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Actually, I wasn't expecting you... - Carlie & Owen.
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Mer 14 Jan - 17:57
Actually, I wasn't expecting you...



Qu’est-ce que je n’aime pas cette période… En pleines révisions de Droit. Bouclée dans ma chambre, peu voire pas de contact avec le reste du monde. Voilà quelque chose de bien déprimant. Le pire dans tout ça, c’est que tout ce que je dois apprendre sur le bout des doigts n’est pas forcément – même carrément pas – intéressant. Il y a certaines choses qui ne me serviront surement à rien, mais bien évidemment, il faut quand même tout apprendre. Et puis aujourd’hui, rien ne va plus. Ça fait trois heures que je suis sur le même cours, je n’avance pas. Je crois que la solution n’est pas très compliquée ! Je dois sortir m’aérer.

Mais où aller ? Mes autres amis de Droit sont beaucoup trop stressés pour sortir une heure dehors. Je les comprends. Je suis un peu comme eux d’ailleurs. Il m’arrive de culpabiliser parce que je ne travaille pas à fond quand je devrais. Bon, en même temps, quand plus rien ne rentre, ça ne sert à rien de s’obstiner ! Ça serait même pas très intelligent. C’est décidé, je sors et peu m’importe si ma conscience me le fait payer plus tard.

« Papa, je sors ! Je vais chez Olivia… »

En sortant dans la rue, je ne pus m’empêcher de remarquer la vie qu’il y avait ici, à Los Angeles. Alors que des milliers d’étudiants restent chez eux ou à a bibliothèque pour bosser, le monde ne s’arrête pas pour autant de tourner : les femmes vont faire les magasins, partent chez le coiffeur et ont leurs petits soucis. Moi, pour l’instant mes soucis, ce sont mes examens ! Bien sûr, ça peut paraitre minime face aux problèmes du monde entier, j’en suis consciente. Mais je ne peux m’empêcher de stresser pour rien ou de me créer des problèmes alors qu’il n’y en a pas.

Dans des moments comme ça, je ne peux pas rester seule. J’ai besoin d’avoir une discussion avec quelqu’un. Et n’ayant pas encore de petit ami qui supporterait toutes mes histoires, je préfère me tourner vers Olivia. Depuis qu’elle s’est installée avec Owen à la Playa del Rey, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de lui parler ou même de lui rendre visite. J’ai été assez occupée par mes études et je pense qu’elle avait aussi besoin d’espace un temps. Je n’ai pas envie d’être la sœur casse-pieds qui vient la voir dès qu’elle a un moment de libre. Si elle est partie de la maison familiale, c’est aussi pour avoir son indépendance. Quelque chose que j’aimerais bien acquérir moi aussi.

Plus les minutes passent, plus je me rends compte que j’arrive finalement en face de chez Olivia. J’avance peu à peu vers la porte d’une belle maison, avec une moto noire imposante garée dehors. Je ne peux qu’avouer que c’est assez luxueux… Ça serait bien mon style de futur maison ça. Bon, pour l’instant, l’argent n’est pas mon allié. Mais plus tard surement, chaque chose en son temps. Bon alors voyons, je sonne ou je frappe ?

Je n’arrive pas à expliquer ce qui se passe en moi en ce moment même. Petite appréhension devant la porte. Je ne pourrai pas expliquer pourquoi j’ai la boule au ventre à chaque fois que je dois me présenter à quelqu’un mais c’est comme ça, même pour ma sœur. En appuyant sur la sonnette, je ne pus m’empêcher de me recoiffer, de rajuster mon jean ainsi que mon tee-shirt noir, tout en attendant qu’elle vienne m’ouvrir. L’attente me parut bien longue, et quand la porte s’ouvrit enfin, j’eus la surprise de tomber sur Owen.

« Owen… Bonjour ! Dis-je surprise. Je viens voir Olivia, elle est là ? »
   

   
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Mer 14 Jan - 19:25
Actually, I wasn't expecting you...


C’est incroyable à quel point les gens ont besoin d’être assistés ! Dans leur boulot j’entends, parce que dans la vie quotidienne… Je ne suis pas très bien placé pour la ramener, je ne fais pas grand-chose chez moi. Je n’ai pas le temps, j’ai un travail moi ! Olivia est là pour ça. Moins j’en fais, mieux je me porte et je peux ainsi avancer plus vite dans la lecture de mes mails par exemple. Quand on sait la quantité que j’en reçois chaque jour… Olivia a le temps, elle peut en plus s’occuper de la maison. Bref tout ça pour dire que les tâches ménagères ne sont pas faites pour moi. Cependant là n’était pas le sujet. Au départ je parlais des feignasses dans leur travail. Et pour cause, depuis que j’étais debout, je n’avais cessé de rappeler aux divers auteurs qui ont des contrats avec moi de se bouger un peu parce que la deadline arrivait à grand pas. Je ne supporte pas qu’on me rende un manuscrit en retard. J’aime la ponctualité. Et de toute façon, lorsque je reçois un manuscrit terminé et prêt à être édité hors délai, on perd tous de l’argent… Alors quand il le faut et lorsque la date échéance approche, je prends mon téléphone et je pousse une petite gueulante. J’ai assez d’autorité et de charisme pour avoir leurs manuscrits dans les temps, alors mieux vaut prendre les devants.

Installé dans le canapé, téléphone dans une main, ordinateur sur les genoux et un café dans l’autre main. Parfait. Je n’ai pas trop à me plaindre, bosser chez moi n’est pas si mal au final, même si je dois bien reconnaitre que mon bureau à New York me manque. Pas seulement le bureau en fait, mon appart aussi. Bon, le climat ici est différent et plus chaleureux mais je ne sais pas, l’ambiance de New York me manque. Je suis toujours resté là-bas depuis mon arrivée sur ce continent, c’est là-bas que j’ai gravi les échelons par la seule force de ma volonté, de mon culot et de mon talent. De toute façon, ce n’est que temporaire ici. Du moins je l’espère. J’aime ma tranquillité, mon confort, ma solitude aussi. Je n’ai rien contre sa famille, les familles nombreuses, je connais, mais j’ai eu ma dose. Ils sont plutôt envahissants, toujours à débarquer ici pour voir leur sœur. Et souvent en moins de vingt-quatre heures ! Elle a déjà vu son frère hier ? Pas grave il reviendra demain quand même ! Après, je peux comprendre qu’ils sont tous contents de la revoir dans la région. Je suppose que si j’étais resté vivre à Dublin, ma famille aurait fait la même chose… Enfin bon, je n’ai pas le choix, ça fait parti du marché.

J’étais au téléphone avec l’un de mes auteurs – pour le secouer gentiment, ou pas – lorsque j’entendis la sonnette de la porte retentir. Ça ne pouvait pas être Olivia, elle était sortie plus tôt, mais elle rentre directement. Il fallait donc que je me lève pour aller voir qui c’était, en sachant que j’avais quatre-vingt pourcent de chance que ce soit l’un des Penrose. Je posais mon PC sur la table, à côté de ma tasse vide, et c’est le téléphone à l’oreille que j’allais ouvrir la porte, alors que mon interlocuteur me parlait toujours. Bingo. Une figure blonde familière. La petite dernière si mes souvenirs sont bons ? Je m’adressais d’abord à mon téléphone pour mettre ma conversation en stanby.

« Attends un instant. »

Elle parut surprise de me voir. Pourtant je ne vois pas trop ce qu’il y a de surprenant dans le fait que j’ouvre la porte en sachant que je vis ici. Mais je me doutais bien qu’elle venait voir sa sœur, comme elle m’en informa ensuite.

« Bonjour. »

Je lui adressais un sourire chaleureux pour la saluer. Toujours se montrer gentil et agréable avec la famille d’Olivia, c’est la règle. On entre à nouveau dans la peau du mari aimant. C’est parti.

« Ah non, elle est sortie… Hum, tu peux entrer pour l’attendre si tu veux ? Elle ne devrait pas tarder. Je t’en prie, entre. »

Enfin… En fait je n’en sais rien. Je ne sais même pas où elle est. Est-ce qu’elle me l’a dit en partant ? Je ne saurais le dire, j’étais concentré ailleurs à ce moment là. Puis, je ne vais pas mettre la petite jeune à la porte, autant profiter du filon ! Je suis sûr que je peux gagner des points facilement avec elle pour me faire bien voir. En plus avec une jeune fille comme elle, je devrais y arriver facilement, ils sont naïfs à cet âge. Et surtout ! Surtout je pourrais peut-être apprendre des informations utiles sur cette chère Olivia. Je m’écartais un peu et ouvrais la porte un peu plus en grand pour la laisser entrer et refermer une fois à l’intérieur. Bon, la conversation téléphonique reprendra plus tard, il faut que je m’en débarrasse, j’ai une invitée.

