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Atterrissage forcé || ft. Jaime & Isla & Ashleigh
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Atterrissage forcé || ft. Jaime & Isla & Ashleigh EmptyDim 28 Déc - 0:22
Atterrissage forcé ft. Jaime&Isla&Ashleigh
~ Aéroport de Los Angeles | Jour 1 | 19H30 ~
~ Terrifiée au fond de mon siège, j'observais du coin de l’œil le ciel à travers le hublot. Ce n'était pas tant le vol qui me stressait mais plutôt mon arrivée sur le territoire américain. Tout allait être nouveau pour moi. Et si je me perdais dans l'aéroport? Et si personne ne venait me récupérer? Et si l'appareil se faisait détourner au dernier moment? Et si... L'adolescente que j'étais devait se détendre, respirer un grand coup et faire comme si tout allait bien se passer.
Le stress et la peur de l'inconnu m'avaient envahis dés l'enregistrement. Mes parents à mes côtés, je savais que la porte d'embarquement, je la franchirai seule. Et puis par un grand miracle tout s'était bien déroulé jusqu'à ce que je rejoigne mon siège dans l'avion. J'allais donc passer plus de dix heures de vol entre un homme imposant et une mère avec son fils. Il n'y aurait eu aucun souci si mes craintes ne s'étaient pas justifiées.

~ L'homme n'avait cessé de faire des allers-retours aux toilettes puis au chariot des rafraîchissements. Nous devions constamment nous lever pour le laisser passer et bien entendu le petit garçon ne supportait pas ces mouvements intempestifs. Sa mère dépassée ne put le garder calme plus d'une heure d’affilée. Pour compléter le tout il ne cessait de se plaindre et sans savoir comment je me suis retrouvée avec une tâche de sauce tomate sur mon jean. Infernal je vous dis, presque à en oublier mes préoccupations. Pour mon plus grand bonheur tout ce beau petit monde se calma en fin d'après-midi. Plus l'heure passait et plus les signes de mon angoisse apparaissaient. Je tremblais des jambes, puis des mains, à la fin il m'était impossible de rester immobile plus de cinq secondes, toujours à jeter un coup d’œil entre le hublot de mon voisin endormi et le couloir de l'appareil.
La voix du pilote grésilla dans les haut-parleurs. Nous allions bientôt atterrir. Je n'avais pas compris ce qu'il avait dit mais je l'avais supposé. Mon anglais n'était pas nul mais même si le pilote s'était exprimé en français j'aurai été certaine de mieux percevoir les sifflements du système sonore que les paroles prononcées. Voilà bien encore une de mes peurs. Celle de la barrière linguistique. J'avais échangé avec la personne qui m'accueillait via Skype mais j'avais toujours peur de la réalité. De perdre mes mots, de ne pas me faire comprendre...

~ Je devais penser à autre chose pour les dernières minutes du voyage. Je sortis mon baladeur et mis mes écouteurs. Time for a change résonna dans ma tête et lorsque la musique arriva à sa fin j’enclencha le mode répétition. Il fallait que je repense à ce que m'avait dit mon hôte. Il s’appelait Jaime Alworth et travaillait dans le monde de la radio. Etant tombé sur une annonce Internet de Miranda, le jeune homme n'avait pas hésité très longtemps avant de proposer la colocation où il résidait à Los Angeles. Los Angeles quoi! Rien que ça! J'étais excitée et apeurée par une si grande ville. Et puis au fond de moi je savais que je me dirigeais vers une expérience unique. Jaime vivait avec Isla et Ashleigh mais je n'ai jamais eu l'occasion de leur adresser la parole.
Il avait été convenu qu'ils viennent me récupérer à l'aéroport. Je leur avais transmis avec précision l'heure de mon arrivée et le numéro de mon vol. D'ici là je ne pouvais les contacter par téléphone. Qui est donc l'inventeur de WhatsApp que je vienne me prosterner à ses pieds? Grâce à cette application forte utile j'allais pouvoir informer Jaime de mon arrivée, enfin si je pouvais mettre la main sur le réseau wifi de l'aéroport.

