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the love we share (callie)
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Dim 1 Mar - 9:51


Callie & Jackson // The love we share.


Jackson n’avait pas vu venir se coup de fil. Quelques part Jackson ne voyait jamais rien venir. Il n’avait pas non plus venir sa rupture avec Callie, le fait de se faire mettre à la porte, de ne pas réussir à la récupérer. Bon, ça, objectivement, il l’avait vu venir. On pouvait même dire qu’il l’avait cherché, au fond, ce con. Oui, il y avait tout de même des choses comme ça qu’il voyait venir. Mais ce coup de fil. Ce n’était pas le genre de truc qu’on devine. Et puis son instinct paternelle était de toute manière beaucoup trop faible pour pouvoir ressentir ce genre de chose à distance. Ouai, même avec une boule de cristal, il n’aurait rien pu voir venir. Callie avait eu de la chance, elle avait appelé dans la fenêtre de la journée ou il n’était pas bourré. C’était quelque chose aujourd’hui, on pouvait dire qu’il se laissait aller. Il tenait bien, et ça ne faisait qu’accentuer sa malédiction. Mais lorsqu’il travaillait, il était sobre généralement. A la fin de son service au bar, il l’était déjà moins, mais au garage il le restait à priori. A moins qu’il en soit à se souler avec de l’huile moteur. Il était sous une voiture lorsque son téléphone avait sonné. Il avait laissé sonné, bien sûr, qui que ce soit, cela attendrait forcément qu’il soit sorti de la dessous. La sonnerie s’était tue, il avait continuer de travailler. Le téléphone avait à nouveau sonné, il avait froncé les sourcils. Donnant une légère impulsion il sortit de dessous la voiture et maladroitement il saisit son portable de sa poche. Il allait recevoir un coup d’oeil noir de son patron, mais il voulait juste savoir qui essayait de l’appeler comme un forcené. Son coeur rata un battement lorsqu’il vit le nom de Callie s’afficher à l’écran. Il reçu le dit regard noir du patron, et distrait il prononça simplement « Pause syndicale. » et il sortit dehors. Il avait au moins besoin de ça, d’un grand bol d’air frai. Il avait l’impression que son cerveau était congestionné dans les effluves d’huile moteur et de cambouis. Il décrocha, hésita sur quoi dire, il resta muet. Il valait souvent mieux pour lui ne rien dire plutôt que de risquer d’envenimer les choses. Jackson était mauvais avec les mots. Surtout avec Callie. Jackson était mauvais en beaucoup de chose, surtout avec Callie. « Jackson ? » répéta-t-elle plusieurs fois alors qu’elle n’entendait en face qu’une respiration faussement régulière. Il inspira profondément en entendant sa voix, il avait son corps qui s’affichait derrière ses paupières à mesure que sa voix parvenait à ses oreilles. « Oui. » souffla-t-il doucement. C’était ça ? Ce que les filles appelaient l’amour ? L’envie de faire les choses biens - quand bien même on est sûr de ne pas le pouvoir ?  La fâcheuse manie de vibrer rien qu’au son de sa voix ? « J’ai besoin de toi. » Il fronça les sourcils. C’était quelque chose qu’elle n’avait jamais du dire. Pour plusieurs raison particulièrement évidente d’ailleurs, la première étant bien sûr que Jackson ne servait à rien. La deuxième était naturellement à cause de sa fierté. Callie n’avait jamais besoin d’aide, ou alors elle n’irait surement pas la demander à lui. Les battements de son coeur s’accélérèrent pourtant à ces quelques mots. « C’est Ella… » Sur le coup il voulu presque lâcher un soupire. Forcément, elle n’appellerait pas pour elle. Elle ne voulait plus rien avoir à faire avec lui. Elle devait juste avoir besoin de la garder. « Je peux pas la garder, je suis au boulot. » répondit-il rapidement, pour se dédouaner pour expliquer, se justifier avant de la décevoir encore. « Non… Il faut que tu viennes, je… On est à l’hôpital… » À… Jackson resta pendu au téléphone incapable de réagir pendant plusieurs secondes. Comment est-ce qu’Ella avait pu arrivé à l’hôpital ? Jackson détestait l’hôpital, allait-il être vraiment nécessaire ? Jackson n’était jamais bien nécessaire. Il était de ceux dont on se passe facilement, ceux facilement remplaçable.  Enfin sauf dans la catégorie ami stupide qui fera toujours pire que vous. Et ne plaisantez pas, cette catégorie est précieuse. « Il faut l’opérer, elle a besoin de toi. J’ai besoin de toi. » Elle répète, elle semble au bord des larmes. Les mots doivent lui couter. Elle parle d’une voix suppliante, comme si elle avait l’impression de demander l’impossible. Comme si elle avait l’impression de passer un coup de fil dans le vide. Elle ne croit pas en lui. Elle a raison au fond. Mais ça fait mal. C’est une larme brulante planté dans sa poitrine. « J’arrive. » murmure-t-il sans poser plus de question. Il verra ça de vive voix. Il se retourne vers son patron « Je prend ma journée, ma fille a besoin de se faire opérer. » C’est étrange à dire, ma fille, pour peu, il a tellement du le dire rarement que son patron aurait pu explosé de rire en lui disant un truc du genre « T’as une fille toi ? ». Mais il ne le fait pas. Peut être est-ce parce que Jackson ne lui en laisse pas le temps. Il a déjà pris la porte de sortie, et s’est enfoncé dans sa voiture.

