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Baby crise the lady is in distress + Chris
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Jeu 11 Déc - 15:47



Chris et Birdie

Baby crises the lady is in distress

Birdie n’avait jamais pensé que cela serait une partie de plaisir. Et lorsqu’elle avait fait la promesse à Billie de s’occuper de sa famille, elle ne l’avait pas fait par envie, mais par un instant faible de pur générosité. Et qu’on se le dise, ce genre d’instant arrivait assez rarement à Birdie. Mais lorsqu’il s’agissait de Billie, elle était capable de beaucoup de chose. Contrairement aux apparences, Birdie savait parfois prendre sur elle et faire les bons choix. En tout cas, c’était ce qu’elle tentait de prouver à sa soeur. Bien sûr Billie était une des rares à lui faire confiance, et Birdie n’avait rien à lui prouver. Mais après ce qu’elle avait du endurer pendant presque 4 ans à cause de son absence, si Birdie se sentait redevable, et tant qu’elle n’aurait pas l’impression d’avoir étanché sa dette envers sa soeur, elle ne serait pas capable d’avancer. D’un côté ce n’était pas franchement grave, Birdie n’était jamais aller très loin dans la vie, et prendre un détour de plusieurs mois ne changerait pas les choses. Alors oui, elle pouvait se permettre de faire n’importe quoi pour sa soeur. Mais voilà, s’occuper d’une gamine était encore pire qu’elle l’avait imaginé.

Ce n’était pourtant pas la faute de River, comme Billie l’avait dit, sa fille était plutôt adorable, faisait ses nuits la plus part du temps, et était un bébé d’une rare sagesse. Birdie ne se souvenait pas de comment elle avait été petite, mais elle se souvenait bien qu’Isaac et Sloan n’avait fait que leur répéter pendant leur quatorze première année, à quel point elles pouvaient être des démons dès qu’on osait les séparer l’une de l’autre. L’avantage pour eux c’était qu’il y avait un remède très simple à leur attitude démoniaque, les laisser ensemble. Ainsi Birdie et Billie avait passé leur première année à dormir dans le même berceau et à presque jamais se quitter. C’était étrange de se dire qu’elles ne s’étaient absolument pas vu pendant quatre ans. Quoiqu’il en soit, comparé à ce qu’elle avait du être, River était un ange. Enfin devait l’être. Non le problème c’était en partie que l’ange était perturbé par Birdie. On pouvait la comprendre, Birdie ressemblait étonnement à Billie, c’était même impossible de les différencier physiquement à moins de les connaître parfaite… Et encore, il arrivait à Isaac et Sloan de se tromper. Mais malgré ça, River semblait être capable de dire avec une certitude parfaite que Birdie n’était pas Billie. Le lien maternelle surement pensait Birdie. D’un côté c’était plutôt rassurant, River aimait suffisamment sa mère pour ne pas la confondre avec quelqu’un d’autre. D’un autre côté, vu que River n’avait pas grandit avec Birdie, elle ne faisait que la reconnaître comme une ennemi qui avait trouvé le visage de sa mère. Enfin un truc dans le genre sans doute, et par moment, elle pouvait se montrer réellement agressive. Bon après c’était un bébé de deux ans et Birdie était encore capable de la maîtriser. Mais elle se sentait de plus en plus démunie devant un bébé qui ne voulait tout simplement pas d’elle. Bien sûr, elle arrivait tout de même à la gérer un minimum, tous les bébés avaient leur soft spot, et puisque River n’était pas tombé très loin du ni, le sien était la musique. Lorsque Birdie devait absolument réussir à faire manger River ou simplement à l’approcher, elle mettait à fond dans l’appartement un vinyle de Jazz, et approchait alors que la gamine écoutait avec ferveur. Au moins elle était heureuse de voir que Billie lui avait une bonne éducation musicale, tout n’allait pas totalement à volo dans sa vie.

