une gorgée, puis une autre. Le liquide amer m’étonne avant d’embraser mes papilles et j’essuie mon menton humide du revers de la main. « Encore une bouteille piquée à ton père? » À mon tour de rire, autant parce qu’à chaque fois, l’effet est automatique, autant parce qu’à chaque fois, j’imagine l’état dans lequel il sera lorsqu’il se servira un verre et tombera sur la même ration piquée, remplacée par de l’eau. De l’eau. Du génie quand on y pense. « Merci de l’astuce avec l’eau, d’ailleurs. Je lui passerai tes salutations. » Il me traite d’ivrogne, je le traite de scheißkerl, il rigole, je range la bouteille, il me dit qu'un jour, on sera au même endroit, au même moment, pour vrai, j'acquiesce parce que je m'y raccroche, beaucoup, on se dit à plus tard, je range le téléphone. Et mine de rien, l’instant d’une nuit supplémentaire, je me sens moins seule.

I tried taking pictures, but they were so mediocre. I guess every girl goes through a photography phase. You know, horses... taking pictures of your feet.

Le choc est immédiat. Et j’adore. Du haut de mes 15 ans j’approche la fin de mon cursus scolaire, ou du moins, la limite d’une année supplémentaire que je me suis donnée avant de lever les voiles. J’aurais pu le faire avant, ouais, en fait, j’aurais voulu. Un peu plus chaque jour pour être honnête. Mais le stage de roadie que j’avais trouvé me permettant de faire le tour de l’Europe à bord d’un tour bus était autorisé que quand t’avais 18 ans. Je vous ai perdu dans les dates? « Bernstein, tu m’dois 100$. » Je tourne ma tête nouvellement lilas et turquoise vers mon interlocutrice, et elle fait un pas derrière. « J’pensais que t’étais en train de noyer un troll! » Elle éclate de rire, moi, je me pavane. C’est la première fois que je tente la couleur, plutôt que de me fier sur les piercings et les tatouages au henné que les filles me font à la va vite entre les cours. Et parce que j’ai pas été capable de me décider entre le deux, j’ai tout mis. Bam. « T’as pris la bonne date cette fois? » Je tends la main gauche, l’autre occupée à essorer ma crinière nouvellement bariolée, pour finir par détailler la carte qu’on me tend. La photo, ça va, l’année, ça va, le nom, ça… « Bernstan... Really! » Elle m’arrache le bout de carton des doigts avant de pouffer. « Tu savais que j’étais dyslexique, aussi, hen. » Je roule des yeux et me lève, tirant sans douceur aucune sur la sangle de mon sac enfoui sous les tas de macarons de mes bands favoris. Bernstan. L’argent de poche dûment pilé venant de ma délicieuse et tendre famille qui me faisait l’honneur de passer à tous les trois mois critiquer l’étendue de ma frange et la brièveté de ma jupe avant de me filer une liasse pour endormir leur bonne conscience de parents tellement présents dans l’éducation de leur pupille. Bernstan, quand même. « Tu répètes mon nom 15 fois par jour, t’étais pas foutue de juste mettre un i ou un e à quelque part? » Elle s’avance, prend le fric que je lui tends et me sourit, aguicheuse. « Quand je répète ton nom honey, je pense absolument pas à comment l’épeler. » Un baiser soufflé plus tard et elle sort de ma chambre, exagérant le déhanché que sa silhouette de jouvencelle a à m’offrir.

