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Already forgot my super bass?
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Mer 31 Déc - 0:23

Already forgot my super bass?
Décembre 2014

"Vous avez 3 nouveaux messages."

Debout depuis huit heures ce matin, Cameron considérait ses options quand à sa messagerie vocale. Le problèmes était double, voir triple. Tout d'abord, sa chère fiancée, Meredith, se demandait très certainement où était passé son futur époux. Le brun avait rigolé en apprenant qu'elle était "malade" et que la date de leur mariage avait été "repoussée." Repoussée par le service trois pièces de son grand frère entre les jambes de sa promise, probablement ... personne n'en parlait à Washington. Le deuxième message était assurément Paul en personne, cet idiot qui tenterait très certainement de ne minimiser la situation. Relax Cameron, it's not like she was your fucking soulmate, and you know what, she actually begged me for it. C'était des excuses qu'il avait déjà entendu par le passé et qu'il ne pouvait tout simplement plus supporter. Paul avait dépassé la limite que son propre petit frère pouvait supporter et pour Cameron qui s'était toujours considéré comme une personne tolérante, cela en disant long sur le comportement de son cher frère. Le dernier message était… Bien entendu, et pas besoin de faire de grandes hypothèses sur cela, un message de son père. Winthrop et sa voix grave lui disait très certainement de considérer ses options et ce qu'il était en train de gâcher. Son père était un fin stratège et il ne dirait très certainement pas à son petit dernier de revenir, non, que Cameron prenne son temps, histoire de lui donner le sentiment d'être en contrôle.

Fuck that.

Cameron avait été prêt à tout accepter, il aurait hoché la tête, serait même devenu président s'il le fallait, cela aurait été mentir de dire que le brun n'y avait pas déjà songé lui-même. Il était intelligent et il avait des ressources et très franchement, le pays avait déjà vu pire qu'un Rockefeller à la présidence, tout le monde pouvait survivre. Mais non, Paul avait commis l'erreur de trop et Cameron ne comptait plus suivre les ordres de leur père en hochant la tête. Non, c'était trop tard et il resterait à Los Angeles, à l'autre bout du pays aussi longtemps que cela était nécessaire… Just to prove a point. Poussant un soupir, Cameron rangea son téléphone dans la poche intérieure de sa veste avant de sortir de sa chambre d'hôtel, se dirigeant d'une démarche assurée vers l'ascenseur. Il avait du temps avant de considérer trouver du travail et laisser sa marque dans cette ville, à dire vrai, la seule chose qui occupait ses pensées en ce moment avait de longues jambes et une poitrine qu'il aurait aimé vénérer pendant des heures. Qui avait dit que les Rockefellers manquaient de passion? Non, Cameron était plus que déterminé à revoir June Hampton et ce dans le plus simple appareil si possible.

Il avait un sourire aux lèvres en appuyant sur les boutons de l'ascenseur. Tout se trouvait avec le bon prix et son nom et son adresse également. La jeune femme avait pourtant été claire et Cameron qui était doué pour anticiper les réactions des gens s'était plus qu'attendu à son discours le lendemain de leur petite aventure d'une nuit. Mais Cameron ne pouvait pas se contenter de cela, June était arrivée au bon moment dans sa vie et lui avait rappelé qu'il n'y avait pas que des Meredith dans ce monde. Il avait oublié que toute n'était pas obligé de sourire parce que Cameron le voulait ou juste parce qu'il était un Rockefeller, June était insoumise et avait son propre agenda et alors qu'ils étaient en train de danser, ou plutôt non… Alors que leur corps se rencontrait enfin, avec un peu de vêtement trop au goût du Cameron, il s'était enfin senti en vie. Plus tard, dans sa chambre d'hôtel alors qu'elle le poussait dans le lit pour s'asseoir sur lui, il avait souri et avait savouré chacun de leur baiser comme s'il s'était s'agi du dernier et il avait décidé que oui, il aurait cette femme, il avait envie de la comprendre et de pouvoir dire qu'elle était à lui.