Mais cette nuit c’était atroce. River s’était réveillée sans raison. Enfin un bébé ne se réveillait jamais en hurlant sans raison, mais Birdie n’avait pas de master en maternité, elle n’était même pas mère, et n’avait aucune idée de pourquoi River pleurait. River était d’ailleurs en âge de formuler des mots et de dire ce qui n’allait pas. Et si ça avait été qu’elle avait faim, froid, envie d’aller au toilette, Birdie l’aurait su. Mais non. Elle avait été nourrie, elle venait de pisser au lit… Bref, ce n’était pas l’habituel. Elle n’était pas chaude non plus, elle n’était donc pas malade. Birdie se prit des coups en essayant de l’approcher. Elle finit par être obligé de reculer tellement Birdie hurlait plus fort dès qu’elle approchait. Elle resta quoi, presque une heure dans la chambre de River a tout faire pour essayer de la calmer. Et il devait être quatre heure du matin. Bien sûr Birdie était une fêtarde, les heures du milieu de la nuit ne lui faisait pas peur, mais Damn, normalement elle était bourrée et elle s’amusait avec plein de gens. Elle n’était pas seulement complètement dépassé par un petit bébé. Après s’être faite mordre par la petite alors qu’elle revenait à la charge, elle finit par mettre de la musique, mais même pas cinq minutes plus tard un voisin surgit à la porte pour lui demander de gérer la petite et d’éteindre cette foutue musique. Birdie lâcha un très vulgaire « Allez vous faire voir espèce d’enculé de mes deux, ma fille se calmera quand elle a envie, il paraît que c’est bon de les laisser pleurer, et ouai elle sera une putain de chanteuse d’opéra plus tard. Vous dormirez demain, comme moi ! Son of a bitch. » Oui, pour les gens de l’immeuble c’était un peu plus simple de faire comme si elle était toujours Billie. Enfin bien que Billie n’aurait probablement jamais réagit comme ça. Quoiqu’il en soit l’évènement fut l’élément déclencheur du désespoir. Elle n’avait aucune idée de comment faire taire le bébé. Elle attrapa le carnet de contact de Billie et tomba sur un numéro. Un Chris avocat papa. C’était une étrange manière de marquer un numéro, mais Billie avait fait ça pour facilité la tâche de Birdie. Elle composa rapidement le numéro et fut surprise d’entendre quelqu’un lui répondre. « Désolé, désolé, vous me connaissez pas, enfin si Billie, enfin sa soeur, et bref je suis avec sa fille, River, et euh… Je elle hurle depuis plus d’une heure, et elle ne me laisse pas l’approcher… Et j’vais devenir folle, il paraît que vous êtes doué avec les enfants. » Ok de sa vie entière Birdie n’avait jamais fait une phrase plus pitoyable. Faut dire que ce n’était pas réellement son genre d’être pitoyable ou de se laisser abattre. Mais lorsqu’on en venait aux enfants, Birdie était effectivement sans aucune arme. Jamais, jamais elle ne serait mère.


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Chris A. Kenway
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Sam 27 Déc - 19:37


❝Baby crise the lady is in distress❞
Birdie & Chris
La journée avait été éprouvante. Non seulement j’avais une tonne de dossiers à gérer et à traiter, mais en plus Angel était malade. Alors la journée commençait bien. J’avais dû m’arranger avec le boulot pour rester à la maison avec elle. Et quand la petite puce est malade… elle est désagréable. Elle chouine constamment. Elle a un gros rhume donc sa gorge la brûle. Je compatis, je lui donne ses médicaments, je la prends dans mes bras, mais je ne peux pas faire grand-chose de plus. Et puis, essayez de travailler quand vous avez votre fille sur le canapé qui vous appelle constamment. C’est assez difficile.

J’avais donc passé la journée à faire des allers-retours entre la table du salon où j’avais tous mes papiers et mon ordinateur et le canapé où Angel était allongée. Ce n’était pas de tout repos, j’avais beaucoup de mal à me concentrer. Au final, j’avais passé plus de temps avec ma fille qu’avec mon travail. Tant pis, je travaillerai doublement demain.

A 20h, j’avais mis Angel au lit et je pouvais ainsi me concentrer pleinement sur mes dossiers. J’avais même préparé un repas rapide que je mangeais vite fait tout en bossant. Mais au bout de quelques heures, la fatigue commençait à m’envahir. Mes yeux avaient du mal à rester ouverts… Je jetai un œil à l’horloge. Déjà 23h30. Bon, il est tant d’aller dormir, ça ne sert plus à rien que je me force, je tombe de fatigue. Je rangeais donc tous mes papiers pour les laisser sur la table pour demain et éteignais mon PC. J’allais faire la vaisselle, me brosser les dents, enfiler un t-shirt sans manches et un pantalon en guise de pyjama et j’allais me mettre au lit. J’étais tellement fatigué que je m’endormis dans les cinq minutes.