▲ ▲ ▲

Tant qu’à partir, j’voulais bien le faire. Je rigole même, constatant l’étendue des dégâts que j’ai occasionnés. Mais oh, c’était toute pleine de bonne volonté que j’avais orchestré la chose, pas que pour faire dans le grandiose, ni pour me la jouer Buffy the vampire slayer. « J’étais à la bibliothèque. Y’a pas de preuves. » Ingrid a les bras croisés sur la poitrine, l’air de la fausse mère placardé au visage, appelé en renfort parce que la vraie est au spa avec les autres stepford wives, et que le père doit sauter le voisinage en entier pour profiter de son absence calculée selon l’ordre des bains thérapeutiques. « J’ignorais que tu savais lire. » Ma sœur est venimeuse, pour sûr, le principal l’a sommé de me prendre à part pour me faire cracher le morceau. Quand l’aînée est sortie diplômée et décorée de toutes les mentions possibles, c’est facile de lui donner le rôle de juge. Si belle, si brillante, si douce, si cokée. Ouais, cokée. Je l’ai dit. Ingrid la parfaite, Ingrid la majeure de promotion, Ingrid la bachelière aux scores remarquables, Ingrid la grosse blague qui s’écrase dans les toilettes à l’anniversaire de mariage des grands-parents quand elle oublie son rail de sûreté. Ingrid l’égoïste, qui partage même pas en plus. Conasse. « Et sinon, ça va ta vie? » J’affiche mon plus grand sourire, celui dans le genre cynique, bien ironique. Parce que je m’en fiche. Parce que le canapé de la salle des étudiantes embaume la bière et les joints de la fiesta de la veille, parce que je donnerais ma vie pour un burger, parce que foutre le feu au gymnase rien qu’avant l’exam final m’a mérité une quantité incroyable de highfives, quasi autant que quand j’avais couru dans le couloir la semaine d’avant à l’heure de la prière complètement nue, parce que j’avais juré le faire si j’avais le boulot avec le band indie anglais que personne connaissait, ceux-là même qui cherchaient la roadie quelques lignes plus haut. Ingrid me fixe, parce qu’elle a rien d’autre de mieux à faire apparemment. Mais ça m’amuse. Au moins un peu. « Y’a un reste de sucre sous ta narine. » Elle hoche la tête, léchant ses lèvres, saisissant chaque seconde, chaque opportunité, chaque battement de cils pour inspirer bien profondément. Elle expire aussi, y’a des tas de choses qu’elle sait faire finalement sauf être une crackhead, et finit par passer sa main sèche, rigide, inanimée à travers mes dreads. « Y’a un reste de cendres dans tes cheveux. »

I'm in. I'll go pack my stuff.

« Delilah est conne. Moi, je vous aurais rejoints. L’autre fille avait l’air sexu. » Dashiell lève la tête vers moi, souriant, m’attirant un peu plus près de lui encore. Je souris, bonne potiche, me laisse tripoter même, avant de lui lancer mon verre de whisky à la tronche parce que je le peux, et de me faufiler hors de son étreinte. «  Pardon, y’a le comité Gefühlsintensität qui strikes again. » Le tour bus s’immobilise, je titube un peu, j’ignore si c’est à cause de la cuite qu’on prolonge depuis 4 jours et qui rend tous les membres du band le moindrement tactiles – j’ai pas à me plaindre, les avez vus?! – ou si c’est juste parce que le chauffeur est tout simplement plus en mesure d’endurer nos tronches après deux semaines à rouler un peu n’importe où à travers l’Europe, complètement perdus en direction d’un prochain show. « Je sais qu’elle est conne. Mais au moins elle payait une part du loyer. » Je roule des yeux, consciente qu’il ne voit absolument pas ma réaction, mais je l’entend grogner un truc entre un rire et une toux. Si je me fie à l’inspiration que j’ai décelée avant, c’est du rêve qu’il me vend sans vraiment le savoir. «  Et l’herbe, elle est bonne à Braziiiiiiilia? » Je retourne m’installer près de Dash, parce que mine de rien il m’a fait découvrir des trucs que j’ignorais encore possible avec mon corps pour la plupart du temps engourdi & que je suis pas tout à fait prête à lâcher ça, et me met à rêvasser à un vrai, un vrai bon joint. Ici, on a que de la came, des trucs qui sentent le carton, qui goûtent le carton, qui font le même effet que du carton. Et même si la bière coule à flot, et même si y’a toujours une groupie qui finit par traîner un sachet de poussière d’ange avec elle dans les loges, et même si j’ai pas à me plaindre parce que j’ai pu goûter à tous les aspects de sex, drug & rock n' roll depuis un bon moment déjà, y’a rien dont j’aurais plus envie, là, de suite, que de snobber la mari faiblarde des bas fonds de Glasgow pour quelque chose de plus sexy et surtout, de plus effectif. « L’une des meilleures. Si t’es une good gurl j’t’en glisse dans ton bas de Noël. » Quelle délicate attention, quand même. Il est tout en bonne vertus, Parker, quand on prend le temps de le connaître. Faut juste comprendre le personnage. Et moi, je le comprenais. Pire, j’étais faite sur le même, même moule. Identique.

