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Hangover here we go | Ashleigh & Jackson
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Sam 27 Déc - 17:48



Hangover here we go
Ashleigh & Jackson

Septembre

J'en avais marre de voir Deklan ruminer dans son coin. J'en avais marre de ruminer dans mon coin. On était comme deux abrutis d'expatriés incapables de se retrouver seuls, soudainement. Et encore moins l'un avec l'autre, plus les jours passaient et plus je perdais patience, je l'envoyais chier plus que de raison à tel point qu'on était à deux doigts de nous taper sur la gueule. La famille ça allait un temps, hein. Surtout qu'on s'était déjà assez supporté comme ça au fil des années, là ce n'était juste plus possible, nous avions perdu l'habitude de vivre avec l'autre. Il était temps que je le laisse à sa solitude, que je le laisse retourner à sa vie, probablement, mais c'était difficile. J'avais beau n'être que la petite sœur, j'avais des difficultés à le voir comme un adulte, je me sentais le devoir de le materner un brin, surtout dans les rudes épreuves comme celle qu'il traversait, qu'on traversait. Bon, certainement que je m'accrochais aussi à lui, mais ça, ça m'écorcherait la gueule de l'admettre. Et le roller derby ne me suffisait même plus pour m'évader, ces dernières semaines tournaient en boucles dans mon crâne et rien n'empêchait ça. Alors, ouais, il était temps d'agir, de sortir de cette routine sinistre. La seule chose qui aurait pu m'aider, la seule personne, n'était pas là, et ça aussi c'était difficile à admettre. Parce qu'il avait pris une place plus importante dans ma vie que ce que j'aurais pu prévoir, que ce que tout le monde aurait pu prévoir probablement, que ça m'échappait totalement. Ce qui était le cas d'un peu trop de choses dernièrement, damn it ! Oh, je n'étais pas une maniaque du contrôle mais, bordel, je détestais ça. Je ne savais plus quoi faire, quoi penser et je n'arrivais surtout pas à prendre du recul.

Ouais, c'était ce qu'il me fallait, faire un break, mettre mon cerveau sur pause, trouver le moyen de me détendre, au moins le temps d'une soirée ! Et j'étais persuadée que je n'étais pas la seule, hé. Cependant, en entrant au Brennan je constatai aussitôt l'absence de Jackson derrière le bar. Il ne faudrait pas trop me faciliter la tâche non plus, apparemment. Après une rapide discussion avec Dimitri, j'appris qu'il n'était pas de service, ce qui me laissait donc une autre solution. Qui ne me réjouissait pas vraiment, qui me ramenait un peu trop à mes propres soucis. Aussi, je me retrouvai là, sur le pas de sa porte alors qu'il était à plus de cinq-mille miles de là, distance qui me bouffait, surtout après l'autre nuit. D'une certaine manière, c'était peut-être un mal pour un bien, cela devait me donner du temps pour comprendre, même si ce n'était pas sorcier, je le savais très bien, je connaissais mes sentiments bien que je me refusais à les exprimer. Ça changerait quoi, après tout ? A part passer pour une cruche, voire récolter des ''I told you so'', non merci. D'un long soupir je repoussai ces réflexions une nouvelle fois et sonnai. Une bonne minute passa mais rien, pas un seul bruit de pas. Je sonnai à nouveau, une fois, deux fois et commençai à frapper à la porte. « Monroe, ouvre, je sais que t'es là ! » S'il espérait faire le mort jusqu'à ce que je foute le camp, il se mettait le doigt dans l’œil ! Ce soir j'allai réquisitionner mon BFF, que ça lui plaise ou non. « MONROE ! » Enfin la porte s’entrebâilla, laissant apparaître son visage. « La vache ! T'as une sale gueule ! » A première vue, je ne m'étais pas plantée et j'avais bien fait de venir vers lui.