Je dormais paisiblement lorsque j’entendis une petite voix m’appeler. « Papa ! Papa ! » J’ouvris les yeux difficilement, 2h15. Je me levais machinalement, me frottant les yeux et trainant les pieds jusqu’à la chambre d’Angel. J’ouvris la porte d’un air endormi, sans allumer la lumière. Inutile, la veilleuse était allumée.

« Qu’est-ce qu’il y a ma puce ? »

Je la vis se redresser dans son lit pour descendre et se diriger vers moi pour passer ses petits bras autour de mes jambes.

« J’ai froid. »

Je me penchais alors pour la prendre dans mes bras et la câliner. Pauvre choupette. Je n’aime pas quand elle est malade. Que ce soit pour un adulte ou pour un enfant, un bon rhume, ça épuise. Je la gardais contre moi un petit moment puis je finis par la reposer dans son lit et la border. Je lui déposais un bisou sur le front avant de quitter la pièce pour regagner mon lit. Je n’étais pas malade, mais j’étais crevé.

Une sonnerie en pleine nuit me fit sursauter. Il me fallut quelques secondes pour réaliser que c’était mon téléphone. Qui ça pouvait être à cette heure-ci ? J’allumais ma lampe de chevet et attrapais mon téléphone avant de décrocher, marmonnant une sorte de « Humm ? » pour répondre. Je n’avais pas les yeux assez ouverts pour regarder à qui appartenait le numéro de toute façon. Je me frottais les yeux et une voix se fit entendre à l’autre bout du fil. Une voix qu’il me semblait avoir déjà entendu.  Allongé dans mon lit, mon bras devant mes yeux clos pour éviter de me faire aveugler par la lumière, j’écoutais cette voix féminine s’excuser de me déranger en pleine nuit. Ah ça… Billie ? Ce nom me dit quelque chose. Ce n’est pas le nom de la jeune fille au cabinet ? Une petite toujours speed… Oh, ben de toute façon, ce n’est pas elle qui appelle, mais sa sœur. Sa sœur ? Pourquoi a-t-elle mon numéro ? et la voilà qui me parle de sa fille. Oh, oui exact. Apparemment son appel était clairement un appel au secours. Moi doué avec les enfants ? Euh… je n’ai qu’une fille de quatre ans, je ne pense pas que cela me hisse au rang de père de l’année. Mais je peux toujours tenter de l’aider.

« Euh… doué, je ne sais pas, je n’ai qu’une fille. La petite a quel âge ? »

Je suppose qu’elle est plus jeune qu’Angel. Mais sait-on jamais.

« Si elle met encore des couches, vous avez pensé à la changer ? Elle a peut-être faim ? Ou alors, elle n’a pas de la fièvre ? Les enfants sont insupportables quand ils sont malades. »

Je sais de quoi je parle… Etant bébé, j’appréhendais les fois où Angel était malade… C’est simple, je ne dormais pas de la nuit.

« Sinon, il faut peut-être la bercer pour l’aider à s’endormir. Ou lui donner une peluche ou un doudou. »


Là, à moitié endormi, je lui disais tout ce qu’il me passait par la tête. Je n’étais pas réellement certain que j’allais l’aider en quoi que ce soit, mais il allait falloir attendre que mon cerveau se réveille…