▲ ▲ ▲

Rio, le Brésil, c’était le soleil, le sable, l’air chaud, bouillant, presque autant que moi. Les nuits blanches, les DJs d’à travers le monde, la sueur, les cigares, les pool party d’on ne sait plus qui, le Spring Break à tous les jours, à tous les moments. Le rhum au p’tit-déj, la glace en fin d’avant-midi, les flammes, les hautes, qui accompagnent les danseurs qui sillonnent les rues à tous les soirs. Les touristes, les autres, pas nous, pas notre bande, pas nos silhouettes qui tanguent à toute heure par les substances illicites, par les conneries, par le risque, par la liberté. C’est le ukulele de Leo qui accompagne mes chansons en échange de sourires des passants lorsqu'ils voyaient l'affiche à-côté de nous scandant SMILE if you just masturbate, ce sont mes petits boulots qui changent à toutes les semaines parce que j’oublie le précédent ou que j’abuse des bonnes choses devant un peu trop de témoins, c’est la danse aérobique de Club Med qui paie mieux que quoique ce soit d’autre parce que je la fais pour des vieux gras bien riches qui entretiennent leur féline barbouillée par la crème contre la cellulite, c’est la méditation, celle dans un des temples presque aussi décoré que rempli de pèlerins, de curieux, d’encens, de shisha, d’herbe aux mille et unes valeurs, ce sont les gamins aussi, criards, chignards, bâtards, qui courent dans tous les sens mais qui paient encore mieux que les vieux pleins aux as presque autant que leur caleçon – mais pas les enfants, leurs parents – et c’est lui, et c’est elle, et ce sont eux. Parker, le meilleur allié du monde rien qu’à l’entendre me susurrer au réveil « J’ai piqué quatre entrées pour le Copacabana, y’a un mariage juif ce soir. On va y crier des merdes en allemand? ». Isla, la belle, la pétillante, la sensuelle, celle qui se découvre sous mon contact pour rire, les joues rosies, la seconde suivante, soufflant un « Je te jure que si j’avais le moindre doute sur mon orientation, tu serais la première au courant. » Leo, le casse-cou, le casse-gueule, le casse-couilles, qui me casse les oreilles aussi facilement qu’il casse tout le reste, en me poussant d’un sens et dans l’autre, mon corps suivant sa respiration, à grands coups de « J’ai envie d’toi. Aussi chiante sois-tu. ». Et Ben, l’artiste, le p’tit plus, le cerveau sur deux pattes, le lien entre nous tous, celui qui nous ramène dans la bonne direction en guelant un bon « SLOAN, j'ai pissé ton nom dans l'sable! » quand on gerbe dans les ruelles, qu’on se marie dans les ruelles, qu’on se promet de toujours rester ici, de jamais partir. Dans les ruelles. Les nôtres.

I hope that you've had enough to drink. It's going to take courage.