Perdu dans ses pensées, Cameron n'avait même pas remarqué qu'il était arrivé au rez de chaussée de l'hôtel. Il secoua la tête et passant devant l'accueil, il lança un clin d'oeil au réceptionniste qui l'avait reconnu avant même qu'il ne lui dise son prénom. Cela l'avait amusé et il savait comme ça, juste comme ça qu'il pouvait faire confiance à ce jeune employé. Sa voiture l'attendait déjà, Cameron avait décidé d'opter pour une Bentley, avec chauffeur compris. "Where to Mr Rockefeller?"  demanda ce dernier en ouvrant la porte au brun. Excellente question, se dit Cameron en souriant avant de grimper à l'arrière de la voiture. "Vous connaissez mieux la ville que moi Léandre, est-ce que vous savez où je peux acheter des fleurs? Des roses de préférence." C'était toujours un pari sûr, Cameron en était persuadé.Et pour une fois, pendant le trajet, il ne resta pas accroché à son téléphone mais il fixa L.A qui se dessinait à travers sa vitre. C'était une ville bien différente de Washington, personne pour le reconnaître ici et il n'était qu'un autre homme riche dans une voiture hors de prix.

Il finit par acheter des roses d'un rouge similaire aux cheveux de June, dit au fleuriste de garder la monnaie, il n'était définitivement pas habitué à payer en espèce, et remonta dans sa voiture. Direction… la propriété de June évidemment. Cette dernière, comme toute bonne femme avec de l'argent qui se respectait (Cameron avait tiré ses propres conclusions en effleurant la robe de la jeune femme), elle habitait à Hollywood. Peut être qu'elle passait ses journées à bronzer au bord de sa piscine et à côtoyer des célébrités... Peut être. Cameron fut passablement impressionné par la villa, vu le nom de famille de June, il devait s'attendre à ce qu'elle ait connue le même genre de luxe que lui, et oui, il avait très bien fait ses recherches. "Arrêtez donc vous là Léandre, pas trop loin non plus." Cameron n'avait pas acheté ce genre de voiture pour qu'on ne sache pas à qui elle appartenait. Une fois la portière ouverte, le Rockefeller émergea de la voiture, bouquet dans une main, se lissant son costume de l'autre. Il n'y avait aucune hésitation alors qu'il se dirigeait vers la porte et encore moins lorsqu'il sonna. Cameron ne fut guère surpris de ne pas être accueilli par June, il s'agissait probablement du majordome ou quelque chose comme ça.

"Bonjour, serait-il possible de parler à Mrs Hampton? C'est Cameron si elle s'interroge sur l'identité de son visiteur… Also she was ridding my dick a few days ago in a very expensive hotel room, that should refresh her memory."  
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Mer 31 Déc - 1:43
« What did he say again ? » Nigel soupira une fois encore, répétant des mots qu’il aurait préféré pouvoir enterrer au fin fond de sa gorge pour ne jamais avoir à les prononcer à nouveau. Mais June se tenait pourtant là, debout dans cette cuisine, et il n’était pas question qu’il lui cache la moindre information quant au visiteur qui venait tout juste de sonner à la porte de la demeure de la jeune Hampton. Il s’éclaircit la gorge, visiblement gêné de devoir expliquer les circonstances dans lesquelles June avait rencontré le fameux Cameron, ce à quoi la rousse avait répondu par un haussement de sourcils blasé avant de faire rouler ses yeux dans leurs orbites. Sirotant son milkshake favoris, elle tenait le récipient dans l’une de ses mains bien trop pâle pour qu’on se demande si elle avait un jour vu la lumière du jour, presque trop nonchalamment pour que sa désinvolture paraisse encore naturelle. Elle n’avait définitivement pas de temps à perdre avec le premier crétin venu qui voudrait remettre le couvert simplement parce qu’il se jugeait plus sympathique et agréable que les autres. Elle n’avait strictement pas besoin d’un homme dans sa vie, bien au contraire. Plus ils se tenaient loin et mieux elle se portait. June se contentait de les consommer, et cela était largement suffisant. Tirant encore quelques fois sur sa paille, elle finit par reposer le verre sur le comptoir avant de soupirer. « Well that could be anyone. » Et il n’y avait décidément rien de plus vrai. Après tout, les individus de sexe opposé défilaient dans sa vie à une vitesse assez impressionnante, et elle avait déjà toute la peine du monde à se souvenir des visages, alors un simple prénom et une description aussi succincte que celle-ci ne l’aidait pas le moins du monde. Il fallait néanmoins qu’elle s’en occupe, et ce type de pots de colle n’étaient pas du genre à se laisser décourager par le majordome grisonnant qui avait parfois le fâcheuse tendance de porter des tabliers à fleurs… Qu’à cela ne tienne, elle irait s’en charger elle-même.