~ L'appareil finit par rejoindre le sol aux alentours de 19h30 heure locale. La vue aérienne de la ville était magnifique, illuminée de toutes parts et offrant une sublime mosaïque aux teintes orangées. Je fus enfin libérée des deux boulets et du gamin à mes côtés. Je pris mon bagage à main, mon sac à dos et sortis le plus rapidement possible. J'étais durant un court instant tout simplement heureuse. La passerelle vitrée donnait une vue dégagée sur le tarmac, les avions stationnant ainsi que l'immense bâtisse face à moi. L'aéroport était imposant à en perdre l'ordre des grandeurs. Lorsque j'eus passé les portes coulissantes je revins à la réalité. C'était une véritable fourmilière, les voyageurs et les personnels de bords allaient et venaient en tout sens.
Premier objectif: récupérer ma valise. Pour le moment il me suffisait de me laisser entraîner par le convoi que formaient les passagers. J'en profitais pour commencer à me familiariser avec les inscriptions en anglais tout autour de moi.
Mes bagages ne se firent pas attendre bien longtemps. Ce ne fut qu'après que la panique m'envahit. Par où devais-je me diriger? Les flèches correspondants à la sortie indiquaient des directions différentes. J'en pris alors une au pif, je n'avais pas le choix. Je finis par atteindre le hall des arrivés, un premier bon signe. Il ne me restait plus qu'à mettre la main sur mes hôtes parmi la foule et les pancartes rédigées dans toutes les langues du globe. Je pris mon portable et croisa fort les doigts pour qu'au moins une barre ait la noblesse de s'afficher et que l'application s'ouvre sans me faire défaut.
Le clavier apparut à ma plus grande joie.
J'ai atterris. Je suis au hall des arrivées. Je vous attends. Canelle =)
~ Le smiley je l'avais ajouté afin de ne pas laisser transparaître mon angoisse et sans doute pour me rendre moins froide. Et puis cela compenserait une éventuelle faute d'expression.
Je me suis ensuite dirigée vers un banc pour prévenir mes parents que j'étais toujours en vie. Je me devais de les tenir au courant, après tout c'était grâce à eux que je me retrouvais à L.A. comme une aventurière.
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Atterrissage forcé || ft. Jaime & Isla & Ashleigh EmptySam 3 Jan - 16:19
Atterrissage forcé
Aéroport de Los Angeles | Jour 1 | 19H30
Il manquait quelque chose, là, entre le portrait d'Elton John accroché au mur et la figure collector à la tête dodelinante du Prince Charles sur le coin externe gauche de seconde commode en partant de la fenêtre. Je l'avais vu dès que j'avais passé le pas de la porte de ma chambre, ça m'avait frappé, tout d'un coup, ça m'avait subjugué, alors que jamais encore je n'y avais prêté attention. Pourtant, c'était criant, criant de vide, de blanc, de rien, c'était comme si cet espace vacant contre le mur prenait des dimensions incommensurables tout d'un coup, qu'un halo de lumière divine l'entourait, non, une guirlande multicolore - mieux encore, une guirlande lumineuse, multicolore ET clignotante, ouais, comme celles qu'on voyait pendues à tous les... ah, non. C'est vrai. On est en Californie. La Californie, ou l'antre du Grinch, avec leurs foutus cocotiers ou ananassiers ou mojitotiers ou whatever. Pas de belles décorations à la londonienne sous le porche, pas d'épais manteaux et écharpes de laine