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Mar 30 Déc - 11:00



Chris et Birdie

Baby crises the lady is in distress

Birdie n’était pas du genre à paniquer. Elle n’avait jamais l’air d’être totalement calme non plus. Petites les jumelles avaient été réputées pour leur hyperactivité. Elles étaient insupportable, impossible à calmer. Mais elles ne paniquaient pas. Si elles étaient toujours entrain de courir partout, de crier, de rire et de parler, dans les moments critiques elles ne paniquaient pas. Aussi bien Birdie que Billie semblaient être doté d’un sang-froid hors du commun. Leur sang-froid était même parfois irréel, et les menaient, de pair avec leur hyperactivité dans des situations complètement improbable. Birdie avait été capable de se tirer dessus à bout portant avant de tomber dans le Mississippi pour échapper à ses problèmes. Bien sûr, elle avait tout prévu, bien sûr elle ne devait pas réellement mourir. Mais combien en aurait été capable. C’était une vrai balle, c’était un vrai fleuve, et dans son plan il y avait au moins une dizaine de paramètre dont elle n’avait aucune idée. Il y avait mille raison pour que ça tourne mal. Ca avait finit mal tourner. Mais elle n’avait même pas cligné des yeux. Elle avait avalé sa salive, elle avait regardé Luca en face d’elle qui pointait son propre revolver sur elle, elle avait respirer profondément et elle avait retourner le sien contre elle. Elle avait tiré, elle était tombé. Ca avait été si calme, presque paisible. Elle qui ne l’était jamais. Elle qui riait toujours, elle qui courait dans tous les sens, elle qui s’éparpillait partout. Elle n’avait jamais été aussi calme que dans l’instant le plus critique et invraisemblable de sa vie. Elle ne se souvenait même pas de comment elle avait pu en arriver là. Mais dans sa tête tout était clair, elle se souvenait de chaque détail de comment elle s’en était sortie. Birdie n’était pas du genre à paniquer. Elle était courageuse et réfléchie. Birdie savait quoi faire, avait un sens étrange de la justice qui lui correspondait bien, elle avait le sens de sacrifice, elle ne paniquait pas, jamais.

Mais là, il suffisait d’un bébé de deux ans qui n’arrête pas de pleurer pour qu’elle perde complètement son sang-froid. Elle n’était pas douée avec les enfants, elle n’avait aucun instinct maternelle, et elle n’arrivait pas à se projeter dans les sentiments d’un autre. Cela ne lui avait jamais vraiment posé de problème, c’était même pratique. Elle plaignait les gens trop emphatique. On lui reprochait souvent de ne pas l’être assez. Elle haussait les épaules, elle ne savait pas d’ou ça venait, mais elle était comme ça. Elle ne ressentait pas les autres. Et avec River elle semblait être complètement impuissante. Elle n’était pas tout à fait une débutante qui panique à la première crise de larme. Mais cela faisait des heures, et elle n’arrivait à rien. Alors elle avait finit par appeler le premier numéro qui avait l’air intéressant du carnet d’adresse de Billie. Elle savait à quel point c’était ridicule. Mais elle avait oublié l’heure tardive. Elle n’avait pas pensé une seconde que la personne en question puisse dormir ou peut importe. Elle cela faisait des heures qu’elle ne dormait plus avec un bébé qui ne voulait pas s’arrêter de pleurer. Elle n’avait pas réfléchit, peu habitué à subir le mauvais sort de la panique.

L’homme avait décroché, et Birdie n’avait pas fait attention à la voix peu réveillé qui lui avait répondu. Birdie faisait assez peu attention aux signaux envoyé par l’extérieur. Non pas qu’elle s’en fichait… Non, elle ne savait pas, ça n’avait seulement jamais imprimé. Elle débita un flot de parole qui ne lui ressemblait pas. Sa voix était stressée et marquait toute sa nervosité. Elle ne se ressemblait pas. Heureusement qu’elle avait tendance à se foutre de l’opinion des autres sur elle même. L’homme lui répondu vite en demandant l’âge de la petite. Il douta aussi un instant d’être doué, mais Birdie n’écoutait pas les états d’âme. Ou si elle entendait, cela n’imprimait pas. Puis à cet instant n’importe qui devait être plus doué qu’elle. « Elle a… elle a… Elle a deux ans ! » ou quelques choses comme ça. Le fait est qu’elle ne connaissait pas la date de naissance de la petite. Enfin si, Billie lui avait dit, en temps normal elle s’en souvenait, mais là, elle n’arrivait pas à s’en rappeler. Mais elle avait fêté son anniversaire il n’y a pas si longtemps que ça. Alors, oui… deux ans. Normalement. « Non, non j’ai vérifié, elle a pas de fièvre, elle me jette à la figure toute nourriture… elle… elle est propre. Tout à l’air d’aller et… elle arrête pas de pleurer. » Elle rêvait ou elle allait exploser en sanglot toute seule ? Elle ne devait même pas se souvenir de la dernière fois ou elle avait vraiment pleurer. Et pourtant, la panique aidant, et à force d’entendre River pleurer à chaude larme, les larmes lui venaient aussi. Elle avait promis à Billie qu’elle s’en occuperait. Et voilà comment elle gérait à merveille la situation. Elle essayait d’écouter ce qu’il lui disait, mais une part d’elle pensait que c’était stupide, qu’il ne pouvait rien faire au téléphone, qu’il la voyait pas. Il ne voyait pas le bordel qui avait été fait dans l’appartement. Il devait tout de même entendre les hurlement au téléphone, mais c’était tout. « Elle veut pas que je l’approche… C’est compliqué… La situation est compliqué… » Elle s’était levé et avait commencé à tourner en rond. C’était si compliqué que ça ne faisait même aucun sens. Si ça avait été plus simple, elle aurait surement appeler l’hôpital, les urgences, avec les enfants en bas âge, on ne prenait pas de risque. Mais elle n’avait pas l’air malade, et c’était compliqué. « Billie et moi … on est jumelle… mais elle sait que je ne suis pas elle… Elle ne me connaît pas… Elle ne veut pas que je l’approche. » C’était surement déroutant d’avoir soudainement un double que l’on avait jamais vu, ça devait être perturbant. « D’habitude la musique marche, mais là rien, les voisins perdent patiences… Et moi je… » Elle ne savait plus quoi faire. Demain elle se taperait la tête contre les murs d’avoir été si pitoyable. D’ici là, elle allait probablement continuer à s’enfoncer.