Regagnant sa chambre à contre-coeur, elle s’aventura dans son dressing pour y dénicher une tenue digne de ce nom. Triant les robes à la hâte, elle ne se retint pas d’en jeter quelques unes sur le sol au passage tant elle était agacée de voir que rien ne lui plaisait ou ne la mettait plus en valeur. Il fallait vraiment qu’elle songe à sortir le nez dehors et à regagner la foule des gens normaux pour aller arpenter les avenues les plus huppées de la ville et dévaliser les boutiques de luxe qui parviendraient certainement à lui remettre un peu de baume au coeur. Ou peut-être aussi fallait-il qu’elle investisse dans un ordinateur, seul objet électronique qui manquait à sa villa, et que Nigel prenne le temps de lui donner quelques cours afin qu’elle apprenne à se servir d’internet. Ainsi, elle pourrait enfin faire flamber sa carte bleue au point de la voir se consumer entre ses doigts et frôler le cas rare mais pas moins exceptionnel de combustion instantanée… Mais pour l’heure, pas de panier virtuel susceptible de l’apaiser, encore moins de vendeur qualifié pour la guider dans ses achats, pas même l’ombre d’une robe neuve toujours pourvue de son étiquette pour la consoler. Les nerfs légèrement à vifs, June finit par tout laisser tomber au sens propre comme au figuré à l’instant même où elle baissa la tête et que ses yeux se posèrent sur sa tenue. La solution se trouvait pourtant bien là. Non, vraiment, elle ne pouvait pas faire pire que ce qui reposait à cet instant sur ses épaules fines. Un vieux t-shirt délavé et mille fois trop grand pour elle qui ne la mettait certainement pas en valeur, bien au contraire. Le bout de tissu en question avait du appartenir à l’un de ses nombreux frères et elle s’en était sûrement emparé à la hâte avant de quitter la maison principale des Hampton et de tirer un trait sur son passé. June n’était donc pas franchement à la hauteur de sa réputation, si toutefois elle en avait une. À vrai dire, elle ne s’en souciait pas vraiment. Elle se contentait tout simplement d’arpenter les bars pour y rencontrer de jolis minois avec qui elle s’accordait un peu de bon temps avant d’appeler Nigel pour qu’il vienne la récupérer au détour d’un carrefour, ses talons dans la main et sa coiffure ne ressemblant plus à rien. Elle passait les jours suivants à trainer chez elle dans des tenues plus confortables que tape-à-l’oeil, et le Cameron qui venait l’importuner avec ses phrases toutes faites arrivait justement au moment où elle ne s’était pas encore tout à fait remise des ébats de la veille…

Jugeant donc qu’elle ne pouvait pas faire mieux pour paraitre encore plus répugnante, elle fit demi-tour pour s’attarder un instant face au miroir de son boudoir pour s’assurer que sa chevelure ne pouvait pas être plus en désordre que cela. Si elle en avait eu le courage, elle se serait maquillée pour ensuite essuyer négligemment ses yeux et sa bouche, histoire de faire comprendre que les excès de la nuit précédente l’avaient effectivement ravagée et qu’elle n’était pas le genre de fille sur lequel il fallait que l’autre idiot s’attarde. Mais son visage au naturel suffirait amplement à faire renoncer l’intrus qui s’attendait certainement à ce que June soit parfaite à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Il n’en n'était pourtant rien. La preuve. Il suffisait de la voir à cet instant précis. Ricanant face à son propre reflet, la rousse riait déjà de l’effet qu’elle allait faire sur son invité surprise, ayant à présent presque hâte de voir sa mine déconfite et la grimace dégoûtée qui allait se dessiner sur les traits de son visage. On pouvait même dire qu’elle trépignait d’impatience, et sans perdre une seconde de plus, elle ébouriffa ses cheveux encore davantage avant de regagner l’entrée de la villa et d’ouvrir la porte que Nigel avait volontairement laissée entrebâillée.