Je ne lui laissai pas le temps de répliquer quoi que ce soit et me glissai à l'intérieur de l'appartement qui commençait à me devenir un peu trop familier probablement. « Ce soir, on se la colle ! On s'en prend une bonne, du genre qu'on regrette un brin le lendemain devant la cuvette des chiottes ! » Je jetai mon manteau sur le canapé et me frottai les mains. J'étais on ne pouvait plus motivée à me mettre minable, à régresser autant que possible le temps d'une nuit, à retrouver une insouciance alcoolisée, bref, à redevenir la Ash marrante et ''fofolle'', celle qu'on me reprochait de ne plus être depuis quelque temps. Que je me reprochais toute seule, en fait. Je me perdais dans ces conneries, je me faisais chier moi-même et ça ce n'était pas bon du tout. « Ça va être le tout pour le tout. Soit ça va nous faire rajeunir un peu... Soit on se prend un coup de vieux. » Oui, bon, d'accord, il y avait plus de risques que ça se termine par la seconde option. Clairement j'allais me prendre une bonne claque, mais raison de plus de se la jouer jeune et con ! Surtout con. « Bref, on va oublier nos vies, tout laisser de côté ! Mais d'abord... Il va falloir nous remplir l'estomac. » Je filai ouvrir les placards de la cuisine espérant y trouver de la nourriture, comme dans toute bonne cuisine qui se respecte, cependant il n'y avait rien. Vraiment rien, pas même des restes dans le réfrigérateur. Ce qui expliquait les emballages vides un peu partout. Je retournai au salon un brin déconcertée et agacée. « Tu te nourris d'amour et d'eau fraîche ou est-ce que tu fais apparaître la bouffe comme dans Hook ?! » Je commençai sérieusement à me demander si c'était un truc de mec, ça. Se faire livrer plutôt que de faire des courses. Le frangin c'était le même modèle, livré à lui-même il se complaisait dans les cartons de pizza et les bouteilles de bières vides. « Il va me falloir quelque chose de concret quand même, si tu ne veux pas avoir à me tenir les cheveux dans l'heure. » Et là je fus prise d'un doute monstrueux, à vous glacer le sang. Je me figeai aussitôt. « Est-ce que t'as de quoi boire, au moins ? »

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Ven 2 Jan - 21:35



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Ashleigh & Jackson

Septembre

Jour de repos. Bonheur. Depuis que Parker s’était barré à Londres avec Isla -chose très bizarre, mais à bien y réfléchir, ces derniers mois Jackson n’avait pas trop mis le nez dans les affaires de ses potes- il avait l’appartement pour lui tout seul. Bon il adorait vivre avec Parker, c’était comme régresser de bien dix ans, et c’était exactement ce dont il avait besoin. Maintenant qu’il était un homme libre - et extrêmement fier de l’être - il pouvait quitter ses pantoufles de mec de la trentaine qui est soit disant obligé de se caser. Non, il retrouvait la vingtaine, les cuites sur cuite, la mal bouffe. Bon il était encore loin de renoué avec toutes les conneries de la vingtaine, mais il essayait tout de même de laisser quelques choses aux placards. Mais aujourd’hui était un jour fameux de glande. Rien de bien spécial, se remettre dans un premier temps des excès de la vieille. Il avait beau crier sur tous les toits qui profitait de sa nouvelle vingtaine, il ne les avait plus depuis longtemps, et parfois il encaissait durement les gueules de bois. Et puis il recommencerait. C’était aussi simple que ça, aussi évident. Il vous dirait qu’il trouvait une certaine jouissance à cette nouvelle habitude du jour de repos. Cela l’empêchait de penser. Il s’enterrait dans son égoïsme et sa solitude. Et ça lui faisait du bien. Bien sûr que non Callie ne lui manquait pas. Bien sûr que non il n’avait pas besoin qu’un pote le surveille pour ne pas faire de connerie. Il avait juste besoin d’arrêter de penser tout à fait. Il avait besoin de n’avoir conscience de rien. Et il ne fallait pas s’en faire, Jackson était extrêmement doué pour éradiquer toute pensée de son cerveau. Mais c’était pour cette raison qu’il préférait parfois être seul. Les autres c’étaient sympa, mais en quelques secondes ils sont capable de déclencher une avalanche qui découvrirait tout ce qu’il avait soigneusement recouvert. Ils ne penseraient pas à mal en faisant ça. C’était seulement que peu de personne semblait être adepte de l’enfouissement. Il fallait en parler, crever l’abcès pour aller mieux. A d’autre, il n’y avait rien à dire. Jackson n’avait jamais rien améliorer en parlant. Jackson n’avait jamais su bien parler il fallait dire. Alors ouai, seul c’était bien. Un brin pitoyable, mais au moins personne ne l’emmerderait.

Il avait donc commencé par cuver tout son soul la bave aux lèvres sur le canapé du salon parce qu’il avait visiblement eu la flemme d’aller jusqu’à son lit. Il s’était réveillé et avait avalé un vieux reste de pizza de la veille, ou l’avant veille, c’était froid, et pas terrible, mais ça ferait l’affaire. Il avait finit les fins de clopes qui trainait dans des cendriers plus ou moins improvisé. A regarder la gueule de l’appartement l’air hagard il sentait que la veille du retour de Parker il lui faudrait faire quelque chose de drastique. Il s’avachit ensuite devant la télé, fumant clope sur clope. Il finit par ouvrir la fenêtre pour faire semblant de faire partir l’odeur et en profita pour aller se rendormir sous sa couette. Dormir, s’avachir, plus ou moins bouffer, et fumer était un rituel particulièrement sain de la journée du trentenaire attardé qui ne voulait rien faire. Il pouvait étrangement rester un certain temps à ne rien faire sans penser, à regarder ses doigts de pied, ou je ne sais quel feuilleton débile. Il finirait surement par faire une partie en ligne de GTA, histoire de se défouler sur des grands mères, et faire un peu de casse.