« Je dois te laisser, mais je te préviens, je veux ton manuscrit dans ma boite mail avant le 30. Passé ce délai, tu te chercheras un autre éditeur. »

Ceci dit, je raccrochai et me tournai vers la jeune … Euh. Charlotte ? Charlie ? Claire ? Carla ? Bref, je ne sais plus, ils sont trop nombreux. Je rangeais mon téléphone dans ma poche avant de l’inviter à se déshabiller. Enfin, on se comprend.

« Tu peux poser ton sac où tu veux et pour ta veste, tu as un porte-manteaux derrière toi. »

C’est incroyable à quel point elle ressemble à sa sœur. Je trouve qu’elle a la même tête. Elles ne sont pas sœurs pour rien.

« Fais comme chez toi, si tu veux aller t’asseoir dans le canapé, vas-y. »

Enfin, ne fais pas trop comme à la maison non plus.

« Tu veux boire ou manger quelque chose ? »

Tout ça avec un beau sourire. Je sais me montrer adorable quand il le faut. Et là pour le coup, je dois me montrer sous mon meilleur jour.




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Mer 14 Jan - 20:13
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Bien qu’Owen était au téléphone, il me fit rentrer et il raccrocha à son interlocuteur pour m’accueillir proprement. Cette maison m’attire vraiment, je pourrais vite m’y sentir à l’aise. Tout sourire, Owen m’invita à m’assoir et me demanda si je voulais quelque chose. Toutefois je n’avais besoin de rien, à part de ma sœur qui n’était pas là. J’allais, encore une fois, être dans le vent ! En tant que sœur, Olivia est venue s’installer ici pour être plus près de nous mais je n’ai pas l’occasion de la voir aussi souvent que je le souhaiterais. J’espère que cette situation changera.

« Non merci, je n’ai besoin de rien Owen. » Dis-je en m’asseyant sur le canapé. « C’est vraiment une belle maison que vous avez ! Vous êtes bien installés avec Olivia. »

La situation n’avait rien de très exceptionnelle, pourtant je ne pus m’empêcher d’être mal à l’aise aux côtés d’Owen. C’est un homme généreux et sympa. Oui mais voilà, je ne le connais pas du tout ! Il a beau me sourire et vouloir me mettre à l’aise, je crois que ma timidité prend le dessus dans des moments comme ça. Je me souviens de cette période où il a vécu à la maison avec Olivia. J’aurais pu apprendre à le connaitre à ce moment-là, mais je n’ai jamais fait le premier pas. Peut-être parce que ce n'est pas mon rôle. Peut-être que la relation que j’ai avec lui restera là où elle en est actuellement. Ce n’est pas dramatique, dans tous les cas. Mais je suis une fille plutôt curieuse et ne pas connaitre mon beau-frère me dérange un peu. Surtout qu’il doit avoir des choses intéressantes à raconter ! Chacun a des petites anecdotes diverses sur sa vie. Je ne connais rien de lui.

Quand ma timidité prend le dessus sur la situation, j’ai du mal à parler, je regarde autour de moi sans jamais regarder mon interlocuteur. C’est exactement ce qui se passait en ce moment. J’avais beau me dire que j’étais une idiote et qu’il fallait vraiment que j’entame la conversation avec lui mais quelque chose me bloquait. Qu’est-ce qu’il m’intimide cet homme ! Mais qu’est-ce qu’il a de si spécial bon sang ? Ce n’est pas parce qu’il sort avec ma sœur que ça fait de lui un homme différent de ceux qu’il y a dans la rue. Bon, c’est décidé : je lève le regard en essayant de ne pas rougir. Je crois que ce n’est pas le cas, je le saurais ! Je le regarde en essayant de me focaliser sur ces yeux.


« Je suis désolée d’être passée sans prévenir Owen, j’espère ne pas t’avoir dérangé. J’avais vraiment besoin de voir Olivia. Tu travailles à la maison? »

Je n’avais jamais remarqué la clarté de ses yeux. Quand on se concentre dessus, on ne peut voir autre chose. Je ne sais pas si Olivia a craqué pour ses yeux. Je ne sais même pas pour quoi craque Olivia en tout cas. Les yeux, la barbe, les fesses ? Je ne connais pas ses critères ! C’est incroyable, je me rends compte que je ne connais ni mon beau-frère, ni ma propre sœur. Bon, chaque chose en son temps. Je me tins bien droite sur le canapé, comme une bonne élève sur sa chaise de classe.


 
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Mer 14 Jan - 21:07
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L’inviter à entrer, lui proposer de s’asseoir et enfin si elle avait faim et soif étaient la base de la politesse. Et quitte à y ajouter un sourire, ça passe toujours mieux. Mais apparemment, elle n’avait besoin de rien. Tant pis. Je la laissais s’installer dans le canapé, dans le salon et je l’entendais complimenter ma merveilleuse maison. J’eus un petit sourire en m’asseyant dans le canapé à côté d’elle. Il est vrai que cette maison est pas mal. J’ai toujours eu du gout pour choisir mes habitations, je le reconnais. Celle-ci n’a pas fait exception, je l’ai choisie également. La vue sur la mer de la terrasse derrière la maison était un critère non négociable. Eh ! On habite à Los Angeles, près de la mer, autant en profiter !

« Merci, c’est vrai qu’on est bien ici. »

On serait encore mieux à plusieurs milliers de kilomètres de vous, mais bon, on a déjà notre propre maison, c’est mieux que rien. C’est une petite victoire. Au moins on a une belle maison en compensation. Mais bon et maintenant ? Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire avec la sœur de ma femme bien aimée ? Surtout que vu son âge, on n’est pas de la même génération et donc pas les mêmes sujets de conversation et centres d’intérêts. D’autant plus qu’il faut que je fasse attention avant de dire quoi que ce soit. Je me sens comme un agent double dans James Bond. Enfin, à la voir, je crois que c’est elle qui semblait le plus préoccupée de la situation. Il n’y avait qu’à voir sa posture par rapport à la mienne. Si moi j’étais bien installé, dos contre le dossier du canapé et mon bras sur l’accoudoir, elle se tenait droite comme un piquet. S’en était presque drôle. Et puis, elle regarde partout autour d’elle comme un petit animal apeuré sans jamais me regarder moi. J’aurais pu entamer la conversation pour la détendre. Mais non. Je préférai la regarder dans rien dire, attendant qu’elle ait le courage d’ouvrir la bouche. Moi ça me faisait rire, intérieurement du moins. Inutile de me moquer d’elle ouvertement.

Mais au bout d’un moment, le petit lapin, se décida enfin à me regarder. Oui oui, je suis là, tu m’as trouvé. Elle me regarde dans les yeux et commence à parler. Enfin à s’excuser plutôt. Un signe de faiblesse bien connu. Mais en voyant ses joues se colorer légèrement, je ne pus m’empêcher de sourire. Oh, pas un sourire moqueur non. Mais plutôt rassurant. Si elle m’a dérangé ? Oh… J’étais en train de bosser, mais à part ça...

« Ce n’est pas grave. Tu fais partie de la famille d’Olivia, tu as le droit de venir quand tu veux. »

Et là, je me gifle intérieurement pour lui avoir dit ça. Déjà que je les trouve extrêmement collants, mais si en plus, je les invite moi-même à passer quand ils veulent… La maison va devenir la seconde résidence Penrose…

« Oui en effet, je travaille à la maison. A New York, j’allais au bureau, mais ici… je bosse de chez moi. Ça a des avantages, j’évite le transport et les bouchons. »

Un petit sourire un peu plus grand pour appuyer ma dernière réplique. C’est vrai qu’en travaillant sur place on gagne du temps, de l’argent aussi. Mais rester enfermé constamment me tape sur les nerfs, j’ai besoin de changer d’air, d’environnement. C’est pour ça que je préférais New York. Enfin… Tiens en parlant d’Olivia, il faudrait peut-être que je la prévienne que sa sœur est là, histoire qu’elle évite les potentielles boulettes en rentrant. Je sortis donc mon téléphone et sélectionnai son numéro pour l’appeler.

« Je vais prévenir ta sœur que tu es là. »

Ça la fera rappliquer un peu plus vite j’espère. Je n’ai pas envie de jouer la nounou pendant des heures. C’est sa sœur, pas la mienne. Après quelques tonalités dans le vent, elle décrocha enfin de sa voix mal aimable habituelle.

« Coucou ma chérie, je t’appelle juste pour te prévenir que ta sœur est là. Elle t’attend. »

Elle me demanda de quelle sœur il s’agissait, mais bien incapable de me souvenir de son prénom, j’écourtais la conversation.

« Oui moi aussi, à tout à l’heure. »

Et je raccroche. Inutile de discuter trois heures, au moins elle est prévenue et saura qu’elle devra faire attention en arrivant. Quand ? Ça je ne sais pas. Je rangeais mon téléphone avant de reporter mon attention sur la petite blonde.