Détaillant le fameux Cameron du regard, il lui évoqua rapidement quelque chose mais elle s’efforça de chasser les images qui traversaient justement son esprit. Il avait l’avantage d’avoir une belle gueule. Soit. Cela rassurait au moins June qui réalisait qu’elle n’avait pas mauvais goût, même lorsqu’elle avait enchainé les cocktails et les shooters durant une bonne partie de la nuit. Ses yeux se posèrent un instant sur le costume du jeune homme qui semblait avoir la trentaine bien tassée (il était toujours bon de vieillir considérablement ses hôtes pour s’en dégouter une bonne fois pour toute) avant de s’égarer sur le bouquet de roses que cet abruti tenait dans l’une de ses mains. June soupira bruyamment, sa propre paume agrippant toujours la porte, se préparant à la claquer au nez de l’inconnu à tout instant. Exaspérée, elle prit enfin la parole après quelques secondes, levant les yeux au ciel et méprisant Cameron par tous les moyens possibles et imaginables. « So first of all, I hate roses. They’re not even flowers and anyone who would think that is actually pretty fucking dumb. Secondly, I might have been on your dick a few nights back, but I don’t remember it that much to be honest. No need to brag about it, you don’t see me talking about how many men my boobs can get in one night. And finally, I don’t know what the hell you’re actually doing here Carl, or whatever your name is, but if you’re looking for a pretty nice girl to have diner with then that’s just not me. I only fuck once. Now if you’ll excuse me, I have better stuff to do than letting you breathe my oxygen. Goodbye Carl, have a nice life. » Un dernier sourire hypocrite et June était prête à rayer définitivement cet homme de sa vie…
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Mar 6 Jan - 22:17
Cameron n'était pas le genre d'homme qui courait après les femmes.

Non, jamais. Il n'avait jamais eu besoin de le faire et en général, un simple sourire suffisait à obtenir un numéro de téléphone ou une confirmation pour un rendez vous dans quelques heures. À New York ou même à Washington, c'était facile, tout le monde savait qui il était, il était Cameron Winthrop fucking Rockefeller, son père était sénateur et son grand frère était connu pour ses fêtes décadentes dans toute la ville, des fêtes auxquelles Cameron assistait parfois. Peu importe que la femme soit mannequin ou styliste ou assistante ou même un autre métier que Cameron ne connaissait pas, il y avait toujours ce regard d'envie et cette curiosité. Les gens voulaient savoir ce que cela faisait d'être lui, ce que c'était d'avoir de l'argent à foison, d'être poursuivi par les journalistes et de pouvoir appeler New York sa ville. Une coupe de champagne et une limousine les impressionnaient rapidement et Cameron finissait très souvent la soirée seul, ennuyé par ce genre de femmes. Les hommes de la grosse pomme ou même de D.C étaient différents, plus aventureux et plus audacieux, il voulait tous savoir ce que Cameron cachait sous son costume et comment diable pouvait-il prétendre être gay. Cela amusait bien Cameron. Mais il était plus que son prénom et quand il ne dévoilait pas sa véritable identité, Cameron pouvait alors se montrer plus charmeur et plus aventureux.