Los Angeles en milieu de journée, c’est surement le seul moment ou l’on peut à peu près conduire sans être pris dans les bouchons. Il en remercierait presque le timing parfait de Callie. Mais au volant, il ne comprend pas. Il faut dire qu’elle n’a pas été claire. Elle a parler d’opération. Mais elle est mignonne. Un gamin n’atterrit pas comme ça sur la table d’opération. Pourquoi ne l’a t’elle pas appelé plus tôt ? Cela ne fait aucun sens. Il arrive à l’hôpital, il a oublié le sentiment que cela faisait de la voir, il ne pense qu’au faite qu’il est toujours le dernier au courant. Limite il s’attend à voir Dimitri déjà présent. Il ne sait pas pourquoi il penses à lui, mais ça le met hors de lui. Il débarque, il voit Callie, il ne la laisse même pas parlé. « Pourquoi tu ne m’as pas appelé plus tôt ? » Ses yeux bleus ont l’air presque noir sous le coup de la colère. « Vas pas me dire qu’elle est tombée comme ça sur la table d’opération sans raison ? » Son regard croise le sien, et elle a l’air d’être dans un état pitoyable. Son coeur se froisse. Il remarque les autres gens qui le regarde. Il se rend compte qu’il lui cri dessus. Il se rend compte qu’il est surement injuste. Il a l’impression qu’elle est tremblante. Il ne réfléchit pas, il fait ce qui à l’air d’être le plus sensé. Il est étrangement plus à l’aise avec le contact physique qu’avec les mots. Surtout avec elle. Ils n’étaient que physique, avant d’être cet amas de cris, de reproches et de haines. Il fond sur elle et ouvrant les bras il l’enlace. Il la serre, d’abord probablement contre son gré, contre lui. Une de ses mains caresse son dos et il ferme les yeux se remémorant instantanément combien ça lui manque de l’avoir contre lui. Il glisse sa deuxième main sous sa chevelure, sur sa nuque, et il vient caler son visage contre son torse, dans le creux de son cou. Il baisse son visage vers le sien, et étrangement tendre il embrasse son front. Son coeur tambourine dans sa poitrine. Il déteste l’hôpital. Il ne sait pas ce qu’il fait. Mais étrangement, avec elle dans ses bras, il se sent bien pour la première fois depuis des mois.



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Callie S.L. Garcia
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Mar 3 Mar - 10:11


Callie & Jackson // The love we share.


Elle ne comprenait pas comment c'était arrivé. Bien sûr, il n'y avait jamais d'explication rationnelle à tout ça. Enfin si, les médecins trouvaient toujours quelque chose, un terme bien compliqué que vous ne compreniez pas mais qui été sensé tout expliquer sur la cause de la maladie ou du virus. Mais Callie n'était pas médecin, loin de là et elle n'était pas une bonne mère, malgré sa bonne volonté, malgré son acharnement à faire les choses bien, elle n'était pas une bonne mère. La preuve, sa fille était malade et elle ne pouvait rien faire pour l'aider. Elle n'avait pas vu venir cette foutue maladie. Elle était même persuadée que ça lui été arrivée à elle parce qu'elle l'avait cherché, certainement, quelque part. Que la seule chose qu'elle avait réussie dans sa vie était malade, abîmée. Callie n'avait donc rien vu, pas tout comprit face à ces médecins qui la prenaient de haut, qui la toisait comme une marâtre, qui lui balançait à la gueule toute une batterie de mots qu'elle ne comprenait pas. Étouffée, sous cette vague mais surtout paniquée. Paniquée de ne pas savoir gérer, angoissée à l'idée de tout foirer encore une fois et de perdre l'unique chose qui avait encore un peu de sens dans sa vie. Une infirmière avait beau lui dire qu'elle avait eu le bon réflexe, qu'elle avait agit correctement en l'emmenant rapidement aux urgences, Callie était persuadé d'avoir merdé. Parce qu'elle n'avait pas agit assez tôt devant l'urgence de la situation, devant le petit ventre de sa fille qui se soulevait trop lentement, devant ses yeux faiblards qui s'ouvraient à peine, devant son visage devenu si blanc... Son coeur c'était mit à battre très rapidement, ses mains avaient tremblé comme si elle était en manque et elle avait soudain prit conscience que sa fille, son bébé, était en détresse. Que sa fille qui à peine quelques heures avant prenant son biberon était en train de faire un arrêt.