« Elle va arriver. Quel est ton nom déjà ? Je dois avouer que j’ai un peu de mal à retenir tous vos prénoms, vous êtes tellement nombreux. »

C’est surtout que je ne veux pas faire l’effort de les retenir, mais passons. Autant jouer le mec paumé, ça passe mieux. Et passons aussi de la pommade.

« En tout cas, vous avez une super famille ça fait plaisir à voir ! »

Une famille collante et envahissante surtout.



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Jeu 15 Jan - 20:06
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Pendant la conversation, Owen décida d’appeler ma sœur pour la prévenir que j’étais là et que je l’attendais. Ouf ! Soulagée de savoir qu’elle n’allait surement pas tarder, je me détendis un peu plus. Il n’y avait rien à craindre dans tous les cas. Ce n’est pas comme si je passais un oral d’examen, là tout de suite ! J’étais juste avec mon beau frère. Beau frère qui ne se rappelait même pas de mon prénom… En même temps, je ne le blâme pas, on est tellement nombreux dans la famille qu’il est pratiquement impossible de se souvenir de tout le monde, pour le peu qu’on se voit.

« Moi, c’est Carlie ! La petite dernière… Je comprends que ce soit pas forcément simple pour toi, tu arrives dans une grande famille. »

Aborder le sujet de la famille… Une piste de conversation assez perplexe. En effet, ma famille n’est pas une famille ordinaire. J’adore ma famille, et nous nous aimons tous les uns les autres. Bien que quelques membres se soient un peu écartés du lot comme Olivia, nous restons assez soudés. Bien sûr, pour ça il faut avoir des contacts. Et c’est pour ça que je suis là aujourd’hui d’ailleurs ! Pour reprendre le contact avec ma grande sœur. Ce qui est sûr, c’est que notre famille peut en effrayer plus d’un. Et je me demande comment Owen a supporté ce passage « rituel » de  tous les couples.

« Oui, c’est sûr ! Notre famille est « super », dis-je pour reprendre ses mots, mais ce n’est pas pour autant qu’elle n’est pas compliquée ! Tu as surement dû le remarquer. »

Apparemment, il trouvait la famille agréable. Heureusement, ce n’est pas évident de se faire à une famille autre que la sienne. Je me demande d’où il vient. Je ne sais pas s’il est américain car je ne connais pas son passé. S’il trouve la famille agréable, c’est peut-être parce qu’il a l’habitude avec sa propre famille. J’y pense, c’est quelque chose que j’aimerais bien savoir sur lui. C’est surement un sujet de conversation qui le mettra plus en confiance avec moi. Même s’il a l’air bien détendu, assis à mes cotés. Au moins comme ça, il ne pensera pas forcément que je suis une fille ennuyante qui n’a que les études dans la vie et aucun sujet de conversation. Je me retourne alors vers lui, et lui demande.

« Et toi, tu as une grande famille ? Tu ne nous en as jamais vraiment parlé... Je me demandais même d’où tu venais d’ailleurs ? Tu as toujours vécu en Amérique ?»

Sa réponse m’intéressait sincèrement. J’avais envie d’en apprendre plus sur lui, sur sa vie, voire ses passions ! Non, je ne veux pas que le petit ami de ma sœur me révèle tous ses secrets ; je veux seulement pouvoir dire fièrement que je connais l’homme qui partage la vie d'Olivia. Je m’intéresse à sa vie, à sa famille, à ce qui l’aime. Je me trouverai peut être des points communs avec lui…


 
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Dim 25 Jan - 0:11
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Je ne me rappelais pas de son prénom, c’est vrai. Ni d’aucun de toute la clique. Ils sont beaucoup trop nombreux pour que l’un d’entre eux m’intéresse au point de retenir comment il ou elle s’appelle. Il faut déjà que je me souvienne de toutes les personnes de mon travail et des femmes que je suis amené à côtoyer pour diverses raisons, c’est déjà amplement suffisant. Je ne vais pas en plus encombrer ma mémoire de détails aussi insignifiants que tous les prénoms de cette immense famille de pots de colle. J’ai retenu leur nom de famille c’est déjà pas mal. Mais bon, inutile d’exprimer le fond de ma pensée là-dessus. Autant simplement prétexter qu’ils sont trop nombreux pour que je me souvienne. Lui dire que je me fiche éperdument de sa famille parce que d’ici un an ce sera bye bye tout le monde, c’est assez moyen. Ils ne sont pas censés savoir que c’est un mariage blanc qui n’aura effet que pendant un an et qu’une fois que j’aurais mes papiers, ce sera le divorce. Non non. Ce n’est pas dans le plan. Je dois jouer le mari amoureux transi alors je joue mon rôle. Je suis un parfait acteur, je suis sûr que si je tournais réellement au cinéma j’aurais déjà remporté un oscar. Enfin, je m’égare.

Elle me rappela donc son prénom. Carlie. Ouais Charlie, Carlie, Carla j’y étais presque. La petite dernière, c’est bien ce qu’il me semblait oui. Le petit bébé de la famille, la plus naïve donc j’imagine. Je suis sûr que je peux me la mettre facilement dans la poche. Je lui adressais un petit sourire lorsqu’elle ajouta que ce n’était pas forcément simple pour moi étant donné qu’ils étaient une grande famille. Tu m’étonnes. Mais c’est surtout que je me fiche éperdument de chacun d’entre vous. Mais pense ce que tu veux ma belle.

« C’est exactement ça. Je suis un peu perdu dans toute cette immense famille. J’ai du mal à savoir qui est qui encore, mais je suppose que c’est normal. Ça finira par rentrer, je l’espère. »

En fait non, je m’en fous, mais peu importe. Je finirais par tous leur trouver un surnom pour les différencier. Elle, ce sera la naïve, ou le bébé. Je ne peux pas la surnommer la blonde, ils le sont tous. Bref, ils ont l’air tous super soudés et tout ça, alors autant complimenter la famille en général, j’étais sûr que ça allait lui plaire. Du moins, c’est ce qu’elle confirma ensuite, reprenant mes mots. Sa famille est compliquée ? Non sans blague. Je n’avais pas remarqué. Ils sont tous cinglés là-dedans. Entre une sœur qui me colle aux basques, un père qui me regarde de travers et une mère qui pose des millions de questions, tout va bien. Je me sens parfaitement intégré… Alors, oui, j’ai remarqué.

« Oui en effet, mais je suppose que chaque famille est compliquée, à sa manière. »

Si j’ai bien compris la situation, Olivia était en froid avec sa famille ? Parce qu’elle est venue à New York ? Quel genre de famille pourrait en vouloir à son enfant de vouloir faire sa vie ailleurs ? Mes parents ne font pas la tronche parce que j’ai quitté le pays. Enfin, je ne peux pas vraiment le savoir parce que j’ai peu de contact, mais ce n’est pas le genre de mes parents, et surtout pas de ma mère de me renier parce que je suis parti pour faire ma vie ailleurs. Ils sont quand même spéciaux… Alors oui effectivement, sa famille est compliquée, c’est le moins qu’on puisse dire… Mais voilà qu’elle abordait un sujet que j’évitais depuis que j’avais mis les pieds dans ce pays. Ma famille. Même Olivia, qui pourtant partage pas mal de secrets avec moi, en sait le minimum sur eux. Alors je ne vais certainement pas raconter ma vie à cette gamine. Je me redressais légèrement dans le canapé en entendant ses questions que j’estimais un peu trop curieuses, je me grattais la nuque par réflexe. Ce sujet n’était pas vraiment tabou, mais je ne voulais pas en parler, alors autant en dire le moins possible et lui dire ce qu’Olivia sait déjà. Je ris très légèrement lorsqu’elle osa me demander d’où je venais et si j’avais toujours vécu en Amérique. Naïve, c’est bien ce que je dis… Je vais l’appeler Candy…

« J’ai de la famille qui ne vit pas ici. »

A part ma sœur qui vit aussi à Los Angeles, mais passons ce détail. Ma famille doit être au moins aussi nombreuse que la sienne, mais ils sont tous bien où ils sont.

« Par contre, pour savoir d’où je viens, mon accent devrait te mettre sur la voie. »

Je ne suis pas américain. Je n’ai pas l’accent américain. Je suis né en Irlande et je n’ai jamais pu me défaire de mon accent irlandais. Donc, si mademoiselle a un minimum de jugeote, elle devrait pouvoir avoir elle-même la réponse à sa question. Je lui adressais un petit sourire à mi-chemin entre l’amusement et le défi. Trouve d’où je viens ma cocotte. Ça répondra également à ta dernière question. Si j’ai l’accent irlandais, c’est que je n’ai pas toujours vécu ici. Fais marcher ta cervelle de blonde. Mais je n’aime pas parler de moi à sa famille, moins ils en savent sur moi, mieux ça vaut. Il faut donc que je détourne la conversation. Ouais mais sur quoi ? Allez, sur elle tiens, même si je m’en contrefous.