Il n’avait pas vu les heures défilé lorsqu’il entendit quelqu’un tambouriner à la porte. Il éteignit brusquement la télé et s’allongea sur le canapé. Comme si cette technique était plus efficace pour faire le mort. « Monroe, ouvre, je sais que t'es là ! » La voix de sa tendre et chère meilleure amie - qu’il n’avait pas vu en tête à tête depuis un bail - se fit entendre derrière la porte, il grimaça et coupa son souffle - parce que ça aussi ça aide à faire le mort. Il n’avait rien contre voir Ashleigh, mais aujourd’hui il avait décidé de faire le con tout seul. Et puis il ne s’était pas lavé, il ne voulait pas entendre des reproches. Et de ce qu’il savait, Ashleigh était restée au main de l’ennemi. Bon d’accord il n’allait pas s’en plaindre, Ashleigh prenait son rôle de marraine à coeur, et ça prouvait qu’il y avait un choix dans sa vie qui n’était pas une totale connerie. Son nom raisonna à nouveau et il jeta un regard à l’appartement avant de soupirer et d’entre ouvrir la porte « La vache ! T'as une sale gueule ! ». Il haussa les épaules et se décala pour la laisser entrer. Il n’avait pas une salle gueule… Enfin il avait eu pire, franchement. Aucun hématome ne décorait son visage, et certes il ne s’était pas rasé ce matin, mais il l’avait fait hier. Bon il devait certainement avoir une odeur de poste soirée pas nécessairement très agréable. Il devait avoir l’air fatigué. Mais sinon… Il était presque en forme… Ou du moins c’est ce qu’il se disait. Sur le coup il aurait bien répliqué quelque chose mais c’était une véritable tornade blonde qui s’était introduit chez lui, et qui ne le laissait pas en placer une. D’un côté elle avait raison, laisser Jackson parler était généralement une très mauvaise idée. « Ce soir, on se la colle ! On s'en prend une bonne, du genre qu'on regrette un brin le lendemain devant la cuvette des chiottes ! » Il souleva un sourcil. Si elle semblait l’avoir attendu pour le faire, lui ce n’était pas son cas. Enfin il avait tenu certaine limite, il n’avait pas visité la cuvette des chiottes, il s’était évanoui sur le canapé avant d’en arriver là. « ‘Soir à toi princesse. » grogna-t-il, un peu boudeur avant de lui faire un grand sourire. « T’arrives un peu tard pour ça, mais t’as l’air d’en avoir besoin, recommençons. » siffla-t-il pour lui rendre la remarque sur sa gueule. « Ça va être le tout pour le tout. Soit ça va nous faire rajeunir un peu... Soit on se prend un coup de vieux. » Il se massa les tempes, son visage criait déjà qu’il n’était plus aussi jeune qu’avant. Cela ne l’empêcherait pas de recommencer, mais si vraiment ils comptaient en arriver aux exploits qu’elle promettait, demain allait être dur… Et il devait bosser. « Et tu me fais un mot du médecin pour expliquer mon absence ? C’était aujourd’hui mon jour de repos… » Non, il ne trouvait pas de mauvaise raison. Il la suivrait, de toute façon. Il était faible, il ne disait jamais non à la promesse d’une bonne cuite, surtout pas maintenant, surtout pas aujourd’hui. Pour une fois qu’Ashleigh n’arrivait pas avec ces trente ans en bandoulière et l’idée d’aller de l’avant, il n’allait pas la rejeter. « Bref, on va oublier nos vies, tout laisser de côté ! Mais d'abord... Il va falloir nous remplir l'estomac. » Hum… oui nos estomacs… Il commençait à crier famine depuis le reste de pizza de tout à l’heure. « T’as quoi à oublier toi ? » Il devait pas faire gaffe en ce moment, il n’était pas trop là, il était ailleurs. Il était pitoyable, et incapable de s’oublier lui même sans oublier les autres avec. Il pourrait être penaud d’être un si mauvais ami et de mettre systématiquement les pieds dans le plat. Il l’entendit ce remuer dans la cuisine, et la vie apparaître en mode Ashleigh fin de règle mais tu es désespérant. « Tu te nourris d'amour et d'eau fraîche ou est-ce que tu fais apparaître la bouffe comme dans Hook ?! » Il grinça à la solution de l’amour. Elle aussi mettait légèrement les pieds dans le plat c’était rassurant. « eau de vie et clope. » siffla-t-il. « cacahuète du Brennan’s et pizza aussi. » Bref une vie des plus équilibrés. Jackson se foutait tout particulièrement de ce qu’il pouvait avaler. Il est vrai que la plus part du temps il bouffait au Brennan’s, ou alors il allait faire les yeux doux à Leo pour un burrito. Ce qui s’achevait systématiquement par un ’t’en es ou des dessins.’… Il irait donc trouver un autre fournisseur de bouffe officiel. « Il va me falloir quelque chose de concret quand même, si tu ne veux pas avoir à me tenir les cheveux dans l'heure. » Il ricana bêtement, mais fit tout de même une grimace. L’idée de tenir les cheveux d’Ash n’était pas l’idée qu’il se faisait d’une soirée parfaite. « Chochotte ! » cracha-t-il fier de lui, avant de voir un éclair de lucidité effrayante passer dans le regard d’Ashleigh. « Est-ce que t'as de quoi boire, au moins ? » Il la regarda atterré ! « Non mais t’es venu avec quoi ? » Genre juste son cul et son sourire et c’est lui qui fournis tout ? Elle a cru quoi la blonde, que c’était open cacahuète? Il se mit néanmoins à réfléchir… Alcool. Si forcément il en avait. Il avait toujours de quoi boire. Après les quantités qui lui restait… « Et puis évidement que j’ai de quoi boire. » Il haussa les épaules et fit une grimace qui disait, comment oses-tu poser la question. Cela dit dans un instant de doute il alla nonchalamment ouvrir les placards. Des fins de bouteille… Il fila même dans sa chambre pour checker sous son lit. Oui, lorsqu’on a pas de cave, parfois on fait des choses étranges. Il ramena une autre fin de bouteille, l’air dépité. « Bon… Sinon Parker doit avoir une réserve… » Il fit un sourire d’ange, avec le regard de celui qui venait de dire une connerie. « Ou on va en acheter, comme ça on t’achètera de quoi protéger ton estomac de princesse. » siffla-t-il d’un air amusé. Bon il était mauvais, au fond lui aussi avait surement besoin de bouffer un peu, et puis même il avait la dalle. « Tu me laisses le temps d’une douche ? dit-il en s’approchant d’elle et en passant un bras autour de ses épaules où tu aimes mon odeur de mâle ? » il siffla, se décalant, si ça ne tenait qu’à lui, il ne dirait pas non à prendre une douche rapide, surtout s’il devait mettre le nez dehors. Il n’était pas à ça près, mais il essayait de garder encore un minimum d’estime pour lui…