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Dim 1 Fév - 14:45


❝Baby crise the lady is in distress❞
Birdie & Chris
En général, les appels en pleine nuit sont de mauvais augure. Si on vous appelle au beau milieu de la nuit, c’est qu’il y a un problème, grave ou insurmontable la plupart du temps. C’est vrai quoi, si la personne veut prendre de vos nouvelles ou simplement discuter, elle attend la journée, le moment où tout le monde est réveillé. Tout le monde attend la journée pour téléphoner. Or, si l’appel ne peut pas attendre le lendemain, c’est qu’il y a obligatoirement un souci. C’est pour ça que je n’aime pas qu’on m’appelle au beau milieu de la nuit, cela ne présage jamais rien de bon. Peut-être qu’il était arrivé quelque chose de grave à Ava, à l’un des Penrose, à l’un des membres de ma famille, bref à quelqu’un de proche. Le coup de téléphone m’avait réveillé en sursaut et j’eus une certaine appréhension avant de décrocher, à moitié dans le coaltar. Cependant, la voix au bout du fil ne me semblait pas réellement familière, je l’avais déjà entendue pourtant.

Il s’avérait que c’était la sœur de la stagiaire du cabinet qui m’appelait en panique parce que sa nièce ne cessait de pleurer. Si elle m’avait appelé moi, c’est qu’elle n’avait vraiment personne d’autre vers qui se tourner ? Pas de famille à contacter pour l’aider dans ce genre de crise ? Pas de parents pour l’aider ? Pas d’amis avec des enfants ? Apparemment non. A moins qu’elle ait choisi le premier numéro qui venait. Enfin, toujours est-il que je l’avais aidé le mieux que je pouvais, le mieux que mon état de sommeil avancé le permettait. Je lui avais demandé l’âge de la petite, pour tenter de mieux cerner ses besoins. Chaque enfant a des besoins différents en fonction de son âge. Deux ans donc. Il semblerait. Elle avait l’air assez paniqué et dépassée par les événements en fait.

Elle répondit à mes questions, me confirmant qu’elle n’avait pas de fièvre, qu’elle était propre, que tout semblait aller pour le mieux sauf qu’elle n’arrêtait pas de pleurer. A entendre sa voix, je l’imaginais complètement paniquée, ne sachant pas quoi faire et ne restant pas sur place. Les enfants ressentent ce genre de chose. Si jamais la demoiselle panique trop, la petite le ressentira et paniquera à son tour. C’est peut-être ce qu’il se passe. Il va donc falloir qu’elle se calme si elle veut que la petite fasse de même. Je me frottais les yeux et me redressais pour m’asseoir dans mon lit, remontant mes jambes pour poser mon bras libre et mon coude sur mes genoux. Il faut que je me réveille un minimum si je veux pouvoir l’aider. Il faut dire que les pleurs de la petite étaient un assez bon moyen de me réveiller, je l’entendais moi aussi. Apparemment la petite ne voulait pas qu’elle l’approche et selon elle la situation était compliquée. D’accord, mais ça ne m’aide pas trop. J’essayais de réfléchir pour l’aider à trouver une solution, mais rien ne me venait en tête.

