:: ... where everything is possible. :: Back to the Future :: Flashforwards
Game Over | Olivia
Aller à la page : Précédent  1, 2
avatar
Olivia R. O'Ceallaigh
Messages : 331
Date d'inscription : 03/11/2014
Célébrité : Jennifer Morrison
Crédit : wiise (vava) ; tumblr (sign)


Emploi : Assistante personnelle d'un éditeur littéraire
love out loud : ou l'art de voir son cœur être piétiné par n'importe qui

Ven 15 Mai - 0:05



GAME OVER.

And I will stumble and fall. I’m still learning to love. Just starting to crawl. Anywhere, I would’ve followed you. And I am feeling so small. It was over my head. I know nothing at all. And I will swallow my pride. You’re the one that I love. And I’m saying goodbye.


Je n'avais aucune envie de le quitter, même une seconde. Retrouver sa chaleur après autant de temps, c'était comme trouver de l'eau en plein désert et j'étais totalement assoiffée. Assoiffée de lui, de ses mains, de sa bouche. J'avais réellement le sentiment d'être une adolescente découvrant les effets des caresses masculines, mais je m'en fichais. Ses mains sur mes cuisses me faisaient frissonner, ses baisers me rappelaient que j'étais désirée, que je venais d'accepter de l'épouser une seconde fois, son surnom romantique me rappelais que j'étais à lui. J'étais entièrement à lui.

Il mordit dans le cookie que je lui tendais, ne me quittant pas des yeux et je me mordis la lèvre inférieure, trouvant le geste et le regard des plus sensuels. J'avalais une nouvelle bouchée, alors que son frère entrait dans la pièce et que s'en suivait leur petite bataille d'ego, qu'Owen gagna haut la main, bien évidemment. Je le réprimandais pour la forme, mais il contra en disant qu'il allait également me trouver un surnom ridicule si je m'y mettais et que c'était leur manière à eux de communiquer. Il ajouta que je ne devais pas le regarder comme je le faisais. Les yeux de Chat Potté avaient-ils de l'effet sur lui ? Apparemment oui, puisqu'il passa une main derrière ma nuque pour m'approcher de lui et m'embrasser tendrement. Je souris contre ses lèvres, attrapant un nouveau cookie pour mordre dedans dès que je quittais sa bouche, m'obligeant à garder le même regard de mignon petit chat alors que je croyais dans le cookie. Dieu comme cela m'avait manqué, d'être joueuse et taquine, d'être l'allumeuse que j'étais avec lui. Il voulait attendre ce soir et je savais qu'il avait bien l'intention de s'y tenir, mais j'étais vraiment curieuse de savoir s'il pourrait résister à l'aguicheuse Livia qu'il avait quitté il y a deux ans. Sa volonté pouvait-elle vraiment être plus forte que son désir d'être en moi, de me posséder jusqu'à la moelle ?

Je lui avouais alors que j'aimais bien sa famille, que je voyais comment eux l'aimaient lui, intensément et il assura qu'il savait, qu'il savait qu'il les avait tous blessés lorsqu'il était parti et que c'était la raison pour laquelle il ne voulait pas en parler à l'époque, parce que leur absence dans sa vie le pesait lourdement. Il voulut jouer les forts, une fois de plus et ajouta que tout cela était vieux et je souris, caressant sa joue. « Inutile de jouer les gros durs », me moquais-je doucement en riant. « Je sais quel homme sensible tu es en vrai et excuse-moi mais, même si je le voudrais, je ne peux pas souhaiter qu'il en eut été autrement. Si tu n'avais pas quitté ton pays, je ne t'aurais jamais rencontré et si tu ne l'avais pas fait comme tu l'as fait, tu ne m'aurais jamais demandé de t'épouser et je n'aurais jamais vécu avec toi. Je n'aurais jamais passé assez de temps avec toi pour tomber follement amoureuse, alors... Je ne peux pas le regretter. Tu m'en veux ? » Ma vie aurait été tellement moins belle sans lui. Moins compliqué, certes, mais moins belle. Je n'aurais jamais été capable d'envisager d'avoir une seconde chance. De dire oui à un homme tout en étant parfaitement certaine qu'il serait au pied de l'autel le moment venu.

La tranquillité du moment fut à nouveau troublée par l'arrivée en fanfare de membres de la fratrie. Les jumelles de tout à l'heure, visiblement déçue. L'une expliqua d'ailleurs que l'autre s'était trompée dans les horaires et que le film qu'elles avaient prévu de voir avait commencé depuis bien longtemps à leur arrivée. Je terminais mon cookie en observant la scène et c'est alors que l'une des jumelles posa son regard dans la cuisine et nous vit, Owen et moi. Ses yeux s'illuminèrent alors et elle s'approcha en s'exclamant sur le fait que je devais être Olivia. J'hochais la tête en réponse, entourant le cou d'Owen de mes bras et il nous présenta. Siobhan, la jumelle obsédée par les cheveux, me rappelais-je bizarrement assez facilement. Owen exprima à peine le fait que je n'aurais aucun mal à les différencier qu'elle fit un commentaire sur mes cheveux. Je souris en songeant que Bingo !, c'était bien cela. Ce qu'Owen confirma, avant que sa sœur ne lui indique qu'il y aurait le droit aussi. A croire que parce que j'étais là, il allait plus se laisser faire. Ça n'était pas faux en fait, il l'avait déjà dit dans sa chambre. Il fallait qu'elle lui coupe les cheveux et qu'il se rase. C'était la condition sine qua non pour que nous puissions faire l'amour.

« Je ne comprendrais décidément jamais cette obsession pour mes cheveux », m'exclamais-je en revoyant la touffe informe et mal attachée avec laquelle je m'étais présentée à la porte de cette maison. « C'est une fixation familiale ou s'est juste vous deux ? », demandais-je à Owen, me retenant d'ajouter que j'avais parfaitement conscience que le degré de fixation et d'obsession n'avait ni la même intensité, ni la même teneur pour l'un et pour l'autre. Ça aurait été vraiment plus déplacé encore que les quelques mots que je venais de sortir devant sa sœur. « Ravie de faire votre connaissance Siobhan », soufflais-je avec un sourire, ayant trop de mal à me détacher de mon homme pour lui serrer la main ou quelque-chose. Ils avaient trop facilement tendance à faire des câlins dans cette famille, après tout. « Et pour ce qui est de me coiffer et bien... Prochainement sans doute », assurais-je avant de regarder Owen. Pas aujourd'hui, cependant. Pas quand je pouvais à peine le quitter des yeux. Mais je céderais, j'y serais obligé. Owen précisait déjà qu'elle avait la même obsession familiale pour obtenir ce qu'elle voulait, qu'importe l'énergie qu'elle devrait y mettre.

Il se moqua en disant que j'étais fichue et je le faisais taire d'un baiser furtif, juste avant qu'il ne me demande si j'avais assez mangé. J'eus des frissons dans tout le dos quand il glissa sa main dans mes cheveux. Il m'annonça alors qu'il allait se raser et me demanda ce que je voulais faire, me faire coiffer, m'ennuyer à le regarder – comme si ça pouvait m'ennuyer – ou l'attendre dans sa chambre. Je souris, me levant, attrapant un nouveau cookie avant de lui tendre la main avec un regard aguicheur. « Je te l'ai dit, mon amour », dis-je en mordant dans le cookie, le regardant avec ce même regard qu'il m'avait offert lorsqu'il avait mangé un bout de celui que je lui avais tendu. « Il est hors de question que je te quitte des yeux une seule seconde. »

Je le laissais me conduire jusqu'à la salle de bain, terminant de manger en route. Une fois dans la pièce, je me hissais à côté du lavabo, me mordant la lèvre en attendant qu'il commence, presque impatiente. Bientôt un pas de plus vers cette nuit, notre première nuit après deux ans d'abstinence... En tout cas ensemble... En tout cas pour moi.


love.disaster

_________________
Falling in love.

Ça me fait vraiment flipper parce que tu as pris un morceau de moi. Et je t'ai laissé faire... @ ALASKA.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Owen O'Ceallaigh
Messages : 1568
Date d'inscription : 03/11/2014
Pseudo : Elina
Célébrité : Colin O'Donoghue
Crédit : freckles sloth & tumblr


Emploi : Editeur dans une grande maison d'édition basée à New York, HarperCollins
love out loud : Marié mais c'est compliqué

Dim 17 Mai - 0:16
Game Over

Deux ans d’abstinence. Deux ans d’abstinence sans aucun effort. Je n’avais jamais ressenti le besoin de toucher une femme en deux ans. La chaleur de leur corps, le besoin de sentir leurs mains sur ma peau, de sentir leur parfum, leurs caresses, leurs soupirs ne s’étaient absolument pas manifestés en deux ans. Moi, Owen O’Ceallaigh, le véritable accroc au sexe. Oui j’étais comme un drogué avec ça, avant, je le reconnais. Il y a plus de trois ans, jamais je n’aurais pu tenir ne serait-ce que quatre jours sans m’envoyer en l’air. J’avais réellement ce besoin vital de coucher avec une femme pour mon propre bien-être. J’en avais besoin sans quoi mon humeur en prenait un sacré coup, comme un drogué en manque. Pendant deux ans, mon record, je n’ai nullement ressenti ce besoin. Le seul manque que je pouvais ressentir était celui de ma femme, d’Olivia. Elle était la seule chose qui me manquait réellement dans ma vie. Plus rien d’autre n’avait d’importance. Les seules fois où je sortais dans les rues de Dublin pour aller faire quelques courses – parce que ma mère m’y forçait pour que je sorte et vois du monde – je ne faisais même pas attention au monde qui m’entourait. Aucune femme n’attirait mon attention comme ça aurait pu être le cas des années auparavant. Aucune femme n’arrivait à la cheville de celle que j’avais perdue. Alors jamais, en deux ans, je n’ai ressenti le besoin de m’envoyer en l’air. Comme si ma libido était en hibernation.

Mais le fait de la revoir, devant moi, en vrai, et non dans mes rêves, avait réveillé mes instincts de drogué. Fini le sevrage. La voir, la toucher, l’embrasser avaient suffit à faire renaitre cette petite flamme en moi. Je la voulais. Parce qu’elle m’avait manqué à un point inimaginable. Son corps m’avait manqué, sa chaleur m’avait manqué, son odeur, son parfum, ses soupirs… Tout. Mais je ne voulais pas tout précipiter. Je voulais prendre mon temps, faire monter le désir entre nous doucement, profiter de sa présence, ce genre de chose. Et surtout, je ne me sentais pas totalement à l’aise avec mon look de clodo. Parce qu’il faut dire ce qui est. Je ressemble beaucoup plus à un sans abri, qu’à l’éditeur que j’étais autrefois. Mes cheveux étaient tellement longs qu’en tirant dessus pour les tendre, mes mèches de devant arrivaient au niveau de mes yeux. Quant à ma barbe effroyable, n’en parlons même pas, on ne voit pas ma peau en dessous. Je ne peux absolument pas faire l’amour à ma femme dans cet état. Ce n’est pas digne de moi, même si j’en crève d’envie. Je me dois de résister, tout n’en sera que meilleur lorsque le moment sera venu.

Je lui avais demandé d’attendre ce soir. Que toute la nuit allait être mouvementée alors j’espérais vraiment qu’elle ne soit pas fatiguée par son voyage. Or, résister était encore plus difficile que je l’avais prévu. Rien que le fait de partager un pauvre cookie me rendait dingue. Comment je vais pouvoir attendre jusqu’à ce soir ? Comment est-ce que je peux résister à cette femme parfaite ? Il faut réellement que je prenne sur moi et que je ravale mes pulsions. Le fait de parler de ma famille m’avait quelque peu refroidi et fait redescendre sur terre. Mais comme toujours, elle avait les mots qu’il fallait pour rebooster à bloc. Elle me caressa la joue et je relevais la tête vers elle. Son sourire est tellement magnifique… Elle se moqua gentiment avant d’affirmer qu’elle savait à quel point j’étais sensible au fond. Elle s’excusa ensuite en précisant qu’elle n’aurait pas aimer que cela se passe différemment. Si je n’avais pas quitté ma famille, mon pays, je ne l’aurais jamais rencontrée et jamais on ne se serait mariés pour vivre tout ce qu’on a vécu. Elle ne regrettait pas d’avoir passé autant de temps avec moi pour tomber amoureuse de moi. Elle est tellement adorable. Je passais à mon tour une main sur sa joue si douce et lui offrait mon plus beau sourire réconfortant. « Je ne regrette rien non plus mon cœur. Et jamais je ne pourrais t’en vouloir pour quoi que ce soit. Bon, à part si tu vas voir ailleurs, certes, mais je doute que ce soit envisageable. » J’agrémentais mes paroles d’un léger baiser furtif sur ses lèvres.

S’en suivi ensuite un échange avec ma sœur Siobhan, qui voulait absolument coiffer Olivia et me couper les cheveux. Livia ne comprenait pas cette obsession qu’on avait tous pour ses cheveux. Fixation familiale ? Non. C’est juste Siobhan. « Moi obsédé par tes cheveux ? » J’eus un petit sourire sans équivoque. « Pas seulement par tes cheveux ma chérie… » Par elle toute entière. Elle salua ma sœur d’ailleurs par la suite et accepta sa demande, mais pour plus tard. Disons qu’elle était un peu occupée pour le moment. On venait de se retrouver et d’après ce que j’avais compris, elle n’avait pas de limite de temps pour repartir, alors qu’on nous laisse au moins quelques jours de tranquillité.

Mais on n’allait pas rester éternellement dans la cuisine, lieu fréquemment visité par tous les membres de ma famille, je préférais qu’on s’éclipse pour retrouver un peu d’intimité. Enfin, je voulais surtout aller me raser. Je voulais qu’elle reste près de moi pendant ce temps, mais je ne pouvais pas la forcer. Elle pouvait aller se faire coiffer en attendant si elle le voulait ou tout simplement rester dans ma chambre. Je lui avais posé la question mais elle ne répondit pas tout de suite, se levant tout d’abord. Elle prit un dernier cookie et me tendit la main pour que je me lève à mon tour. Je m’exécutais donc. Elle m’alluma clairement en mordant dedans, ce qui me fit réprimer une sorte de frisson. Sa réponse me fit sourire parce que c’est ce que j’avais espéré. « Parfait. »

Je la pris par la main pour sortir de la cuisine et retourner dans la salle de bain à l’étage. Je la laissais entrer dans la pièce, refermant la porte derrière nous. Elle s’installa à côté du lavabo alors que je récupérais la mousse à raser et le rasoir dans le placard. Avant tout chose, je préférais enlever mon t-shirt et le poser sur le panier à linge. Il est tout propre, inutile de le salir. « Bon, y’a du boulot. » Mon reflet dans le miroir était juste abominable. Je ressemblais à un naufragé. Un peu comme Tom Hanks dans le film Seul au monde. En un peu moins pire quand même. Je passais d’abord mon visage sous l’eau pour humidifier ma peau avec de l’eau chaude. Ceci fait, j’essuyais légèrement avec une serviette. « Si tu t’ennuies, tu me le dis. C’est pas la chose la plus passionnante à regarder. » J’attrapais ensuite la bombe de mousse à raser que je secouais avant d’ouvrir. J’en appliquais un peu sur mes doigts avant de l’étaler sur mon visage. Une fois ma barbe recouverte, je jetais malicieusement un œil à Livia et avec la mousse qu’il me restait sur les doigts je lui appliquais sur le nez en riant légèrement. Un vrai gamin. « J’aurais préféré que ce soit de la crème chantilly, mais on fait avec ce qu’on a. »

Mais trêve de plaisanterie, les choses sérieuses commencent. Je prenais mon rasoir et approchais un peu plus mon visage du miroir pour me raser, le rinçant régulièrement dans l’eau que j’avais laissé couler dans le lavabo. « Je l’ai revue, tu sais. Maddison. Une fois. » Pourquoi parler d’elle maintenant ? Aucune idée, mais je pense que ça lui ferait plaisir de savoir comment ça s’est terminé avec elle. Et puis, il faut bien qu’on parle de quelque chose pendant que je me rase, ça l'occupera. « Peu de temps après mon arrivée ici, elle s’est pointée comme une fleur. Pas de chance pour elle, la pression n’était pas retombée et je lui en voulais toujours à mort. Ma sœur l’avait laissée entrer et m’avait appelé. J’étais dans ma chambre évidemment. Je n’avais pas envie de sortir et je ne savais absolument pas qui voulait me rendre visite. Alors, je suis sorti de mon antre, et arrivé au milieu de l’escalier, je l’ai vue, le sourire aux lèvres. Mon sang n’a fit qu’un tour. Elle a voulu se jeter dans mes bras. Mais je l’ai violemment repoussée contre la porte, la tenant fermement par les épaules. J’étais tellement mauvais. Je crois que j’aurais réellement pu la frapper. Elle s’est mise à pleurer. Mais je ne me dégonflais pas pour autant, elle pouvait chialer autant qu’elle le voulait. Elle m’avait pris la chose la plus importante à mes yeux. Heureusement pour elle, Killian est arrivé et m’a retenu, me faisant lâcher prise. Mon père est arrivé également en même temps que mon frère et il l’a flanquée dehors. Je ne l’ai plus jamais revue par la suite. Et c’est très bien comme ça. » Qu’elle ne se pointe plus jamais devant moi si elle ne veut pas qu’il lui arrive des bricoles.

A force de parler, j’avais pu finir de me raser. Je rinçais alors mon visage sous l’eau une nouvelle fois avant de l’essuyer avec la même serviette que tout à l’heure. J’ouvrais de nouveau le placard pour y sortir le flacon d’après rasage pour en passer sur mon visage. Evidemment, je n’avais pas tout rasé, j’aime garder un minimum de pilosité pour donner un effet mal rasé. Le rasage total ne me va pas, ça me rajeunit trop. Je me tournais alors vers Livia, tout sourire. « Je me sens plus léger ! »


fait par .cranberry

_________________
Pris à son propre jeu ▵
©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Olivia R. O'Ceallaigh
Messages : 331
Date d'inscription : 03/11/2014
Célébrité : Jennifer Morrison
Crédit : wiise (vava) ; tumblr (sign)


Emploi : Assistante personnelle d'un éditeur littéraire
love out loud : ou l'art de voir son cœur être piétiné par n'importe qui

Lun 18 Mai - 16:58



GAME OVER.

And I will stumble and fall. I’m still learning to love. Just starting to crawl. Anywhere, I would’ve followed you. And I am feeling so small. It was over my head. I know nothing at all. And I will swallow my pride. You’re the one that I love. And I’m saying goodbye.