Une fois sur place, hagarde, Ella contre elle, Callie avait cherché du regard quelqu'un pour l'aider. Comment était-elle arrivée sans chuter ? On pouvait se le demander vu sa tension à son arrivée aux urgences. Un interne avait alors surgit de nul part, avait prit l'enfant de ses bras et avait disparu. La suite avait été interminable. Callie avait été placé dans une salle d'attente, avec seule son angoisse comme compagnie. Tremblante, le corps en vrac et les yeux baignées de larme, elle avait attendu des heures dans le silence le plus total que quelqu'un vienne la voir pour lui expliquer. Et il avait surgit, le beau toubib en blanc. « Votre fille vas bien. Je suis désolé pour cette attente mais je voulais venir vous voir avec une bonne nouvelle. » C'est ensuite qui parla d'insuffisance rénale, de transfusion sanguine et d'un tas d'autre nom barbares que Callie ne comprenait pas. Elle avait retenu une chose, Ella allait bien. « Vous êtes seule ? Vous devriez peut-être appeler quelqu'un... », suggéra-t-il. Le sous-entendu était à peine perceptible avec les battements de son coeur qui étouffait ses oreilles. Le papa. L'ami. Le conjoint. De la famille. Mais Callie n'avait rien de tout ça. Sa famille, c'était Ella. Le médecin eut la délicatesse de ne pas demander où se trouvait le père et elle l'en remercia. Jusque là, elle s'en n'était sortit sans lui et elle comptait bien continuer ainsi. « Et que ce qui se passe maintenant ? », avait-elle demandé. Il lui expliqua les démarches, la rassura sur son état de santé, avec le traitement elle allait très bien mais il ne fallait pas tarder. Elle devait recevoir un rein, d'un parent en priorité, pour que les chances de guérison soient optimales. Callie hocha la tête. Elle donnerait son rein, elle sauverait sa fille. Et elle y croyait encore jusqu'à que le verdict tombe. « Je suis sincèrement désolé Melle.Garcia, mais vous n'êtes pas compatible. » Le couperet était tombé, net, sec et avec lui, tout l'espoir de Callie de voir sa fille guérie. Actuellement, la petite était assise sur les genoux de sa mère, jouant avec un truc traînant sur le bureau du pédiatre. Elle ne savait pas, ignorait totalement que sa vie était sur la sellette, que son petit rein finirait par lâcher. Insouciante, magnifique dans sa robe rose et grise, à mettre à la bouche un truc qui la faisait sourire. Comment une mère ne pouvait-être compatible avec son enfant, la chaire de sa chaire ? Était-ce parce qu'elle était bipolaire ? Parce qu'elle avait le sang contaminer par toutes les merdes qu'elle lui avait infligé ?