« Euh… Essayez de l’amadouer avec un jouet, ou chantez une chanson, ça a tendance à les calmer la musique. »

Quand Angel était petite et qu’elle me faisait des colères, je chantais souvent des chansons pour la calmer. Et ça finissait toujours par fonctionner. La musique adoucit les mœurs, c’est également le cas pour les enfants. Souvent quand ils sont bébés, ils s’endorment même avec un jouet musical, comme une petite berceuse. Ça marche très bien. Elle m’expliqua ensuite que la mère de la petite et elle étaient jumelles et que selon elle, c’était pour cette raison que la petite la repoussait. Oui, c’est possible. Mais je pense que n’importe qui est capable de calmer un enfant, qu’il soit l’un des parents ou non. Après, j’imagine que le fait de voir une personne avec l’apparence de sa mère doit être perturbant. A mesure qu’elle parlait, je sentais qu’elle était réellement désemparée, au bout du rouleau. Je sais à quel point c’est usant d’entendre un bébé pleurer. J’en ai fait l’expérience et on perd vite pied.

« Ecoutez, la petite doit ressentir votre panique, et ça ne l’aide pas. Je pense que si vous vous calmez, ça la calmera également. Les enfants ressentent les émotions des personnes qui les entourent. Détendez-vous, respirez calmement. Ça devrait l’aider à se calmer. Essayez également d’attirer son attention avec quelque chose qu’elle aime, une peluche, une image, une chanson, je ne sais pas. Mais il ne faut pas la laisser s’époumoner comme ça. »

Actuellement, à part lui donner des conseils, je n’étais pas d’une grande aide. J’essayais de réfléchir pour trouver d’autres solutions, mais ça devenait compliqué. Je pense avoir fait le tour…

« Je suis désolé, je ne suis sans doute pas d’une grande aide, mais c’est tout ce que je peux faire par téléphone… Vous n’avez personne qui peut venir chez vous ? »


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Lun 16 Fév - 18:41



Chris et Birdie

Baby crises the lady is in distress

Elle déteste ça, cette sensation d’impuissance, de ne pas savoir quoi faire. Ce n’est pas son genre. Elle sait toujours quoi faire. Elle ne se retrouve pas dans une impasse. Elle ne se retrouve pas au pied du mur. Ou alors même au pied du mur, elle s’en sort encore. C’est comme ça. Birdie est débrouillarde. Birdie sait. Birdie a grandit toute seule, plus ou moins, et Birdie s’en sort. Etre mise en échec, ça l’agace, demander de l’aide ça l’énerve. Elle n’en a pas besoin. Pourtant elle sait faire, elle sait faire des sourires mignons, elle sait charmer et jouer à la demoiselle en détresse quand elle veut. Mais ça l’agace. Elle n’est pas une demoiselle en détresse. Elle n’est pas une fille qu’un homme va pouvoir protéger. Elle n’est surtout pas tout ça. Et au téléphone c’est encore pire. Elle ne peut pas faire jouer ses yeux au téléphone, elle ne peut parfaite jouer son sourire gêné. Bien sûr techniquement elle pourrait aussi draguer au téléphone. Mais c’est moins son truc. Son truc c’est le soit disant flirt inconscient. Souvent ça l’est, parfois moins. Mais ça fonctionne pareil. Et au téléphone elle ne peut pas. Elle n’est pas obligé de draguer tout le temps. Mais c’est amusant, c’est facile et ça fait passer le temps. Et ça lui fait se sentir en confiance. Lorsqu’elle drague, elle maîtrise. Elle maîtrise son adversaire, elle sait comment réagir à ses gestes. Elle est en position de force lorsqu’elle drague. Parce que c’est elle qui demande, et elle qui attend. C’est elle qui pose les termes du contrat, elle qui tiens le stylo. Et elle peut changer, à tout moment.

