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Baby-sitting improvisé | Olivia
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Owen O'Ceallaigh
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Jeu 30 Juil - 17:26
Baby-sitting improvisé

Cet homme ne me plaisait vraiment pas. Il avait l’air sympa pourtant, bien élevé, correct et devait posséder tout un tas de qualités que je n’avais pas envie d’énumérer. Mais ça ne passait pas. Quelque chose en lui me dérangeait. Peut-être son sourire parfait ? Sa gentillesse qui se lisait sur les traits de son visage ? Sa fille qui se révélait être adorable malgré tout ? Le fait qu’Olivia se soit jetée dans ses bras ? Il me semblait trop parfait. Je n’aime pas les gens parfaits. Donc je ne l’aime pas. Son sourire et son air avenant n’y changeront rien. Surtout quand je constate qu’Olivia lui donne plus importance qu’à moi. On n’est pas censé privilégier son mari ? En même temps, on est un peu en froid en ce moment alors trouver des compliments est difficile, je lui accorde. Mais elle aurait pu faire un effort devant lui, elle qui veut absolument jouer la comédie devant tout le monde. Au moins devant ma sœur c’est bien plus simple on n’a pas à agir faussement. Par moment, ça devenait difficile de faire semblant, surtout dans un cas comme maintenant où je ressentais le besoin d’être désagréable.

Olivia finit par passer son bras autour de ma taille alors que je ne quittais pas le fameux Chris des yeux attendant qu’il réponde à ma question. Mais c’est Olivia qui prit la parole avant lui après avoir déposé un bisou sur ma mâchoire crispée sous l’énervement. Elle me présenta un peu plus dignement en n’omettant surtout pas de préciser que j’avais un défaut majeur – ou plutôt deux – la jalousie et la possessivité. Pfeuh, n’importe quoi. Moi jaloux ? C’est une grosse blague. Je ne suis absolument pas jaloux. C’est faux. Elle affirma ensuite que j’étais l’homme qui l’aimait plus que personne et qu’en retour elle m’aimait plus que tout au monde. Seigneur… Jamais elle n’avait prononcé de mots qui sonnaient aussi faux que ceux-là… Est-ce qu’elle s’en rend compte au moins ? Elle ajouta que j’étais brillant et romantique même si je cachais bien mon jeu et que je savais être à l’écoute et bla bla bla… Elle continua sur sa lancée, déclarant qu’elle pouvait continuer à me complimenter pendant des heures mais que Chris n’avait pas besoin de supporter ça, qu’elle ne voulait le mettre mal à l’aise et qu’elle ne me parlait jamais de ses amis pour que j’évite d’être de mauvais poil... Ok… Moi ce que je comprends c’est qu’elle est clairement en train de se foutre de moi. Je ne suis pas dupe et je vois tout de suite quand on se paye ma tête. Elle en fait des tonnes, à tel point que moi-même je ne trouve pas ça crédible. Si elle veut jouer à ça, elle va être servie, je ne vais certainement pas me laisser marcher sur les pieds sans réagir. Je passais un bras autour de sa taille et tournais mon visage dans sa direction pour la regarder avec le sourire le plus faux du monde. « Bien sûr que non mon coeur, je sais à quel point tu aimes dire des choses agréables sur moi à longueur de journée et je pourrais même te retourner chacun de tes compliments parce que toi aussi tu sais parfaitement bien cacher ton jeu alors qu'en fait, tu es tellement parfaite. Tu fais de moi un homme heureux chaque jour que dieu fait ! C’est vraiment incroyable ! Je ne sais vraiment pas ce que je ferais sans toi. » Elle m’avait balancé du discours qui empestait le faux, je pouvais faire pareil. Je reportais mon regard sur Chris, souriant toujours aussi hypocritement. « La vie est bien faite quand même. On ne dirait pas comme ça, mais tout vient à point à qui sait attendre. » Sous-entendu que j’avais attendu Olivia toute ma vie et que j’étais maintenant comblé. Mais ma phrase voulait dire tellement de choses, je pouvais également faire allusion à mon cher visa ou encore à ma vengeance à l’égard de cette garce qui venait de m’humilier. Plein de choses… Tellement de choses.

Elle profita que j’aie la tête tournée pour venir me chuchoter à l’oreille que je devais arrêter mon petit jeu. Je sentis une pointe d’agacement dans sa voix et mon sourire ne fit que s’agrandir davantage. Elle affirma qu’il n’était pas une menace pour l’obtention de mon visa et qu’elle était déterminée à tenir son rôle jusqu’au bout même si j’étais un emmerdeur notoire. Oh, que de compliments à mon égard. Je suis réellement gâté aujourd’hui. J’éloignais mon oreille de ses lèvres pour pouvoir la regarder d’un air faussement gêné. « Mon cœur, ne me dis pas ce genre de chose maintenant, on a des invités voyons et une enfant qui plus est. Je sais que tu as du mal à me résister mais tout de même, contrôle tes pulsions. On verra ça tout à l’heure. » Souriais-je sournoisement avant de l’embrasser brièvement. « La patience n’a jamais été l’une de tes qualités ma chérie. » De toute manière à l’heure actuelle, vu mon agacement à son égard, il est impossible que j’arrive à discerner la moindre qualité la concernant.