Talan m’énervait. Il me tuait, un peu, beaucoup, toujours plus. Il me piquait, il me gueulait dessus, il me poussait, il me menaçait. Il partait au beau milieu de la nuit, il revenait en sentant le sang et la sueur, il ne me disait jamais de fermer ma gueule mais il ne répondait pas plus souvent. Il avait la stature d’un géant, d’un immense, immense géant capable de me casser comme une brindille au moindre regard de défi. À la moindre crise, au moindre cri. Et je ne me gênais pas. Il avait le don de me briser pour mieux me remettre sur pied, prête à cogner, à énerver à mon tour, à le tuer surtout, à le piquer, à lui gueuler dessus, à le pousser, à le menacer. J’ignore ce qui était sain là-dedans, ce qui était vrai, honnête, doux. Mais c’était nous. Les coups vaches, quand il me faisait chier, ses retours de claques qui faisaient aussi mal que bien. Les ébats violents, déchirants, déchirés entre deux disputes sorties de nul part. Un caractère que je me découvrais, que je ne me connaissais pas encore tout à fait, une étincelle, une bombe, prête à exploser, autant son contact activait chaque parcelle de ma peau, autant j’aurais voulu le voir démoli et solide, effondré comme tout en haut. « T’es horrible Talan. Tu penses vraiment que j’suis aussi conne?  » Il me fait mal au quotidien, autant j’en suis folle comme une conne, autant j’ai besoin de lui, mais il ne me ment pas. Il ne me ménage pas. Jamais. Au moins. « J’ai jamais été épaté par tes capacités de déduction. » Il rit, mauvais, et je grogne, je rugis, je suis prête à sauter, à le défoncer, à le cogner de toutes mes maigres forces, à m’éclater les jointures sur sa mâchoire qui claque, qui pourrait me démonter rien qu’en lui donnant l’occasion, les quelques secondes dont elle a besoin. Mais merde, je le hais, je le hais tellement que je l'aime. Trop. Mal. « Un jour j’vais partir et tu vas te retrouver seul dans ta merde.  » Son sourire se dessine un peu plus, alors que ses yeux noircissent, perçants. Partir. J’avais jamais utilisé la fuite comme argument, préférant juste foutre mon camp lorsque j’en avais envie, sans demander mon reste, abusant de divers véhicules pour faire du pouce sans rien donner en échange. Il trépigne un peu, parce que je le sais tout sauf fan des fugueuses, et il referme la porte de la bagnole de toutes ses forces, alors que je ne dis rien de plus, que j’encaisse le choc, que je ne le lâche pas des iris. « Si tu pars, j’vais te retrouver Bernstein. » Et je le vois me laisser là, me planter dans sa merde, occupé à casser des gueules, à récupérer du sang autant que du fric sale, que je toucherais même pas d’un bout de bâton. Il ne daigne même pas amener sa victime derrière le building pour que je ne vois rien, comme il a pris l’habitude les fois d’avant. Il fait que lui éclater le crâne sur le trottoir, m’envoyant un clin d’œil séducteur un fois le craquement final, celui qui retentit encore dans mes oreilles quand je repense à mes dernières heures à Hawaii.

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« C'est vraiment le meilleur joint que j'ai fumé depuis longtemps Sloan. » Et je souris. Y'a ça de bon, d'avoir partagé le lit et la confiance d'un dealer hawaïen pendant assez longtemps.

You're probably just having a mid-life crisis. Did you buy a Porsche yet?

Et j’ai quitté Leo sur la plage d’Haleiwa, avec les Iver qui m’énervaient plus qu’autre chose. Je l’ai quitté non pas pour jouer les fuyardes, mais parce que sur Airbnb y’avait un appart complètement fou à Londres, juste au-dessus d’un bar de burlesque à la Moulin Rouge, rempli de drag queens à tous les soirs, bar qui semblait tellement cool et débridé que je ne voyais absolument rien qui pouvait m’empêcher d’aller m'y costumer en improvisant une version rauque de ma voix plutôt que de me faire chier avec la machine à merde ambulante qu’était Talan. Alors j’y bossais, je servais des Manhattan à la tonne, en me déhanchant avec Cher & Madonna toutes les nuits. Je retrouvais un brin du Brésil à fêter avec les maquilleuses, les coiffeuses et les stylistes, féminines jusqu’à 4h du mat’, masculins pour quelques minutes ensuite. Et j’étais aussi nanny pour arrondir les fins de mois, parce que merde, un flat anglais ça coûtait la peau du pauvre cul que je balançais comme je le pouvais au jardin d’enfants, à pousser la gamine du bout des bras – sur sa balançoire, hé –  l’éloignant avant qu’elle ne me demande encore si elle pouvait sentir mes cheveux au cas où ils étaient de la barbe à papa en secret. Puis y’avait eue Carrie, la mannequin bien XY celle-là, qui s’était tardée de participer à un shooting avec le célèbre Bernstein. « C’est marrant, il a le même nom que toi! » qu’elle avait lâché entre deux pintes et j’avais souri, parce que c’était lui, de nouveau, au même endroit, au même moment, pour vrai. J’avais débarqué aussi, prétextant devoir accueillir mon mari slovaque qui rentrait d’un voyage d’affaires à Dubaï quand le père de la petite avait dégainé ses mains baladeuses, trop baladeuses, de cinquantenaire en manque de chair fraîche sur mes courbes déjà dégoutées rien qu’à sentir son parfum de douchebag.

Parker, & Isla. Et la lueur de L.A. au passage. J’avais toujours voulu voir la côte ouest. Les palmiers me manquaient faut dire, et l’air humide de la planque de Shakespeare me ternait le teint presqu’autant que les avances de l’autre alors que si j’allais jouer les maîtresses, ça serait à la Marilyn. Et non à la Monica.