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Mar 17 Fév - 2:47



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Ashleigh & Jackson


Nice. Je savais qu'il allait mal, mais là c'est pire que ce que je pensais. « Parce que tu t'amuses à boire seul, maintenant ? » Le début du bon gros alcoolisme. Sauf s'il a fait la fête avec d'autres et dans ce cas sympa le pote. J'avais déjà remarqué que je me faisais bien zapper depuis quelque temps, que je n'étais plus la première personne qu'il allait voir pour se changer les idées ou pour causer. Pourquoi ? Je suis aussi nulle que ça comme amie ? Peut-être bien. Après tout, je me détourne de pas mal de monde. Il y a quelques années j'avais tiré un trait sur Dimitri, après son pétage de plomb, après la perte de mon partenaire. Je n'avais même pas cherché à voir plus loin, je l'avais accusé de cette situation. Il m'a fallu du temps pour comprendre qu'être flic demandait beaucoup de sacrifices, des sacrifices bien trop pesant, qui poussent parfois à tout envoyer paître. Qu'on revoit nos priorités. Et récemment c'est Isla que j'ai rayé de ma vie. Là encore je n'ai pensé qu'à ma gueule, j'ai laissé ma fierté et mon ego prendre le dessus. Mon caractère de merde doit en être la cause, cette ancienne habitude d'être seule et de ne compter que sur moi. Oui, je pense pouvoir dire que je suis une amie pourrie, probablement. Et donc que je n'ai qu'à m'en prendre à moi-même, à la putain de nombriliste qu'il m'arrive d'être. Nouvelle preuve : je n'ai pas pensé qu'il aurait besoin d'être à peu près en état demain. En même temps... « Roh ça va, t'es barman, c'est pas non plus comme si t'avais besoin d'être à poste aux aurores. » Aucun problème d’arithmétique à résoudre, ni d'escalade à faire, juste à remplir des verres. Bon, ok, se retrouver confronter à ce qui provoque le troupeau d'éléphants qu'on a dans la caboche n'est pas vraiment ce qu'il y a de plus jouissif. Le doliprane sera son ami. « Mais si t'y tiens, je peux écrire un p'tit mot à Dimitri. Comme quoi je t'ai réquisitionné. Il sait à quel point j'peux être envahissante et persuasive. » Comme lorsque je lui ai forcé la main pour refaire partie de sa vie. Je hausse les épaules et repars dans un speech qui devrait le motiver avant de filer à la cuisine, ce qui ne m'empêche pas d'entendre sa question.