Le perdre des yeux, même une seule seconde, me glaçait d'effroi. Non. Je l'avais retrouvé après deux ans d'une lutte acharnée pour en avoir le droit. J'étais enfin libre de mes mouvements et tout ce que je voulais, s'était être enchaînée à lui... Du moins quelques temps. Le temps d'être certaine que je ne rêvais pas et que j'étais bien chez lui, avec lui et que personne n'allait nous séparer à nouveau. J'étais trop heureuse d'être à nouveau avec lui, de l'entendre me dire qu'il ne regrettait pas non plus d'avoir quitté sa famille dans les conditions qui avaient été les siennes si on partait du principe que c'était ce qui nous avait permis d'être réunis. J'étais heureuse de l'entendre à nouveaux jouer des mots pour me dire combien il me désirait, s'amusant du fait que j'avais parlé de son obsession pour mes cheveux pour renchérir sur le fait qu'il n'était pas uniquement obsédé par ma crinière blonde. J'étais heureuse d'être à nouveau soumise à ses caresses, vibrante sous ses doigts caressants, fiévreuse de le suivre partout où il me conduirait, d'être embrassé partout où il poserait ses lèvres. Je fis néanmoins un peu la moue quand il aborda le fait qu'il m'en voudrait uniquement si j'allais voir ailleurs. Mêmes'il en doutait, il l'avait pensé. Même en plaisantant.

Je le suivis jusqu'à la salle de bain, à l'étage et m'installait confortablement près du lavabo pour pouvoir l'observer dans son œuvre de débroussaillage, ne ratant pas une miette du spectacle alors qu'il retirait son T-shirt, mouillait sa barbe avant de la mousser et de commencer à se raser. Il me demanda de surtout lui dire si je m'ennuyais pendant la manœuvre et je lui souris, me mordant la lèvre en secouant la tête. Non, je ne m'ennuyais pas, bien au contraire. Le spectacle était des plus appréciables. J'aimais cette intimité là, ces petits rien d'une vie de couple normale. C'était tout ce qui m'avait manqué pendant ces deux années.

Malicieusement, taquin, il glissa un doigt plein de mousse sur mon visage, tartinant mon nez en se plaignant que cela ne soit pas de la crème chantilly. Je me mis à rire en frottant le bout de mon nez pour en enlever la mousse, tout en ne le quittant jamais des yeux, rougissant de le trouver si beau, même avec sa barbe pleine de mousse. J'avais juste envie de me fondre dans ses bras, de sentir la chaleur de son torse nu contre moi, la douceur de sa peau. J'avais juste envie de l'embrasser et de ne jamais quitter son étreinte.

Il reprit son œuvre avec application et commença à parler de Maddison, du fait qu'il l'avait revu, une fois. J'eus envie de grogner de mécontentement, mais me contentais de l'écouter, me penchant pour embrasser son épaule alors qu'il poursuivait, expliquant comment elle était venu le voir. Je l'écoutais avec attention, ne prononçant pas le moindre mot, laissant mes lèvres frôler sa peau, dans la mesure du possible où je ne l'empêchais pas de se raser, alors que je sentais qu'il avait besoin de me raconter comment il l'avait accueilli, avec toute sa rage et son chagrin de m'avoir perdu par la faute de cette folle. Il m'expliqua combien il aurait pu être violent avec elle et comment son frère et son père avaient été obligés d'intervenir pour qu'il ne fasse pas une bêtise. Il acheva son récit en expliquant qu'il ne l'avait jamais revu après cela et je lui souris doucement, tendrement. « Elle m'a appelé », avouais-je à mon tour, me redressant pour le regarder une seconde, avant de baisser les yeux sur mes genoux pour poursuivre. « Je suppose que c'était peu après cette visite, elle a appelé à la maison et a demandé à me parler. Mes parents étaient si suspicieux concernant tous les appels que je pouvais recevoir qu'ils ont refusé de m'appeler, mais elle a insisté, elle a dit que c'était important, qu'elle devait me parler en personne. Ils ne m'ont jamais passé le téléphone et ne m'en ont jamais parlé. C'est June qui a fini par craquer il y a environ un an. Elle m'a avoué ce coup de téléphone, le fait qu'elle avait commencé à crier qu'elle devait me parler, que je devais te convaincre de lui laisser une chance, qu'après t'avoir volé à elle, je devais te rendre à elle... Mon père l'a traité de folle, a menacé de la poursuivre pour harcèlement et a raccroché. Elle n'a jamais tenté de nous recontacter après ça... » Cette fille était vraiment folle. Totalement inconsciente de combien elle l'était. Dans le fond, c'était assez triste. La pauvre avait dû manquer de bien des choses pour être si obsessionnelle.

Puis enfin, Owen eu terminé. Après avoir rincé la mousse qui traînait encore sur ses joues, il retrouva définitivement le visage de l'homme que j'aimais et je dus faire preuve de toute ma volonté d'esprit pour ne pas lui sauter dessus immédiatement et le supplier de me faire l'amour maintenant. Il voulait attendre ce soir, il voulait que tout soit absolument parfait, mais se rendait-il seulement compte que j'avais juste besoin de lui en moi et de ses bras autour de moi, pour que tout soit absolument parfait ? Non, sans doute pas et cela me faisait sourire, autant que son sourire me donnait envie de montrer ma joie. Toute guillerette, je l'attirais à moi, passant mes bras autour de son cou, glissant une jambe de chaque côté de ses hanches. « J'ai décidé de voir le bon côté des choses », décidais-je presque au moment même où je le disais, ne réalisant même pas que j'avais pu faire ce cheminement-là dans ma tête. « Je t'aime et grâce à elle, personne ne peut plus en douter. Pas quand après deux ans de liberté, la première chose que tu fais, c'est me demander en mariage », riais-je en lui donnant un baiser esquimau, frôlant son nez du mien avec tendresse. « Parce que pendant deux ans, je me suis battue pour que tu puisses le faire. » Je me reculais un peu, mes bras toujours autour de lui et mes cuisses contre ses hanches, souriant, amusée. « Tu sais que notre mariage ne te permettra pas d'obtenir à nouveau ton visa, n'est-ce pas ? » Je tentais d'être sérieuse, de me montrer réellement préoccupé par cela et par le fait qu'il ne puisse vouloir m'épouser que pour ça, mais je me mis vite à rire avant de fondre sur sa bouche pour l'embrasser tendrement.

N'y résistant pas plus qu'à sa bouche, je caressais tendrement sa joue, retrouvant la douce sensation qui fut mon plaisir pendant notre année de mariage. Je ne l'avais vu sans son éternelle barbe de trois jours qu'en photo et je savais qu'il n'aimait pas être rasé de près. Il avait l'impression de perdre une dizaine d'année et de perdre tout autant en crédibilité, alors qu'importe que ça fasse plus négligé, il travaillait son look avec soin dans ce sens, arguant le fait que cela lui donnait un aspect plus mature et donc plus professionnel. Moi, j'aimais le picotement de sa barbe rebelle sur ma peau, particulièrement quand il jouait de sa pilosité sur la peau sensible de mes cuisses. Seigneur, il pouvait m'embraser en une seconde avec. J'étais presque certaine qu'il en avait conscience, en plus. Poursuivant mon exploration, je glissais le bout de mes doigts le long de son torse et sur son ventre, suivant la ligne de sa pilosité virile jusqu'à son nombril, puis son pantalon, seul vêtement encore présent pour le protéger de mes caresses amoureuses. Comment voulait-il que je résiste jusqu'à ce soir ? Comment voulait-il que je cesse de le toucher ainsi... ou plus intimement ? « Je crois qu'il va falloir que tu m'attaches, mon amour », riais-je en cachant mon visage dans son cou, posant des petits bisous sur chaque centimètre de peau qui touchait mes lèvres. « Ou je vais être une très vilaine fille, jusqu'à ce soir... »


love.disaster

_________________
Falling in love.

Ça me fait vraiment flipper parce que tu as pris un morceau de moi. Et je t'ai laissé faire... @ ALASKA.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Owen O'Ceallaigh
Messages : 1568
Date d'inscription : 03/11/2014
Pseudo : Elina
Célébrité : Colin O'Donoghue
Crédit : freckles sloth & tumblr


Emploi : Editeur dans une grande maison d'édition basée à New York, HarperCollins
love out loud : Marié mais c'est compliqué

Dim 24 Mai - 18:06
Game Over

Je ne voulais surtout pas qu’elle s’ennuie le temps que je me rase. Voir un homme se raser n’est franchement pas un spectacle divertissant. En plus, c’est réellement une corvée pour moi. Ce qui explique pourquoi j’en étais arrivé à ce stade de forte pilosité. L’idée qu’elle décide de faire autre chose en attendant plutôt que de perdre son temps m’avait effleuré l’esprit. Pourtant, j’espérais vraiment qu’elle allait m’accompagner parce que je ne voulais pas la perdre de vue une seule seconde. Je voulais m’assurer qu’elle était bel et bien là. Je voulais la sentir constamment à proximité de moi. Alors, une fois tous les deux dans la salle de bain, je voulais l’occuper. Pour ne pas qu’elle reste à ne rien faire. Pour ne pas qu’elle trouve le temps long. Alors j’avais décidé de lui parler de Maddison. Ce n‘était pas un sujet plaisant, pour aucun de nous deux. Pourtant je voulais qu’elle sache comment cette histoire s’était terminée. Qu’elle sache et qu’elle comprenne que j’avais mis un terme à tout ça et que Maddison n’avait plus jamais eu aucune chance avec moi. Je ne sais pas vraiment ce qu’elle a pu s’imaginer pendant deux ans, peut-être a-t-elle envisagé l’hypothèse que j’avais refait ma vie avec elle. Alors, je préférais mettre les choses au clair, juste au cas où.

Elle écouta mon récit en silence, embrassant mon épaule de temps en temps. Mais elle n’émit jamais aucun commentaire. La sentir si proche de moi, sentir son souffle sur ma peau était légèrement déstabilisant, mais je m’efforçais de continuer mon récit et de faire attention à ne pas me couper en même temps. Peut-être également qu’inconsciemment, j’avais besoin de le raconter ? De lui raconter à elle ? A cette femme que j’aime plus que tout au monde. Je ne sais pas trop mais j’avais ressenti la nécessité de lui dire. A la fin de mon récit, elle me sourit, doucement, je la voyais dans le miroir, avant de m’avouer qu’elle l’avait appelée. Suite à cette confidence, je laissais mon geste en suspens, et me tournais dans sa direction. J’étais surpris mais en même temps, je ne l’étais pas. Maddison a toujours eu du culot, mais de là à carrément appeler Livia… Je ne la quittais pas des yeux, presque bouche bée alors qu’elle baissait la tête. Elle a osé téléphoner à Olivia après ce qu’elle nous avait fait subir… Elle a osé composer son numéro de téléphone après avoir ruiné nos vies… C’était vraiment le genre de nouvelle qui m’agaçait. Je l’écoutais sans rien dire alors qu’elle me racontait qu’elle avait carrément appelé chez ses parents et avait cherché à joindre Olivia. Même si elle avait insisté après le refus catégorique de ses parents, jamais ils ne lui avaient donné cet appel. Ils ne lui avaient même jamais dit. Elle l’a appris grâce à sa sœur. Il semblerait que Maddison ait pété un câble encore une fois, guidée par sa propre folie… Je baissais la tête en soupirant fortement. Cette cinglée est tellement exaspérante. « Pourquoi est-ce que ça ne m’étonne même pas ? » Certes, mais évitons de penser à elle dans un moment pareil, elle n’en vaut pas la peine. « Enfin bref, elle ne nous fera plus chier maintenant. » Et je devais finir de me raser.

Une fois terminé, je me sentais plus léger, plus moi. Une barbe aussi épaisse n’était pas du tout mon style et maintenant qu’Olivia était de retour dans ma vie, je me devais de redevenir le Owen O’Ceallaigh présentable. La barbe en moins, c’est un pas de plus vers l’ancien moi. Après lui avoir montré mon nouveau visage, Livia m’attira immédiatement contre elle et passa ses bras autour de mon cou. J’en profitais donc pour encercler sa taille de mes bras et la rapprocher encore plus de moi. Elle affirma voir le bon côté des choses à présent parce que grâce à Maddison plus personne ne pouvait douter de son amour pour moi. Et surtout pas en sachant qu’après deux ans d’éloignement l’un de l’autre, je la demande en mariage à peine l’ai-je retrouvée. Cette réflexion me fit sourire et tout comme elle, je frottais mon nez contre le sien. Elle ajouta qu’elle s’était battue pendant deux ans pour que je puisse reformuler cette proposition. Proposition qui n’avait rien de sincère la première fois. En se reculant, elle me demanda si j’étais au courant que si je me mariais de nouveau avec elle, ça ne m’aiderait pas à obtenir mon visa américain. Je n’eus pas le temps de répondre qu’elle se mit à rire avant de m’embrasser de nouveau. Baiser que je lui rendais bien évidemment avec plaisir. Mais je me devais tout de même de répondre. « Mon ange, je t’aime plus que tout. Cette demande était réellement sincère. Si je t’ai demandé d’être ma femme, c’est parce que je le veux vraiment. Parce que je te veux toi et rien que toi. Je te veux à mes côtés pour le restant de ma vie, où que ce soit. Mon visa, je m’en fiche éperdument. Qu’on vive ici ou n’importe où ailleurs m’importe peu, du moment que je suis avec toi. Rien d’autre ne compte. » Je ne me croyais pas capable de dire ce genre de chose un jour. Je me suis découvert un côté romantique dont je ne soupçonnais même pas l’existence depuis que je me suis rendu compte à quel point cette femme était merveilleuse. Comme quoi, l’amour peut changer un homme…

Elle caressa ma joue et je devais tellement lutter contre moi-même pour ne pas la déshabiller et lui faire l’amour dans cette salle de bain. Le fait qu’elle déplace sa main sur mon corps ne m’aidait absolument pas. J’avais un mal fou à me concentrer sur autre chose que sur ses doigts qui glissaient le long de ma peau. Je vais devoir attendre ce soir, et ce sera une véritable torture. Mais la voilà qui enfonçait bien ma détermination à tenir en me signalant que j’allais devoir l’attacher. Oh seigneur. Je l’avais déjà tellement envisagé ça. Le fait de lui attacher les mains m’avait déjà effleuré l’esprit quand on faisait l’amour. Mais je n’avais jamais mis mon idée à exécution. Et je sentis quelques secondes plus tard ses lèvres dans mon cou. Je me mordais déjà les lèvres en tentant de contrôler ma respiration qui commençait déjà à s’emballer. Sa dernière réplique m’acheva littéralement. Il est juste impossible pour moi de résister si elle me dit ce genre de chose. « Et puis merde. » Voilà, toute ma bonne volonté s’était envolée en fumée alors que je l’attrapais par la taille pour venir la plaquer contre la porter fermée de la salle de bain. J’avais trop attendu. Deux ans. Deux longues années. Je ne pouvais plus tenir une seule minute de plus, pas quand Olivia n’y montrait aucune bonne volonté non plus. J’attrapais son visage entre mes mains et je laissais toute ma frustration s’évacuer à travers un baiser passionné. Fini de jouer, fini d’attendre. Ce sera maintenant et puis c’est tout.

Je quittais ses lèvres pour venir l’embrasser dans le cou tout en lui murmurant. « Je suis désolé mademoiselle, mais le programme de ce soir a été déprogrammé pour être avancé à maintenant. » Ouais sauf qu’on ne va pas rester dans la salle de bain. Peut-être que quelqu’un aura besoin de prendre une douche dans les minutes – voire l’heure – à venir. Alors je m’écartais d’elle pour lui saisir la main. « On va juste changer de pièce et retourner à l’endroit prévu à cet effet. » J’ouvris rapidement la porte de la salle de bain, sa main toujours dans la mienne et je traversais le couloir jusqu’à atteindre ma chambre dont je refermais la porte vivement juste après qu’on y soit entré. « Je sais que j’ai dit que je voulais attendre ce soir, mais là franchement… » C’est au dessus de mes forces. Mes instincts avaient repris le dessus et je savais qu’à partir du moment où je l’embrasserais de nouveau, je ne serais plus maître de moi-même. Je m’avançais alors vivement vers elle et glissais mes mains dans son dos, avançant jusqu’à ce qu’elle atteigne mon lit pour que je puisse l’y faire basculer. Une fois allongée, je m’installais sur elle et recommençais à l’embrasser fougueusement. A son contact, j’avais l’impression que mon obsession pour le sexe était revenue, de façon décuplée. Je glissais une main sous son sweat – qui en fait était à moi à la base – pour pouvoir enfin reprendre contact avec cette peau si douce qui m’avait tant manqué. Je quittais ses lèvres pour déposer des bisous sur sa mâchoire, descendre le long de son cou et remonter jusqu’à son oreille que je commençais à mordiller. « Tu me rends dingue, tu le sais ça ? » Je suis fou. Fou d’elle.


fait par .cranberry

_________________
Pris à son propre jeu ▵
©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Olivia R. O'Ceallaigh
Messages : 331
Date d'inscription : 03/11/2014
Célébrité : Jennifer Morrison
Crédit : wiise (vava) ; tumblr (sign)


Emploi : Assistante personnelle d'un éditeur littéraire
love out loud : ou l'art de voir son cœur être piétiné par n'importe qui

Ven 29 Mai - 23:15



GAME OVER.

And I will stumble and fall. I’m still learning to love. Just starting to crawl. Anywhere, I would’ve followed you. And I am feeling so small. It was over my head. I know nothing at all. And I will swallow my pride. You’re the one that I love. And I’m saying goodbye.


Il ne s'était jamais rendu compte de l'effet qu'il pouvait me procurer lorsque je l'observais dans les gestes du quotidien. C'était ces moments-là qui avaient fini par me séduire. Ces tout petits rien qui faisaient de lui un homme, un humain derrière le connard. C'était de le regarder se raser avec application, préparer le café distraitement, jouer avec un stylo sans le réaliser alors qu'il était concentré sur un dossier... C'était toutes ces choses-là qui avaient fini par trahir sa vraie nature, par en dire plus long sur lui que n'importe lequel des discours d'Ellen. J'étais tombée amoureuse de lui comme ça, sans m'en rendre compte, jour après jour, jusqu'au jour où il n'y avait plus eu aucune place pour la haine ou la colère et uniquement pour l'amour. J'avais été contrainte de l'accepter et j'avais accepté l'idée de cesser de me battre contre mes sentiments et d'accepter que je souffrirais de l'avoir laissé prendre tous ces petits bouts de moi jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien qui ne lui fut pas destiné. J'ignorais comment, mais à un moment donné, il avait fini par m'aimer aussi...