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« Y’a de la place? J’vous avertis, j’prends le hublot. »


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"Young, Wild & Free"
So what we get drunk. So what we smoke weed. We're just having fun. We don't care who sees. So what we go out, that's how its supposed to be. Living young and wild and free. ♛ by endlesslove.
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Owen O'Ceallaigh
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love out loud : Marié mais c'est compliqué

Sam 6 Déc - 10:07
Re-bienvenue choupette

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Pris à son propre jeu ▵
©️endlesslove.
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Invité

Sam 6 Déc - 12:09
Ohh Gosh tu l'as prise!
Re bienvenue et faudra aussi qu'on se fasse un petit lien avec la K. ♥️
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Invité

Sam 6 Déc - 12:36
Avec tout ça, hier, j'ai oublié de dire : REEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE
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Invité

Sam 6 Déc - 13:14
HAAAAAAAAAAAN ! Je suis pas avec le bon compte, mais choiiiix de malade que tu fais là
T'es troooop belle !
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Déborah H. White
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Sam 6 Déc - 13:16
Ce scénario il est trop ouf ! (je voulais le prendre mais il était tenté quand j'ai débarqué alors j'ai laissé tomber ) Du coup je viendrais quémander un lien !
Re-bienvenue !

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+ Fuck it
I wonder if I've been changed in the night. Let me think. Was I the same when I got up this morning? I almost think I can remember feeling a little different. But if I'm not the same, the next question is 'Who in the world am I?' Ah, that's the great puzzle!© caius
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Parker H. Bernstein
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Emploi : Photographe, directeur artistique chez YOLO le magazine de mode tout beau tout neuf et joyau intermittent du corps enseignant de LMU.
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Sam 6 Déc - 13:55
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Sloan H. Bernstein
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Emploi : tout & rien, pour l'instant mannequin, DJ, vendeuse dans un sex shop
love out loud : it's always easy to love me when i'm naked.

Sam 6 Déc - 14:46
Le scénario me faisait de l'oeil depuis qu'il a été créé faut dire.
MERCIIIIIIIII les beaux

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"Young, Wild & Free"
So what we get drunk. So what we smoke weed. We're just having fun. We don't care who sees. So what we go out, that's how its supposed to be. Living young and wild and free. ♛ by endlesslove.
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Bonnie A-H. Vermeer
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Emploi : Actress known as the new Lara Croft, fencer.
love out loud : in a fake relationship with her best friend, cuz why not.

Sam 6 Déc - 22:23
Haaaaaan le scénario + Charlotte + toi . Je ne peux qu'approuver ! Reeeeeeee

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Sloan H. Bernstein
Messages : 629
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Pseudo : betty
Célébrité : Charlotte Free
Crédit : LOVEBUG & tumblr


Emploi : tout & rien, pour l'instant mannequin, DJ, vendeuse dans un sex shop
love out loud : it's always easy to love me when i'm naked.

Dim 7 Déc - 4:55
Merci amouuuuur

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Invité

Dim 7 Déc - 12:20
(Re)Bienvenue à la maisooooooon

&& avec Sloan en plus. Lien avec Dimitri en perspective
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Invité

Dim 7 Déc - 13:07
Reeeee
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Parker H. Bernstein
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Emploi : Photographe, directeur artistique chez YOLO le magazine de mode tout beau tout neuf et joyau intermittent du corps enseignant de LMU.
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Lun 8 Déc - 15:22


v. Validation


CONGRATULATIONS !

YOU'RE ONE OF US ! Cheers ! Tu as passé l'étape de la présentation, tu nous as annoncé la couleur avec ton personnage et le RP s'ouvre à toi. Cependant, il te reste quelques petites choses à faire, encore.
RECENSER TON AVATAR est la première étape, car il y a une vieille dans le STAFF, sa mémoire lui joue des tours et elle serait capable de t'oublier, shame on her. Bref, mémé n'aura aucune excuse comme ça.
▲ Ensuite, il faut un entourage à ton personnage, à moins que tu aimes la solitude, mais hé, ça serait embêtant pour jouer. Aussi, il te faut faire une FICHE DE LIENS. Ou tu peux lui créer des amis aussi, en allant pondre un ou plusieurs SCÉNARIOS. Sans oublier que tu peux imaginer un LOGEMENT pour que ton personnage ait un toit au-dessus de la tête.
▲ Ah, et tu peux enfin TE LÂCHER DANS LE FLOOD !

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