Il était beau, il le savait, il le savait parce qu'on lui avait répété et parce qu'il détectait toujours les mêmes signes chez la plupart des gens qui croisaient son regard. Entre ça et le fait que Cameron marchait toujours comme si l'endroit où il se trouvait lui appartenait... C'était précisément calculé pour déstabiliser et avoir ce qu'il voulait. Cameron n'avait pas choisi des études de droit pour rien et il se rappelait toujours d'un de ses professeurs qui lui disait que dans quelques années, Cameron deviendrait un de ses requins qu'on payait des millions et qui arrivait à convaincre tout un jury que n'importe qui, même le pire des meurtriers pris sur le fait avec un couteau dans la main, pouvait être innocent. C'était un don qui ne lui avait jamais fait défaut et maintenant qu'il se tenait appuyé dans l'embrasure de la porte de cette imposante villa, il ne paraissait pas déçu ou quoi que ce soit d'autre. Il voulait revoir June et quitte à se montrer un peu plus insistant ou même agiter quelques billets de dollars à l'adresse du majordome, Cameron parviendrait à ses fins. Quelque part, il savait son désir puéril mais tant pis, le brun n'avait pas eu de vrais challenge depuis des années. S'il retournait à Washington il devrait faire face à sa chère fiancée et au reste de sa famille et ses responsabilités... Cameron n'avait pas été aussi spontané depuis des années et il avait envie de s'amuser un peu.

Lorsque la porte s'ouvrit, un sourire se dessina sur le visage du Cameron alors que ses yeux se posaient sur la crinière rousse qui l'avait déjà hantée la nuit dernière. Les cheveux de June étaient dérangés et Cameron se dit un instant qu'elle avait quitté sa chambre d'hôtel dans un état similaire avant de baisser le regard et de la détailler un peu plus. Elle était encore plus belle au naturelle. Le brun n'avait pas d'attente particulière concernant les femmes, enfin Cameron savait qu'une fois la nuit tombée, le maquillage tombait et les robes hors de prix et les talons également et là il n'y avait que June. Avec ses cheveux dérangés, un vieux t shirt qui avait connu de meilleurs jours et les effets d'une nuit pas assez longue encore assez visible sur son visage. Si Cameron avait été là, il ne l'aurait jamais laissée sortir du lit dans cet état, il lui aurait apporté de quoi se remettre et son petit déjeuner sur un plateau avec une de ses fleurs préférés. Il l'aurait réveillée en déposant des baisers sur son dos nu et il lui aurait dit que le matin était déjà là et qu'ils devaient bientôt aller travailler. Oui, dans le fond, Cameron n'aspirait qu'à une vie de couple tranquille et avoir quelqu'un de qui s'occuper mais ce n'était pas ce qui était en jeu présentement. Surtout que l'illusion fut rompue au moment où June pris la parole. Carl... Elle l'avait appelé Carl. Cameron se retint de laisser échapper un rire alors qu'il observait la rousse de haut en bas, ses yeux dérivant plus d'une fois vers les jambes de cette dernière.

"Cameron. The name is Cameron." lâcha enfin le brun, posant sa main libre sur la porte que June tenait avec beaucoup de force. Elle n'avait clairement pas envie de lui parler ou d'avoir cette conversation mais Cameron ne l'entendait pas de cette oreille et il comptait bien obtenir ce qu'il voulait. "And maybe roses are a bit cliché but I had to try with something... right?" Cameron lui tendit quand même le bouquet, avec toujours ce même sourire sur le visage. Il n'en était pas à son premier coup d'essai en la matière et il avait vraiment envie de revoir June et de passer du temps avec elle. Et oui, il avait envie de l'avoir encore une fois, de la voir gémir, de la voir murmurer son prénom et de trembler alors qu'elle finissait à cause de Cameron. Il lâcha enfin la porte et il attrapa une des mèches de June pour la remettre à sa "place". "So is this the rule? You only fuck once, no diner? Fine." Cameron haussa les épaules, se reculant enfin. "How about lunch then? Or lunch, or breakfast after we spend the night together, I make some mean Eggs Benedict. I mean come on, isn't there a law in the universe that says that the exception does confirm the rule?" Cameron pouvait déjà voir la scène, lui et June dans un grand restaurant à rire et à envoyer des piques au serveur. Ou alors ils pouvaient aller dans sa chambre d'hôtel et faire monter quelque chose, elle pourrait sans doute enlever ses chaussures et danser une nouvelles fois pour lui avant de l'autoriser à l'allonger sur le lit et à lui faire l'amour.