Maddison avait tout ruiné. De notre vie amoureuse à notre liberté d'être ensemble, à la maison et je la haïssais profondément pour cela. Mais, par ailleurs, c'était aussi son arrivée dans nos vies qui nous avaient poussé dans nos plus grands retranchements. C'était son obsession pour Owen qui nous avait contraint à marquer notre territoire, à faire entendre à tout le monde - et surtout à elle - que nous nous désirions mutuellement. C'était grâce à elle que notre jeu avait cessé. Que nous avions arrêté de chercher à nous rendre jaloux, convaincu d'un amour à sens unique que nous devions faire payer, pour réaliser qu'en fait, nous nous aimions l'un comme l'autre. Je la détestais, mais je ne pouvais pas la haïr totalement non plus, pas quand elle m'avait permis de vivre ma plus belle - même si douloureuse jusqu'à présent - histoire d'amour. Alors oui, je ne voulais pas parler d'elle. Elle n'était plus dans nos vies et je n'avais plus jamais l'intention de la laisser y entrer et s'y installer assez pour nous briser encore. Non. Owen O'Ceallaigh était à moi, autant que j'étais à lui et personne ne pourrait plus nous séparer.

Et puis tout d'un coup, je retrouvais l'amour de ma vie dans toute sa splendeur, avec sa barbe savamment travaillé et son air fier et aguicheur. Oui, un rasage vous changeait définitivement un homme et le retrouver ainsi m'émoustillait, bien plus que je ne l'avais pensé. C'est pourquoi je ne pouvais évidemment plus m'arrêter de le toucher, de le sentir contre moi et de sentir sa peau sous mes doigts. Malgré le fait que je blaguais clairement en lui rappelant qu'il serait coincé avec moi pour de vrai s'il m'épousait à nouveau, il se sentit obligé de préciser qu'il m'aimait vraiment, qu'il m'épousait en toute conscience de cause, parce qu'il me voulait véritablement dans sa vie, maintenant et pour toujours, à la maison ou n'importe où ailleurs. Je ne pouvais m'empêcher de lui sourire et de le toucher, de glisser mes mains sur tout son torse pour retrouver la douce sensation de sa peau contre la mienne. Et j'avais envie de lui. J'avais tellement envie de lui. Je ne pouvais pas résister à l'idée de le rendre fou jusqu'à ce qu'il me fasse l'amour.

Bon sang, il y a encore quelques mois, j'aurais eu trop honte. Nous étions chez ses parents, sous leur toit, à un étage seulement d'eux. Et pourtant, je m'en fichais. Il m'avait trop manqué. Tout en lui m'avait trop manqué et je voulais tout retrouver. J'avais trop soif de lui. Alors je poussais le bouchon jusqu'au bout, lui assurant qu'il allait falloir qu'il m'attache s'il ne voulait pas me voir jouer les vilaines filles jusqu'à ce qu'il me mette au lit... Et comme je m'en doutais, ce fut tout ce qu'il me fallut pour l'allumer enfin. Il poussa un juron, avant de m'attraper pour aller me plaquer contre la porte de la salle de bain. Je gémis malgré moi en enroulant mes jambes autour de sa taille, alors que son bassin me maintenait contre la porte et qu'il attrapait mon visage entre ses mains pour m'embrasser avec passion, me montrant clairement avec sa bouche combien je le poussais à bout. Je ris quand il quitta mes lèvres pour mon cou et je penchais ma tête sur le côté pour lui faciliter l'accès. Programme avancé à maintenant, hein ? Parfait !

Il s'écarta ensuite, m'obligeant à me remettre debout et m'attrapa la main, m'annonçant que nous allions quand même retourner dans sa chambre, comme prévu. Je le suivis sans broncher, souriant de plus belle quand il annonça, une fois de plus, qu'il voulait réellement attendre ce soir, mais que je l'avais poussé à bout. Il me poussa jusqu'au lit et je le laissais m'y allonger, répondant à son baiser avec plaisir, alors que mes jambes s'enroulaient à nouveau autour de sa taille, mes bras autour de son cou. « J'essaye vraiment », soufflais-je entre deux baisers, n'arrivant pas plus que tout à l'heure à contrôler ce besoin furieux de l'avoir contre moi, de l'embrasser et de le toucher. « J'essaye vraiment d'être patiente, mais... Tu m'as tellement manqué, mon amour. » J'avais l'impression de revivre dans ses bras. De retrouver goût à une vie que j'avais perdue le jour où je l'avais vu embarquer dans cet avion maudit.

Je haletais quand il glissa une main sous mon sweat et toucha ma peau. Une larme coula du coin de mon oeil, sans que je ne m'en rende compte avant que la trace salée ne chatouille ma peau. Il m'avait tellement manqué et j'étais si heureuse de le retrouver, de le sentir. Tout ce trop plein d'émotion mettait définitivement mes glandes lacrymales à rudes épreuves. Ça n'était rien. Juste une caresse de plume sur mon ventre, mais c'était déjà tellement plus que ce que j'avais connu en deux ans. Il était le premier à me toucher depuis... et bien depuis lui et je savais qu'il serait le seul, désormais. Doucement, il me souffla que je le rendais dingue, me demandant si j'en avais conscience et je m'accrochais un peu plus à ses épaules, embrassant sa joue. « C'est parce que tu me rends complètement folle, Owen. », assurais-je. « Je m'étais juré de ne plus donner mon amour à personne, de ne plus prendre ce risque... de ne plus jamais me retrouver en robe blanche à prier pour que l'homme de ma vie m'attende toujours au pied de l'autel quand la musique commencerait... » Et j'avais dit oui. Une question de sa part et j'avais dit oui, sans réflexion préalable, sans peur de me tromper. J'avais dit oui, avec tout mon cœur et j'étais certaine - ou presque - qu'il ne me ferait pas faux bond.


love.disaster

_________________
Falling in love.

Ça me fait vraiment flipper parce que tu as pris un morceau de moi. Et je t'ai laissé faire... @ ALASKA.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Owen O'Ceallaigh
Messages : 1568
Date d'inscription : 03/11/2014
Pseudo : Elina
Célébrité : Colin O'Donoghue
Crédit : freckles sloth & tumblr


Emploi : Editeur dans une grande maison d'édition basée à New York, HarperCollins
love out loud : Marié mais c'est compliqué

Sam 6 Juin - 2:17
Game Over

Sentir sa peau sous mes doigts, ses lèvres contre les miennes, sa chaleur contre mon corps étaient comme une résurrection. Je me sentais revivre, comme si j’avais hiberné depuis deux ans et que je me réveillais de ce cauchemar interminable. Comment résister à cette femme parfaite de toute manière ? Comment ne pas se sentir comblé en sa présence ? Le destin l’a mise sur ma route un jour, me l’envoyant comme nouvelle assistante. Elle avait toujours été à part. Différente de ses prédécesseurs. Dans son travail elle était exceptionnelle et se démarquait de tout le monde. Le coup du sort a décidé qu’après quatre ans de travail ensemble, le service de l’immigration me tombe dessus et c’est tout naturellement que j’ai trouvé la solution avec elle. Pour finalement, après plusieurs mois de mariage, je me rende véritablement compte à quel point elle est merveilleuse. Tout cela n’a pas été facile. Le chemin était parsemé d’embûches mais je réalise à présent qu’on était fait pour être ensemble. Même si le début était chaotique, le destin nous a réuni parce qu’on est fait l’un pour l’autre. Il n’y a plus de doute possible. Elle est la femme de ma vie, la seule dont je suis tombé amoureux. Une grande première pour moi. Comme quoi les miracles existent.

J’avais prévu de m’occuper d’elle dans la soirée, après manger, après une douche. Ça me semblait être un bon programme et ayant tenu pendant deux ans, j’avais cru pouvoir résister encore quelques heures. Mais c’était sans compter sur le comportement de ma chère et tendre. Pour ça, on s’est bien trouvé aussi. Moi l’accroc du sexe et elle l’allumeuse professionnelle. Autant dire que ça faisait des étincelles à la maison. Pendant un temps, on ne quittait plus nos lits, que ce soit le sien ou le mien, on alternait. Mais on passait nos journées tous les deux, à s’envoyer en l’air et à discuter tranquillement le temps de se reposer avant de remettre le couvert. Cette semaine, bien que géniale, avait été difficile physiquement. Une lune de miel décalée. Alors actuellement tenter de lui résister après deux longues années d’abstinence alors qu’elle m’allumait ouvertement relevait de l’exploit. C’était mission impossible. Et comme je suis faible, j’ai craqué. Ce qui m’a conduit à me retrouver allongé sur elle, sur mon lit, dans ma chambre à Dublin. Jamais je n’aurais cru cette situation réalisable, surtout pas pendant ces deux dernières années.

Je l’embrassais avec passion et ferveur tant elle m’avait manqué et elle passa ses jambes autour de ma taille et ses bras autour de mon cou. Elle avoua qu’elle essayait réellement d’être patiente mais que sa volonté était corrompue parce que je lui avais manqué. Je ressentais la même chose. Je m’étais fixé comme objectif d’attendre ce soir pour que tout soit parfait, mais je n’avais pas pu m’y résoudre. L’appel de son corps était bien plus fort. Je suis bien incapable de lui résister, et ce, depuis aussi longtemps que je me souvienne. Même si je ne voulais pas me l’avouer au début de notre mariage, même si je ne voulais pas le reconnaitre, Olivia m’a toujours plus attiré que les autres femmes. Si mes conquêtes lui ressemblaient de plus en plus physiquement au fil du temps, même si je savais pertinemment qu’elle ne supportait pas ça, ce n’était pas uniquement pour la rendre jalouse que je choisissais ce profil particulier. Même si sa jalousie m’amusait beaucoup. « La patience ne fait pas non plus partie de mes qualités mon cœur. » Alors je ne peux rien dire sur sa propre impatience.

Passer ma main sous son sweat pouvait sembler être un geste anodin mais le contact de son corps m’avait horriblement manqué. Ma main remontait doucement sur son ventre jusqu’à atteindre son soutien-gorge tandis que ma bouche mordillait son oreille. Je lui avais murmuré qu’elle me rendait dingue et me répliqua la même chose pour toute réponse, resserrant son étreinte autour de mon cou et m’embrassant la joue. Elle continua sur sa lancée, mentionnant qu’elle s’était promis de ne plus tomber amoureuse après ce qu’il lui était arrivé et de ne surtout plus se marier au risque que son mari ne se tienne pas au pied de l’autel au moment venu. L’évocation de cette histoire, son histoire me fit un pincement au cœur et alors qu’elle parlait, je m’étais légèrement redressé pour poser mes coudes sur mon lit pour pouvoir la regarder. Je remarquais une légère trace humide sur sa joue que j’essuyais délicatement avec mon pouce alors que je la regardais tendrement. « Je le sais ma chérie. » Je me penchais sur elle pour déposer un baiser sur ses lèvres et je me redressais de nouveau. Je me laissais un peu tomber sur le côté pour qu’elle n’ait pas à subir tout mon poids, ainsi je pouvais poser mon coude sur le lit pour maintenir ma tête et la regarder. De ma main libre, je caressais sa joue. « Liv’, tu es la femme de ma vie et je n’ai aucun doute là-dessus. Je veux passer le restant de ma vie avec toi, quoiqu’il arrive. Tu seras le plus belle des mariées et je serais là quand tu t’avanceras vers l’autel. Je serais là à t’attendre pour que tu me dises oui devant tout le monde. Je serais même capable de camper au pied de l’autel plusieurs jours avant pour être sûr d’y être. Je ne manquerais ça pour rien au monde. Parce que je t’aime. Plus que tout. » Je glissais mes doigts sur son visage pour retirer les mèches de cheveux qui l’encombraient. Puis, doucement, je me penchais de nouveau sur elle pour revenir l’embrasser, passant une main sur sa jambe et remontant le long de sa cuisse.


fait par .cranberry

_________________
Pris à son propre jeu ▵
©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Olivia R. O'Ceallaigh
Messages : 331
Date d'inscription : 03/11/2014
Célébrité : Jennifer Morrison
Crédit : wiise (vava) ; tumblr (sign)


Emploi : Assistante personnelle d'un éditeur littéraire
love out loud : ou l'art de voir son cœur être piétiné par n'importe qui

Sam 13 Juin - 23:39



GAME OVER.

And I will stumble and fall. I’m still learning to love. Just starting to crawl. Anywhere, I would’ve followed you. And I am feeling so small. It was over my head. I know nothing at all. And I will swallow my pride. You’re the one that I love. And I’m saying goodbye.


J'étais une femme de patience. Pour bien des choses, je l'étais, comme le travail ou l'évolution des mentalités dans ma famille, mais pas pour Owen. Avec lui, j'étais une impatiente chronique, je l'avais toujours été. Avant, je n'avais aucune patience quant à son comportement, aucune patience vis-à-vis de ses cris pour tout et n'importe quoi et je n'avais aucunement la patience d'attendre qu'il se calme pour lui dire ses quatre vérités. Et puis j'étais peu à peu tombée amoureuse et j'étais devenue impatiente de tout. Impatiente de me retrouver dans l'intimité d'une chambre avec lui, impatiente de goûter ses baisers, de sentir sa peau contre la mienne, de le sentir en moi. La patience avec lui, je n'en avais jamais eu et n'en aurait jamais aucune, alors me demander d'attendre jusqu'au soir pour pouvoir le retrouver... Oh non. Non, je n'en avais nullement la force. Je voulais juste l'aimer et être aimé par lui, encore et encore.

Il m'assura que lui non plus n'avait pas la patience comme qualité de toute manière et je me mis à rire, bien consciente que dans tous les domaines, il n'en avait jamais eu. Je me mordis la lèvre inférieure quand ses doigts passèrent sous mon... sous son sweat, caressant ma peau, jusqu'au tissu couvrant ma poitrine. Bien évidemment qu'il me rendait dingue. Complètement dingue. Mon corps ne répondait déjà plus qu'à ses gestes, sans prendre en compte l'avis de mon cerveau. Alors j'avais évoqué le fait que je ne voulais plus tomber amoureuse, que souffrir une fois si profondément m'avait convaincue de ne pas refaire cette erreur, mais que j'étais tombée éperdument amoureuse de lui et que ça me faisait peur.

Une larme coula sans que je ne puisse le contrôler et Owen l'essuya délicatement en m'assurant qu'il savait. Il me donna un tendre baiser et vint s'allonger à côté de moi, ne m'obligeant pas à supporter son poids alors qu'il caressait ma joue en m'assurant que j'étais la femme de sa vie. Il assura n'avoir aucun doute quant au fait qu'il voulait passer le reste de sa vie avec moi, peut importe les épreuves. Il me promit que je serais belle en ce jour censé être le plus beau de notre vie et qu'il serait là à m'attendre, qu'il camperait s'il le faut, qu'il n'avait aucune intention de rater ce moment parce qu'il m'aimait. De nouvelles larmes coulèrent sur mon visage, mais elles n'avaient rien de tristes cette fois, alors que je me tournais vers lui, passant une jambe par-dessus les siennes pour me coller à lui, posant mes lèvres sur les siennes pour l'embrasser avec passion. « Je t'aime », promis-je en caressant sa joue. « Je t'aime et j'ai confiance en toi. Je sais... », soufflais-je avant de rouler sur lui, poussant son bassin du mien pour me mettre à califourchon sur lui. « Je sais que tu ne me feras pas ça. Je sais que tu ne m'abandonneras pas. Je ne t'épouserais pas, autrement », assurais-je en l'embrassant tendrement. Je me redressais, saisissant le bord de mon – son – sweat et de mon débardeur, les faisant passer par-dessus ma tête pour me retrouver en soutien-gorge.

Je délaissais rapidement les vêtements par terre et me penchais de nouveau pour l'embrasser. « Et de toute façon, je te tuerais si tu me faisais faux bond », assurais-je en souriant. Dieu je n'en revenais pas de la facilité avec laquelle j'arrivais à plaisanter sur un tel sujet quand ça le concernait. J'aimais cet homme, si profondément, si inconditionnellement. Et je l'aimais autant pour une bonne raison : j'avais confiance en lui. Owen n'avait pas été mon grand amour au premier regard. Owen n'avait même pas été une attirance en premier lieu. Il m'avait fait horreur. J'avais appris à le détester avant d'apprendre à l'aimer et l'amour était venu progressivement, doucement, à mesure que la confiance s'était faite, que sa place dans ma vie avait grandi. Il avait été là, dans les bons moments, puis dans les mauvais, dans les difficultés et dans les projets. Il avait gagné mon cœur, autant que ma conscience qui refusait de retomber amoureuse. Il avait séduit la femme rêveuse et la femme réfléchie qui avait déjà trop donné. Alors, je ne doutais pas et j'étais heureuse de l'épouser. Heureuse de savoir qu'il serait dans ma vie, pour toujours.

Caressant son torse, embrassant toujours plus son visage et son cou, je me forçais à m'écarter un peu, avant de ne perdre totalement le contrôle. J'avais tant envie de lui, que je savais qu'à la seconde où je sentirais sa dureté contre ma cuisse, je perdrais tout instinct de réflexion. « Mon amour, tu... Dis-moi que tu as des préservatifs quelque-part », quémandais-je. Nous avions fini par arrêter, il y a deux ans, bien sûr. Quand les choses étaient devenues plus sérieuses entre nous, j'avais recommencé une contraception et nous avions pu faire l'amour sans aucune barrière en latex. Mais il avait disparu de ma vie à nouveau et j'avais de nouveau cessé toute contraception. A quoi bon. Sans lui, je n'avais aucune envie de sexe. Aucun homme autre que lui ne m'avait touché depuis notre première fois ensemble. Notre séparation n'avait rien changé. Je le voulais lui, pas un autre. Je ne l'avais plus eu, alors je n'avais ressenti aucun besoin. Mais les choses étaient différentes, maintenant. Je le voulais et je n'avais aucun moyen de ne pas tomber enceinte s'il n'avait pas de préservatif. Je n'avais toujours aucune confiance en la pilule du lendemain. Surtout pas quand le lendemain, avec Owen, arrivait très tardivement.


love.disaster

_________________
Falling in love.

Ça me fait vraiment flipper parce que tu as pris un morceau de moi. Et je t'ai laissé faire... @ ALASKA.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Owen O'Ceallaigh
Messages : 1568
Date d'inscription : 03/11/2014
Pseudo : Elina
Célébrité : Colin O'Donoghue
Crédit : freckles sloth & tumblr


Emploi : Editeur dans une grande maison d'édition basée à New York, HarperCollins
love out loud : Marié mais c'est compliqué

Ven 19 Juin - 16:36
Game Over

Je connaissais son passé douloureux avec son ex, le fait qu’il lui ait fait faux bond le jour du mariage, qu’il n’y avait personne à l’attendre à l’autel ce fameux jour et que suite à sa fuite, elle ait dû se faire avorter. Je connaissais ce terrible passé qui l’avait fait souffrir, et qui continuait sans doute à la hanter encore aujourd’hui. Ce mec ne l’aimait pas, c’était une évidence. Jamais on n’abandonnerait la femme qu’on aime le jour le plus important de sa vie. Jamais on ne prendrait la fuite pour je ne sais quelle raison obscure. Moi, je serai là à l’attendre, rien ni personne ne m’empêchera d’être présent ce jour-là. Je l’aime plus que tout et je veux qu’elle devienne ma femme aux yeux de tous et devant tout le monde, officiellement et pour de vrai cette fois. J’ai peut-être plaisanté sur le fait que je pourrais camper devant l’autel plusieurs jours avant, mais je le pense vraiment. Il est hors de question que je sois en retard ce jour-là. Même pour tout l’or du monde. Je veux la voir s’avancer vers moi en souriant dans une robe de mariée qui la rendra divine – même si elle l’est déjà en temps normal. Je ne veux rater cette vision pour rien au monde.