« Et toi alors, qu’est-ce que tu peux me dire sur toi ? Tu travailles ou tu fais des études ? Parle-moi un peu de toi. Qu’est-ce que tu aimes bien faire ? Tu as un copain ? »

Je la bombardais de questions pour qu’elle évite de penser à m’en poser. Tant qu’elle me parlera d’elle, elle évitera les questions compromettantes. Bon ma dernière question n’était pas nécessaire, mais bon, c’était sorti tout seul.



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Mar 3 Fév - 18:06
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Je ne sais pas pourquoi, je ne peux m’empêcher de penser qu’Owen n’aime pas parler de sa famille. A part le fait qu’apparemment, elle ne vit pas ici, je n’en sais pas plus sur sa famille. Est-ce qu’il a des frères, des sœurs ? Aucune idée ! Il m’a posé de nombreuses questions, j’ai l’impression qu’il n’aime pas trop parler de ce sujet. Pour quelle raison ? Je n’en ai pas la moindre idée ; et je ne le connais pas assez personnellement pour deviner. Mais ça m’embête quand même… Je n’aime pas les secrets, je n’aime pas quand on m’en cache et surtout quand j’arrive à le deviner ! Ça ne me donne qu’une envie… Les découvrir !

Lorsqu’Owen enchaina avec une série de questions sur ma vie, j’ai été quelque peu déçue de sa réponse et pas très à l’aise. Concernant mes études, ça ne me dérangeait pas. Mais coté cœur, c’est autre chose ! J’ai toujours été assez réservée la dessus, même avec mes parents. C’est des choses que je préfèrerais garder pour moi… Ou en parler avec mes amies ! C’est bien des trucs de filles ça, les hommes ont du mal à comprendre qu’on aime parler de ce genre de choses. Pourtant, je suis sûre qu’ils font de même de leur coté.

« Pour l’instant, je fais des études de Droit. Et comme tu peux l’imaginer, quand tu fais de telles études, tu n’as pas vraiment le temps de faire quoique ce soit à côté. »

Est-ce que je devais lui répondre pour le reste de sa question ? Ou mon silence lui ferait comprendre qu’il n’y a absolument rien coté cœur dans ma vie ces derniers temps ? Ces derniers temps, ou depuis toujours d'ailleurs ! Ça serait plus vrai comme réponse. Mais ce n’est pas faute de le vouloir, ou même de l’imaginer. Moi, mon petit copain serait parfait. Les soirs, je pars le retrouver dans un monde qui ne ressemble à rien à celui-ci ; un monde où il n’y a pas de problèmes, pas de misères et où l’amour triomphe toujours. Voilà ce dont je rêve. Et c’est bien de rêver, ça nous permet d’espérer un peu. C’est décidé, je préfère ne pas lui répondre ! Après tout, il a un peu fait de même avec le sujet de sa famille. Au pire, soit il croira que j’ai sauté sa question, soit il comprendra tout seul que les garçons et moi, ça fait deux.

Dans tous les cas, je n’aime pas rester sur les défaites, et si je suis venue pour parler à ma sœur et passer un moment convivial avec elle, je peux aussi en profiter pour apprendre à connaitre Owen. Il ne passera pas à travers mes questions. Cher Owen, je veux en savoir plus sur toi… Tu peux peut être faire un effort pour ta belle-sœur non ?

« Je me trompe ou tu n’aimes pas vraiment parler de toi ou de ta famille ? Tu as évité mes questions… Je ne sais même pas si tu as des frères ou des sœurs ? » Dis-je un peu gênée.

Je passai délicatement ma main dans mon cou et trafiquai ensuite mon collier. C’était une sorte de TOC que j’avais tout le temps depuis que j’étais petite. Sauf que, bien évidemment quand j’étais petite, je m’amusais aussi à mordiller le pendentif que j’avais au bout… C’était déjà ça, au moins, je ne me mordillais pas les ongles.


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Olivia R. O'Ceallaigh
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Mer 11 Fév - 21:39
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Ma sœur était avec Owen. Génial ! Mais laquelle au juste ? Anthea la hippie et sa manie de fourrer son nez - et d'autres choses - un peu partout ? June, ma perspicace moitié ? Ou Carlie la divine princesse de la famille ? Il n'aurait pas pu me dire laquelle, non ? Oh et puis, comme si l'une valait mieux que les autres. Quand il s'agissait d'Owen, aucune ne valait mieux que les autres.... Putain de merde !, songeais-je en poussant un grognement entre le rayon beurre et fromage. Merde, merde, merde ! Terminant mes courses à une vitesse impressionnante, je me dirigeais d'un pas pressé vers les caisses qui - bien évidemment - étaient toutes bondées en cette heure de la journée. « Merde ! »

La vieille dame au chariot rempli jusqu'à ras bord devant moi se retourna vivement, me foudroyant du regard pour mon langage châtié. Bah quoi, mémé, tu n'as jamais vu une New Yorkaise contrariée ? Bon, d'accord, j'étais Californienne de naissance, mais depuis le temps que je vivais à New York, j'avais fini par complètement adopter le rythme de vie et le comportement des gens de l'Amérique de l'Est et de New York plus particulièrement. Ma patience, entre autre, s'était considérablement amoindrie... Surtout quand une de mes soeurs se trouvait seule en compagnie de mon mari dans notre maison... Pas que je craignais qu'il ne se passe quelque-chose entre eux. Connaissant Owen - et connaissant mes soeurs, bien sûr - c'était hautement improbable... Sans doute même impossible. Mais c'était une de mes soeurs et aucune n'était moins fouineuse que les autres. Toutes savaient mener leur petit monde par le bout du nez et toutes possédaient le même sens que moi lorsqu'il s'agissait de mener une enquête jusqu'au bout. Nous étions un peu trop déterminé dans la famille pour que cela soit bon pour notre propre bien. Et c'était mon faux mari, merde ! L'homme manipulateur, connard au possible, atrocement orgasmique au lit - Merde, je ne dois pas penser ça - et qui ne supportait pas qu'on tente de le manipuler. J'avais joué une fois avec lui, je m'étais brûlée les ailes et avait fini au lit avec lui, parce que c'était exactement ce qu'il avait voulu et là où il avait voulu me conduire... Je ne voulais pas savoir où il voudrait conduire une de mes soeurs trop fouineuses. Que ce soit vers la porte ou vers la réalisation du mensonge que je faisais tout pour maintenir entre ma famille et notre « idyllique couple »... Non ! Non, il avait promis. Maintenir le mensonge faisait partie du contrat. Il n'allait pas mettre un coup de canif lui-même dans celui-ci. Il était beaucoup trop intègre dans le respect des contrats qu'il pouvait signer pour essayer de les détourner.

J'arrivais enfin en caisse, poussant un soupir de soulagement et m'empressais de payer pour fourrer les courses dans des sacs qui atterrirent sur le siège passager alors que je me jetais derrière le volant. Il fallait que je rentre et vite... tout en respectant les limitations de vitesses parce que vu le psychodrame qui risquait de m'attendre à la maison, mieux valait que je n'ai pas d'autres soucis aujourd'hui.

Les bras chargés de paquets, j'ouvrais difficilement la porte de la maison moins de dix minutes plus tard, la refermant avec mon pied en tenant mes paquets dans un équilibre précaire, le tout en prenant bien soin d'afficher un air totalement serein, voir comblée pour correspondre à la belle comédie que j'allais devoir jouer dès que les paquets cesseraient de cacher à ma vue qui pouvait bien se trouver dans le salon avec mon cher petit mari.



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Jeu 26 Fév - 17:58
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Parler de ma famille n’est pas réellement un sujet qui me dérange. Enfin, c’est assez compliqué en fait. J’aime préserver le mystère sur ma famille, les tenir éloignés de moi et de ma vie actuelle n’est pas anodin. Je sais que je risque gros en ayant souscrit un mariage blanc donc je ne veux pas qu’ils soient impliqués, de près ou de loin. Ma sœur Ellen est déjà au courant malgré moi, c’est déjà amplement suffisant. Inutile d’alarmer le reste de la famille. C’est en partie la raison pour laquelle, je reste vague sur ce sujet. Moins les gens autour de moi en savent sur ma famille, mieux elle se porte, et moi aussi. Si j’en dis déjà peu à Olivia, ce n’est pas pour étaler ma vie aux yeux de sa petite sœur. Ma famille n’habite pas dans le coin, c’est tout ce qu’il y a à savoir.