Pendant qu'Ella dormait dans son lit à barreau d'hôpital, Callie s'éclipsa dehors, décrochant son téléphone. Fébrile, elle longea la liste de ses contacts et s'arrêta sur le nom de Jackson. Elle pleurait, elle pleurait presque non stop depuis l'annonce de la maladie de Ella. Elle luttait pour ne pas sombrer, pour ne pas laisser sa maladie l'emporter, pour ne pas replonger dans son ancien monde de cauchemar. « Jackson ? » Il mit un moment à lui répondre mais elle entendit enfin le son de sa voix. Il lui dit qu'il arrivé et elle raccrocha. Elle sortit une cigarette de son paquet déjà bien entamé qu'elle grilla comme une toxico sur le parking de l'hôpital, les yeux dans le vague, les nerfs à vif. « Pourquoi tu ne m'as pas appelé plus tôt ? » Déjà, il est là, fondant sur elle, furieux. Elle croise ses bras sur sa poitrine, lui intime sicencieusement de baisser le ton, qu'ils ne sont pas tous seuls. « Vas pas me dire qu'elle est tombée comme ça sur la table d'opération sans raison ? » Callie lui jette un regard lourd de reproche mais aussi atterré, impuissant. Encore une fois, tout son corps tremble dangereusement. Et elle ne le repousse pas quand il s'approche d'elle, qu'il l'enserre comme un étau. Elle en a sans doute besoin, elle ne tient plus, s'effondre presque à son contact. Elle ne sait plus si elle doit hurler, pleurer ou juste s'évanouir. Elle le mouille, sent ses larmes noyer son tee-shirt et elle tremble plus encore, à bout. « J'ai peur Jacks...j'ai tellement peur... » Pour une fois, elle met des mots sur cette angoisse qui la bouffe depuis qu'elle sait. Elle avoue être impuissante, terrifié à l'idée de perdre sa fille. « J'ai besoin que tu l'aide... Moi ne je ne peux pas... ». Elle se doute que son discours n'est pas cohérent, incompréhensible et prit pour qu'un médecin intervienne pour lui venir en aide.




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Mer 25 Mar - 22:53


Callie & Jackson // The love we share.


Jackson ne comprenait pas. Mais ce n’était pas bien nouveau. Ce n’était pas bien étonnant. Jackson n’avait jamais rien compris. Il avait évolué dans la vie comme dans un mauvais jeu video. Un bien pourri, bien raté, qui ne mène à rien. Callie l’avait appelé, il était venu. Il était venu parce que c’était normal, parce que c’était Callie, et qu’il ne pouvait pas ne pas venir. Mais honnêtement il ne savait pas ce qu’il foutait là. Il ne savait pas pourquoi elle l’avait appelé. Pourquoi maintenant ? Pourquoi… Jackson ne comprenait pas. Peut être qu’il ne pouvait pas comprendre. Peut être que ça dépassait ses compétences. Ses compétences s’arrêtaient assez vide. Notamment en ce qui concernait les question de coule, de famille. Jackson avait toujours eu une famille pourrie. Peut être que lorsque sa mère était en vie cela ressemblait à quelque chose de normal. Ou de pas trop dégueulasse. Mais sa mère n’était pas restée longtemps. Parfois il se disait qu’elle avait flairé le bordel, et qu’elle avait tout compris, elle avait préféré s’en aller avant que cela ne sente mauvais. Parfois il se disait qu’il aurait aimer pouvoir s’en aller pareil. Mais ça ne venait pas. Il ne lui arrivait pas la même chose que sa mère, alors il restait juste là, à essayer de ne pas trop merder. Peut être que c’était ça, sa philosophie de vie. Pour certain c’était carpe diem, ou d’autres conneries. Pour lui c’était ne pas trop merder. Ce n’était pas une politique correcte pour fonder un couple, une famille. Il l’avait bien compris. Peut être était-ce la raison pour laquelle aujourd’hui il ne comprenait rien. Il avait laissé Callie partir. Cela ne voulait pas dire qu’il voulait la laisser partir ou…

Tout était confus.

Jackson ne comprenait pas.

Bien sûr il était venu. Il se devait de venir. Si Callie l’appelait, il se devait de venir. Quand bien même il pensait que… Well… Il ne pensait rien. Tel avait toujours été le problème. Il était là, devant elle, et il ne pensait rien. Il ne pensait rien, et il ne comprenait rien. Il fallait dire qu’elle n’avait pas expliqué grand chose. Oh, dans le fond, il avait compris l’essentiel. Ella n’allait pas bien, Ella devait se faire opérer. Mais à priori il n’était pas un putain de chirurgien, et qui plus est, il était terrorisé par les hôpitaux. Il ne pouvait rien faire. Il n’y avait rien qu’il puisse faire. Enfin si, présentement, il pouvait la tenir dans ses bras, la serrer contre lui. Il n’avait jamais fait ça, dans ses souvenirs, serrer une fille pour qu’elle aille mieux. La tendresse ce n’était pas son truc. Mais son geste n’était pas tendre. Il avait un quelque chose de désespéré. Il la serra contre lui avec une certaine violente. Il était étau. Elle se laissa faire, elle s’accrocha à lui, mais il lui laissait à peine le choix. Il la sentit pleurer contre lui, alors il la serra plus fort. Ca il savait faire, au fond, serrer une femme dans ses bras. Une main attrapa sa nuque et se glissa dans ses cheveux. Il la sentit trembler contre lui, alors il entoura plus fermement son dos, ses épaules. De sa main sur sa nuque il orienta son visage dans le creux de son cou. Il aurait pu rester comme ça longtemps. Il aurait pu juste la tenir contre lui, oublier un peu que sa fille avait on ne savait pas quoi. De toute façon il ne se sentait pas père. C’était bien une chose qu’elle lui avait reproché. Il ne se sentait pas père. Il était à peine père. Il l’était seulement au sens biologique du terme. Et elle parla. Elle parla, et il ne comprit pas. Il retint un soupire. Ce n’était pas le moment. En même temps que pouvait-il dire exactement à un appel à l’aise aussi désespéré qu’incompréhensible ?