assorties aux mouffles et/ou mitaines, dépendamment de votre rattachement à King Cross ou Picadilly, non. Mais le temps n'était pas à la révolte, sauce j'ai le blues de chez moi au moment des fêtes, non. Mes petits doigts serrés sur ma cuillère Olaf, j'ai avalé lentement les céréales qui pataugeaient encore autour de mes papilles et j'ai froncé les sourcils, incapable de faire quoi que ce soit sinon fixer le gros, l'énorme trou dans la décoration de ma chambre, ces dix centimètres carrés laissés comme ça, crus, d'origine, et terriblement moroses. Je comptais aller me coucher, j'avais bossé la nuit entière, j'avais cru voir une biche et je l'avais pistée sur le trajet du retour, j'avais rebroussé chemin quand, vingt minutes plus tard, j'avais compris que ce n'était qu'un caniche vachement bien toiletté, du coup j'avais fait un détour par chez le toiletteur de Muffin pour lui acheter des produits de soin, là, j'ai dû attendre 10 minutes encore à sonner à la porte jusqu'à ce que son coiffeur ne vienne m'ouvrir, il m'avait braillé dessus en italien et j'avais deviné qu'il me parlait de sa montre parce qu'il l'agitait sous mon nez et tapait sur le cadran, je lui ai fait un thumbs up et j'ai soufflé la bouche en O pour lui faire comprendre qu'elle était drôlement jolie, ouais, après ça je suis reparti avec un sac plein de démêlants et lustrants et shampoings aux petits pois pour le pelage de MuffMuff, à l'appartement, je me suis installé à la table et j'ai tout montré à Isla et à Ash, aussi, pendant qu'elles déjeunaient et maugréaient, une action pour chaque, et, enfin, voilà, mes colocataires parties, j'avais rempli mon bol de céréales à la cannelle et j'avais pris le chemin de ma chambre pour aller me coucher (ouais, pas d'étape brosse à dents, je n'avais pas mangé de sucre de TOUTE LA NUIT, et puis si les céréales peuvent décaper le visage d'Isla quand elle se fait des masques à l'avoine, je vois pas pourquoi celles-là saliraient mes dents). Bref, j'allais me coucher, mais j'avais vu l'abomination de cet espace pas couvert par un bibelot ou une affichette, et là, c'est le drame.  Cinq minutes à observer l'oeil brillant toute l'harmonie de teintes des vernis à ongles sur l'étagère dans la chambre d'Isla, cinq de plus pour les classer de la plus claire à la plus foncée, une expédition de ninja dans la chambre d'Ashleigh, je m'étais rendu à deux évidences : on n'avait plus aucune décoration sous la main qui m'aurait sauvé du trou noir de ma chambre à moi et Ash sentait vraiment trop bon. Ainsi, j'avais fini à la table du salon, deux ordinateurs portables devant moi, un smartphone dans la main et une tablette dans l'autre, prêt à me lancer dans une opération commando Craiglist. Et évidemment, dix minutes plus tard, toute trace du mot "décoration" avait disparu de l'outil de recherche et je regardais une vidéo d'un hérisson qui se baigne, je donnais du foin à mon cheval virtuel, je révisais mon klingon et j'étais sur une plateforme d'échanges culturels. Tout ça en gratouillant les oreilles de Muffin et en m'empiffrant de mes céréales à la cannelle teeth friendly. C'est peut-être pour ça que j'ai cliqué sur ce lien, quand j'ai vu "Canelle" dedans. Ça, ou alors c'est parce que j'ai glissé trop loin et que j'ai manqué le "cute puppies howling for the first time". Allez savoir.