« Si je voulais vraiment zapper quelque chose... en parler c'est pas la bonne méthode, pas vrai ? » Surtout pas sobre, quand on ne peut pas miser sur un possible trou de mémoire du à l'alcool absorbé. Non, si je dois cracher le morceau, ce n'est pas pour tout de suite. Cependant mes plans sont contrariés, les placards sont pratiquement vides mais je ne suis pas réellement étonnée. Jacks n'est pas ami avec Deklan pour rien, ils semblent faits du même bois. Sauf que ce soir je n'échappe pas à Dekkie pour supporter son clone, damn it ! Je ne peux donc même pas compter sur mon barman préféré. Même pas une seule bière, c'est un monde ! « C'est marrant parce que je ne la trouve pas ton eau de vie. Tu l'as descendue hier, c'est ça ? » ''Pizza'' me colle l'eau à la bouche. J'ai faim et pas qu'un peu mais surtout je me connais. Si je tiens l'alcool sans broncher après avoir bouffé, l'estomac vide c'est d'une mocheté sans nom. Et la chochotte l'emmerde, qu'il ne me fasse pas croire que ça ne lui arrive jamais de rejeter le contenu de son bide lorsque son lever de coude est trop brutal. Merde à la fin, je suis peut-être celte, mais j'ai des limites, comme tout le monde. Je croise les bras sur ma poitrine quand il ose me demander ce que je ramène. « Ma bonne volonté. »  Qui commence sérieusement à s'effriter à chaque seconde qui passe sans un verre à la main. Peut-être que j'aurais mieux fait de squatter au Brennan, seule. Quitte même à tenter un autre bar, sortir des sentiers battus. Mais non, bêtement je lui avais fait confiance. « Parce que tu pioches dedans ? T'es en train de devenir un vrai petit parasite, Monroe. » Je ne sais pas quel accord ils ont pu passer quand Jackson a débarquer ici mais à la place de l'autrichien je me serais inquiétée. On revient sur mon idée que Jacks comme Dek' sont de grands gamins et qu'il faudrait probablement coller des post-it un peu partout pour établir des règles. Du genre ''ne pas fouiller dans les tiroirs'', ''ne pas jouer avec des allumettes'' ou encore ''prévenir quand le stock de préservatifs est épuisé'' quand il n'est pas question du PQ. « On va aller faire des courses, oui... » Princesse. C'est peut-être bien la seule fois qu'on me colle cette étiquette à la con. Attention les gens, bientôt les paillettes et les licornes !

Je masque un soupir alors qu'il en remet une couche et me crispe aussitôt qu'il passe son bras autour de mes épaules. « Tu sens plutôt comme le clodo du coin. » Bon, j'exagère la chose, clairement, cependant mes narines sont bel et bien agressées. Je fronce le nez et m'écarte encore davantage de lui par mesure de confort. « File te laver avant que je n'tourne de l’œil. » Pour appuyer mes propos je me pince le nez d'une main tandis que j'agite l'autre devant mon visage. « Tout de suite. Oust ! » Je le pousse doucement vers la salle de bain avant de filer prendre un sac poubelle vide à la cuisine car il n'est pas le seul à empester. Je sais, pour une nana qui dit vouloir se laisser aller, faire le ménage c'est pas spécialement le meilleur moyen de lâcher prise. Mais c'est plus fort que moi, voir l'appartement dans cet état me fout encore plus le bourdon, parce que je ne suis pas habituée à voir toutes ces saloperies partout, qu'en temps normal il y a un minimum de propreté dans ces lieux et que là c'est juste flagrant qu'il n'est pas là. L'appart dégage une sensation d'abandon qui me prend aux tripes et qui me pousse à m'occuper, à me distraire le temps que Monroe reprenne une apparence plus humaine. Emballages vides, cadavres de bouteilles et autres saloperies atterrissent dans le sac tandis que je chantonne sur « Girls just want to have fun », ne voulant pas perdre le fil, le but de ma venue. Ouais, non, plus ça va et plus je réalise que j'ai été bien con de venir ici car ça me rappelle d'autant plus pourquoi je suis une loque qui se damne pour un shot de vodka. Vite, vite, vite ! Je referme le sac poubelle et le pose dans un coin de la cuisine et par chance, Jackson revient déjà. L'avantage quand on traîne avec des gars non métro-sexuels c'est qu'ils ne mettent pas trois plombes à se préparer. Je récupère mon manteau, mon sac, et sors aussi vite de l'appart, d'un pas rapide. L'appel de l'alcool ça donne des ailes, merde, c'est presque si je ne cours pas dans les escaliers. Le temps que Jackson me rejoigne, j'ai le plaisir de découvrir que ma poubelle nous laisse en rade pour la soirée. Je donne un coup sur le volant avant d'abdiquer et d'en sortir. « J'espère que t'as pris tes clés car on y va avec ta caisse. » Sauf s'il se sent d'attaque pour remettre la Ashmobile d'aplomb, ce qui m'étonnerait beaucoup. Je la verrouille bien que personne n'en voudra et appréhende le coup de téléphone que je passerai à mon assurance. J'étais grillée à force de les contacter, le dernier que j'avais eu au téléphone m'avait même pratiquement ri au nez. « J'ai le droit de conduire ? » Que je demande au bout de quelques secondes de réflexion vu son état à mon arrivée.