De nouvelles larmes coulaient le long de ses joues et encore une fois, je les essuyais avec mon pouce en souriant tendrement. Allongé sur le côté, elle se tourna dans mon sens, passant une jambe par-dessus les miennes. Je soutenais ma tête avec l’une de mes mains et l’autre vint se poser sur sa hanche avant de descendre dans son dos pour la rapprocher de moi. Elle approcha son visage du mien pour m’embrasser encore une fois – je ne m’en lasserai jamais – avant de répéter qu’elle m’aimait. Je lui adressais un sourire et elle prononça ces mots une nouvelle fois avant de commencer une phrase et de me faire basculer sur le dos pour s’installer sur moi. Je posais mes deux mains sur ses cuisses et elle put terminer sa phrase affirmant qu’elle m’épousait parce qu’elle avait confiance en moi et qu’elle savait que je ne l’abandonnerais pas. « Aucun risque que je t’abandonne. » Certainement pas. La seule raison qui pourrait m’empêcher d’être présent le jour de mon mariage, c’est que je sois mort. Et ça, ce n’est pas prévu au programme.

Elle se redressa pour retirer son haut, à savoir mon sweat et elle se retrouva ainsi en sous-vêtement. C’est vrai qu’elle a maigri, mais elle est toujours aussi belle. Une fois débarrassée de tous ces tissus superflus, elle se repencha sur moi alors que je ne ratais pas une miette de tout ce qu’elle faisait. Elle plaisanta sur le fait qu’elle me tuerait si je lui posais un lapin le jour fatidique, ce qui me fit rire. « Mon dieu, je ne voudrais pas prendre ce risque, je tiens à ma vie. » Ce sujet avait été limite tabou et la voilà qui plaisantait elle-même dessus. Preuve qu’avec un peu de temps, toutes les blessures finissent par cicatriser. Sauf quelques unes apparemment. Parce qu’après m’avoir embrassé, elle s’écarta pour me demander si j’avais des préservatifs. Nous y voilà. La fameuse peur de tomber enceinte. Je ne pouvais pas la blâmer, son avortement l’a profondément perturbée et elle en garde encore quelques séquelles psychologiques.

Mon visage avait changé d’expression pour quelque chose de plus sérieux. Cette question m’avait tellement trotté dans la tête depuis deux ans que je m’étais limite déjà préparé à ce moment. Du moins, je l’avais longuement imaginé parce que je regrettais de ne lui avoir jamais dit. « Olivia. » Je posais mes mains sur ses épaules pour la redresser en même temps que moi pour qu’on se retrouve tous les deux en position assise, elle toujours à califourchon sur moi. Je ramenais ses mèches de cheveux derrière ses oreilles, cherchant mes mots avant de poursuivre. Je sais que je vais entrer en terrain miné. Je dois mesurer mes paroles. Je dégageais ensuite ses cheveux de devant sa poitrine pour les mettre derrière ses épaules. Oui, bon ça ne sert à rien mais tant pis. Puis je posais mes deux mains sur ses joues pour être sûr qu’elle me regarde dans les yeux. « Olivia mon cœur, tu sais que je t’aime. Je te l’ai dit et te le répète, je t’aime plus que tout au monde et si je suis bien sûr d’une chose, c’est que je veux faire ma vie avec toi, peu importe le reste. Tout ce qui compte pour moi à présent, c’est toi. » Petite entrée en matière pour lui faire comprendre la suite des choses. Je caressais sa peau avec mes pouces. « Je sais pourquoi tu me demandes ça. Je n’en ai pas, et même si j’en avais, je ne suis pas sûr que j’aurais accepté de les utiliser, et je vais t’expliquer pourquoi. Tu connais mes relations avec les enfants des autres. Je me suis toujours dit que les enfants ce n’était pas pour moi. Que je n’aurais jamais la patience ni l’envie d’en élever. Mais, tout ceci a changé depuis que je t’aime. Je t’ai observée avec tes nièces et tes neveux et te voir aussi maternelle m’a fait réfléchir. Ça m’a donné envie de voir comment tu te comporterais avec nos propres enfants. Tu es tellement adorable avec les gosses que ça m’a donné envie de t’en donner. Bon, je ne dis pas que je serais un père exceptionnel, mais je veux vraiment franchir ce pas avec toi. » Dans ma chambre, je n’ai pas de préservatif, en deux ans je n’en ai pas eu besoin. Après, je ne dis pas qu’il n’y en a pas dans cette maison, mais j’aimerais vraiment qu’elle me fasse confiance une fois de plus et qu’on prenne le risque d’avoir un enfant, pourquoi pas après tout ? Devenir père ne me dérange pas, au contraire avec elle, j’ai même envie de fonder une famille. Qui l’aurait cru ? Moi Owen, l’éternel coureur de jupons en père de famille. Et pourtant c’est ce que je veux. Comme quoi les gens changent. « Livia ma chérie, mon amour, laisse-moi te faire un bébé. Je veux un enfant avec toi. » Avant qu’il ne soit trop tard, parce que l’horloge biologique tourne malgré tout.


fait par .cranberry

_________________
Pris à son propre jeu ▵
©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Olivia R. O'Ceallaigh
Messages : 331
Date d'inscription : 03/11/2014
Célébrité : Jennifer Morrison
Crédit : wiise (vava) ; tumblr (sign)


Emploi : Assistante personnelle d'un éditeur littéraire
love out loud : ou l'art de voir son cœur être piétiné par n'importe qui

Dim 21 Juin - 12:55



GAME OVER.

And I will stumble and fall. I’m still learning to love. Just starting to crawl. Anywhere, I would’ve followed you. And I am feeling so small. It was over my head. I know nothing at all. And I will swallow my pride. You’re the one that I love. And I’m saying goodbye.


Je n'avais aucun doute sur lui. Pas après tout ce qu'on avait vécu et affronter. Je savais tout de sa sincérité, de sa franchise. Il ne m'aurait jamais laissé espérer s'il n'était pas absolument sûr, à cent pour cent, que j'étais celle qu'il voulait, maintenant et pour toujours. Alors non, je n'avais pas réellement peur de ne pas le voir au bout de l'allée, le jour J et oui, je savais que pour rien au monde il ne prendrait le risque de me faire faux bond. J'avais juste avoué que je le tuerais s'il le faisait pour plaisanter, ce à quoi il répondit avec amusement qu'il tenait trop à la vie pour prendre ce risque. Et maintenant, je voulais juste que nous fassions l'amour. Je voulais retrouver son étreinte, sa chaleur et sa passion. Je voulais retrouver tout ce qui m'avait manqué de lui pendant ces deux années loin l'un de l'autre... J'avais juste eu assez de présence d'esprit pour lui demander de quoi nous protéger avant de me laisser entièrement emporter par le tourbillon de désir qui me prenait toujours corps et âme quand j'étais dans ses bras.

Son visage changea soudainement d'expression, se fermant bizarrement. Doucement, il appela mon nom, avant de nous redresser pour nous mettre en position assise, moi toujours à califourchon sur lui. Lentement, prenant tout son temps, il dégagea mon visage, mon cou, puis mes épaules, des mèches blondes qui les parsemaient. Il m'obligea ensuite à plonger mon regard dans le sien et je sentis mon cœur s'affoler. Pourquoi ne disait-il pas juste « oui, j'en ai ! » ou « Tu sais bien que je suis toujours préparé ». C'était ce qu'il disait toujours. C'était tout ce qu'il disait toujours. Pourquoi pas aujourd'hui ?

Il commença par me dire qu'il m'aimait, plus que tout, que rien ne comptait plus au monde que moi, que nous. Je fronçais les sourcils, ne comprenant pas – ou refusant de comprendre – où il voulait en venir. Il ajouta qu'il savait pourquoi je lui demandais s'il avait des préservatifs, qu'il n'en avait pas et que de toute manière, il aurait sans doute refusé de les utiliser s'il en avait eu. Je reculais mon visage, mais il s'accrocha bien à mes joues, m'empêchant de fuir son regard et de fuir la réalité qu'il tentait de me faire comprendre. « Quoi ? », m'exclamais-je malgré tout, mon esprit restant obstinément clos à cette idée qu'il essayait lentement et avec précaution de laisser germer dans mon esprit. Alors il poursuivit, me rappelant combien je savais comment il était avec les enfants des autres, niant encore une fois qu'il était génial avec eux, préférant rester sur l'idée qu'il tentait toujours vainement de les repousser et échouait. J'en avais ri de plus en plus au fil du temps, essayant de lui faire réaliser que cela ne servait à rien de lutter, que les enfants l'adoraient et que de toute manière, il finirait par s'avouer vaincu et aller jouer le parfait tonton qu'il pouvait être. Qu'il y trouverait du plaisir, même. Il disait toujours que non, mais je savais que j'avais raison. Je le voyais dans ses yeux, dans son sourire. Il adorait passer du temps avec eux, finalement. Même s'il avait toujours peur de commettre une maladresse.


Il assura que malgré tout, sa conviction de ne jamais avoir de patience pour élever des enfants ou le désir qu'il pourrait avoir d'en avoir, avait radicalement été modifié depuis qu'il était tombé amoureux de moi. Une nouvelle fois, je sentis la boule nerveuse prendre naissance au creux de mon ventre et remonter dans ma gorge jusqu'à m'en faire pleurer. Je ne pouvais pas y croire. Je ne pouvais pas croire que les mots qu'il me disait nous conduisaient vers ça... Il ajouta qu'il m'avait vue avec mes neveux et nièces, qu'il avait noté combien j'étais maternelle avec eux, combien cela l'avait fait réfléchir et envisager l'idée de me voir agir avec nos propres enfants. « Voir comment tu te comporterais avec nos propres enfants. » Cette fois-ci les larmes coulèrent abondamment, parce que je réalisais, contrainte et forcée, que ce que mon esprit avait repoussé était exactement ce qu'il avait voulu dire. Il voulait me donner des enfants. Il voulait tenter d'être un père – bien que convaincu qu'il n'en serait pas un exceptionnel – avec moi. « Livia ma chérie, mon amour, laisse-moi te faire un bébé. Je veux un enfant avec toi. » Je me mordis la lèvre, baissant les yeux, incapable de retenir mes larmes, incapable de contrôler assez ma voix pour pouvoir lui répondre. J'enroulais mes bras autour de son cou, enfouissant mon visage dans le creux de son épaule, essayant de me calmer, de trouver la force de parler, de lui dire combien ses mots m'affectaient, autant en bien que douloureusement.

Il voulait un enfant. Il voulait un enfant avec moi. Owen O'Ceallaigh, l'éternelle homme incapable de se stabiliser voulait m'épouser et me faire un enfant, tout cela dans la même journée. Si le premier sujet était quelque-chose de difficile, ça avait été plutôt simple, parce que nous avions désacralisé l'institution du mariage en contractant notre premier. Avec ces nouvelles fiançailles, nous lui redonnions tout son sens, toute sa force. Mais un bébé... Faire un bébé était un acte de violence extrême pour moi. Quelque-chose de beau et de merveilleux, que j'avais pris plaisir à voir encore et encore chez mes sœurs et mes belle-sœurs, mais un bébé sortit de ma chère... Non, ça c'était trop dur, trop brutal... et pourtant... Pourtant, j'aimais l'image qu'il dépeignait. J'aimais l'idée d'un enfant qu'il m'aurait donné avec tout son amour et sa dévotion, dans l'unique but de pouvoir être un père aidé d'une mère et de pouvoir m'observer agir avec nos enfants. Il voulait un bébé. Un petit être vivant et mouvant issu de nous deux, un subtil mélange de ses traits irlandais et des miens californiens. Et il voulait voir grandir ce bébé et me voir être la mère de ce bébé. Il ne voulait pas m'abandonner avec ce bébé. Et si seulement je pouvais arrêter d'avoir peur. Si je pouvais calmer mon esprit traumatisé, je pouvais dire en toute honnêteté que je voulais cette image, je voulais cette vie. Je voulais un enfant de lui. Je le voulais depuis bien avant aujourd'hui. J'avais commencé à la vouloir à la seconde où c'était devenu si sérieux entre nous que le voir avec mes neveux et nièce avait remué mes tripes et activé toutes mes alarmes internes pour me prévenir que mes rêveries dépassaient le réalisable et l'entendable.

Je me détachais finalement de son cou, juste assez pour avoir accès à son visage, pour y lire la sincérité et l'espoir. Il espérait réellement que je dise oui. Pas juste pour pouvoir ''tirer son coup'', mais parce qu'il espérait réellement que je puisse tomber enceinte. Je l'embrassais doucement, presque timidement, tremblant comme une feuille, maintenant, alors que je savais que je n'allais pas savoir lui résister bien longtemps. « Ne m'abandonne pas... », le suppliais-je dans un souffle, en collant mon front au sien. « Si on le fait, il n'y a pas de retour en arrière... Owen... Si je dois... si je dois laisser un bébé se développer dans mon ventre, je... » Bon sang, c'était tellement dur. Mettre en ordre mes idées, former des phrases cohérentes... C'était d'une difficulté sans pareille. Il me demandait de renoncer à ma plus grande loi, à ma règle de survie ultime. Il me demandait de lui faire confiance, pas uniquement pour lui confier mon cœur, mais pour lui confier tout ce que j'étais. L'être humain, la femme, la procréatrice... Il me demandait de tout lui donner, sans restriction, ni retour en arrière... « Je ne pourrais pas... Si... S'il doit y avoir... », d'une main, je montrais mon ventre. « S'il doit y en avoir un et que tu prends peur après et que tu t'en vas... Je ne pourrais pas survivre... » J'en mourrais. Si je devais à nouveau me retrouver à choisir entre élever seule un enfant ou y mettre un terme... Si je devais revivre ça... Je serais incapable de le faire. Choisir d'élever cet enfant alors que j'aurais tué l'autre douze ans plus tôt ? Le tuer, une nouvelle fois et rester là, bien vivante, à vivre tous les jours avec deux bébés tués... Non. Si ce choix devait à nouveau se présenter à moi, si c'était à nouveau mes deux seules options, je refusais de le vivre. Si je me donnais ainsi à lui et qu'il partait, il était hors de question que je vive...


love.disaster

_________________
Falling in love.

Ça me fait vraiment flipper parce que tu as pris un morceau de moi. Et je t'ai laissé faire... @ ALASKA.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Owen O'Ceallaigh
Messages : 1568
Date d'inscription : 03/11/2014
Pseudo : Elina
Célébrité : Colin O'Donoghue
Crédit : freckles sloth & tumblr


Emploi : Editeur dans une grande maison d'édition basée à New York, HarperCollins
love out loud : Marié mais c'est compliqué

Mar 7 Juil - 18:13
Game Over

Je connaissais son rapport avec les enfants. Elle aimait beaucoup s’occuper de ceux des autres, même si je me doutais qu’elle devait en souffrir au fond d’elle. Mais le fait d’en avoir à elle était une autre affaire. Je sais à quel point son avortement a été douloureux pour elle, je sais qu’elle en souffre encore. Cette cicatrice, plutôt psychologique que physique, ne s’estompera sans doute jamais. La preuve avec son tatouage. Même si au départ, je ne comprenais pas sa signification, je l’ai comprise par la suite. Elle a marqué sa souffrance et la vie qu’elle a stoppée de manière indélébile. Alors évidemment, je marchais sur des oeufs en évoquant ce sujet. J’y avais beaucoup pensé pendant ces deux ans, finissant par regretter de ne jamais avoir pu lui donner le plus cadeau qu’on puisse faire à la femme qu’on aime. Un bébé. Je ne sais pas si c’est le bon moment pour en parler mais je tente quand même. J’ai préféré abordé le sujet doucement, délicatement pour essayer de lui faire comprendre par elle-même. Mais elle ne semblait pas voir où je voulais en venir, ou elle ne voulait pas le voir tout simplement.

Elle semblait perturbée et tenta même de reculer son visage quand je lui disais ne pas avoir de préservatifs et que de toute manière, je ne voulais pas en utiliser. Mais j’avais tenu bon, je ne m’étais pas dégonflé. Evidemment qu’elle risque de mal réagir, mais c’est un risque que je veux prendre, pour son bien. Elle est faite pour être mère, ça crève les yeux. Il y a des choses qu’on ne peut pas acheter avec de l’argent et ces choses valent de l’or. Un enfant est le plus beau cadeau que je peux lui faire. Mais c’est bien beau de le vouloir, il faut surtout qu’elle accepte l’idée et ça risque d’être la partie la plus difficile.

Une fois les mots fatidiques prononcés, elle s’effondra en larmes en se pendant à mon cou. Je savais qu’elle n’allait pas sauter de joie comme toutes les autres femmes. Je savais qu’elle n’allait pas vraiment bien réagir à cette demande. Mais la voir aussi bouleversée me faisait de la peine. Son visage dans mon cou, je penchais la tête sur la sienne et je passais mes bras autour d’elle pour la serrer contre moi, pour lui montrer que j’étais là pour elle et qu’elle pouvait se lâcher autant qu’elle le voulait si elle le souhaitait. Je laissais l’une de mes mains glisser le long de son dos pour lui apporter un quelconque réconfort. C’était tout ce que je pouvais faire le temps qu’elle se calme pour pouvoir parler. Larmes de joie ou larmes de douleur ? Un peu des deux sans doute. Je venais malgré moi de rouvrir sa plus importante blessure, il est évident que ça fait mal. Mais j’attendrais le temps qu’il faudra.

Au bout d’un moment, elle desserra légèrement son étreinte, juste assez pour pouvoir me regarder. Tremblant comme une feuille, elle vint doucement déposer ses lèvres sur les miennes. J’aimerais vraiment qu’elle accepte mon idée mais si elle n’est pas prête, j’attendrais. Je ne veux pas non plus la forcer ou la brusquer. A quoi bon la rendre encore plus mal qu’elle ne l’est déjà ? Si elle est vraiment fermée à cette idée, je pourrais toujours aller chercher un préservatif chez l’un de mes frères, ce n’est pas un souci. Mais personnellement, je n’en ai pas dans ma chambre, j’ai cessé toute activité sexuelle depuis deux ans, à quoi bon en avoir ? Si elle le souhaite, je serais même prêt à sortir pour aller en acheter, c’est pour dire. Cependant, j’espérais sincèrement qu’elle accepte l’idée. Collant son front au mien, elle me pria de ne pas l’abandonner. Le ton de sa voix était limite suppliant. Elle m’expliqua également que si elle acceptait, il n’y avait pas de retour en arrière possible. J’imagine bien qu’un second avortement n’est pas envisageable. La voyant s’exprimer avec difficulté, je caressais doucement ses cheveux tout en dégageant les mèches de son visage collées à cause de ses larmes. Elle continua à balbutier mais je ne voulais pas la couper, je préférais la laisser aller à son rythme. Alors je me contentais de la regarder tendrement tout en passant ma main dans ses cheveux.