Ils n’avaient jamais été très doué pour se comprendre. Ils n’avaient pas non plus été doué pour communiquer, pour s’expliquer. Mais là, en quelques sortes, il avait l’impression d’obtenir le bouquet final. L’aider. C’était bien la première fois qu’on lui demandait de l’aide, pour quoique ce soit. Et puis là, il ne voyait pas trop ce qu’il pouvait faire. « L’aider ? qu’est-ce que tu veux que je fasses ? » Il ne savait même pas ce qu’elle avait. Si elle espérait que ses neurones se mettent en marche tout seul et que miraculeusement il comprenne… Elle pouvait surement toujours espérer. Il pouvait être de bonne volonté. Oui, vraiment, s’il pouvait faire quelque chose, il le ferait. Il ne savait pas bien s’il le ferait pour Ella, pour Callie, ou simplement pour sa politique « ne pas trop merder. » Mais il le ferait, les yeux fermés, sans trop poser de question. Il y avait bien longtemps qu’il avait arrêté de poser trop de question. Principalement parce qu’il ne comprenait pas les réponses. En attendant de comprendre il la serra un peu plus étroitement, il caressa lentement son dos, respirant calmement contre elle. « Shhh ! Ca va aller Callie. Ca va aller. » Il aurait voulu ajouter un « Je suis là. » Mais c’était rarement de bonne augure. Alors il s’était abstenu. Il répétait la phrase en boucle, comme si le dire plus de fois allait donner du sens. Parce que dans son monde à lui, ça allait rarement mieux, ça allait rarement bien. Dans le siens à elle non plus. Alors tout ceci était un peu ridicule. Il n’était pas sûr de bien comprendre ou est-ce qu’il pouvait aller.

Lorsqu’il la sentie plus calme au creux de ses bras il se recula doucement, enserrant son visage dans ses mains, passant ses pouces sur ses joues, essuyant ses larmes. La première chose qui lui renversa le coeur fut de remarquer à quel point elle était belle. Oh il ne fallait pas se m’éprendre, Jackson savait qu’elle était belle. Il n’en avait jamais doué, n’avait jamais changé d’avis sur le sujet. Callie était une femme magnifique. Mais le visage baigné de larme, ses iris rendu étonnement bleu par les larmes, ses épaules qui se secouaient de ce hoquet ridicule de fragilité, elle était magnifique. Il eut un mouvement de recul, sonné par les propres battements de son coeur. « Tu te sens de m’expliquer calmement ou tu me montres le médecin qui pourra le faire ? » il souffla doucement, avec, pour une fois, aucune trace d’animosité. « Parce que je dois t’avouer que je ne comprends rien. » L’histoire de toute une vie, résumé en quelques mots. « Mais demandes, je ferais ce qu’il faut. » Enfin disons qu’il essayerait. Ne pas faire de la merde. Il allait comme toujours, faire ce qu’il pouvait.



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Callie S.L. Garcia
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Ven 17 Avr - 17:37


Callie & Jackson // The love we share.