La meilleure défense, c’est l’attaque ! Voilà pourquoi j’avais changé de sujet en retournant les questions contre la Miss Candy. Au moins, si elle me parle d’elle, elle évitera les questions sur moi. Pas que sa vie m’intéresse, je n’en ai strictement rien à faire, mais au moins, ça lui occupe l’esprit. Et quitte à la faire parler, autant y aller franco en lui posant carrément des questions qui peuvent être gênante. Comme celle du potentiel petit copain. Ben quoi ? A son âge quand même. Elle devrait déjà en avoir eu au moins un. Ou même quelqu’un en vue. Je me doute bien qu’elle n’en parlera pas avec moi, mais au moins, ça la perturbera peut-être suffisamment pour m’oublier un peu. Elle me répond donc qu’elle fait ses études de droit. Décidément, tous les Penrose foncent tête baissée dans ce domaine… Ils vont tous être avocats là-dedans… C’est une vocation familiale c’est ça ? En tout cas, Olivia est passée à travers les mailles du filet. Elle continue sur sa lancée en affirmant ne pas avoir le temps de faire grand-chose avec ce genre de parcours scolaire. Oui, j’imagine. J’acquiesce simplement en lui adressant un petit sourire d’encouragement. De toute manière, si elle a choisi cette voie, elle devait savoir à quoi s’attendre, sa famille a dû la prévenir. Je suppose.

« Sans doute. »

Cependant, je constate que, comme je l’avais imaginé, elle n’a pas répondu à toutes mes questions. En particulier la dernière partie. Je m’en doutais. Elle ne va pas déballer sa vie sentimentale à un mec qu’il n’a pas vu souvent. A un inconnu en fait. Parce que c’est ce que je suis. Je suis peut-être son beau-frère sur le papier mais on ne se connait pas. On ne sait pas grand-chose l’un sur l’autre donc bon. De toute manière, sa vie ne m’intéresse pas, j’ai déjà assez de souci pour m’occuper de la mienne. Mais bon, il faut bien faire la discussion le temps qu’Olivia se bouge. Je sais qu’elle va rappliquer en quatrième vitesse. Je ne lui ai pas précisé laquelle de ses sœurs se trouvait avec moi, ça doit la rendre folle. Mais alors que je pensais à tout ça, la petite blonde, dont j’avais presque oublié la présence tellement j’étais plongé dans mes pensées, reprit la parole. Ah, la voilà qui revient à l’attaque. Je penche alors la tête sur mon épaule dans sa direction, un petit sourire sur les lèvres.

« Je me trompe ou tu n’aimes pas parler de ta vie sentimentale ? Tu as éludé ma dernière question. »

Si moi j’évite le sujet de ma famille, elle évite également le sujet apparemment sensible du petit ami potentiel. Je la vis tripoter son pendentif ensuite. Signe de stress ? D’angoisse ? D’anxiété ? On a tous nos petites manies quand on est nerveux ou qu’une situation nous échappe. Pourquoi veut-elle savoir si j’ai des frères et sœurs ? Qu’est-ce que ça va lui apporter ? Rien. Je réfléchissais rapidement à l’éventualité de lui répondre. Je peux juste lui dire que je ne suis pas fils unique – loin de là même… Mais alors que j’allais lui répondre, la porte d’entrée s’ouvrit. De là où je me trouvais, je n’avais qu’à tourner la tête derrière moi pour voir l’entrée. Olivia vient de rentrer, les bras chargés. Ah, elle était donc dans les magasins. Voilà, j’ai ma réponse. En temps normal, je n’aurais pas bougé du canapé et je l’aurais laissée décharger ses paquets toute seule, sans l’aider. Ça va elle peut se débrouiller, elle est grande. Mais, sa sœur est là. Un bon mari se doit d’aider sa chère femme.

« Ah, la voilà. Excuse-moi. »

J’adressais un sourire poli à Candy et me levai de ma place pour rejoindre ma chère assistante dans l’entrée. De là où la jeune fille se trouvait, elle nous voyait sans problème alors la comédie pouvait reprendre de plus belle. Je m’approchai d’Olivia et lui pris l’un de ses paquets. Non, pas les deux. Ça lui fera un prétexte pour me rejoindre dans la cuisine.

« Attends laisse moi t’aider ma chérie. »

Une fois son champ de vision libéré, je passais ma main libre dans le bas de son dos pour l’attirer contre moi.

« Salut toi. »

J’approchais mon visage du sien pour venir déposer mes lèvres sur les siennes pour l’embrasser tendrement, en insistant légèrement. J’en profite, il n’y a que devant sa famille que je peux la peloter comme je le veux. Surtout que depuis qu’on a couché ensemble, elle m’évite. Quand on est seuls, elle ne reste jamais très longtemps près de moi. Je l’ai remarqué. Je ne suis pas dupe. Je quitte ensuite ses lèvres pour la regarder avec un petit sourire en coin, l’air de dire, ma grande, tu ne pourras plus me fuir maintenant. Puis je m’écarte d’elle et pars rejoindre la cuisine, en lui donnant une petite tape sur les fesses au passage, pour aller y déposer le sac de courses.



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Mar 10 Mar - 17:22
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Décidément, Owen n’a pas l’air de vouloir parler de sa famille, ou plus généralement de son passé, avec moi. Ce petit malin renverse même la situation en insistant à nouveau sur ma petite vie sentimentale, complètement vide. Heureusement, sauvés par le gong, aussi bien lui que moi, ma sœur arriva. Elle était chargée de paquets et je n’ai même pas eu le temps de lui proposer mon aide qu’Owen m’avait déjà surpassé.

Qu’il paraissait serviable ! Un homme comme ça, valait mieux le garder sous la main. Bien qu’il soit quelque peu mystérieux quant à son passé, il avait l’air d’aimer Olivia de tout son cœur. En tout cas Olivia pouvait s’estimer heureuse de vivre avec lui. Dès qu’elle arriva, je me sentis comme « libérée », allez savoir pourquoi… J’allai l’embrasser et j’emboitai le pas d’Owen.

« Olivia, te voilà enfin ! »  En me rendant compte qu’Owen pourrait mal interpréter mes propos, je précisai : « Bien que cette petite discussion avec Owen fut fort sympathique, je dois dire que c’est toi que je voulais voir. »

Ne sachant pas si elle avait du temps à m’accorder, j’étais un peu à l'écart dans la pièce en présence du couple sans forcément être là. Est-ce que j’allais lui voler un instant qu’elle aurait pu passer avec Owen, est-ce que ça la dérangerait ? Est-ce qu’elle préfèrerait s’allonger sur le canapé et se reposer ? Je n’en savais rien ! Ce que je savais, c’est que je venais d’assister à une petite scène typique d’un couple qui vit ensemble et soudain, le malaise me reprit. Qu’avais-je de si important à lui dire à ma sœur ? Pas grand-chose à vrai dire. Je voulais là voir, c’est tout. Et bien évidemment partager des moments entre filles, pour rattraper le temps perdu. Je lui dis alors :

« Tu penses avoir du temps à m’accorder ? »

Qu’est-ce que je venais faire là ?! Même si Olivia était ma sœur, et Owen mon beau-frère, je n’avais pas l’impression de complètement coller au monde dans lequel ils vivaient. Ils avaient, certes, l’air de vivre une vie heureuse et c’était peut être une vie où la famille devait disparaitre peu à peu pour qu’ils puissent enfin créer la leur. Je ne sais pas, je me fais sans doute des idées mais cela peut aussi expliquer le fait qu’Owen n’aime pas parler de sa famille. Surement parce qu’il ne doit pas avoir de grands liens avec eux. A mon avis, la famille reste importante dans la vie de chacun ; elle est là quand tu as besoin, même quand tu aimerais qu’elle ne soit pas forcément présente, et je pense aussi que sans elle on se perdrait très vite nous même au final. Les regardant tous les deux tour à tour, je rajoutai :

« Je suis désolée, je ne voulais pas vous embêter tous les deux. Si vous êtes occupés, je peux repasser un autre jour tu sais. »


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Mer 11 Mar - 23:06
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Deux mains masculines vinrent arracher de mes bras l'un des paquets, me permettant de me concentrer pour rattraper l'autre et le redresser dans mes bras, alors que je souriais, faussement heureuse que mon cher et tendre vienne à mon secours - et probablement de le voir aussi, mais ça, c'était laissé à la libre interprétation de notre spectatrice -. J'allais oser un regard en direction du salon pour être enfin fixé sur l'identité de la sœur Penrose présente, mais Owen me prit de cours, me saluant tendrement en rapprochant son corps du mien et en m'embrassant. Me concentrant pour ne pas me tendre sous la caresse de ses lèvres sur les miennes, je m'accrochais aux courses encore dans mes mains, seule barrière entre nos deux corps et répondait autant que possible au baiser. Celui-ci dura bien plus longtemps que d'ordinaire et j'y sentais sans mal le défi et l'amusement de me coincer enfin sur un terrain où je ne pouvais le repousser. Depuis notre nuit, chez mes parents, il essayait continuellement de me tripoter, de manière pas toujours très innocente et si j'arrivais assez bien à l'éviter quand nous étions seuls, j'étais toujours coincée devant ma famille et j'étais bien assez intelligente pour savoir qu'il y prenait un malin plaisir.