"It won't be a waste of time I promise."
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Invité

Dim 18 Jan - 23:05
June s’était fait une promesse. Celle de renoncer définitivement à l’amour. Plus aucun homme ne mettrait les pieds dans sa demeure, encore moins dans son propre lit pour se glisser dans ses draps et y rester plusieurs nuits d’affilé. Elle refusait qu’on lui apporte des fleurs, qu’on l’abrutisse de paroles à l’eau de rose, qu’un quelconque sentiment puisse un jour la rendre aveugle au point qu’elle ne parvienne même plus à se rendre compte qu’elle vivait avec un goujat de la pire espèce. Elle n’avait pas besoin de ce genre d’attention, elle refusait de croire qu’on puisse s’attacher à elle aussi longtemps, ne recherchant qu’à attiser le désir des hommes qu’elle croisait dans ses bars favoris avant de se laisser embraser dans leurs bras pour mieux disparaitre ensuite. Cameron n’était certainement pas le premier à tenter sa chance de cette façon, mais le tempérament et la force de caractère de June les décourageaient souvent, et ce n’était franchement pas plus mal. Il suffisait simplement qu’ils se rendent compte à quel point elle était désagréable et exécrable, crachant son venin à la figure de ses visiteurs qui avaient l’indécence de croire qu’elle leur appartenait depuis qu’elle leur avait ouvert ses cuisses, et ils faisaient rapidement demi-tour sans aucun regret. Certains insistaient plus que d’autres, revenant parfois à la charge, mais elle finissait par les dégouter aussi, et il n’était pas rare de retrouver ces mêmes individus accoudés au comptoir d’un bar pour mieux pointer June du doigt et dire à qui voulait bien l'entendre que cette fille-là n’était qu’une salope et une garce. Mais la jeune femme n’y faisait plus attention et la moindre remarque à son égard ne l’atteignait même pas. Elle avait grandit avec ces mots-là dans un coin de sa propre tête, sa mère se chargeant de rappeler à sa seule fille qu’elle ne valait guère mieux qu’une vulgaire trainée lorsqu’elle arborait un ventre rond, preuve qu’elle n’avait pas été capable de patienter avant de s’offrir à son petit ami de l’époque. Alors June avait finit par se décider et elle s’était jurée de ne plus laisser l’amour la détruire, et Cameron ne serait certainement pas une exception.

Tenant toujours la poignée, June leva les yeux au ciel quand ce dernier se permit de retenir la porte pour lui rappeler son prénom une deuxième fois. Soit. Cameron, Carl, Peter, Paul ou Jack, ça n’avait pas grande importance de toute manière et le résultat serait le même. Il repartirait seul, tête baissée, laissant trainer son bouquet de fleurs quelque part sur le pas de la porte en espérant qu’elle finirait peut-être par y prêter attention, renonçant finalement à l’idée de passer plus de temps en sa charmante et venimeuse compagnie. Le regard de la rousse se posa justement sur le bouquet que le fameux Cameron tentait vainement de lui donner, ses yeux se chargeant de le foudroyer pour toute réponse. Est-ce qu’il était véritablement sourd ou bien souffrait-il d’un énorme problème de compréhension ? Car la jeune femme venait pourtant bien de lui expliquer qu’elle détestait ce genre de fleurs et elle n’était franchement pas d’humeur à se répéter pendant deux heures pour qu’il se décide enfin à lui lâcher la grappe. Sans parler des coups d’oeil qu’il jetait parfois à ses jambes, se croyant sûrement discret… Qu’il continue de baver sur ce qu’il ne pourrait jamais plus obtenir pour tout l’or du monde, après tout, c’était humain et elle ne pouvait le blamer de s’attarder sur la seule partie de son corps encore potable à l’heure actuelle, dans le seul but de se raccrocher à quelque chose pour ne pas paraitre complètement ridicule à l’idée de draguer une jeune femme qui n’en valait clairement pas la peine. Exaspérée en voyant qu’il ne déguerpissait toujours pas, elle se mit à le maudire de plus belle lorsqu’il eut l’audace de passer une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Non. Personne ne lui avait donné l’autorisation de faire ça. Non, non, non et mille fois non, et si elle avait été assez rapide, elle l’aurait sans doute mordu dans la foulée pour qu’il comprenne enfin le message. Elle n’avait ni envie qu’on la touche, ni qu’on la regarde, et encore moins qu’on lui témoigne un tant soit peu d’intérêt d’une manière aussi déplacée. Vraiment, June enrageait et fut soulagée de voir qu’il reculait pour… Continuer son laïus interminable.