Décidément, le destin s'acharnait à ce qu'ils se retrouvent à l'hôpital, encore. Ils avaient beau lutter, faire des efforts, tout finissait ici en fin de compte... Et d'une certaine façon, tout avait commencé ici aussi. A l'annonce de la naissance d'Ella, peu après, quand elle avait chuté pour se retrouver ici. Non, en fait, ça avait commencé bien avant, des années en arrière, quand elle avait craqué sur lui. Quand, une fois de plus, Callie avait misé sur le mauvais garçon. Quand, elle avait croisé le regard fiévreux de Jackson, que son coeur c'était emballé sans raison, quand elle l'avait désiré comme une dose d'héro. La drogue les avait rapprochés, rien que là, ils auraient dû tilter que ça ne fonctionnerait pas. Rien ne pouvait fonctionner avec une base comme celle-là. Callie avait fait une overdose, Jackson avait fini en prison, là non plus, ça ne pouvait pas coller. Et encore moins avec le reste, avec la folie de Callie, la violence de Jackson. Et voilà, qu'ils se retrouvaient encore ici, après l'accouchement catastrophique, après l'accident de voiture, ils étaient encore là et rien n'avait changé, finalement. Ils étaient toujours en guerre, toujours une spirale de conflit autour d'eux, à se battre contre le vent, à lutter pour que quelque chose survive alors que tout était mort autour. Callie était morte à l'intérieur. Malgré Ella, elle avait toujours eu cette impression de vide en elle. Un vide qu'elle tenait de la vie embrouillé qu'elle avait vécu, des nombreuses erreurs qu'elle avait commises, de nombreux regrets qui l'habitaient. Le vide était moindre quand Jackson était là, néanmoins. Parce qu'il comblait certaines de ses blessures, quand il n'en n'ouvrait pas de nouvelles... Ces derniers temps, elle avait compensé son absence par l'émergence de nouveaux projets dont il ne ferait pas partit. Elle avait reprit les cours de dessin, avait ré-ouvert son salon et elle avait couché avec Dimitri. Elle avait pallié à son manque le plus cruel, avait entamé une nouvelle cure de désintoxication qui s’avérait plus difficile que les autres... Et elle pensait pouvoir s'en sortir, avant ça.

Elle avait été dépassée, tétanisée par la situation. On ne pouvait pas croire qu'une chose pareille pouvait arriver avant d'être devant l'évidence, avant qu'on vous annonce que votre enfant, un bébé, avoir besoin de soin d'urgence. Parce qu'un enfant ne devait pas souffrir de ce genre de pathologie. Callie n'avait pas prévu de se battre contre ça. Elle luttait depuis des années contre sa maladie, luttait pour survivre, mais à présent, elle devait se battre pour sa fille et elle n'était pas sur d'en avoir la force. Elle avait vu mourir son petit frère, un bambin un peu plus vieux que Ella et le souvenir cuisant de sa perte ne l'avait jamais quitté, même après toutes ces années. Alors comment affronter ça lorsqu'il s'agissait de son propre enfant ? Appeler Jackson lui avait paru la moins mauvaise chose à faire, mais elle ne savait pas encore si elle l'avait fait pour elle ou pour Ella. Un peu des deux, sans doute. Callie avait, pour un temps, mit de côté tout le ressentiment qu'elle éprouvait pour Jackson, parce qu'il était là. Il était venu et maintenant qu'il la maintenait tout contre lui, elle pouvait bien exploser, il ne partirait plus. « L'aider ? qu'est-ce que tu veux que je fasses ? » Elle essaya de répondre mais un sanglot se coinça dans sa gorge et elle se mordit la langue de frustration. Alors qu'elle sentait le goût métallique dans sa bouche, elle l'entendit lui dire : « Shhh ! Ca va aller Callie. Ca va aller. ». Rien n'allait, rien n'allait jamais avec elle, avec eux, tout était toujours entrain de merder. Depuis le départ, tout allait de travers et ça ne datait pas de Ella, mais bien avant ça. Et si tout devait aller, alors Ella ne serait pas là, eux non plus. Si tout allait bien, Jackson ne l'aurait pas trompé avec cette Rae, elle n'aurait pas couché avec Dimitri pour noyer un malheur et elle ne serait pas en train d'inonder son tee-shirt. Donc non, ça n'allait pas aller ! « Tu te sens de m’expliquer calmement ou tu me montres le médecin qui pourra le faire ? » Un médecin, oui c'était bien ça, c'était un bon compromis, surtout maintenant qu'elle était à peu près calme. Elle lui cacha les battements accélérés de son coeur, l'envie de vomir qui lui déchirait l'estomac, elle lui cacha son envie pressante de courir le plus loin possible de cet endroit qu'elle haïssait plus que nul autre. Lui cacher, faire la forte, c'était une bonne litanie à réciter pour le moment. « Parce que je dois t'avouer que je ne comprends rien. ». Elle baissa la tête, fermant les yeux, respirant un grand coup. Pendant une fraction de seconde, elle se revue dans ce même hall, un an plus tôt, à l'implorer de la sortir de là. Elle toucha instrinctivement son ventre, vide maintenant, mais dont le corps reposait à quelques mètres de là. A l'époque, elle n'avait pas été assez forte, elle avait craqué, elle avait compté sur lui pour l'emmener loin de cet enfer alors qu'elle portait leur enfant, Ella. Aujourd'hui encore, ils étaient là pour elle. « Mais demandes, je ferais ce qu'il faut. ». Elle releva les yeux vers lui, revenant au moment présent. Elle ne pouvait pas agir comme autrefois, elle n'en n'avait pas le droit. Elle avait choisi de garder cet enfant, alors même que Jackson refusait. « Ella a besoin d'une greffe, d'une partie de greffe. », corrigea-t-elle, reprenant son souffle encore secoué de sanglot, cherchant à se rappeler le discours du médecin. « Son foie est malade, Jackson et si elle ne reçoit pas de don, elle ne survivra pas. » Elle s'étonna de sa propre assurance bien qu'elle sentait ses jambes trembler et menacer de la faire s'écrouler. Il voulu parler mais elle le força à se taire, de peur de plus avoir le courage de terminer ensuite. « Je voulais le faire... je voulais lui donner mais je ne peux pas... j'suis pas compatible » Nouveau sanglot, nouvelle vague de chagrin la submergeant. Le pire, c'est qu'une partie d'elle était certaine que c'est cette même maladie qui avait tué sa mère, puis son frère, donc c'était ses gênes à elle qui avait fait tout ce mal à Ella. « J'ai besoin que tu lui fasse un don...s'il te plait... ». Dans une famille normale, ce genre de discussion n'aurait pas eu lieu, parce qu'un père l'aurait forcément proposé de lui-même. Parce que le père aurait té présent en même temps que la mère.Mais ils n'étaient pas une famille normale, ils ne formaient pas une famille tout court.