Elle désigna son ventre d’une main avant d’affirmer que si elle tombait enceinte et que je fuyais, elle ne pourrait pas s’en remettre. Elle ne voulait tout simplement pas revivre ce qu’elle avait déjà vécu et qui l’avait traumatisé. Ce qui est fortement compréhensible. Je la sentais vraiment au bord du gouffre, la pauvre. Une nouvelle fois, je pris son visage entre mes mains pour être sûr qu’elle entende ce que j'avais à lui dire. « Olivia, regarde-moi. Il est hors de question que je t’abandonne pour quelque raison que ce soit. Je te l’ai déjà dit, je veux passer le reste de ma vie avec toi. Pour le meilleur et pour le pire. Il faudrait que je sois complètement fou pour abandonner une femme aussi merveilleuse que toi. Mais ce n’est pas le cas. D’accord ? Si je t’ai demandée en mariage, c’est que je suis sûr de mon choix. Dans ma vie, je n’ai jamais été aussi sûr d’une chose, je t’aime. Et je pourrais te le répéter tous les jours à longueur de journée s’il le faut pour que tu comprennes à quel point je tiens à toi. » Je venais déposer mes lèvres sur les siennes brièvement avant de lui sourire.

Cependant, je finis par lâcher son visage pour déposer une main sur son ventre, l’autre sur sa cuisse. Je ne voulais pas non plus la presser, ça fait peut-être un peu trop de demandes d’un seul coup. Si elle veut encore attendre, ça ne me dérange pas, je serais prêt à tout pour elle. « Si tu ne te sens pas encore prête, ce n’est pas grave. Je ne te force en rien. Je veux juste que tu envisages cette possibilité et que tu saches que de mon côté c’est bon. Prends le temps qu’il te faudra pour y réfléchir. Je peux attendre. Si tu tiens absolument à ce que je me protège aujourd’hui, je peux toujours aller voir dans les chambres de mes frères pour des préservatifs ou je peux même aller en acheter si tu veux. Je ne veux surtout pas te brusquer. » Ma main sur sa cuisse remontait le long de son corps pour atteindre sa nuque et je revenais de nouveau l’embrasser tendrement, attendant que la pilule passe.


fait par .cranberry

_________________
Pris à son propre jeu ▵
©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Olivia R. O'Ceallaigh
Messages : 331
Date d'inscription : 03/11/2014
Célébrité : Jennifer Morrison
Crédit : wiise (vava) ; tumblr (sign)


Emploi : Assistante personnelle d'un éditeur littéraire
love out loud : ou l'art de voir son cœur être piétiné par n'importe qui

Jeu 9 Juil - 11:12



GAME OVER.

And I will stumble and fall. I’m still learning to love. Just starting to crawl. Anywhere, I would’ve followed you. And I am feeling so small. It was over my head. I know nothing at all. And I will swallow my pride. You’re the one that I love. And I’m saying goodbye.


J'avais fini par lui en parler. Le sérieux de notre relation, la confiance que je lui accordais, avaient fait que j'avais fini par m'ouvrir, par lui révéler mes blessures et il m'avait révélé les siennes, plutôt contraint et forcé par l'arrivée de Maddison. Il avait fini par comprendre pourquoi j'étais aussi bizarre dans nos rapports intimes, pourquoi je faisais de véritables crises de panique si je n'avais aucun moyen de contraception fiable avant qu'il n'entre en moi. Il savait combien la maternité était un sujet difficile pour moi et j'étais sensible à toutes les précautions qu'il prenait pour exposer son point de vu. Je comprenais ce besoin, même si j'étais surprise qu'il soit prêt à devenir père. J'avais trente-cinq ans, lui trente-six. Nous avions fini par dépasser largement l'âge d'un premier enfant et vu nos états de services dans nos familles respectives, même si je n'étais pas certaine d'avoir le courage de ma mère pour porter, mettre au monde et élever autant d'enfants, je savais que je ne saurais me contenter d'un seul si je devais finir par laisser quelqu'un... Non, Owen... Si je devais finir par laisser Owen m'en donner. J'avais toujours eu un peu de pitié pour les enfants uniques. Oh certains adoraient ça, mais avoir au moins un frère ou une sœur pour se soutenir dans les moments difficiles... C'était tellement essentiel à mes yeux. Avoir un enfant signifiait au moins en avoir deux. J'espérais juste qu'Owen en avait conscience et qu'il avait conscience que tout ne se résoudrait pas avec une première grossesse. Qu'à chacune, les mêmes choses me traverseraient. Toute ma vie, les mêmes choses me traverseraient.

Pourtant j'aimais l'idée. Même si tout mon être luttait entre l'envie et la peur, j'aimais l'idée. J'adorais voir Owen avec mes neveux et nièces. J'adorais le voir dans ses joutes verbales avec Angel. J'avais envie de le voir en père. Et j'étais bien trop jalouse et possessive pour lui permettre de le devenir avec une autre que moi. Il disait qu'il ne serait probablement pas un bon père. J'étais persuadée depuis bien longtemps qu'il en ferait un excellent. Tout ce qui lui avait toujours manqué jusqu'à présent, c'était l'envie de l'être, mais qu'importe qu'il se batte avec Angel pour une télécommande ou qu'il se moque d'elle pour ses capacités intellectuelles limitées d'enfants. Il le faisait avec une tendresse et une sincérité qui ne pouvait que toucher un enfant. Qui prouvait qu'avec l'envie d'être un bon père, il le serait tout à fait naturellement. Angel et mes neveux et nièces ne l'aimaient-ils pas pour tout ça de toute manière ?

Tendrement, il prit mon visage entre ses mains après mon long monologue, m'assurant qu'il était hors de question qu'il m'abandonne, qu'il avait tout à fait conscience des choses qu'il me demandait et qu'il le faisait parce qu'il tenait à moi, puis doucement, il lâcha mon visage pour poser délicatement une main sur mon ventre, l'autre retrouvant naturellement le chemin de ma cuisse. Il m'assura que si je n'étais pas encore prête, il irait chercher de quoi nous protéger, dans la chambre d'un de ses frères ou même au magasin si cela pouvait me rassurer. Il m'assura qu'il ne voulait pas me brusquer, tout en caressant mon dos jusqu'à trouver le chemin de ma nuque pour m'approcher de lui et échanger un baiser tendre. Je posais mes deux mains sur la sienne toujours posée sur mon ventre, répondant à son baiser avec envie. J'avais envie d'être avec lui. J'avais véritablement envie de n'avoir aucune barrière entre nous pendant l'acte et il était prêt à prendre le risque de me faire un enfant par la même occasion et d'en assumer entièrement les conséquences. Pire, il espérait réellement que je tombe enceinte pour pouvoir être le père de mon enfant. Il était prêt à cela et il était prêt à me laisser le temps nécessaire pour que je me sente prête à le faire.

Je me détachais de lui doucement, plongeant mon regard dans le sien, m'imprégnant de cette confiance et de cette assurance qu'on y lisait sans difficulté. Il le voulait vraiment, tellement et si fort. Il était convaincu du fait que c'était la bonne chose à faire. Pour nous deux. Je serrais un peu plus sa main sur mon ventre entre mes doigts, me maudissant d'être aussi inquiète. Je savais qu'il ne me mentait pas, je savais que je n'avais rien à craindre avec lui et pourtant, j'étais tellement effrayée encore. J'inspirais un bon coup. Ce n'était qu'une possibilité parmi d'autres, après tout. Avec un inconnu, j'aurais même eu plus de chances d'attraper une MST qu'un enfant. Avec Owen, je savais n'avoir aucun risque pour les MST, mais pour l'enfant, les chances étaient exactement les mêmes. Vingt-cinq pourcent pour être exacte... sans doute un peu moins vu mon âge. Je pouvais prendre ce risque. Pour lui, pour nous. Je pouvais prendre ce risque ou cette chance et cela ne signifiait pas que je le serais forcément dès demain. Cela pouvait prendre des semaines, des mois même, pour que je tombe enceinte.

Alors doucement, je posais mon front contre celui de mon fiancé, fermant les yeux, appréciant le contact de l'homme qui m'avait tant manqué pendant deux ans. Je l'avais perdu pendant deux ans, merde. Son contact, sa chaleur, ses mots doux, ses promesses réfléchies... Tout ça m'avait tant manqué. Je pouvais bien prendre un risque infime qui se pouvait être une chance infime ô nom de nous, de notre amour hors normes, non ? « Owen », soufflais-je doucement, avec tout mon amour, avant de sourire. Et sans m'en défaire, je reculais à nouveau mon visage pour pouvoir le regarder dans les yeux, lui montrer que malgré l'inquiétude, c'était ma confiance en lui qui l'emportait et mon envie de construire une vie entière avec lui. « Fait-moi l'amour », soufflais-je en ne tenant plus sa main sur mon ventre qu'avec une, entremêlant nos doigts pour le tirer vers moi et entourer étroitement son bassin entre mes jambes. « Maintenant... »


love.disaster

_________________
Falling in love.

Ça me fait vraiment flipper parce que tu as pris un morceau de moi. Et je t'ai laissé faire... @ ALASKA.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Owen O'Ceallaigh
Messages : 1568
Date d'inscription : 03/11/2014
Pseudo : Elina
Célébrité : Colin O'Donoghue
Crédit : freckles sloth & tumblr


Emploi : Editeur dans une grande maison d'édition basée à New York, HarperCollins
love out loud : Marié mais c'est compliqué

Mer 15 Juil - 15:32
Game Over

Mon but n’était pas de la brusquer ou de lui faire peur. Je voulais juste lui faire part de mon avis sur la question. Qu’elle comprenne mon point de vue et qu’elle le prenne en compte. Elle était faite pour être mère, je n’avais aucun doute là-dessus. Elle était parfaite avec des enfants, elle savait s’en occuper, les faire rire. Venant chacun d’une famille nombreuse, on avait l’habitude de vivre entourés d’enfants, qu’ils furent nos propres frères et sœurs ou des neveux ou des nièces. Je ne l’avais jamais réalisé jusqu’à ce qu’on se retrouve séparé et que je me plaise à imaginer une vie où j’aurais eu des enfants avec Olivia. Au fil des mois, j’aimais de plus en plus cette vision des choses, même si le plus douloureux était de savoir que cela n’arriverait jamais. Jusqu’à ce qu’elle réapparaisse dans ma vie en ce jour béni. L’idée même de devenir le père de ses enfants m’effleura de nouveau l’esprit alors qu’on était sur le point de faire l’amour.

Je devais amener le sujet doucement, précautionneusement. Je ne pouvais pas lui dire de but en blanc que je voulais un enfant. Il fallait que j’argumente autour de ça, que je la rassure et lui promette de ne jamais l’abandonner quand la machine serait en marche. Evidemment, elle n’allait pas forcément tomber enceinte aujourd’hui, ça pouvait prendre un certain temps mais je voulais qu’elle se fasse à cette idée de pouvoir porter mon enfant un jour. Qu’elle apprenne à s’envoyer en l’air avec moi sans aucun moyen de contraception. Qu’elle prenne le risque – même si je considérais la chose comme une chance et non un risque – de tomber enceinte. J’étais prêt de mon côté depuis un bon moment, mais je ne l’avais évoqué avec elle qu’aujourd’hui alors il lui faudrait sans doute un peu de temps pour se faire à cette idée et l’accepter. A présent, on avait tout le temps devant nous, même si bien sûr, elle ne pouvait pas se décider dans une dizaine d’années. Son horloge biologique tourne. A son âge, ma mère avait déjà plusieurs enfants, la sienne aussi j’imagine.

Elle finit par se détacher de moi, me fixant en proie à une intense réflexion. Je n’ajoutais rien de plus, je voulais la laisser réfléchir par elle-même. Tout ce que je pouvais faire, c’était de lui sourire et lui caresser tendrement la joue, glisser mes doigts dans ses cheveux comme j’avais rapidement pris l’habitude de le faire. Elle serra entre ses doigts ma main que j’avais toujours sur son ventre, qui je l’espérais un jour, abriterait un petit mélange de nous deux. Elle finit par poser son front contre le mien et ferma les yeux avant de prononcer mon nom. Elle recula une nouvelle fois, tout sourire. Et elle me demanda de lui faire l’amour. Maintenant. Comment résister à une demande pareille ? Elle me tira légèrement vers elle en enroulant un peu plus ses jambes autour de ma taille. J’approchais mon visage du sien pour me retrouver à quelques millimètres de ses lèvres. « Avec grand plaisir mon cœur. » Aussitôt je me saisissais de ses lèvres pour l’embrasser avec passion. Maintenant que le quart d’heure émotion était passé, l’excitation et le désir allaient pouvoir remonter en flèche. De ma main libre, j’allais décrocher les attaches de son soutien-gorge. Oui, j’y arrive d’une seule main, je suis passé pro dans ce domaine. Une fois sa poitrine libérée, je laissais son sous-vêtement glisser le long de ses bras pour le jeter au hasard dans ma chambre. On se retrouve tous les deux avec le haut du corps nu, on est donc à égalité niveau couche de tissu qu’il reste sur chacun de nous.

Je finis par quitter ses lèvres pour dévier sur sa joue, sa mâchoire pour atteindre son oreille que je mordillais gentiment. « Tu m’as tellement manquée. » Affreusement manqué. Son absence était une douleur quotidienne. Mais maintenant qu’elle est de retour dans ma vie, je compte bien en profiter à chaque instant. Mes deux mains venaient se poser dans le bas de son dos et je la rapprochais au maximum de moi afin que nos corps soient l’un contre l’autre. Cette chaleur m’avait tellement manquée, son odeur, la douceur de sa peau… C’était un vrai bonheur de les retrouver. Doucement, contenant mon empressement à vouloir la posséder rapidement, mes lèvres glissaient le long de son cou pour venir y déposer des milliers de baisers, jouant de ma langue sur sa peau. Je devais calmer mes ardeurs parce que si je m’écoutais elle serait déjà allongée sur mon lit avec moi entre ses jambes. Deux ans avaient passé. Deux foutues longues années. C’était bien trop long pour un temps d’abstinence et je ressentais ce manque maintenant. Cet affreux et abominable manque. Mais je me contrôlais pour ne pas brusquer les choses, je voulais que tout soit parfait pour ces retrouvailles. Même si à la base, on devait attendre ce soir. Mes mains finirent par faire le tour de sa taille pour rejoindre le bouton de son pantalon que j‘ouvris aussitôt. Pour la première fois dans nos vies, on allait faire l’amour sans aucune protection d’aucune sorte, avec peut-être un bébé à la clé. Une nouvelle étape de franchie dans notre vie de couple hors du commun.


fait par .cranberry

_________________
Pris à son propre jeu ▵
©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Olivia R. O'Ceallaigh
Messages : 331
Date d'inscription : 03/11/2014
Célébrité : Jennifer Morrison
Crédit : wiise (vava) ; tumblr (sign)


Emploi : Assistante personnelle d'un éditeur littéraire
love out loud : ou l'art de voir son cœur être piétiné par n'importe qui

Mer 22 Juil - 18:05



GAME OVER.

And I will stumble and fall. I’m still learning to love. Just starting to crawl. Anywhere, I would’ve followed you. And I am feeling so small. It was over my head. I know nothing at all. And I will swallow my pride. You’re the one that I love. And I’m saying goodbye.


La possibilité d'avoir un enfant m'avait longtemps terrorisée. Prendre ce que je considérais comme un risque était inadmissible pour moi. C'était comme prendre le risque de conduire complètement saoule ou de sauter du troisième étage. Pourquoi prendre un tel risque quand il y avait la possibilité d'arriver en vie chez soi grâce à un taxi ou de prendre les escaliers pour arriver en toute sécurité en bas ? Être enceinte m'avait terrorisé et nous protéger mon amant et moi avait toujours été plus pour éviter un tel risque que pour l'inquiétude même d'attraper une maladie. Et aujourd'hui, Owen me demandait de changer mon fusil d'épaule, de voir une éventuelle grossesse comme une chance et non comme un risque. Et cela ne serait probablement pas passé si ça n'était pas lui. Venant d'une toute autre personne, je serais sans doute devenue folle de rage. J'aurais probablement mis fin à toute chose, j'aurais quitté la chambre, même après un manque aussi fort que celui que j'avais de cet homme. Ou, comme il me l'avait proposé, j'aurais exigé qu'il aille trouver un préservatif quelque-part, assurant qu'il ne me toucherait pas avant d'avoir mis le bout de latex là où il faut. Mais c'était Owen. C'était mon Owen O'Ceallaigh. Je le connaissais par cœur et je savais qu'il ne demanderait pas cela à la légère.

Mon Owen n'était pas un homme de famille. Du moins pas homme à vouloir avoir des enfants comme ça, sur un coup de tête. Non. Mon Owen réfléchissait à ce genre de choses, aux implications, à l'impact que cela aurait sur sa vie. Mon Owen n'était jamais blessant par accident, jamais quémandeur d'une chose sans avoir pensé à toutes les façons de convaincre son auditoire avant. Et mon Owen savait combien ce qu'il me demandait là pouvait me briser. En une seconde, en une demande, il pouvait me transformer en épave. Il le savait. Il ne me l'aurait donc jamais demandé s'il n'y avait pas soigneusement réfléchit, songé, intégré. Il ne me l'aurait jamais demandé s'il n'était pas certain de le vouloir et certain qu'il pourrait l'assumer en me tenant la main et en ne la lâchant jamais plus par la suite.

Pouvais-je décemment le lui refuser tout net sans y réfléchir, dès lors ? Il ne me le demandait pas juste pour moi, comme certains hommes pourraient le faire pour continuer une relation qu'ils n'avaient pas envie d'arrêter, en prenant le risque de flipper au dernier moment et de s'enfuir. Non, s'il me le demandait, c'était qu'il le voulait. Qu'importe depuis combien de temps, qu'importe combien de temps cela lui avait pris d'y réfléchir. Owen O'Ceallaigh avait songé, peut-être même rêvé et désirait désormais que je porte son enfant, que je sois sienne au point de me lier à lui par la création d'un petit être qui aurait besoin de lui et de moi tous les jours de sa vie pendant des années et des années. Pouvais-je le lui refuser quand il me faisait là, une nouvelle fois, la plus grande des déclarations d'amour ? Non. Bien sûr que non. Alors même si j'avais peur et même si je priais de toutes mes forces pour que je ne tombe pas enceinte maintenant, je voulais lui montrer que sa réflexion, sa demande et toutes les implications qui en découlaient me touchaient en plein cœur et ne faisait que me prouver encore et encore combien je pouvais avoir confiance en lui. Combien j'avais eu tort toutes ses années où je n'avais eu aucune confiance en lui. Où je l'avais détesté.