Soupir. Est-ce qu’elle en avait quelque chose à faire de ses soit-disants talents de cuisinier ? Non. Strictement rien à cirer. C’était de loin l’information la plus inutile qu’elle avait jamais entendu de sa vie, surtout quand on savait qu’elle possédait déjà un majordome très qualifié dans ce domaine et qu’elle ne prenait pas vraiment de plaisir à s’alimenter en consommant autre chose que des milkshakes à la vanille. Soupirant une nouvelle fois, elle finit par agripper le bouquet brusquement, sa main libre prenant maintenant soin d’arracher grossièrement les pétales par poignées entières ou presque, laissant tomber ces derniers négligemment sur le sol sans y prêter la moindre attention. Elle aurait pu lui balancer au visage mais il n’en valait même pas la peine, et elle savait d’expérience que lui faire ce plaisir aurait pu lui laisser croire qu’il avait peut-être encore une chance, chose qu’elle n’avait jamais vraiment comprise. Mais peu importait, elle ne le laisserait pas se réjouir de l’affront qu’elle pouvait lui faire, et tandis que le bouquet ne ressemblait déjà plus à grand chose et qu’elle continuait de passer ses nerfs sur lui pour mieux le martyriser et le réduire à néant, elle prit la parole pour tenter de se faire comprendre à nouveau. « Oh Carl, you already are a waste of time. » June avait pris soin d’insister sur ce prénom qui n’était pourtant pas le sien, simplement pour qu’il constate qu’elle ne ferait aucun effort, aucune exception, et qu’il n’était pas question qu’il lui dicte quoi que ce soit, un grand sourire hypocrite déformant ses lèvres. Lâchant finalement les tiges des fleurs et se frottant les mains l’une contre l’autre pour se donner l’impression de les nettoyer un peu, elle se mit ensuite à faire de grands signes en même temps qu’elle parlait, histoire que Cameron parvienne à saisir plus facilement les informations qu’elle souhaitait lui transmettre. « We. Are never. Spending. Another night. Together. Or another day for that matter. Nothing. No lunch, no breakfast, no diner, not even a break. Do you get it or do I really need to say it a hundred more times ? I am not that girl, understand ? If you want to get laid then go find someone else, I’m not interested. Now leave. »