***

« Au fait, la petite arrive demain. »  La fourchette avait manqué sa cible et je frottais ma pauvre joue malmenée, l'air renfrogné, quand j'avais relevé les yeux vers les deux filles et que j'avais croisé leur air interloqué l'une après l'autre.  « Ca va, ça ne fait pas si mal que ça. »  Clin d'oeil courageux, j'avais repiqué un morceau de salade et, en me concentrant comme un Yoda qui veut sortir son vaisseau spatial de la mare qui borde sa hutte, je l'avais fourré dans ma bouche, mes traits apaisés et fiers. Par contre, les leurs... « Qui ? »  Haussement de sourcil de la part d'Ash, puis d'Isla, puis de moi. « Bah, Canelle. »  Je guettais l'étincelle de génie qui traverserait leurs iris, l'éclat du Ah mais oui, qu'est-ce qu'on est cons ! qui illuminerait leur visage, mais, non, non, rien. « Qui ? » J'avais reposé ma fourchette, redouté l'éclat de rire du On t'a eu !, mais, non, non, rien. « La nouvelle colocataire, l'étudiante française ! » Toujours rien. « QUI ?! » « MAIS ARRÊTEZ, VOUS SAVEZ TRÈS BIEN, J'AVAIS FAIT UN NOEUD DANS MES CHEVEUX POUR QUE VOUS ME DEMANDIEZ CE QUE C'EST ET QUE JE VOUS RACONTE CE... Oh, wait. »  Mon regard s'était accroché au flacon de démêlant de Muffin, posé sur le plan de travail de la cuisine derrière elles, devenu le mien dès son ouverture parce qu'il sentait drôlement bon la pomme, lui aussi. Comme Ash. Une main dans mes cheveux doux comme de la soie, j'avais ouvert de grands yeux, la bouche de O, de nouveau, et mon regard avait navigué entre les deux filles. « C'est méga efficace ce truc ! Ca vous dit une soirée shampoings ? »


***

« On est super en retard.  Vraiment, vraiment trop super en retard. Puissance douze. »   Au moins. Je trépigne sur mon siège à l'arrière - ouais, parce qu'au deuxième carrefour pris dans le mauvais sens, elles m'ont piaillés que je ferais mieux d'échanger le volant avec l'une d'elle. Tss. Je vois la main d'Isla se tendre vers l'arrière et chercher à taton ma tête. Je me glisse dessous, mais je trépigne quand même. « Mais non, t'inquiètes pas mon chou! » « Le temps de trouver une place de parking, et on est bons. « J'ai un message d'elle ! ELLE EST LÀ ! » Mon téléphone gicle en l'air quand je veux le brandir entre la blonde et le volant, il virevolte vers l'arrière, je panique. « Jaime, qu'est-ce qu'on a dit ? Inspiiiiire, expiiiiire, inspiiiire... »  J'essaye de suivre les précieux conseils d'Isla, mais j'essaye aussi de répondre à Canelle dans la foulée. Mauvais mix.
On est là dans cinq minutes Atterrissage forcé || ft. Jaime & Isla & Ashleigh 1853610778
 « Noooon ! » « Quoi ? Tu t'es ENCORE trompé d'aéroport ? « Pire. J'ai voulu mettre le thumbs up emoji mais j'ai mis le crappy one. » Défait, je m'apprête à rectifier le tir, mais la voiture s'immobilise et j'entends leurs ceintures se défaire. Alors, je jette mon portable sur la banquette et m'affaire à libérer Muffin des cordages DIY de sécurité qui le maintenait au siège. « Allez déjà la retrouver, je vous rattraperai ! »  Elles sont si peu réactives (à croire que j'avais pris la décision d'accueillir cette jeune tout seul, tss...) que, quand je viens à bout de la ceinture pour chien maison et que je m'extirpe de la voiture, l'adorable boule de poils coincée sous le bras et mes lunettes qui partent aux fraises sur mon nez, elles n'ont pas encore atteint l'entrée de l'aéroport. « HEY, MAIS ATTENDEZ-MOI ! »  Muffin et moi les langues au vent, on court à travers la route, on sursaute au klaxon de la voiture qui nous donne un peu plus d'élan - ou qui nous frôle, c'est au choix - et, finalement, on arrive à leur hauteur. « Vous pensez pas qu'on devrait faire aller faire un saut chez Walmart d'abord ? »  Je remonte mes lunettes sur mon nez, flatte le Pom sous mon bras et plisse les yeux, songeur. «  Celui de Downtown, ils ont des supers ballons de baudruche, et soldés en plus. C'est cool, comme accueil, les ballons de baudruche. »    
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