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Mer 25 Mar - 22:56



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Ashleigh & Jackson

Septembre

Boire seul. Oui, surement, évidement, ce n’était pas nouveau en réalité. Il jeta un regard à Ashleigh. Pendant un moment, il se demanda pourquoi elle semblait concerné seulement maintenant. Boire de temps en temps seul c’était rien comparé à ce qu’il avait fait. Il avait enchaîné les rails, les joints, les tout ce qui lui passait sous la main pendant des années et des années, et maintenant elle allait s’inquiéter sur sa consommation d’alcool. Oui il buvait, probablement trop, et tout seul parfois. De la bière essentiellement, une, puis deux, parfois trois, ou plus. Honnêtement certain soir, il ne savait pas. Le fait-est qu’habituellement il sortait. Mais lorsqu’il sortait c’était toujours la même chose, il finissait par rentrer avec une nana dont il ne connaissait pas le prénom, dont il se fichait de savoir le prénom. Alors depuis l’affaire Callie, il sortait moins, ramenait moins de fille, et ne buvait pas nécessairement moins. Parce qu’il en avait besoin. Parce que parfois c’était la seule chose qui comptait, pour oublier un peu. « Maintenant ? » souffla-t-il étonné. Il surpris un regard de la part d’Ash qu’il ne comprit pas. « Don’t gave me that look ! » Il roula des yeux, soupira. Oui il buvait. Mais il faisait attention, plus ou moins, en tout cas comparé à ce qu’il avait été. « J’vais bien. » rappela-t-il, au cas ou elle en doutait. Bon peut être que bien n’était pas exactement le mot. Peut être que ça faisait un moment qu’il n’avait pas été bien. Peut être qu’il n’avait jamais été bien. Mais si on le comparait à tout ce qu’il avait été, ouai, il tenait la route. Bon bien sûr l’absence de Parker lui pesait un peu. Et il se sentait parfois con, tout seul. Mais hé, Ash était là ce soir, et ils allaient en profiter. Ils allaient en profiter et demain il aurait le plus grand mal à se lever, il aurait une gueule de merde en arrivant au bar, Dimitri le jugerait encore. Dimitri n’avait pas le droit de le juger, Dimitri j’avait jamais une meilleur gueule que lui. A croire qu’ils faisaient un concours. Et encore Jackson se rasait. « Laisse tombé, j’me débrouillerais, Dimitri m’épargnerait pour rien au monde, même pas pour tes beaux yeux. » Il préférait lorsqu’il travaillait sous les ordres de Savannah. Là au moins il avait envie de se lever, d’essayer de se racheter. Avec Dimitri, il avait souvent qu’une seule envie, l’empaler.

Il hausse la tête. Oui n’en parlons pas. Pas maintenant. Pas tout de suite. De toute façon ça finirait par couler tout seul, lorsqu’ils seraient cuit, lorsqu’il sera tard, lorsqu’ils auront épuisé tous les sujets foireux. Elle fouilla les placards, il soupira encore une fois. Ashleigh avait du se faire contaminer par Isla. Ou alors c’était lui qui était beaucoup trop lent pour elle. Elle reprend une phrase. Il se pince l’arrête du nez. Il a oublié ce qu’il avait dit. Avait-il parlé d’eau de vie ? Est ce que ça avait du sens ? « Laisses tomber Ash, arrête de chercher, y a rien ici. » Y a rien parce que ça faisait je ne sais combien de temps qu’il n’avait pas fait les courses. Depuis le départ de Parker au moins, peut être même avant. « Non mais y a un début à tout ! Et puis je la remplacerais demain ! » Et oui, sans doute qu’il n’était que ça, un parasite. Le voyait-elle enfin sous son vrai jour ? Découvrait-elle un nouveau Monroe ? Qu’est ce qui lui prenait ? « Dis moi Ash t’es venu te foutre une caisse ou te plaindre de ma personne et de mes sales habitudes ? » Non parce que dans un cas il pouvait aider. Dans l’autre il pouvait accepter sans broncher les reproches, mais il risquait de s’énerver à un moment ou l’autre. Cela serait plus cool pour tout le monde s’ils en finissaient rapidement, qu’ils sortaient faire leurs emplettes, et qu’ils se la collaient pour de bout. Jackson avait un peu la gueule de bois, et la seule manière de la faire passer de manière radicale était surement de recommencer.