Il brisa notre baiser et je lui offris un sourire empli d'amour, le regardant droit dans les yeux. « Salut à toi aussi », soufflais-je en me léchant la lèvre inférieure, comme pour me délecter des dernières traces de sa bouche sur la mienne, alors qu'il se séparait de moi, prêt à rejoindre la cuisine, non sans me donner une petite tape sur les fesses au passage. Il fut bien difficile d'avoir l'air amusé par le geste et pas simplement lever les yeux au ciel de dépit. J'affichais tout de même un sourire amusé sur le bout de mes lèvres, levant néanmoins les yeux, l'air de maugréer intérieurement sur le statut de gamin fripon de l'homme que j'avais épousé.

Carlie apparut alors devant moi, me prenant dans ses bras pour m'embrasser. Je lui offris mon plus beau sourire. « Hey, Carlie ! », soufflais-je. Elle s'excusa presque de son ''te voilà enfin'' en précisant que sa discussion avec Owen avait été sympathique, mais qu'elle voulait me voir et je ris un petit peu et elle me demanda, soudainement inquiète, si j'avais du temps à lui accorder, s'excusant de nous embêter et proposant de repasser un autre jour. « Tu ne déranges pas du tout », assurais-je, alors qu'Owen se dirigeait vers la cuisine pour poser les courses. « Tu es toujours la bienvenue, tu le sais bien. Ne penses jamais que tu pourrais nous gêner en nous rendant visite, princesse. » Ça non. Surtout pas avec Owen. Ma famille était bien la seule source de distraction qu'il ne pouvait refuser. Il pouvait râler autant qu'il voulait quand nous étions en privé, mais en public, il m'aimait et il voulait me faire plaisir et il savait mieux que personne que passer du temps avec ma famille était ce qui me faisait le plus plaisir au monde.

« Carlie, chérie, va donc t'asseoir sur le canapé, reste tranquille. Je vais juste ranger ce qui doit être mis rapidement au réfrigérateur et j'arrive, d'accord. Tu veux boire quelque-chose ? Café ? Jus de fruit ? Et je t'interdis de me dire rien uniquement parce que tu ne veux pas déranger, ça me vexerais beaucoup. » J'attendis la commande et hochais la tête avant de rejoindre la cuisine. Après avoir vérifié derrière moi que Carlie était bien partie se rasseoir sur le canapé, je posais le sac de course sur le comptoir et commençais à déballer rapidement le contenue pour mettre au frais ce qui devait l'être. « De quoi est-ce que vous avez parlé ? », murmurais-je à Owen, suspicieuse. « Pitié, promets-moi que tu t'es bien comporté avec elle... Pas comme tu le fais d'habitude avec les... femmes. » Ça n'était pas spécialement lui et s'il me regardait, il ne pourrait que s'en rendre compte. Carlie était la petite dernière, la chouchoute et la petite princesse de la famille Penrose. La protéger était notre priorité à tous et qu'importe qui lui parlait, nous étions toujours inquiets que les gens se comportent bien avec elle. Moi sans doute plus encore que les autres, parce que lorsque j'étais partie, Carlie n'était qu'une petite fille et j'avais loupé tant de choses dans sa vie que j'avais parfois l'impression de devoir rattraper le temps perdu et me montrer dix fois plus attentive à tout.

« Peu importe », dis-je finalement, achevant de mettre les denrées périssables au frais et préparant un plateau avec la boisson pour Carlie et un café pour moi. « On verra ça plus tard. Tu viens boire quelque-chose avec nous ou tu as des choses à faire ? » Oh comme j'aurais aimé qu'il veuille partir et faire autre chose. Mais peine perdue. Vu comme il m'avait embrassé à mon entrée, j'avais bien peur qu'il décide de rester encore un peu pour jouer l'amoureux transit incapable de laisser ses mains loin du corps de sa femme. J'attendis donc qu'il décide quoi boire, avant de compléter le plateau et de rejoindre le salon pour tout poser sur la table basse et donner sa boisson à Carlie. « Alors comme ça, tu as enfin décidé de laisser tes bouquins pour venir me voir », m'exclamais-je en souriant, m'asseyant sur le canapé avec elle. « Ça me rappelle tellement Dan », riais-je. « Il vivait totalement en ermite la première année. C'était impossible de le sortir de son manuel de droit. »



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Jeu 12 Mar - 0:17
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Après des retrouvailles passionnées, où j’avais pris grand soin de prendre tout mon temps avec Olivia, Candy arriva près de nous. Je partais en direction de la cuisine avec un sac de courses dans les mains après avoir donné une petite tape sur les fesses de ma chère femme, mais la réplique de sa petite sœur attira mon attention. Je me stoppai dans ma marche pour me retourner. Comment ça “te voilà enfin” …? Elle insinue qu’elle a perdu son temps avec moi ? Mais la petite futée se rattrapa rapidement en assurant que notre discussion fut sympathique, ce qui me décrocha un sourire à son encontre, signifiant quelque chose du genre « pas de quoi. » Bon je préfère ça. Je déteste passer pour un con. Je repris donc mon chemin pour aller poser le sac dans la cuisine, jetant un coup d’œil à l’intérieur pour voir ce qu’elle avait acheté.

Je ne fis pas vraiment attention au blabla qu’elles s’échangeaient. Je me fichais de leur sujet de conversation. Mais les oreilles ça traine, alors malgré moi, j’entendais. Dos à elle, je pouvais arrêter de sourire comme un idiot et le fait que cette nunuche pense qu’elle nous dérangeait me fit lever les yeux au ciel. Seigneur… Comment peut-on être aussi… candide ? Stupide ? Cruche ? Beaucoup d’autres qualificatifs me viennent en tête, mais peu importe. C’est une réaction typique de jeune imbécile romantique. A quoi veut-elle qu’on soit occupés ? Sérieusement ? A part, le boulot, on ne fait pas grand-chose tous les deux. Elle croit peut-être qu’on passe notre journée à se faire des bisous, des câlins et à s’envoyer en l’air ? Ou alors, ça ne lui effleure pas l’esprit et c’est mon esprit pervers qui pense ça. Bref.

Je sortis lentement et un à un tous les produits qui étaient dans le sac. Pas question que je range, je les sors juste. Je ne vais pas non plus tout faire, il y a des limites à mon exploitation. J’entendais Olivia rassurer sa sœur sur le fait qu’elle était toujours la bienvenue ici et qu’elle ne nous dérangeait jamais… Mouais. D’un côté, le fait que sa famille squatte chez nous, ça la rend heureuse, je vois bien que ses sourires sont sincères. Puis, ça me permet d’être tactile et proche d’elle, alors que je sais qu’en privé elle m’évite. C’est une assez bonne distraction. Alors quand je suis de bonne humeur et que j’ai l’occasion de faire chier Olivia, oui, ils sont les bienvenus. Sauf sa sœur qui me tourne autour. Je dois me retenir et me contrôler et c’est très pénible.

Je sortis un paquet de céréales que je posais sur le plan de travail, puis je trouvais des yaourts, du fromage, des rasoirs… Et même des trucs de fille… Bon soit. Ce sont en partie ses courses. Je l’entendais dire à Candy d’aller s’asseoir dans le canapé et elle lui proposa à boire. Bon, je sens qu’elle va se pointer et m’interroger. C’est évident. Alors, j’attendais, gardant dans mes mains une bouteille de limonade que je feignais d’observer. Elle finit par me rejoindre, se postant à côté de moi pour vider son sac. Dans tous les sens du terme. Et comme je l’avais prévu, elle me demanda de quoi on avait parlé. Je levais les yeux de la bouteille pour la regarder, mais elle continuait sur sa lancée, visiblement inquiète. Attends, est-ce qu’elle s’imagine que j’allais sauter sur sa sœur ? Franchement ? Je haussais les sourcils en souriant, prenant un air faussement vexé.

« Madame O’Ceallaigh pour qui me prenez-vous voyons, je sais me tenir. »

Comme si j’allais draguer sa sœur ouvertement pour foutre en l’air toute notre couverture ? Est-ce qu’elle me croit assez stupide ? Puis, sa sœur n’est pas mon genre, elle est trop jeune. Avec quelques années de plus, le mariage en moins, j’dis pas… Mais bon à voir son air et la façon dont toute sa famille se comporte avec cette gosse, j’ai l’impression qu’elle est super précieuse. Genre la petite poupée de la famille ? Il faut arrêter de stresser pour un rien… Enfin bon, je repris la parole, sérieusement cette fois.