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Sam 2 Mai - 15:17


Callie & Jackson // The love we share.


Jackson avait un besoin urgent de rire. Il n’avait pourtant jamais eu un sens de l’humour extrêmement développé. Il n’avait jamais non plus eu beaucoup d’occasion de vraiment rire. Ses éclats de rire étaient toujours noirs, nerveux. Mais aujourd’hui, il avait un besoin urgent de rire. Toute cette situation était absolument ridicule. Il n’avait jamais cru en dieu. Bon, peut être qu’il pensait qu’il existait quelque chose la dessus, une notion de destin. Il n’y croyait pas vraiment. Mais au fond, il avait besoin de croire que toute la merde qui lui tombait dessus, tous les échecs qu’il essuyait était pour quelque chose, était à cause de quelque chose. C’était certes une manière de se victimiser, de se supporter surtout. Mais si destin il y avait, il ne savait pas réellement ce qu’il voulait lui faire faire. Il ne comprenait pas le grand tableau, l’idée générale. Sérieusement, combien de merde allait lui tomber dessus comme ça ? Ou est-ce qu’on l’emmenait ? Pourquoi était-il toujours là ? Pourquoi gardait le ton là, si inutile, si mauvais, mais toujours là ?

Aujourd’hui, il trouvait que c’était particulièrement hilarant. Non pas que sa fille soit malade. Non pas que Callie est l’air absolument dévasté. Non pas qu’il est l’air complètement paumé. Non, qu’on est besoin de son foie, de son foie. De toute façon, la simple idée que l’on puisse avoir besoin de lui pour quelque chose, était ridicule. Mais son foie. S’il y avait bien une chose chez lui qui devait être complètement pourri, rouillé, et absolument inutile c’était surement ça. Il ne comprenait pas comment Callie pouvait avoir confiance, ou un maigre espoir, dans le faite qu’il puisse pouvoir la sauver. Peut être était-il compatible, ou je ne sais quel jargon médical. Mais jamais ses organes ne pourraient être dans un suffisamment état pour pouvoir être implanté dans le corps d’une gamine. Il avait derrière lui des années et des années de drogue, d’alcool. Il n’avait jamais fait attention à lui. Il était souvent persuadé que s’il était encore vivant, c’était du à un quelconque miracle. En même temps il n’était pas sûr de comprendre quel abrutit était près à faire un tel miracle. Mais les faits étaient là. Il était surement pourris jusqu’à la moelle, et pourtant il était encore là. Mais tout de même, Callie devait se rendre à l’évidence, il n’avait surement pas de quoi sauver la gamine.