Il roula des yeux lorsqu’il l’entendit se plaindre de son odeur. « Toi aussi t’es belle Ash. » souffla-t-il avant de prendre lui même le chemin de le douche. En même temps pour ce coup là, il n’allait pas mal le prendre, elle avait raison, il sentait. Il se déshabilla et entra sous la douche, se réveillant d’abord à l’eau froide avant de recevoir enfin de l’eau chaude. Il resta peu, se rinça, savonna, rinça, sécha, sauta dans un jean, un t-shirt, réapparu devant Ash, attrapa ses clés une seconde avant qu’elle ne lui fasse la remarque. « j’allais pas monter dans ta poubelle de toute façon. » Il avait l’air plus frai, avec des fringues propres, une odeur de propre, et un vague sourire sur son visage. Il lança les clés en direction de son amie. « j’te fais confiance pour ne pas la planter je supposes ! » Ce n’était pas parce qu’il était mécano qu’on pouvait se permettre de faire n’importe quoi avec sa voiture. Enfin pas tout à fait. Il monta sur le siège passagé, alluma la musique, jeta ses pieds sur l’avant de la voiture.  « Go ! Qu’est ce qui te tente, pizza, vodka ? Whisky ? Des bières aussi, que ton estomac de princesse s’habitue. » Il souffla dans un sourire. « Qu’est-ce qui t’amène ? Ca fait une éternité que tu n’es pas venue me chercher. J’allais finir par croire que tu avais enfin compris que t’étais trop bien pour moi. » En réalité il savait la moitié de la réponse. Elle et Parker. C’était l’association la plus bizarre qu’il avait jamais entendu. Mais pourquoi pas. Il ne jugeait pas. Lui et Callie était franchement ridicule aussi. Enfin ils n’étaient rien en réalité. Surtout maintenant, mais… Il fallait croire que ça l’occupait. « hé ! y avait un feu rouge ici ! » cracha-t-il surprit par un bruit de klaxon. Peut être qu’il avait légèrement surestimé l’état d’Ash et qu’en faite elle avait besoin de plus que boire. « Si tu veux jouer à ça, par pitié attends qu’on se trouve un terrain vague, je te laisserais siffler les pneus de ma voiture. » Enfin si elle n’usait que les pneus. « Mais d’abord on va chercher à manger et à boire. » Parce que s’il voulait la regarder risquer la vie de sa voiture, il ne pouvait pas être totalement sobre. Question de principe.

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Mer 8 Avr - 19:12



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Ashleigh & Jackson


C'est étrange, de me retrouver là, avec lui. Comme si c'était désormais deux parties de ma vie. Les moments partagés avec Parker et ceux plus rares avec Jacks. Pourtant ça ne devrait pas être incompatible, on fait tous partie du même groupe, et je suis déjà venue faire un corps à corps avec l'autrichien quand Monroe était dans le coin – hé, c'est lui qui a voulu venir crécher chez Bernstein – cependant notre amitié est passée au second plan dans nos vies à tous les deux, j'ai l'impression. Parce qu'on a probablement moins de temps à se consacrer, entre nos boulots, nos emmerdes, nos manières de décompresser. Ou que je me concentre trop sur ma vie, aussi. Mais merde, de toute façon on oublie tout ce soir, on fait table rase. Je vais me rattraper, pourquoi pas même me montrer trop envahissante, mais retrouver mon meilleur ami qui semble dans le déni. Non, clairement, vu sa tronche, il ne va pas si bien que ça. Mais soit, on va faire comme si, lâcher la bride le temps de lancer la soirée. Je hausse les épaules quand il met en doute le pouvoir de mes ''beaux yeux''. « Je sais me montrer convaincante. » Avant j'usais de mes poings pour me faire comprendre, pour passer en force, mais depuis peu je me découvre même des talents de comédienne, surtout depuis que j'ai changé de taff. J'apprends à minauder, à jouer de mes atouts, pour parvenir à mes fins, hé. D'un côté, c'est pas plus mal qu'il ne le sache pas, que les autres l'ignorent, le bluff n'en est que plus facile. Je grimace un brin, car je sens depuis le début que ce n'est pas l'amour fou entre Dim et lui et si au départ j'ai cherché à faire évoluer les choses dans le bon sens, j'ai clairement baissé les bras, surtout depuis que Callie partage son lit avec mon ancien partenaire. Je fais de mon mieux pour rester neutre, pour ne pas me mêler de leurs histoires, car ça me met dans une position délicate, que je ne peux pas prendre parti, que je refuse même de l'envisager. J'ai un passé, avec les deux, qui m'en empêche.