Bien. Très bien. Je peux le faire... Je voulais qu'il me fasse l'amour. Je voulais qu'il me fasse l'amour maintenant et je voulais qu'il comprenne combien j'avais confiance en lui et combien je voulais tout de lui. Alors, je lui demandais de me faire l'amour, ce à quoi il répondit qu'il s'en ferait un plaisir.

La sensation de ses baisers était la chose la plus grisante qui soit. Sa bouche sur la mienne, sur ma peau, était tout ce que je désirais maintenant. Je frissonnais quand il susurra que je lui avais manqué. « Tu m'as manqué aussi... », soufflais-je sous ses caresses, enfouissant ma main dans ses cheveux, caressant son torse de l'autre et pressant le haut de mon corps, désormais nu, contre sa peau. Une larme silencieuse coula sur ma joue, le feu du désir brûlant en moi à m'en faire mal, la saveur de sa peau contre celle si sensible de ma poitrine faisant tourner ma tête. Ses baisers avaient le don magique de me faire oublier toutes mes craintes, tous mes doutes. N'existait plus que lui et moi et ce lit sur lequel nous nous trouvions. Une vraie bulle dans le temps. Notre bulle. Celle qui m'avait tant manqué pendant ces deux années sans lui.

Ses mains glissèrent contre ma taille, alors qu'il venait ouvrir mon pantalon, je roulais des hanches contre les siennes, réalisant qu'il était déjà prêt pour moi quand je sentis sa dureté à travers les tissus qui nous recouvraient encore. Je me mordis la lèvre, sentant le feu devenir brasier et le besoin devenir affamé. « Owen... », soufflais-je en embrassant sa mâchoire, attrapant le lobe de son oreille entre mes dents. Plaquant mes deux mains sur son torse, je repliais mes jambes contre ses cuisses pour pouvoir le pousser en arrière et l'allonger, venant à califourchon sur lui. « Deux ans, c'est très très long... », soufflais-je malicieuse, posant une myriade de baisers sur mon passage, sur sa gorge, son torse, son ventre,... Je glissais mes doigts entre ses vêtements et sa peau, guidant son pantalon et son sous-vêtement vers le bas, pour libérer l'objet tant désiré de son carcan de textile, ne pouvant me retenir de rougir en me mordant la lèvre quand je l'eus enfin sous les yeux. Oh oui, il m'avait bien trop manqué, lui tout entier.

Continuant à abaisser ses vêtements jusqu'à les lui retirer, je descendis du lit, lançant le tout au loin sans le quitter des yeux, m'amusant de la situation dans laquelle il se trouvait, ainsi devant moi. Dans toute sa gloire. Désirable et désiré.... Il n'en aurait pas besoin, ni maintenant, ni avant un moment. Puis je posait les mains sur les bords de mon propre pantalon, caressant ma propre peau, sans le quitter du regard. « Je sais que tu voulais attendre », assurais-je, glissant lentement mon pantalon le long de mes jambes, essayant d'être sensuelle, mais me sentant plus ridicule qu'autre chose. J'avais perdu l'habitude de chercher à plaire, de chercher à allumer qui que ce soit. Je n'étais pas certaine d'être aussi agile qu'il y a deux ans, quand je pouvais l'enflammer d'un simple mouvement de bassin lors d'une danse lascive. « Je sais qu'on devrait profiter l'un de l'autre, se taquiner, se chercher. » Tout en parlant, je fis un tour sur moi-même, caressant ma poitrine, mon ventre, l'intérieur de mes cuisses... J'avais tant envie de lui que ce simple contact si proche de mon centre du plaisir suffisait à animer le désir jusqu'à m'en vriller les reins. « Mais on aura mille occasions de le faire, non ? Mille chances de se taquiner jusqu'à en devenir fou, jusqu'à ce que ça soit trop douloureux pour être même tolérable. », assurais-je en retirant la dernière barrière à ma nudité totale, avant de remonter sur le lit et de venir sur lui, l'embrassant à pleine bouche. « Mais pour l'instant, j'ai juste besoin de te sentir, mon amour. J'ai juste besoin que tu sois en moi et que je sache que tu es vraiment là, que je te sens vraiment tout entier. Que tout ça est vraiment réel. » Je voulais qu'il me prenne, qu'il me prouve que rien de tout cela n'était un rêve et qu'il venait vraiment de me demander de l'épouser à nouveau et de faire un enfant...


love.disaster

_________________
Falling in love.

Ça me fait vraiment flipper parce que tu as pris un morceau de moi. Et je t'ai laissé faire... @ ALASKA.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Owen O'Ceallaigh
Messages : 1568
Date d'inscription : 03/11/2014
Pseudo : Elina
Célébrité : Colin O'Donoghue
Crédit : freckles sloth & tumblr


Emploi : Editeur dans une grande maison d'édition basée à New York, HarperCollins
love out loud : Marié mais c'est compliqué

Ven 24 Juil - 17:25
Game Over

Le fait qu’elle me demande de lui faire l’amour maintenant après ce que je venais de lui demander me prouvait qu’elle avait réfléchi à la question et qu’elle l’acceptait. Du moins, elle pouvait envisager de tomber enceinte, elle acceptait de prendre ce risque. Elle acceptait l’idée, et ça, c’était déjà un grand pas en avant. Evidemment, rien ne présageait qu’elle allait forcément tomber enceinte ce soir, cette nuit ou même dans les jours à venir mais au moins elle avait intégré cette possibilité. Si ce n’était pas le cas, elle m’aurait demandé d’aller chercher un préservatif ou même d’aller en acheter un tant qu’à faire. Or, ce ne fut pas le cas. Non, elle me demanda de lui faire l’amour. Maintenant. Pas dans dix minutes. Pas ce soir après qu’elle ait bien réfléchi à la question. Non, maintenant. Elle le voulait maintenant, dans les secondes à venir. Je ne pouvais pas le lui refuser. Je ne pouvais pas alors que j’en avais envie à la seconde où je l’avais vue entrer dans ma chambre. Pas après deux ans d’abstinence.

Retrouver ce contact qui m’avait tant manqué me faisait un bien fou. Sentir sa chaleur, sa peau douce sous mes doigts, ses lèvres sur les miennes, son odeur, me faisaient un bien fou. Je croyais revivre, comme si j’avais hiberné pendant deux ans et que je me réveillais enfin de mon long sommeil pour retrouver ces sensations qui me rendaient dingue. Oh que oui elle m’avait manqué. Terriblement. Et maintenant que je l’ai dans les bras, je ne vais pas la lâcher de si tôt. Il en est hors de question. Elle affirma que je lui avais manqué également et je ne pus m’empêcher de sourire à ses paroles. Avec elle, j’avais l’impression que le temps s’arrêtait. Ou alors qu’on se trouvait dans un autre monde où plus rien de comptait à part nous deux. J’aimais cette sensation, ce sentiment de bonheur et de plénitude quand je me retrouvais seul avec elle, à embrasser sa peau, à caresser ses cheveux, à sentir son odeur enivrante… Je ne m’en lasserais jamais. Sa simple présence me rendait dingue, et pour elle je me sentais capable de tout.

Je ne voulais pas précipiter les choses, je voulais prendre mon temps, pourtant je me retrouvais déjà à ouvrir son pantalon et je n’avais qu’une envie qui m’obsédait de plus en plus, m’unir à elle, là maintenant. Mais je devais calmer mes ardeurs. Et dire que je voulais attendre ce soir… Pauvre fou que je suis. Alors que je mordillais son oreille, elle prononça mon nom. J’aimais tellement l’entendre franchir la barrière de ses lèvres. Mon prénom sonnait magnifiquement bien dans sa bouche. Encore plus dans ce genre de situation. Elle embrassa ma mâchoire, finissant par attraper mon oreille entre ses dents, m’arrachant des frissons au passage. L’instant d’après, je me retrouvais allongé sur mon lit, elle au dessus de moi. Je posais mes mains sur ses cuisses, les caressant doucement alors qu’elle affirma que deux ans c’était très long. Seigneur, à qui le dis-tu ? « Oh, ça je le sais. Crois-moi. » Ces deux longues années avaient paru durer une éternité… Elle déposa des dizaines de baisers le long de mon corps, partant de mon cou pour atteindre mon ventre. Au fur et à mesure qu’elle descendait, mes mains remontaient le long de son dos. Arrivée au niveau de mon pantalon, elle l’attrapa en même temps que mon boxer pour les faire glisser le long de mes jambes. Moi, je ne la quittais pas des yeux, admirant chacune de ses réactions. Elle se mit à rougir en se mordant la lèvre en posant les yeux sur mon membre déjà prêt à l’emploi. Je ne pus m’empêcher de rire légèrement. « Toujours cette même réaction après tant de temps. Tu m’étonneras toujours ma chérie. » Même après tout ce temps, elle ne pouvait s’empêcher de rougir à chaque fois qu’elle le voyait. Ça me faisait toujours rire.

Elle finit par me retirer mes derniers vêtements et je me surélevais par moment pour l’aider. Elle descendit du lit et je me redressais pour m’appuyer sur les coudes, pour mieux la voir. Je ne la quittais pas des yeux alors qu’elle glissait ses doigts sur le bord de son pantalon. Elle affirma qu’elle savait que je voulais attendre. Non, plus maintenant, je t'assure. Elle glissa son pantalon le long de ses jambes, dans une lenteur qui rendrait dingue les gens pressés. J’avais les yeux posés sur chacun de ses gestes, je n’en perdais pas une miette. Elle ajouta qu’elle avait pleinement conscience qu’il fallait qu’on profite l’un de l’autre, qu’on se taquine et qu’on se cherche comme on avait l’habitude de le faire. Elle fit un tour sur elle-même et commença à caresser sa poitrine, son ventre et l’intérieur de ses cuisses… Seigneur, elle venait définitivement de me perdre. J’étais focalisé sur ses mains glissant sur son corps. Ma respiration s’emballait toute seule et ma bouche s’entrouvrit pour permettre à ma langue de glisser sur ma lèvre inférieure. Je la dévorais littéralement des yeux à tel point que je n’écoutais même plus ce qu’elle disait, pire, je ne l’entendais plus. A l’intonation de sa voix, il me semblait qu’elle m’avait posé une question alors je répondis un peu au hasard et complètement dans le vague. « Ouais, ouais… » Et là, elle retira son ultime bout de tissu, celui qui cachait la salle de jeu, si je peux appeler ça ainsi. Elle m’avait définitivement perdu. Si on avait été dans un dessin animé, je crois que de la bave aurait coulé de ma bouche.

Lorsqu’elle revint sur moi pour m’embrasser à pleine bouche, je me rallongeais complètement et aussitôt je passais mes bras autour d’elle, glissant une main derrière sa nuque pour l’embrasser avec toute la hargne et le désir que je pouvais ressentir à ce moment là. Un baiser fiévreux, brûlant et tellement assoiffé. J’avais atteint le point de non retour. Impossible de se rétracter ou de faire marche arrière à présent. Cependant, elle rompit le baiser, me laissant le souffle court et mon regard enflammé plongé dans le sien. Je luttais pour me concentrer sur ses paroles tant une voix dans ma tête me poussait à lui sauter dessus et à la prendre sur le champ. Je me mordais même les lèvres pour résister à l’irrépressible envie de l’embrasser encore et encore. Elle voulait me sentir, elle en ressentait le besoin. Elle voulait me sentir en elle, sentir que j’étais vraiment là et que tout soit réel. « Tout ce que tu veux. » Répondis-je le souffle court. Glissant une main jusqu’à nos intimités, j’attrapais mon membre pour le positionner correctement à son entrée. « A toi l’honneur. » Elle n’avait qu’à baisser son bassin pour que je me retrouve en elle. Je pouvais aussi tout simplement donner un coup de rein pour entrer, mais je voulais qu’elle le fasse elle-même. Qu’elle franchisse toute seule ce grand pas en avant qu’est la possibilité de tomber enceinte. Qu’elle prenne la décision elle-même de commencer ce premier rapport sans protection.


fait par .cranberry

_________________
Pris à son propre jeu ▵
©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Olivia R. O'Ceallaigh
Messages : 331
Date d'inscription : 03/11/2014
Célébrité : Jennifer Morrison
Crédit : wiise (vava) ; tumblr (sign)


Emploi : Assistante personnelle d'un éditeur littéraire
love out loud : ou l'art de voir son cœur être piétiné par n'importe qui

Mer 29 Juil - 0:42



GAME OVER.

And I will stumble and fall. I’m still learning to love. Just starting to crawl. Anywhere, I would’ve followed you. And I am feeling so small. It was over my head. I know nothing at all. And I will swallow my pride. You’re the one that I love. And I’m saying goodbye.


Il avait toujours beaucoup ri de mes réactions lorsque nous faisions l'amour. Pas un rire moqueur, mais attendrit, parce que même après tout ce temps et même si j'étais passée maîtresse dans l'art de l'allumer, j'avais toujours quelques difficultés à ne pas montrer ma gêne ou mon trouble quand les choses devenaient vraiment trop chaudes entre nous. Son membre me faisait toujours vivement rougir et mon propre corps me mettait toujours un peu mal à l'aise. J'avais l'impression d'être une empotée tentant vainement de lui faire de l'effet et même si je ne le lui avouerais jamais, lui avait le rôle du parfait Don Juan, totalement à l'aise avec son corps et sa sexualité, qui avait dû connaître bien meilleure et bien plus sexy que moi. Je niais souvent cette évidence, lui promettant que je serais à jamais le meilleur coup de sa vie, mais soyons honnêtes. S'il n'était pas tombé amoureux de moi, il aurait fini par se rendre compte de la supercherie. Du fait que je n'étais qu'une parmi tant d'autre. Et certainement pas la plus douée.

J'aimais toutefois grandement l'effet que je lui faisais toujours, appréciant son rire amusé autant que le désir et l'impatience qui se lisait dans ses yeux, chaque fois que je me prenais à jouer. Il s'étonnait de mes inhibitions et de mes rougeurs, mais lui-même, après tout ce temps, s'en étonnait toujours. Il n'avait pas plus retenu la leçon que moi. Qu'importe. Cela donnait un petit cachet particulier à notre histoire que j'adorais. Lui le grand patron accroc au sexe et assumant tout et moi la petite assistante faussement timide qui apprenait dans ses bras à laisser tomber toutes ses inhibitions... Un vrai scénario digne d'un téléfilm à l'eau de rose. J'aimais jouer avec lui. Et ce jeu m'avait terriblement manqué ces deux dernières années. Alors, même si j'avais hâte, je me laissais un peu aller à jouer un peu de lenteur et de luxure, prenant le temps de me mettre à nue et de lui donner encore plus envie de moi. En un rien de temps, il serait totalement prêt pour moi, sans même que je n'ai eu à le toucher. Le fait qu'il n'écoute pas un traître mot de ce que je lui disais me le prouvait.

Je revins sur lui, l'embrassant à pleine bouche, le cœur battant, le désir de l'avoir à moi et en moi plus fort que jamais. Il y concéda volontiers, glissant même une main entre nous pour diriger les choses, mais me donna ensuite l'honneur de nous lier. Je posais un regard surpris sur lui, lui qui avait l'habitude de prendre les choses en main, de me conduire sur lui. Et je lue dans mal dans son regard pour moi. Il voulait que je le fasse. Il voulait que je sois celle qui impulse la connexion qui pourrait me conduire à une grossesse. Il voulait que je lui prouve que j'avais soigneusement réfléchi mon geste, autant qu'il voulait que je le prenne en main pour m'approprier le choix et ses conséquences. Capturant sa bouche en un nouveau baiser passionné, je me laissais glisser sur lui en nous redressant en position assise, gémissant contre ses lèvres mon plaisir de sentir enfin de nouveau cette connexion entre nous. J'aimais cet homme plus qu'aucun autre. Je voulais le retrouver pleinement, corps et âme, faire l'amour comme je ne l'avais plus fait depuis que je l'avais perdu... et je voulais cet enfant de lui. Peut-être que je n'étais pas vraiment prête encore. Peut-être que je priais toujours pour qu'une fois ne suffise pas. Mais je voulais cet enfant, cette vie de famille, ce bonheur-là. Je voulais trouver ma rédemption avec lui et me prouver que je pourrais être une mère et une bonne mère. Je voulais lui prouver à lui, aussi, qu'il serait un père parfait. Parce que ça, je n'en doutais absolument pas. Jamais je ne le pourrais. Je l'avais trop vu agir avec des enfants. Il serait parfait.

Je souris contre sa bouche, alors que j'encerclais son cou de mes bras, roulant des hanches pour sentir le plaisir augmenter. « Vas-tu participer ou seulement me laisser faire de toi tout ce que je veux ? », demandais-je finalement après un moment, souriant en me rappelant notre première fois, où il s'était lui-même plaint de mon inactivité et de mes plaintes quant à ses capacités de me prendre sauvagement comme un bandit. Il était clair qu'il était bien plus muet que moi, mais pouvait-il seulement me montrer combien je lui avais manqué, sans juste prendre ce que je voulais lui donner. Même si je ne doutais nullement qu'il viendrait prendre lui-même ce qu'il désirait, dès qu'il lui en prendrait l'envie.


love.disaster

_________________
Falling in love.

Ça me fait vraiment flipper parce que tu as pris un morceau de moi. Et je t'ai laissé faire... @ ALASKA.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Owen O'Ceallaigh
Messages : 1568
Date d'inscription : 03/11/2014
Pseudo : Elina
Célébrité : Colin O'Donoghue
Crédit : freckles sloth & tumblr


Emploi : Editeur dans une grande maison d'édition basée à New York, HarperCollins
love out loud : Marié mais c'est compliqué

Jeu 30 Juil - 23:43
Game Over

Dès le début j’avais toujours aimé ce petit jeu qui se déroulait entre nous. A partir du moment où un jeu de séduction s’est déclenché entre nous, j’en suis devenu accroc. J’avais ce besoin constant de la chercher, de la séduire, et de toujours la pousser à se dévoiler. J’avais pris cette habitude sans m’en rendre compte après mon accident, après l’arrivée de Maddison, je crois que ce petit jeu a vraiment atteint son paroxysme pendant le week-end que j’avais organisé loin de la ville pour fêter son anniversaire. Depuis ce jour, je n’avais cessé de lui tourner autour sans ménagement, essayant de la faire craquer à la moindre occasion, essayant malgré moi de faire en sorte qu’elle ne voit plus personne d’autre que moi. Que je sois le seul homme qui l’intéresse. Je ne m’en étais pas rendu compte évidemment, parce qu’à cette époque mes œillères me bouchaient la vue. Mais j’avais réellement tout mis en œuvre pour que je sois le seul homme qui compte à ses yeux. Je multipliais les attentions à son égard, parfois intentionnellement. J’avais à cœur de la séduire toujours plus. Pas forcément par besoin de la mettre dans mon lit – même si cette idée ne me quittait jamais – mais réellement par besoin d’attention. Je voulais qu’elle me voit moi et rien que moi.