« Je n’ai pas dragué ta sœur si c’est ça qui te fait peur, mais elle est intéressante la petite Candy. »

Je n’avais pas pu m’empêcher de sourire en coin d’un air enjoué en prononçant la dernière partie de ma phrase. Non, cette gosse n’est pas intéressante, mais ma réflexion risque de ne pas plaire à sa chère grande sœur. La preuve, elle coupa court à la conversation et finit de ranger les courses dans le frigo. Je ne touchais plus à rien, m’adossant simplement contre le plan de travail en croisant les bras et en regardant vers le salon. On verra ça plus tard ? Il n’y a rien à dire. Et rien que pour l’embêter, je ne lui dirais pas de quoi on a parlé. Ce n’était pas un sujet passionnant, mais ça la rendra folle de ne pas savoir. Ça t’apprendra à sauter au cou de tes ex. Je me souviens encore de l’autre warrior à la patinoire là. J’avais dit que je me vengerai et ça ne fait que commencer. Elle me demanda si je voulais venir boire avec elles ou alors si j’avais des choses à faire. J’ai énormément de choses à faire, mais la rendre mal à l’aise est plus intéressant. Je tournais alors la tête dans sa direction pour lui adresser un sourire innocent.

« Oh non, je n’ai rien à faire. Un mari aimant se doit de passer du temps avec sa chère épouse n’est-ce pas mon cœur ? »

Tu vas donc m’avoir sur le dos chérie. Et je ne risque pas de te lâcher tant que Candy ne sera pas partie. Je m’éloignais du meuble sur lequel je m’appuyais et décroisais les bras pour aller embrasser Olivia tendrement, attrapant son menton avec ma main pour qu’elle lève la tête dans ma direction. Je quittais ses lèvres de quelques millimètres après quelques secondes pour la regarder avec un sourire arrogant.

« Un verre de limonade pour moi chérie. Et je peux t’assurer que je ne vais pas te lâcher. »

Nouveau baiser rapide et je m’éloignais d’elle pour aller jeter les sacs vides le temps qu’elle s’occupe des boissons. En revenant, je me dirigeais directement au salon pour les rejoindre. Je m’asseyais derrière Olivia pour avoir les deux blondes dans ma ligne de mire. Evidemment, je me tournais légèrement dans leur sens et je passais un bras autour de la taille de ma chère femme. Pour être un peu plus à l’aise, je posais ma tête sur le dossier du canapé. Par contre, je me fichais éperdument de leur blabla sur leurs études de droit. Peu importe, on ne me demande pas de participer, je vais juste faire acte de présence et en profiter un peu. Peut-être même que je pourrais en apprendre sur Olivia, qui sait ? Alors autant garder une oreille attentive à la conversation.



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Ven 13 Mar - 18:29
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Qu’est-ce que ça me faisait plaisir de revoir Olivia. Ça faisait quelques jours que j’attendais ce moment, mais j’ai été tellement prise que je n’ai rien pu faire d’autre que travailler, travailler et travailler. Je sais bien qu’Olivia aussi d’ailleurs. Ma sœur est toujours occupée à droite à gauche et je ne sais jamais vraiment ce qu’elle fabrique. Elle a surement beaucoup de travail, ou même des soucis personnels. Moi, je n’en sais rien. Elle ne me parle pas beaucoup de ses problèmes. Je pense qu’elle croit que je suis trop jeune pour m’embêter avec ça. En réalité, ça ne me dérangerait pas. Au contraire ! Et ça me changerait des discussions assez « enfantines » que l’on peut avoir avec moi certaines fois. J’ai l’impression d’être une gamine, toujours un peu plus. Mais je suis à la fac, je bosse dur et je suis une femme. Sur le canapé, avec la limonade qu’Olivia m’avait apportée, je lui dis :

« J’ai le chic de venir chez toi quand tu es occupée, je devrais m’y faire avec le temps ! »

La première chose qu’Olivia mentionna, c’était mes études. Certes, elles avaient une place importante dans ma vie. Mais il n’y avait pas que ça ! J’écris beaucoup notamment, l’écriture me permet de rentrer dans un monde « différent ». Créer des histoires, des personnages, les amener à la vie ; c’était quelque chose de passionnant même si beaucoup pensent que cela est ennuyant. Ce n’était pas mon opinion. Tout ça, cette partie de moi, Olivia ou les autres ne la connaissaient pas, et ne le voyaient pas. C’est une chose dont j’aimerais parler avec elle, mais pas forcément en face de son Jules ! J’ai même l’ambition d’écrire un livre, suffit juste de trouver l’éditeur quoi… Ça ne devrait peut être pas poser de si gros problèmes au vu de mes contacts ! Bref, je me concentrai un peu plus sur Olivia et lui répondis :

« Je suis vraiment heureuse de pouvoir te parler Olivia. Le droit est tellement ennuyeux des fois que j’ai besoin de ma grande sœur pour me changer un peu les idées. »

Voyant qu’Owen était toujours là et qu’il n’était pas près de partir, je ne sus plus vraiment de quoi parler avec ma sœur. Ce que l’on dit en privé n’est pas forcément pareil que ce que l’on dit en public. Et quel public ! Certes, c’était son mari ; mais nous n’étions pas liés par les liens du sang lui et moi. Et puis, je ne sais pas, lorsque je suis avec Olivia seule, je suis plus apte à me livrer. Ça sort plus naturellement. Soudain, une idée me vint à l’esprit… Puisque Owen était toujours présent, j’allais m’adresser à Olivia concernant le sujet qu’il a évité avec moi peu avant.

« Je parlais avec Owen de sa famille. Tu as eu la chance de les rencontrer de ton coté ? Il est resté très discret dans ses réponses… » Je m’arrêtai un instant « Et tu sais que je suis très curieuse ! ».


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Mar 17 Mar - 21:08
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Il savait se tenir, certes, mais il savait aussi faire chier son monde quand il le voulait et je me doutais que Carlie était de ce genre de fille un peu trop enfant qu'il adorait faire chier. Sans parler de moi et du pouvoir qu'il aimait avoir sur mes nerfs. Encore heureux qu'il ne l'ait pas dragué. Elle avait onze ans de moins que lui bordel et c'était ma soeur. Je tiquais un peu quand il l'appela Candy, mais préférait ne pas répondre, me contentant de terminer de ranger les courses et de préparer les boissons pour tout le monde. Limonade pour eux et café pour moi. Dans la manœuvre, il parvint à m'arracher deux baisers que je le laissais me prendre sans agir et surtout sans y répondre, me contentant de reprendre mes activités dès qu'il lâcha mon visage. Merde... J'avais réussi jusqu'à présent à l'éviter en privé et à limiter nos démonstrations d'affection en public, même si nous ne pouvions trop limiter, ayant dès le départ joué le petit couple très tactile, s'embrassant à tout bout de champ et à chaque occasion. J'aurais tellement aimé qu'il décide qu'il avait trop de travail et m'intime de lui trouver une excuse, mais non, il n'en avait pas l'intention. Il avait plutôt pour projet de ne pas me lâcher d'une semelle et je savais exactement pourquoi. Parce qu'il aimait me sentir me raidir dans ses bras et tout faire pour esquiver ses baisers sans que personne ne s'en rende compte. Mais plus que tout, il aimait me voir échouer et contrainte de l'embrasser pour maintenir l'illusion.

Une fois les boissons posées sur la table basse, je m'installais sur le canapé, face à Carlie, commençant à parler avec elle et Owen vint rapidement s'asseoir derrière moi, passant son bras autour de ma taille et sa tête sur le dossier du canapé. Je m'obligeais à sourire et à poser la main sur son bras, caressant sa peau du bout des doigts, tout en conversant avec ma sœur.

Je lui offris un sourire rassurant quand elle nota qu'elle avait le chic pour toujours débarquer quand j'étais occupée. Ça n'était pas difficile ça. J'étais toujours grandement occupé. Entre le fait de maintenir la maison comme celle d'un vrai petit couple et travailler encore et toujours sur un système qui voulait que je sois toujours en retard sur le planning n'aidait pas à me trouver un jour et à un moment où je n'étais pas occupée à droite à gauche. Heureusement, le deal voulait qu'Owen ne m'interdise pas de voir ma famille et jusqu'à présent, j'avais toujours réussi à gérer mes visites et les leurs et à rattraper mon temps de travail dans les temps. Le fait d'avoir déménagé dans notre propre maison aidait aussi beaucoup, finalement. Je n'avais pas été si mécontente que ça que cela fasse partie de l'accord pour rester plus longtemps à Los Angeles. J'en étais que plus heureuse, maintenant que je savais avec certitude que cela me permettait de jongler entre tout.

Carlie ajouta qu'elle était heureuse de pouvoir me parler, que le droit pouvait être ennuyeux et que j'étais donc un peu comme sa sauveuse pour l'en sortir un petit peu. « Je suis toujours là pour toi, tu le sais, Carlie, hein ? », je ne pus m'empêcher d'ajouter, comme pour lui réassurer une fois de plus qu'elle pouvait venir quand elle le souhaitait, chaque fois qu'elle en ressentait le besoin et sans avoir à craindre de déranger. J'avais raté trop d'année de sa vie et j'étais trop en train de rattraper les choses avec mes parents et ma fratrie, pour ne pas lui consacrer tout le temps dont elle avait besoin.