Posant ses mains sur les épaules du trentenaire, elle fit de son mieux pour le forcer à se tourner vers la route afin de ne plus avoir à supporter son regard et son visage, impatiente à l’idée qu’il reparte dans la direction dans laquelle elle venait de l’orienter pour ensuite pouvoir rentrer chez elle et se laisser tomber dans son lit. Elle savait alors qu’elle ne quitterait pas ses draps avant quelques jours, préférant trainer dans sa demeure pour s’éviter une nouvelle rencontre de ce type, même si elle finirait bien par sortir à nouveau pour aller pousser la porte d’un de ses bars fétiches juste pour trouver un autre homme qui parviendrait à lui faire oublier la main qui venait de remettre une mèche de ses cheveux en place seulement dix secondes auparavant, ses joues se teintant alors d’un léger voile rose sans qu’elle puisse rien y faire…
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Sam 7 Fév - 16:45
Au final, June avait pris le bouquet de fleurs. Des roses, bien sûr que oui que Cameron savait que c'était cliché mais cela restait tout de même un choix sûr. La plupart des femmes de l'âge de June n'avait jamais reçu de fleurs ne serait-ce qu'une fois dans leur vie, et si on leur demandait quelles étaient leurs fleurs préférées, elles allaient très certainement répondre des roses, pour rentrer dans le moule qu'elles connaissaient déjà. Il était alors facile pour quelqu'un comme Cameron d'impressionner une femme de ce genre, mais ce n'était pas ce qu'il faisait aujourd'hui. June était quelque chose d'autre et Cameron ne savait pas encore quoi. S'il devait l'énerver pour parvenir à ses fins, parfait, il le ferait. Aussi, il croisa les bras sur sa poitrine, observant la rouquine qui se laissait visiblement aller, ruinant un bouquet de plus de quoi… cinquante dollars? Peu importe, l'argent n'avait pas vraiment d'importance au final et Cameron aurait bien voulu avoir un autre bouquet à lui tendre histoire de voir la réaction de June. La vérité restait qu'elle était belle ainsi, elle était réelle pas comme toutes les autres femmes que Cameron avait pu croiser dans le passé et il se moquait bien de cet élan de colère, il n'avait pas envie de partir. Il avait envie de passer le reste de sa matinée à l'énerver et la voir rougir dès qu'il osait la toucher. Oui, Cameron avait vu, l'espace d'une seconde, les deux joues de la jeune femme se colorer, signe qu'elle n'était pas complètement indifférente à lui. Elle avait réagi, surprise, probablement pas habituée à ce genre d'attention. Le Rockefeller pouvait être tendre et doux si on lui en donnait l'occasion et il avait envie que June le laisse continuer son petit manège de séduction et qu'elle voit qu'il était plus que ça. Il était plus que les autres connards avec lesquels elle avait probablement l'habitude de passer ses nuits, il était plus que cela, elle était différente il le savait et il avait envie de bien la traiter, comme on l'aurait fait avec un diamant ou avec une autre pierre précieuse.

Cameron hocha la tête aux mots et aux gestes de la jeune femme, passablement impressionnée. Une partie de lui lui dictait de partir mais non, le brun était du genre têtu et borné et June avait réveillé cela en lui et il savait qu'il ne repartirait pas comme ça. Les mains de June se posèrent sur ses épaules et Cameron ne put s'empêcher d'opposer une légère résistance tout sourire, June n'avait pas la force de le faire bouger s'il n'en avait pas envie, en colère ou non. Aussi il osa, l'espace d'une dizaine de secondes, poser ses mains sur les hanches de June, juste là, sur le t-shirt bas de gamme qui lui servait de pyjama, rapprochant la jeune femme de lui, comme il l'avait fait lors de leur première rencontre. "Did anyone ever tell you that you look insanely hot when you're pissed? Because you do." murmura Cameron tout près du visage de June, un sourire sincère sur les lèvres. Il était cependant réaliste et il lâcha donc la jeune femme tout aussi rapidement, reculant d'un pas pour la laisser se remettre de ses émotions. "Then what kind of girl are you, what is your deal? No date? Fine. No fucking twice? It's quite a shame but okay. There's a lot of stuff we can do besides that, it's been said that I'm quite good with my tongue you know?" C'était plus fort que lui, Cameron ne pouvait pas vraiment s'en empêcher et il pouvait déjà s'imaginer se réfugier entre les deux jambes de June et passer des heures là, à la vénérer comme elle devait être vénérée sa langue repassant sans cesse là où elle en avait le plus besoin. C'était injuste, elle ne lui avait donné qu'un avant goût de tout ce qu'il pouvait avoir et quelque part, Cameron avait fait pareil, mais il voulait lui montrer qu'il était capable de beaucoup plus qu'un coup d'un soir et ce même si personne ne lui avait demandé son avis… il était fait ainsi.

"Just so we're clear June. I always get what I want, and what I want right now is you." Voilà, les choses étaient dites et cela voulait dire que Cameron ne laisserait pas tomber aussi facilement. Il y avait quelque chose là, il en était certain et son instinct ne le trompait jamais. Il offrit un nouveau sourire à la jeune femme, lui tendant la main, comme le grand négociateur qu'il était. "So what are your terms? Because we both know I'm not leaving until you give me something, I gave you flowers and you kinda ruined them but fine, that was cute to watch. Where's my treat, June, hmm?"
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