Et puis, contre toute attente, elle faisait la même chose malgré elle. Déjà avec le fait de porter des nuisettes après avoir rangé au placard ses vieux pyjamas. Et puis, elle aussi me tournait autour, m’enlaçait et m’embrassait comme si c’était naturel. On ne le remarquait pas mais on agissait déjà comme un vrai couple. Notre supercherie n’avait plus lieu d’être parce que de vrais sentiments étaient nés derrière ces mensonges. Personnellement, je me voilais la face, refusant de voir la vérité en face, mais à cette époque j’étais déjà amoureux d’elle. J’eus simplement le déclic avec l’arrivée des papiers du divorce. Mais tout comme maintenant, j’adorais la voir jouer avec moi et m’allumer sans aucune retenue. Même si elle rougissait souvent quand ça allait trop loin, elle a toujours aimé me séduire même si elle ne veut pas le reconnaitre. Après deux ans de séparation, cet aspect de sa personnalité n’a pas changé. Elle aime toujours autant faire monter le désir en moi sans même me toucher. Et elle y arrivait avec une facilité déconcertante. A croire qu’il m’était impossible de lui résister quoi qu’elle fasse.

En temps normal, il est vrai que j’aimais diriger les choses quand nous faisions l’amour. Je ne suis pas du tout le genre de personne à aimer rester passif, je dois bien le reconnaitre. J’aime mener la danse et donner du plaisir, mais aujourd’hui, c’est un peu différent. D’une part, si je m’écoutais, je lui bondirais dessus comme un sauvage parce que ça fait deux ans que je ne l’ai pas touchée – ni aucune autre femme. Mais d’un autre côté, ce rapport avait un enjeu décisif. Je voulais que ce soit elle qui prenne la décision d’y aller ou non. Je voulais la laisser agir en son âme et conscience et je ne voulais pas du tout la forcer à quoi que ce soit. Avec un peu de chance, elle tomberait enceinte dès ce soir. Je préférais qu’elle en ait pleinement conscience et qu’elle le décide par elle-même. Connaissant son passé, je ne voulais vraiment rien lui imposer là-dessus. J’étais prêt, ok, mais elle ? Elle l’était peut-être maintenant, dans l’euphorie du moment mais qu’en sera-t-il demain ? Je préfère donc qu’elle soit sûre d’elle-même, quitte à la laisser faire et à rester passif pour le moment. Alors effectivement, quand je lui laissais l’honneur de commencer, elle parut surprise parce que ce n’est pas dans mes habitudes de faire ce genre de proposition. Pourtant c’était bel et bien ce que j’étais en train de faire.

Elle finit par m’embrasser avec passion et tout en s’unissant à moi, elle nous redressa en position assise. Elle avait donc accepté l’idée. Je ne sais pas si elle se rendait compte à quel point son geste me faisait plaisir. Elle venait d’effectuer un pas monumental vers l’avant. Elle venait d’affronter sa crainte de tomber enceinte. Pour moi. Elle était en train de refouler ce qui la terrorisait le plus au monde juste pour me faire plaisir. Si ce n’est pas une belle preuve d’amour ça ? Je crois qu’il n’y a plus de doute entre nous à présent. On est réellement fait l’un pour l’autre, j’en suis certain à cent pour cent. Je l’ai demandée en mariage, moi le phobique des relations longues, l’éternel célibataire et coureur de jupons et elle venait d’accepter l’idée d’avoir un enfant alors que la perte de son premier bébé la hantait encore. C'est juste incroyable. Evidemment me sentir de nouveau en elle, sentir cette chaleur si particulière me faisait le plus grand bien à tel point que j’en fermais les yeux le temps qu’elle ne s’enfonce complètement, comme pour apprécier pleinement. Je l’entendis même gémir sur le coup. Ce doux son m’avait tellement manqué.

Je posais mes mains sur ses hanches alors qu’elle passa ses bras autour de mon cou en souriant. Elle commença à bouger tout en me demandant si je comptais participer ou si j’allais lui permettre de faire ce qu’elle voulait de moi. Je me mis à rire légèrement en imaginant une situation débile. « En me demandant si je vais participer j’ai l’impression que tu m’imagines sur le banc de touche à te regarder faire toute seule. » Plaisantais-je en glissant une main dans ses cheveux. Puis je pris un air faussement hésitant. « Mais je ne sais pas, peut-être bien que je pourrais te laisser me faire tout ce que tu veux pour une fois. » J’approchais mon visage de son cou pour y déposer des tonnes de baisers et mordiller sa peau, et tout en remontant pour atteindre son oreille, je me saisis de ses hanches pour l’attirer violemment vers moi pour lui donner un coup de rein. « Mais je ne te garantis pas de rester tranquille éternellement mon amour. » Au bout d’un moment, mes réflexes vont reprendre le dessus, c’est une évidence. Mais en attendant, je l’autorise à faire ce qu’elle veut de moi.


fait par .cranberry

_________________
Pris à son propre jeu ▵
©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Olivia R. O'Ceallaigh
Messages : 331
Date d'inscription : 03/11/2014
Célébrité : Jennifer Morrison
Crédit : wiise (vava) ; tumblr (sign)


Emploi : Assistante personnelle d'un éditeur littéraire
love out loud : ou l'art de voir son cœur être piétiné par n'importe qui

Mer 12 Aoû - 13:33



GAME OVER.

And I will stumble and fall. I’m still learning to love. Just starting to crawl. Anywhere, I would’ve followed you. And I am feeling so small. It was over my head. I know nothing at all. And I will swallow my pride. You’re the one that I love. And I’m saying goodbye.


Je n'arriverais probablement jamais à me faire à cette idée qu'il était primordial pour moi de l'avoir dans ma vie pour être entière. J'avais longtemps cru que me forger seule et n'être qu'avec moi-même était la meilleure chose. Ne plus aimer pour ne plus souffrir. Et pourquoi, j'avais prôné l'amour et le manque d'être aimé auprès de lui quand il m'avait avoué son terrible secret Madissoniesque. Et puis je m'étais rendu compte qu'en fait je ne parlais pas de moi ou de lui, mais de nous. J'avais commencé à nous vouloir sans m'en rendre compte, insidieusement et puis tout d'un coup, j'avais pris une claque en pleine figure, la réalisation que j'aurais pu le perdre définitivement, que j'allais le perdre réellement et j'avais cru mourir. J'avais laissé quelqu'un prendre mon cœur, prendre tout un tas de petits morceaux de moi et j'allais le voir partir, emportant avec lui les restes d'un cœur trop souvent brisé... sauf qu'il était resté. Il avait déchiré ses papiers, les aurait même brûlés, sans doute, pour un effet plus dramatique si son avocat ne lui avait pas fait les gros yeux et il m'avait dit qu'il refusait qu'un autre me possède de son nom. De cette façon toute particulière que beaucoup de femmes auraient pris pour du machisme possessif, mais de cette façon que je savais complètement honnête de sa part, il m'avait avoué sans mots qu'il était tombé amoureux de moi, tout comme j'étais tombée follement amoureuse de lui.

S'il m'avait dit ce jour-là qu'il m'aimait comme un fou et qu'il était certain de ne jamais aimer nulle autre que moi, je n'y aurais sans doute pas cru, parce qu'il n'aurait pas été réellement prêt à le dire, ni même à le penser, à ce moment-là. Mais il m'avait dit les mots les plus tordus qui soient, mais les mots les plus riches de sens, aussi. Parce qu'Owen O'Ceallaigh était ainsi fait. L'amour n'était pas une chose facile pour lui et il avait fallu qu'il travail sur les mots pour pouvoir les dires à voix haute, mais à sa manière, ce jour-là, il m'avait dit tout ce que j'avais besoin d'entendre : Qu'il était mien autant que j'étais sienne et qu'il voulait que cela continue le plus longtemps possible. Qu'il me voulait toute entière et qu'il ne pouvait supporter qu'un autre m'aime et soit aimé de moi en retour. Il ne me voulait que pour lui et voulait n'être qu'à moi.

J'avais redécouvert ce qu'était de se sentir entière aux cours des semaines qui avaient suivi. Sous son amour de plus en plus affirmé et avec la liberté de l'aimer ouvertement, j'avais trouvé cette chose qui manquait cruellement à ma vie. Je m'étais découverte plus complète que jamais, oubliant le passé, mes histoires désastreuses et la souffrance qui avait conduit à ce tatouage sous mon sein gauche. Et puis les morceaux de moi m'avaient été arrachés, de nouveau, quand on l'avait expulsé des Etats-Unis, quand on m'avait privé de lui et de son amour. Mais j'étais là maintenant, dans les bras d'Owen, totalement liée à lui et j'étais à nouveau entière et sereine.

Il s'exclama que m'entendre lui demander s'il comptait participer lui donnait l'impression d'être sur un banc de touche, mais qu'il allait peut-être continuer à se laisser bercer encore un peu « pour une fois ». Il ajouta avec un coup de rein bien placé qu'il ne pouvait pas promettre de rester sage bien longtemps. Je me mis à rire, collant mes lèvres à son oreille. « Si je me rappelle bien, la dernière fois que nous nous sommes retrouvés sur un banc de touche toi et moi, tu participais bien plus que moi. » Ma famille avait eu l'idée soudaine de faire un match de baseball en plein hiver aux alentours de minuit et la température était si glaciale que j'avais réussi à rester sur le banc de touche, dans les bras de mon mari et emmitouflée dans une épaisse couverture. Monsieur n'avait, bien sûr, pas pu s'empêcher de saisir le prétexte pour taquiner mes seins et pour glisser une main dans ma culotte, jurant dans mon oreille - entre deux incitations peu vertueuses – que personne ne pouvait voir ce qu'il me faisait ainsi camouflé par la couverture. Il avait au moins eux la décence d'arrêter avant que quiconque ne se rappelle notre présence et ne nous surprenne, mais j'avais été plus que contrainte de prétexter une grosse fatigue et un froid insupportable pour être rapidement reconduite à la maison. Ne pas lui faire l'amour dans la voiture avait été un vrai challenge et nous n'avions même pas cherché à monter les escaliers une fois à la maison.

Plaquant mes mains sur son torse, je le forçais à se rallonger, ondulant sur lui avec une lenteur calculée. Un sourire carnassier aux lèvres. « Absolument tout ce que je veux ? », l'interrogeais-je, amusée, mes doigts caressant la peau de son torse, glissant le long des poils qui cheminaient jusqu'à son nombril, puis jusqu'à nos intimités liées. « J'aime cette idée », soufflais-je en saisissant ses mains sur mes cuisses, les glissant le long de mon ventre, jusqu'à la poitrine, pour sentir ses paumes contre mes pointes sensibles, ondulant au rythme des décharges de plaisir que je ressentais alors que je le faisais me toucher. « J'aime te faire faire ce que je veux », assurais-je en le tirant vers moi, l'embrassant à pleine bouche, lâchant ses mains sur ma poitrine pour enlacer son cou, accélérant le rythme de notre union. Mes baisers dérivant sur sa mâchoire, dans son cou, laissant une marque rougeoyante là, dans le creux de son cou et de sa clavicule. Il était à moi et j'allais mettre un point d'honneur à le marquer.


love.disaster

_________________
Falling in love.

Ça me fait vraiment flipper parce que tu as pris un morceau de moi. Et je t'ai laissé faire... @ ALASKA.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Owen O'Ceallaigh
Messages : 1568
Date d'inscription : 03/11/2014
Pseudo : Elina
Célébrité : Colin O'Donoghue
Crédit : freckles sloth & tumblr


Emploi : Editeur dans une grande maison d'édition basée à New York, HarperCollins
love out loud : Marié mais c'est compliqué

Ven 21 Aoû - 0:56
Game Over

J’en avais fait des erreurs dans ma vie, dues à des décisions prises sur un coup de tête principalement. Mais j’avais réalisé de grandes réussites. Mon travail notamment. J’en étais arrivé à un haut niveau en partant de rien. Mais ma plus belle réussite, reste et restera Olivia. La demander en mariage pour la première fois m’avait demandé une intense et rapide réflexion. Je n’avais pas eu le temps de trouver une autre solution je dois dire. Il avait fallu que j’agisse vite, pourtant ce n’était pas une décision prise à la légère. Je l’avais mûrement réfléchie dans le temps imparti et limité que j’avais à ce moment-là. Je ne m’en suis absolument pas rendu compte sur le moment, mais cette simple décision aura changé ma vie entière, à jamais. De cette décision primordial a découlé un nombre incalculable de bonnes choses jusqu’à l’apothéose. De cette décision toute simple et lourde de conséquences, je suis tombé amoureux pour la première fois de ma vie. J’ai eu du mal à le réaliser. Je me voilais la face. J’ai longtemps nié l’évidence jusqu’au moment fatidique. Ce moment où j’allais la perdre définitivement. L’arrivée des papiers du divorce. Ce jour-là j’ai ouvert les yeux et j’ai enfin cessé de porter mes œillères. Ce jour-là a été décisif pour le restant de ma vie.

J’avais compris, ce jour-là, pourquoi je ne supportais pas qu’un autre homme pose les yeux sur elle. J’avais compris pourquoi je ne voulais plus qu’elle séduise insidieusement les auteurs réticents. Je n’aimais plus qu’elle sorte seule alors que je restais à la maison. Je n’aimais plus la voir discuter ou pire, rire avec un autre mec. Cela faisait bouillonner une rage incontrôlable en moi. Il m’était même arrivé quelques fois de l’empêcher de sortir dans telle tenue pour une réunion importante parce que je la jugeais trop sexy. Chose que je n’avouais jamais évidemment, je trouvais toujours une excuse, trop boudinée, trop flashante, trop moche. Tous les défauts convenaient mais pas la réalité. Je ne voulais tout simplement pas que les autres puissent la reluquer et fantasmer sur ses longues jambes, sur son décolleté plongeant… Je n’aimais pas la quitter des yeux et si un homme avait le malheur de la draguer sous mes yeux… Je perdais mes moyens à chaque fois, incapable de contrôler mes pulsions de mâle qui défend son territoire. Tout ça pouvait sembler évident sur ce que je pouvais ressentir pour elle. N’importe qui aurait pu pointer du doigt mon amour pour elle à ce moment là. Tout le monde sauf moi. Sauf elle. Je n’ai compris mon comportement que bien plus tard. Aujourd’hui encore, ça m’amuse de constater à quel point j’étais aveugle et borné sur ce que je ressentais.

Enfin, l’heure n’est pas aux souvenirs. L’heure est à l’amusement, au plaisir. Pourtant ma plaisanterie avec le banc de touche remit un autre souvenir sur le tapis lorsqu’elle évoqua ce fameux soir sur le terrain de baseball. Ah oui, en effet, il est vrai que malgré ma position de remplaçant, j’avais pas mal participé mais pas à la même chose que toute la famille. « Je ne pense pas que tu vas t’en plaindre chérie. » Avais-je susurré malicieusement. Il est vrai que mes mains et mes doigts s’étaient un peu égarés sur ce banc de touche, sous la couverture qui bouchait la vue de tout le monde sur ce que je faisais. Mais, il fallait bien que je m’occupe et elle était si proche de moi à ce moment-là que ça m’avait paru naturel. Et puis qui a l’idée de faire un baseball en plein hiver, en pleine nuit ? A part sa famille de dingues ? Ma famille aurait pu y penser, mais plutôt avec du foot. Le baseball n’est franchement pas le sport national en Irlande. « De toute façon, je ne sais pas jouer au baseball, c’est typiquement américain ça. On n’a pas ça ici. On a des sports bien plus virils. » Avais-je lâché, un sourire en coin. Je faisais référence au rugby bien sûr. Un sport où des mecs se foncent dessus sans protection. Rien à voir avec le football américain et leurs couches incalculables de casque et de protections en tout genre. De ce côté-là, les américains sont vraiment des gonzesses. « Et puis, je suis beaucoup plus doué dans le sport effectué lors de nos prolongations. » En rentrant à la maison ce fameux soir – ou cette fameuse nuit plutôt – elle s’était littéralement jetée sur moi pour pratiquer le sport dans lequel j’excellais.

Allongé sur le lit, mes mains sur ses cuisses, je lui avais alors donné l’autorisation de faire de moi ce qu’elle voulait, tant qu’elle le pouvait. Parce que me connaissant, il est évident que je ne me laisserais pas faire sans réagir éternellement. J’aime prendre les choses en main, j’aime contrôler la situation. Se mouvant lentement, elle me demanda si elle pouvait réellement faire tout ce qu’elle voulait de moi, un sourire que j’avais trop l’habitude de lui adresser sur le visage. « Absolument tout ce que tu veux. » Glissant ses doigts le long de mon torse, elle ajouta que cette idée lui plaisait. Oh vraiment ? C’est étonnant. Malgré ses airs de Sainte Nitouche, Olivia s’était révélée bien moins sage qu’elle ne le paraissait au fil du temps. J’avais découvert en elle une sacrée allumeuse qui se brûlait souvent parce que je n’étais pas en reste. Je ne suis pas le genre d’homme à rester impassible quand on m’enflamme. Elle attrapa mes mains pour les faire glisser le long de son corps, de son ventre à sa poitrine où elle les laissa finalement. Sa poitrine m’avait manqué. Son corps m’avait manqué. Sa chaleur m’avait manqué. Elle ajouta qu’elle aimait me faire faire ce qu’elle voulait. A ces mots, un sourire en coin apparut sur mon visage alors qu’elle m’attirait de nouveau contre elle, m’obligeant à me redresser pour m’asseoir. Elle lâcha mes mains pour m’enlacer alors qu’elle m’embrassait de nouveau avec ferveur. J’encerclais alors sa taille de mes bras pour coller son corps contre le mien, pour plaquer sa poitrine contre mon torse. Le rythme de ses mouvements s’accéléra alors qu’elle quitta mes lèvres pour parcourir ma mâchoire et se poser finalement dans mon cou. Je compris rapidement qu’elle était en train de me faire un suçon. C’est ma tactique pour faire chier le monde ça ! « Alors profite, parce que ça risque de ne pas durer longtemps. » J’avais déjà envie de reprendre la situation en main. D’ailleurs, je posais déjà mes mains sur ses hanches pour l’accompagner dans ses mouvements. « Tu connais très bien ma pauvre capacité à me contrôler dans ces moments-là. » Et là déjà, c’est limite.


fait par .cranberry

_________________
Pris à son propre jeu ▵
©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Olivia R. O'Ceallaigh
Messages : 331
Date d'inscription : 03/11/2014
Célébrité : Jennifer Morrison
Crédit : wiise (vava) ; tumblr (sign)


Emploi : Assistante personnelle d'un éditeur littéraire
love out loud : ou l'art de voir son cœur être piétiné par n'importe qui

Jeu 27 Aoû - 18:36



GAME OVER.