Réserves vides, pas même la moindre cacahuète à se mettre sous la dent et un Jackson qui ne s'en préoccupe pas assez. Ça me fait grincer des dents et pas seulement parce que j'ai soif. C'est un truc d'homme des cavernes de vivre à ce point au jour le jour même pour les vivres ? D'accord, l'alcool ce n'est pas vital, on peut s'en passer, mais quand même ! S'il était venu squatter chez moi, ça ne se serait pas passé comme ça, j'aurais instauré des règles dont celle du frigo jamais vide de bière. On ne sait jamais ce qu'il peut nous tomber sur le dos ni quand quelqu'un peut débarquer avec une envie de se mettre minable, donc faut prévoir, c'est ce que m'a toujours dit ma grand-mère, quelle femme sage ! Je fronce les sourcils. « Pourquoi attendre demain alors qu'on va faire des courses, là ? » Logique de mec ? S'il ne l'a pas encore réalisé, on ressortira de la supérette avec de quoi le nourrir jusqu'au retour du maître des lieux, hé. Comme ça il pourra jouer les ermites autant qu'il veut. « Je râle tout le temps, c'est pas nouveau. Surtout quand, comme là, j'ai pas d'verre à la main. » Il a dû perdre l'habitude car ce trait de caractère me collait à la peau depuis ma naissance, ça faisait partie de mon charme, merde. Faire un brin de ménage m'aide à me détendre un peu, à me recadrer. Car ouais, boire dans un taudis c'est pas motivant si c'est pour se casser la gueule une fois saoule sur le moindre truc qui traîne. Là, au moins, j'aurais l'espace pour tituber, moins de risque de finir à l'hosto pour une blessure à la con. Prendre sa bagnole aidera aussi, même si, de toute manière, on n'irait pas loin avec une voiture qui refuse de démarrer... Quand elle ne tombe pas en rade à un carrefour, là, ouais, c'est risqué. Bref, je ne joue pas avec le feu et propose qu'on utilise la sienne avant qu'il ne critique la mienne. « Oh, hé, si tu acceptais de t'en occuper, elle ne serait pas dans cet état... » Je n'ai pas les moyens d'aller dans un garage digne de ce nom, pas actuellement, et devait donc me rabattre sur Jacks qui ne trouvait malheureusement pas de temps pour ma poubelle. Alors, hein, je ne suis pas la seule fautive. « C'est toi le mécano. »

Monsieur prend ses aises pendant que qu'on roule. « Bah, du moment que j'ai de quoi manger, tu peux m'faire boire ce que tu trouves, j'suis pas si précieuse que ça. » Je pense même pouvoir dire que j'ai un estomac en béton tant qu'il est un minimum rempli. Les cercueils de fin de soirée, faits des fonds de bouteilles, ça passe, toujours et ça ne ressort jamais. « Je ne peux pas venir voir mon BFF sans subir un interrogatoire ? » C'est déjà la deuxième question en moins d'un quart d'heure, pourtant tout à l'heure il a accepté de remettre ça à plus tard. J'espérais que ça serait pour dans quelques heures, pas déjà. Car la réponse n'est pas facile, car je ne veux pas en parler tout de suite et que je ne veux pas mentir non plus en sortant une excuse bidon. « Puis on se voit régulièrement au Brennan, hé. J'suis une cliente exemplaire. » A défaut d'être une amie idéale. J'élude comme je peux. « T'es daltonien ou quoi ? Le feu était vert ! » Que je crache, agacée. Mensonge éhonté, il était bel et bien rouge mais je n'aime pas qu'on me fasse remarquer mes conneries, surtout pas en bagnole. J'ai la tête ailleurs, ok ? Ça peut arriver à tout le monde. Et puis les rues étaient calmes, la circulation aussi. Pas de quoi me chier une pendule. « L'autre con veut juste qu'on le remarque, c'tout. » Je mets le clignotant et entre sur le parking où je me gare. « Tu vois, elle est en un seul morceau, respire. » Je coupe le moteur et m'extirpe de l'habitacle avant de trottiner jusqu'au magasin. J'attrape un panier et en tends un autre à Jackson en entrant avant de faire le tour des rayons, faisant tomber un tas de chose dans mon panier. « Tu prends les bouteilles, je m'occupe du reste. » L'organisation il n'y a que ça de vrai. Les aliments de base que même un enfant peut cuisiner – je suis rodée avec Deklan – ainsi qu'un brin de malbouffe pour le plaisir. Je me lâche même sur les chips aux oignons, c'est pas comme si je devais faire attention à mon haleine ces derniers temps. Les paniers pleins, on file à la caisse où un petit jeune au regard morne calcule ce qu'on lui doit. Je tends ma carte – je suis généreuse ce soir, hé – et règle le tout. On fout les sacs dans le coffre mais je note que Jacks garde une bouteille en mains. « Tu comptes t'anesthésier de suite ? » Solidarité zéro. Mais d'accord, okay, dans ce cas je vais faire ce qu'il a dit, trouver un terrain vague et faire mumuse avec sa caisse. Ce que je fais, je m'éloigne du quartier, trouve un plus calme, plus vide et un énorme parking. Je me stoppe avant de faire rugir le moteur et de partir en burn. Fast and furious va pouvoir aller se rhabiller. La voiture prend de la vitesse tandis que je monte le son de l'autoradio, puis elle tourne en dérapant. Je suis un circuit imaginaire, le regard braqué sur le parking, jouant des vitesses. Je continue comme ça pendant plusieurs minutes, en arrive à rire de bon cœur puis me gare, calmement. « Je pense que tes pneus ont survécu. Bon, on rentre ? » C'est pas non plus comme si je lui laisse le choix dans ma voix, j'ai vraiment envie de me poser, de manger et de siffler plusieurs verres.

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