Il ne retint pas son rire. C’était plus fort que lui. Depuis le temps qu’on ne lui avait pas balancer quelque chose d’aussi désopilant. Il imaginait Parker et Deklan plié en deux derrières lui de la même manière. Ce n’était pas tant la situation qui était drôle. Elle était d’ailleurs plutôt désespéré quand on y pensait. Mais mon dieu, vraiment ? Il éclata de rire, au nez et à la barbe de Callie, toujours agitée de sanglot. Ca ne faisait aucun sens. Entre deux rires il s’étrangla en parole. « Callie tu t’entends ? » Il ne voulait pas manquer de politesse. Il ne voulait pas détruire ses espoirs, il ne voulait pas la faire souffrir. Mais il fallait regarder la vérité. Il ne pourrait probablement rien faire. « Même si j’étais compatible… mon foie Callie… » ses mots déraillaient dans son rire dégueulasse et crispé. C’était ignoble de rire pour ça. En même temps, il n’y avait plus grand chose à faire non plus. C’était peut être même leur dernier recourt. « Tu veux vraiment lui refiler mon foie ? » Le rire n’en finissait pas. Il voulu regarder le ciel, ne vit que le plafond blanc sale de l’hôpital. Bon dieu, il détestait cet endroit. Mon dieu, sa vie était une blague.

Il finit par se rendre compte que ça ne faisait pas rire Callie. Peut être que ça ne faisait rire personne, mise à part lui. Peut être qu’il était encore un plus gros con que ce qu’il pensait. Peut être que sa connerie n’avait pas de fond. C’était sûrement ça. Il coinça le rire dans sa gorge, l’avala péniblement, sécha les larmes qui avaient coulé de ce fou rire incontrôlé. Mon dieu. C’était hilarant. Mais il fallait arrêter. Ca ne le faisait pas rire. Ca la désespérait surement. Et elle devait clairement se demander comment elle avait fait pour tomber amoureuse d’un crétin pareil. Au fond, il se posait la même question, et pourtant, de loin, il s’accrochait à son amour comme si c’était la seule chose qui comptait. Il passa sa main sur son épaule, la laissant glisser sur son bras. « Désolé. C’était nerveux. » Oui ça l’était. C’était son esprit qui craquait petit à petit. C’était son cerveau qui ne pouvait pas encaisser ce qu’elle disait. C’était son coeur qui partait dans tous les sens, qui ne savait pas quoi penser, quoi ressentir. C’était le bordel. Tout était en bordel. Il n’avait pas été construit pour être père, pour pouvoir s’occuper de quelqu’un, pour aimer correctement. Mais il aimait. Il pouvait pas s’en empêcher. Mais il aimait mal. Et il ratait tout. Il était égoïste. Il n’était pas le genre qui sauvait des gens. Même pas une gamine. Il ne savait pas faire. Il ne pouvait pas faire ça. « On va aller trouver le médecin, j’vais faire c’que j’peux. » Il n’y croyait pas. il ne croyait pas pouvoir. Mais elle avait besoin de le voir essayer. S’il ne pouvait pas, elle avait besoin de l’entendre de la bouche des médecins. Elle avait besoin d’avoir une preuve de son inutilité. Elle avait besoin d’accepter qu’il n’y avait pas d’espoir. « D’accord, j’vais faire c’que j’peux. » Il posa ses lèvres sur son front, refermant la grippe de sa main sur sa nuque. Il mentait. Il pouvait rien. Il n’avait jamais rien pu. Il était inutile. Est-ce que la déception serait plus grande après, ou maintenant ?

Il suivit Callie jusqu’au médecin, et fut pris en charge pour une série de test. Il détestait les hôpitaux. Il détestait être ici, il détestait qu’on s’affaire sur lui. Il n’avait même pas demandé à voir sa fille. Ca avait à peine de l’importance. Un peu surement. Mais il n’arrivait pas à ressentir cet attachement si particulier qu’on lui avait décrit. Il ne faisait ça que pour elle, parce qu’elle avait besoin de laisser tomber. Il fut renvoyé dans la salle d’attente, et s’assit doucement à côté d’elle. Il appuya sa tête contre le mur, soupira. « Tu sais qu’il y a de grande chance que je sois inutile ? » il préférait préparer le terrain, couper l’espoir tout de suite. « J’ai pas exactement eu une vie bonne la dessus… » Euphémisme. Mais elle non plus. Mais elle de toute façon on s’en foutait. Elle n’avait pas le bon sang. « Mais je supposes que tu auras fait tout ce qu’il y avait à faire. » Il hésita un moment et finit par passer sa main sur sa cuisse, sur son genou. « T’es une bonne mère. » Il souffla. Meilleure que lui il était père, cela ne faisait aucun doute.



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