Mais là il n’est pas question de tout ça. Elle est en panique. Et vraiment. Elle ne l’a jamais été. Mais un bébé c’est plus que tout ce qu’elle n’a jamais eu. Elle ne maîtrise pas un bébé. Elle n’avait jamais prévu de le faire. Et elle est dépassée. Elle est en panique, elle n’a plus aucune crédibilité. Elle a presque le sentiment d’être fatigué. Mais c’est ridicule, voyez vous. D’être fatigué. Birdie n’est jamais fatiguée, c’est un oiseau de nuit, de jour. C’est un oiseau, et une insomniaque. Elle dort peu, et ça lui va bien. Ce n’était pas comme Billie, dont le sommeil disparaissait lui ôtant sa vie au passage. Non, Birdie dort peu, depuis toujours. Et ça va. Alors non, elle n’est pas fatigué. Mais là c’est une sensation dans ses muscles, quelque chose qu’elle ne maîtrise pas. Ca l’énerve.

Elle s’en veut d’avoir appelé quelqu’un qu’elle ne connaît pas. Parce que d’habitude elle connaît tout le monde. Mais là, ça se fait rare. Et puis les gens qu’elle connaît, ils n’ont pas d’enfant. Comme si Leo ou Isla aurait pu lui filer un coup de main. Il ne faut pas déconner. Généralement elle s’en fou, elle est à l’aise avec les étranger. Mais c’est quelqu’un qu’elle réveille. Quelqu’un à qui elle va surement demander trop de chose. Quelqu’un qui essaye de l’aider. Mais c’est absurde cette histoire. C’est complètement absurde.

Dans la panique elle pourrait même s’énerver contre lui. Parce qu’au début il dit des trucs banals. Evidement qu’elle sait pour la musique. Elle est musicienne. C’est le truc de base la musique. Elle sait que ses parents l’assommaient de musique lorsqu’elle était petite, que c’était la seule manière d’obtenir un peu de calme pour elle. Mais elle se mort la lèvre, elle « hum » au téléphone, comme si elle était entrain d’essayer. Mais les cris raisonnent toujours en arrière plan. Elle n’y arrive pas. Il n’y a rien à faire. River pleure, et elle pleure plus fort dès qu’elle la voit. Et elle elle n’en peut plus. Elle n’est pas violente, elle n’est pas du genre à élever la voix contre un gosse. C’est fou ce qu’elle lui ressemble d’ailleurs. Enfin à Billie. Mais c’est la même chose, étrangement. Comment elles ont pu être aussi similaire et différente. C’est presque inconcevable.

Il lui dit de se calmer et elle éclate de rire nerveusement. Elle essaye de l’écouter, mais honnêtement, elle est au bout du rouleau. Et ça lui arrive rarement. Jamais même. Pourquoi Leo l’a-t-il appelé. Il aurait du le savoir que cette situation serait au delà de ses forces. Elle n’est pas faite pour s’occuper de quelqu’un d’autre qu’elle. Elle peut gérer Billie un temps, mais elle ne savait pas qu’il y avait un gosse. Un gosse elle ne sait pas faire.

« C’est plus facile à dire qu’à faire. »

Dit-elle en riant, essayant pourtant de souffler comme il lui demandait. Elle l’avait appelé la moindre des choses c’était de faire ce qu’il lui disait, d’être une bonne élève. Mais aussitôt la prise de respiration prise, ses épaules sautaient à nouveau sous un rire panique et nerveux.

« Je suis désolé, je suis tellement pas faite pour ça, je suis pas une mère. »

Et heureusement probablement. Birdie n’était pas faite pour être mère, mais ça lui allait bien. Il y avait des filles comme ça. Qui avait autre chose à faire que faire des gosses. De toute façon on était trop nombreux sur terre. C’était mieux de ne pas avoir d’enfant.

« Je… Ma vie est compliqué en ce moment… » compliqué c’était un mot simple par rapport à ce qu’était sa vie. Mais de toute façon sa vie avait toujours été compliqué. « Je viens de revenir… » et avant elle était morte, alors ses connaissances… « et mes connaissances ne sont pas faites pour les enfants. » Et encore c’était gentil. Comment dire que du haut de ses vingt cinq ans toutes ses connaissances avaient des boulot plus ou moins olé olé leur permettant de faire la faite, jour et nuit et de vivre simplement, heureux comme personne. C’était simple sa vie. Quand il n’y avait pas de bébé.


« Je suis désolé, j’vous ai réveillé en pleine nuit… Au pire je vais aller aux urgences… »

Elle ne savait pas franchement ce qu’ils pourraient faire pour elle, aux urgences. Vérifier qu’elle va bien. Mais ca avait l’air d’aller. Elle n’arrêtait juste pas de pleurer.



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