And I will stumble and fall. I’m still learning to love. Just starting to crawl. Anywhere, I would’ve followed you. And I am feeling so small. It was over my head. I know nothing at all. And I will swallow my pride. You’re the one that I love. And I’m saying goodbye.


Owen souligna que je n'allais vraiment pas me plaindre de cette nuit-là, sur le banc de touche et je devais avouer qu'il avait raison. A l'époque, nous venions tout juste de décider de vivre pleinement ensemble et j'adorais chaque seconde passée avec lui. J'aimais nos jeux dangereux et nos moments d'intimités et j'aimais savoir qu'il ne pouvait pas se passer de moi, qu'il ne pouvait pas détacher son corps du mien. Mes parents avaient baptisé notre relation de l'époque de « lune de miel à retardement », en fait, c'était juste notre première, notre envolé vers les sentiments amoureux, vers la vie de couple que nous avions feinte jusqu'alors. Et j'avais aimé avec passion chaque seconde de ces jeux qui étaient les nôtres. Owen m'avait appris à être moins prude, à être plus joueuse. J'adorais l'allumer dans les moments incongrus et sentir le feu se propager entre mes cuisses dans l'attente du moment où je pourrais lui sauter dessus.

Mettant totalement de côté cette partie de l'histoire, il assura que de toute façon, il n'était pas bon au baseball et qu'il avait participé dans la mesure de ses compétences. Je souris alors qu'il ajoutait que les irlandais aimaient les sports plus virils. Nous y voilà. Owen et son côté homme des cavernes. Les irlandais étaient tous un peu macho et très pointilleux sur leur virilité. J'avais découvert ça avec lui. Cela me faisait bien rire, en général. Je rougis un peu lorsqu'il ajouta que de toute façon, il était bien plus doué lors des prolongations que nous ne faisions qu'à deux et je souris en fondant sur sa bouche pour l'embrasser. Bien meilleur. Vrai !

Mais cette fois, il me laissait jouer et guider... Du moins pendant un temps. Je ne connaissais que trop bien mon homme. Je savais qu'à un moment donné, il voudrait reprendre le contrôle. Il n'était pas homme à se laisser dominer, même pour le plaisir de l'être par sa femme. Fiancée, m'obligeais-je à rectifier. Et pourquoi donc ? Je suis toujours sa femme pour moi. Vrai aussi. Je n'avais cessé de l'être durant ces deux dernières années. Qu'importe la décision du juge et tous les papiers du monde. Je n'avais eu de cesse de réclamer qu'on me rende mon mari et j'avais été son épouse de bout en bout de la bataille. Il avait été mon seul depuis qu'il m'avait prise ce soir-là chez mes parents. Le seul que je voulais.

Bref, il voulait que je prenne le pouvoir le temps que cela pouvait durer ? Je n'allais pas me gêner pour ce faire. J'en profitais alors pour le faire me toucher, pour réguler le rythme de nos frictions, pour commander les baisers et laisser ma marque sur lui. Il était à moi et rien qu'à moins. Les filles de Dublin pouvaient dès aujourd'hui se faire une raison. Owen O'Ceallaigh ne serait plus que l'homme d'une seule femme maintenant qu'il avait décidé promptement de me demander de redevenir officiellement sa femme. Bien sûr, je n'oubliais pas que le mariage ne pourrait pas avoir lieu demain, que nous allions devoir faire nos preuves devant les services d'immigrations et je ne lui avais pas vraiment avoué que si j'avais décidé de rester un temps incertain à Dublin, c'était parce que je devais absolument obtenir la double nationalité américano-irlandaise pour avoir une chance de le ramener aux Etats-Unis avec moi. En somme, je devais convaincre un jury de plus de mon amour pour cet homme, en acceptant pleinement de quitter mon pays pour le sien, si je voulais un jour pouvoir prétendre à notre retour sur le sol américain, main dans la main. Je devais rester loin de ma famille bien plus longtemps et bien plus loin que jamais. Mais ça valait le coup si je pouvais être à nouveau Madame Olivia O'Ceallaigh.

Et même si je le savais, je ne voulais pas y penser maintenant, parce que tout ce qui comptait maintenant, c'était de le sentir en moi et de sentir ses mains sur mes hanches et entendre sa voix me dire encore et encore combien son désir pouvait vite devenir incontrôlable. Je sentais déjà ses mains chercher à reprendre un peu le contrôle, guider mes mouvements de bassin, la vitesse de la valse de mon corps sur le sien et avec un sourire amusé et carnassier, je prenais un malin plaisir à lutter contre le rythme qu'il voulait m'imposer, réduisant délibérément l'allure et approfondissant les roulements pour toucher du doigt – sans mauvais jeu de mot – le point culminant, pour l'effleurer sans jamais l'atteindre. C'était une torture pour moi, mais le plaisir de voir la luxure et l'envie dans son regard valait l'attente et la soif étouffante.

Parler devenait difficile, mais il m'avait tellement manqué que j'avais envie de me forcer, juste pour continuer d'entendre sa voix, juste pour y entendre le désir et la faim que je lisais dans ses yeux. Je voulais rattraper deux années d'un manque insupportable et tout dévorer de lui jusqu'à l'overdose. Sa bouche que je parsemais de baisers. ses épaules que je ne cessais de caresser, fiévreuse de le sentir autant que possible dans tous les ports de ma peau. Sa voix que je voulais entendre encore et encore. Son corps que je voulais dévorer jusqu'à plus soif. Je l'avais déjà dit, ça, non ? Qu'importe. Il fallait qu'il parle, qu'il me touche, qu'il m'embrasse et qu'il prenne encore et encore possession de moi. Il fallait qu'il comble le manque. « La patience est une vertu, mon amour. Nous n'en avons déjà pas beaucoup fait preuve en nous sautant dessus à la première occasion sans avoir la patience d'attendre ce soir », soufflais-je contre ses lèvres entre deux baisers. « Essaye de te montrer un peu plus vertueux et laisse-moi faire... » Ou pas... En vérité, il pouvait reprendre le contrôle quand il le voulait. Tant que j'étais dans ses bras et que nous faisions l'amour, rien d'autre n'avait d'importance. Et le fait que j'accélère le rythme pour atteindre le point culminant dès que je cessais de penser et de réfléchir à le faire languir montrait combien j'en avais besoin.


love.disaster

_________________
Falling in love.

Ça me fait vraiment flipper parce que tu as pris un morceau de moi. Et je t'ai laissé faire... @ ALASKA.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Owen O'Ceallaigh
Messages : 1568
Date d'inscription : 03/11/2014
Pseudo : Elina
Célébrité : Colin O'Donoghue
Crédit : freckles sloth & tumblr


Emploi : Editeur dans une grande maison d'édition basée à New York, HarperCollins
love out loud : Marié mais c'est compliqué

Dim 30 Aoû - 1:57
Game Over

C’est incroyable de constater à quel point un rien pouvait nous enflammer. L’un comme l’autre. Je venais de dire que j’étais bien meilleur pour le sport de chambre que pour le baseball et ces simples mots lui ont suffit pour fondre sur mes lèvres. Depuis que nous avions ouvert les yeux l’un sur l’autre, depuis que nous avions rejeté le divorce, notre quotidien n’était devenu qu’un immense terrain de jeu où tous les coups étaient permis pour allumer l’autre. Combien de fois, elle laissait tomber un objet par terre en toute innocence pour se baisser lentement et sensuellement pour le ramasser me laissant une vue très plaisante et tentante sur ses fesses ? Souvent quand elle portait des vêtements courts, comme ses nuisettes pour me permettre de voir ses sous-vêtements au passage, quand elle en portait. Combien de fois je suis sorti de ma douche en serviette et à moitié mouillé parce que j’avais “oublié” par inadvertance mes vêtements dans ma chambre ou parce que j’avais subitement envie d’un café ? Il arrivait même que les boutons de son chemisier s’ouvrent un à un “tous seuls” à chaque fois que j’avais le dos tourné. Comme par magie. Ces petits jeux innocents étaient devenus notre quotidien et à chaque fois, ils finissaient toujours de la même manière. Tout était bon pour faire craquer l’autre et ça pouvait aller très vite. J’étais souvent celui qui cédait en premier. Hey, je ne suis qu’un homme ! Une simple vue sur un décolleté suffit à m’enflammer.

Pourtant, malgré ma faible capacité à me contrôler, je n’étais pas le genre d’homme à me laisser faire facilement. Certes, je craquais, mais ce n’était pas pour autant que je me rabaissais à ramper vers elle pour qu’elle cède à son tour. Oh non. J’ai des principes. Et une fois que j’avais obtenu gain de cause, je n’étais pas non plus le genre d’homme à rester passif. Attendre que ça se passe et juste subir en silence, ce n’est pas du tout mon truc. J’aime participer, mieux, j’aime maîtriser la situation. Rester attacher pendant tout le rapport sans rien pouvoir faire ? Très peu pour moi ! Je serais plutôt celui qui attache l’autre. Et puis de base, je ne suis pas quelqu’un de patient alors je déteste qu’on me fasse languir pendant des heures. Je suis le genre d’homme qui aime prendre les choses en main, dans tous les sens du terme. Mais aujourd’hui était un peu différent. Je venais de retrouver Olivia après deux ans de séparation. J’avais toujours été entreprenant avec elle alors je me disais que pour une fois, je pouvais la laisser contrôler la situation, un peu. Pas trop longtemps non plus. De toute manière, il me serait impossible de résister. Mais je ne sais pas, peut-être que ça lui ferait plaisir ? Apparemment oui. Soit, mais combien de temps vais-je tenir ?

Elle s’en donna à cœur joie, me permettant de laisser mes mains parcourir ce corps qui m’avait tant manqué. Elle en profita même pour me faire un suçon. Ah ouais, carrément. C’est clairement un marquage de territoire ça. J’aime ça. Je la laissais même faire sans rechigner, pourtant, je sentais que ma patience était presque à bout. Je devais commencer à me retenir même si j’avais déjà posé mes mains sur ses hanches pour accompagner ses mouvements. Incorrigible. Pourtant, avec un sourire tout à fait provocateur, elle prenait un malin plaisir à aller contre le rythme que je tentais de lui imposer. Seigneur… « Tu sais que c’est une véritable torture de rester sage alors que je crève d’envie de te prendre sauvagement ? » Non mais sérieux, ce rythme me rend dingue. Le fait de ne pas tout contrôler me rend fou. Je suis un maniaque du contrôle, j’ai besoin que tout soit sous mon commandement pour que je me sente parfaitement bien. C’est impulsif. Et là, je dois dire que je lutte réellement pour ne pas l’allonger sur le lit et prendre les choses en main. Je savais que je n’étais pas patient et que ça ne durerait pas longtemps.

Elle affirma soudainement entre deux baisers que la patience était une vertu, et que pour le moment cette qualité nous faisait grandement défaut étant donné la rapidité avec laquelle on avait fini par se sauter dessus alors qu’on devait attendre ce soir. Elle me demanda également de me montrer un peu plus vertueux et de me laisser faire. Moui, me laisser faire, ça va bien cinq minutes. Sauf qu’elle oublie une chose primordiale. « Mon cœur, tu dois savoir, depuis le temps que tu me connais, que la patience ne fait pas partie de mes très nombreuses qualités. » Lançais-je, un sourire en coin. « Et j’emmerde la vertu. » Un sourire carnassier sur les lèvres et une lueur de défi dans les yeux, je l’attrapais par la taille pour la faire basculer rapidement sur le dos sur mon lit, m’allongeant sur elle aussi vite pour ne pas rompre notre connexion. Je devais reprendre les choses en main, maintenant. « Là ça va mieux. On fera preuve de patience un autre jour, si tu permets. » Voire une autre année. Dans cette position, je pouvais pleinement reprendre le contrôle de la situation et je ne me gênais pas pour imposer mon propre rythme, un rythme bien plus rapide et soutenu que le sien. Fini de jouer. J’ai un bébé à concevoir. Ça ne rigole plus. Tout en bougeant mon bassin, je penchais la tête dans son cou pour lui mordiller la peau et lui offrir à mon tour une jolie marque de possession. Chacun son tour. On sera raccords comme ça. N’est-ce pas formidable ?


fait par .cranberry

_________________
Pris à son propre jeu ▵
©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Olivia R. O'Ceallaigh
Messages : 331
Date d'inscription : 03/11/2014
Célébrité : Jennifer Morrison
Crédit : wiise (vava) ; tumblr (sign)


Emploi : Assistante personnelle d'un éditeur littéraire
love out loud : ou l'art de voir son cœur être piétiné par n'importe qui

Jeu 8 Oct - 22:01



GAME OVER.

And I will stumble and fall. I’m still learning to love. Just starting to crawl. Anywhere, I would’ve followed you. And I am feeling so small. It was over my head. I know nothing at all. And I will swallow my pride. You’re the one that I love. And I’m saying goodbye.


L'amour était une lune de miel, un temps de désillusions et une fin brutale. J'avais du mal à imaginer que nous puissions un jour dépasser le stade de la lune de miel. Mes parents vivaient la lune de miel depuis toujours. Un plaisir sans fin. Après tout ce que nous avions affronté Owen et moi... Comment imaginer que les choses pouvaient être différentes un jour ? Que je cesse de le désirer jour et nuit, que je cesse de vouloir voir ce désir dans ses yeux lorsqu'il pose les yeux sur moi ? Je voulais tout de lui. Son nom, son amour, ses enfants. Même si ça me terrifiait, je voulais tout ça et j'étais prête à combattre tout ce que j'étais pour l'avoir. Pour être sienne, pour lui donner mon amour et pour lui donner des enfants.

Je frissonnais quand elle m'avoua que c'était de la torture pour lui de me laisser guider alors qu'il voulait juste me prendre violemment. Soit, mon amour. Prends-moi si cela te chante, songeais-je, me contentant de lui répondre en le regardant dans les yeux, me mordant la lèvre d'anticipation. Je savais combien il devenait fou devant ce geste, combien il voulait capturer mes lèvres quand j'en emprisonnais une entre mes dents, comme s'il voulait être le seul à avoir le droit de jouer avec. J'arguais malgré tout le fait que la patience était une vertu et lui demandait de se montrer vertueux, mais il me contrecarra à me rappelant combien il n'était pas un homme patient. Je ris contre sa peau, savourant son goût tant que je le pouvais encore, consciente que cela ne durerait pas bien plus longtemps. Et soudainement, il assura emmerder la vertu et je sus que mon compte était bon. En une seconde, son visage changea de faciès, un sourire carnassier s'affichant sur ses traits. Poussant un petit cri de surprise quand il inversa vivement nos positions, je me mis à rire, alors qu'il avoua que c'était mieux ainsi, ajoutant qu'on prendrait notre temps un autre jour.

Bien évidemment, Owen ne fut pas si joueur que moi, augmentant la cadence à un rythme m'arrachant des gémissements de plaisir incontenables. J'enroulais mes jambes autour de sa taille, suivant son rythme pour ajouter le bon angle d'attaque à sa cadence experte, m'accrochant à sa chevelure comme à ma vie – ce qu'il était -.

Comme j'aimais cet homme. C'était fou. J'avais accepté de l'épouser pour ses papiers, pour une promotion. Je le détestais au moment de dire oui devant le maire. Je le haïssais au plus au point. Par défi, par jalousie ou je ne sais quoi, une collègue avait été cracher le morceau à ma mère, m'obligeant à conclure une alliance avec cet homme que je détestais pour qu'il prétende être amoureux de moi. J'avais passé de dures semaines à prétendre que je l'aimais comme une folle, à jouer un jeu que je détestais et à dormir tous les soirs dans le même lit. Et puis les choses avaient dérapé. J'avais couché avec lui et il n'avait eu de cesse par la suite de tout faire pour me mettre à nouveau dans son lit. Juste un défi, qui l'avait poussé à se montrer sous un autre jour, à se montrer plus doux, plus agréable et plus appréciable. Et puis il s'était mis à vouloir me protéger, à détester me voir pleurer et je m'étais attachée d'une manière que je m'étais refusée. J'avais appris à connaître le « vrai » Owen. Celui qui n'était pas qu'un monstre d'égoïsme, égocentrique et misogyne, mais un homme aimant, protecteur et sincère. J'étais tombée amoureuse de lui sans m'en rendre compte, mon propre ego faisant autant de ravages que le sien dans notre relation, dans nos cœurs. Jusqu'à ce divorce que je m'étais forcée à organiser parce que je pensais que c'était tout ce qu'il désirait. Son précieux sésame en poche et la liberté de ne plus m'avoir dans le coin à prétendre être son épouse. Sauf qu'il avait refusé, clamé qu'il m'aimait et juré qu'il ne me laisserait pas partir comme ça.

J'étais tombée amoureuse de lui sans m'en rendre compte et il m'avait donné son cœur sans le vouloir. La suite n'avait été qu'un long cauchemar, après des semaines de pure bonheur. L'immigration, la délation d'une garce qui le voulait pour elle seule et deux ans d'enfer sans lui. Je l'aimais et dans ce lit, avec lui, autour de lui, j'étais enfin complète et heureuse. J'allais vivre une belle vie, avec l'amour de ma vie et la famille que nous allions créer. Mon cœur battait fort. De peur et de joie, d'impatience et d'appréhension, mais je n'étais pas seule. Owen était là, tenant ma main, me jurant que jamais il ne me laisserait et j'avais une confiance aveugle en lui. Je lui avais donné mon cœur, ma confiance et tout ce que j'étais, mes failles et mes terreurs comprises. Il acceptait tout. Il prenait tout. Il acceptait tout ce que j'étais et était prêt à faire preuve de patience et d'abnégation pour me prouver que j'avais raison de lui faire totalement confiance. Dieu que j'aimais cet homme...


love.disaster

_________________
Falling in love.

Ça me fait vraiment flipper parce que tu as pris un morceau de moi. Et je t'ai laissé faire... @ ALASKA.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas
 :: ... where everything is possible. :: Back to the Future :: Flashforwards
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» Game Over | Olivia
» 01. Spy Game in McKinley High [CLOS]
» Olivia Kerner (Poufsouffle)
» Eyeshield 21 saison 2 Sur Game One en mai
» Olivia / Juliette