Et puis soudain, la blondinette afficha un petit air malicieux que je ne connaissais que trop. C'était l'air que nous prenions tous quand nous avions en tête une petite idée pour obtenir quelque-chose que quelqu'un nous avait refusé. C'était l'air malicieux si particulier de Carlie, quand elle manipulait son petit monde pour obtenir ce qu'elle avait décidé d'avoir. Exactement comme la petite princesse malicieuse qu'elle était. Je me raidis quand je compris où elle voulait en venir, quand elle m'expliqua qu'Owen n'avait pas dévoilé grand-chose sur ce grand sujet qu'ils avaient abordé. Je me penchais en arrière, posant un baiser sur la mâchoire d'Owen, je caressais sa joue pour qu'il comprenne qu'il fallait qu'il reste calme, avant de me tourner vers ma sœur, m'enfonçant un peu plus contre le torse de mon supposé mari adoré. « Carlie, tu sais comme certains sujets sont... personnels et comme nous n'aimons pas en parler », expliquais-je, lui donnant un regard appuyé pour qu'elle comprenne que je parlais par là de notre sujet tabous, de Dimitri, dont je ne voulais pas parler et encore moins à Owen. Le sujet était déjà tabou dans la famille en temps normal, mon histoire d'amour, ma grossesse, mes fiançailles ratées et mon avortement était déjà des choses dont nous ne parlions jamais, mais à la première réunion familiale après mon retour à L.A., j'avais bien fait comprendre à tout le monde qu'il était hors de question qu'Owen entende parler de ça, surtout dans une autre bouche que la mienne. J'avais laissé sous-entendre qu'il savait, mais que nous n'en parlions pas, ne précisant pas qu'il ignorait tout et le sujet était resté un sujet dont on ne parlait pas. Carlie comme les autres respectait cela et pouvait comprendre pourquoi je ne voulais pas en parler. Elle pouvait sans mal comprendre que le sujet de la famille d'Owen était un sujet du même acabit, quelque-chose que nous savions, mais que personne d'autre n'avait à savoir et surtout que c'était un sujet dont on ne parlait pas. « Et tu comprendras aisément qu'Owen et moi formons une équipe dans tout ce que nous faisons. Autant au travail que dans notre vie et ce que nous voulons ou non en dire. Je pense que tu n'aimerais pas que j'amadoue maman pour savoir s'il y a un garçon dans ta vie ou dans ta tête en ce moment et que tu préférerais que j'attende que tu sois prête à me le dire pour poser la question, non ? »



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Ça me fait vraiment flipper parce que tu as pris un morceau de moi. Et je t'ai laissé faire... @ ALASKA.
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Jeu 19 Mar - 18:33
Actually, I wasn't expecting you...


Est-ce que je vais regretter d’être resté dans le salon avec les deux sœurs ? Parce que franchement la discussion n’avait rien d’intéressant. Candy ne cessait de se plaire en insinuant qu’elle dérangeait. Oui, à force je vais réellement penser que tu nous gonfles si tu continues à te plaindre comme ça. Elle se comporte toujours de cette façon ? C’est pour se faire plaindre ? Qu’est-ce qu’elle cherche à faire à agir comme ça ? Comment Olivia et même sa famille entière arrivent à la supporter ? Personnellement, j’ai du mal et pourtant je ne la vois pas souvent. Puis, le sujet tournait autour des études. Sujet passionnant encore une fois. Heureusement pour moi que la télé était allumée et que je pouvais me distraire un peu entre deux brides de conversation. Parce que sinon la situation est d’un ennui mortel.

C’est dommage d’ailleurs que Candy soit la sœur d’Olivia. Dans d’autres circonstances, dans un autre contexte, j’aurais pris un malin plaisir à la faire tourner en bourrique. Ce genre de fille, un peu naïve et encore un peu enfant, c’est tout à fait le genre de personne que j’aime emmerder. C’est tellement simple de leur faire croire n’importe quoi. Un rien les émerveille et elles croient encore toutes au prince charmant. C’est cruel, mais briser leurs espoirs est assez drôle. Quand j’étais plus jeune et que je montais doucement les échelons vers la gloire, j’étais vraiment un bel enfoiré avec ce genre de fille candide. Je ne compte même plus le nombre de gamines que j’ai fait pleurer quand je m’ennuyais. Mais bon, avec Candy, je ne peux pas exploiter toute l’étendue de mes talents.

J’avais décroché mon attention de la télé pour la reporter sur elles. Enfin, disons plutôt que c’était les cheveux d’Olivia que je regardais. Ses longs cheveux blonds dans son dos. Elles ne discutaient plus vraiment pour le moment, alors je m’occupais en glissant mes doigts dans ses cheveux, me perdant un peu dans mes pensées. J’en connais une qui serait dingue de la coiffer, de lui faire toutes sortes de coupes de cheveux, allant de la plus classique à la plus farfelue. Je sais exactement ce que devient chacun de mes frères et sœurs, Ellen me tient au courant depuis des années. Et puis, de temps en temps, je passe quelques coups de fil rapides chez moi, parce que ça coute une petite fortune d’appeler en Irlande. Mais il faut que j’arrête de penser à eux, ça me rend nostalgique. J’aurais pu tout à fait penser à autre chose, mais c’était sans compter sur le nouveau sujet que venait d’aborder Candy.

Je me figeai instantanément, lâchant ses cheveux. Mon bras autour de sa taille se crispa sous l’énervement. Mes lèvres se pinçaient et mon regard envers cette petite garce effrontée devait être plutôt mauvais. Alors d’une part, je ne supporte pas qu’on parle de ma famille, mais je ne tolère pas qu’on prenne quelqu’un à partie contre moi. Si je n’en ai pas parlé plus tôt quand on était tous les deux, ce n’est certainement pas pour en parler une fois Olivia rentrée. Ce qui m’énervait le plus, c’est qu’elle ose demander des informations à sa sœur me concernant, devant moi, alors que j’ai refusé de parler ! Quel coup bas ! Traitresse ! Bref, j’étais plutôt mauvais intérieurement et heureusement pour elle qu’elle était la sœur de ma femme, parce qu’autrement je me serai emporté ouvertement et sans retenue. Et peu importe que tu sois curieuse sale morveuse ! Ça ne te regarde pas point barre ! Alors là, mettre les pieds dans le plat de cette façon, c’est juste le meilleur moyen pour que je l’aie dans le collimateur. Moi qui la pensais naïve, elle n’est en fait qu’une sale fouineuse. Et elle peut se le ravaler son air de garce là.

J’allais m’énerver, réellement. Parce que je ne supportais pas ce qu’il se passait. Mais Olivia réagit avant moi. Si je m’étais raidi en l’entendant faire sa fouineuse, je n’étais pas le seul à l’avoir fait. Presque aussitôt, elle se pencha sur moi pour m’embrasser sur ma mâchoire crispée sous l’agacement et elle caressait ma joue. Oui, certes, je dois me contenir mais merde quoi. Elle est comme ma sœur, elle aborde des sujets qu’elle ne maitrise pas et on voudrait que je reste calme. Quelle blague. Je me contenais cependant parce que Candy était sa sœur et qu’elle saurait sans doute gérer la situation sans commettre de meurtre. Elle s’installa d’ailleurs un peu plus à son aise sur moi – ouais pour m’empêcher de bondir sur sa sœur – et j’enlaçais sa taille avec mes deux bras pour joindre mes doigts entre eux, crispés. Je m’efforçais de contrôler ma respiration qui s’était accélérée suite à mon état.

Elle s’adressa enfin à la fouine en affirmant que certains sujets étaient personnels. Oui, très personnels. Alors merci de les éviter. Elle ajouta qu’elle et moi formions une équipe, dans tous les domaines de notre vie. Enfin, elle lui sortit une morale digne d’elle, soulignant le fait que Candy n’aimerait pas qu’elle pose des questions trop indiscrètes à leur mère pour obtenir des informations. Touché. Olivia a toujours été très douée pour sortir des arguments en béton, notamment au boulot. J’avais décroché pas mal de contrats grâce à elle et à tous ses arguments convaincants, quels qu’ils soient. Mais là, je me sentais de rajouter mon grain de sel. Elle m’avait attaqué sournoisement, je ne pouvais pas rester me faire marcher sur les pieds sans rien dire.

« La curiosité est un vilain défaut. »

Et qu’est-ce que ça peut lui faire de toute façon d’en savoir plus sur ma famille ? Ça va lui changer sa vie de savoir si je suis fils unique, si j’ai une famille nombreuse, si j’ai un jumeau, si je suis un immigrant mexicain ou divorcé dix fois ? Non. Alors qu’elle se mêle de ses affaires sinon je risque de me mêler des siennes. Et personne n’appréciera.

« Je ne pense pas que tu voulais voir ta sœur pour parler de moi. Ou en tout cas, le faire devant moi, ce n’est pas très malin. »

C’est même complètement débile.



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