Elle finit par se détacher de moi et elle s’adressa de nouveau à son cher meilleur ami, lui demandant de m’excuser parce que j’avais soi-disant passé une mauvaise journée ce qui expliquait ma mauvaise humeur. Si tu le dis… J’avais tellement envie de lever les yeux au ciel, mais je devais me retenir, pour le bien de notre comédie que je trouvais absolument ridicule aujourd’hui. Heureusement pour moi, je sentis mon téléphone vibrer dans ma poche. Alléluia, quelqu’un me sauve ! Je jetais un œil à l’appelant et je constatais qu’il s’agissait d’un appel important que je devais absolument prendre en plus de ça. La vie est décidément bien faite. Il s’agissait d’un agent littéraire d’un auteur que j’essayais d’acheter depuis des semaines. Je ne pouvais vraiment pas laisser passer cet appel pour une pseudo réunion de couple. « Je dois prendre cet appel. » Sans m’excuser ni rien ajouter de plus, je quittais la pièce pour monter les escaliers et rejoindre ma chambre où je serais bien plus tranquille pour répondre au téléphone.



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Chris A. Kenway
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Ven 31 Juil - 18:36


❝Baby-sitting improvisé❞
Olivia & Angel & Owen & Chris
Le moins que l’on puisse dire c’est que je ne faisais pas vraiment bonne impression devant son mari. Je ne me sentais déjà pas très à l’aise en sa présence, mais son regard et ses piques n’arrangeaient rien. Je souris tout de même poliment en lui serrant la main lorsqu’il attrapa la mienne. Est-ce qu’il était au courant de quelque chose ? Est-ce pour cette raison qu’il se montre si peu avenant ? Est-ce qu’elle lui en a parlé ou est-ce qu’il a découvert quelque chose ? Son comportement ne faisait qu’empirer ma culpabilité déjà bien présente. J’ai l’impression qu’il a une dent contre moi alors que c’est la première fois qu’on se rencontre. Qu’est-ce qui pourrait le mettre dans cet état à part le fait de savoir que j’avais déjà couché une fois avec Olivia alors qu’ils étaient mariés ? En même temps, je me dis que dès qu’on se sent coupable de quelque chose on devient vite paranoïaque. Donc, je ne sais pas trop.

Je ne savais pas trop quoi répondre à sa question. Avec Olivia on est pourtant assez proches, je n’y peux rien si elle ne lui a jamais parlé de moi. De toute façon, je n’eus pas à réfléchir très longtemps puisqu’Olivia intervint en se rapprochant d’abord de son mari. Elle utilisa alors de nombreux qualificatifs pour décrire Owen à savoir qu’il était un homme jaloux et possessif qui l’aimait comme personne et qu’elle aimait également plus que quiconque. Elle continua ainsi de faire son éloge, cependant, plus elle parlait, plus quelque chose me chiffonnait. D’une part, je n’avais jamais vu ma meilleure amie se comporter ainsi. D’autre part, quelque chose dans son discours clochait. J’avais l’habitude de côtoyer des menteurs toute la journée dans mon travail, je savais donc les reconnaitre assez facilement et je dois dire qu’Olivia m’offrait un spectacle qui ne semblait pas sincère. J’avais l’impression qu’elle en faisait beaucoup trop. Ça me paraissait exagéré, voire trop beau pour être vrai. Il y a anguille sous roche. Quelque chose n’est pas clair dans leur relation ou je ne sais où. J’ai le nez pour sentir les coups fourrés et là, ça empeste à plein nez. Quelque chose ne va pas.

Les répliques d’Owen n’étaient pas vraiment mieux. Sur la forme, il n’y avait rien à redire – quoique – mais concernant le ton de leurs voix, leurs intonations, ça sentait plutôt mauvais. Bon sang, qu’as-tu fait Olivia ? J’avais l’impression d’assister à un règlement de compte dissimulé. J’avais déjà vu et entendu ce genre de dialogue entre des couples au cabinet, souvent pour un divorce. Certains se battent presque, certes, mais d’autres font preuve d’une telle hypocrisie que ça en devient ridicule. Beaucoup veulent faire bonne impression devant les avocats alors ils se lancent des piques dissimulés. J’avais l’impression de revivre le même genre de scène devant moi entre Olivia et son mari. Je ne pouvais et ne voulais même pas intervenir tant ils étaient bien partis. Owen finit même par s‘adresser à moi affirmant que la vie était bien faite et que tout venait à point à qui savait attendre. Je souris simplement par politesse mais je ne voyais pas vraiment où il voulait en venir. Et puis Olivia se mit à lui chuchoter quelque chose à l’oreille. Un geste qui paraissait d’autant plus suspect, surtout qu’ils n’avaient rien caché depuis tout à l’heure. Son mari s’exclama qu’elle ne devait pas lui dire ce genre de chose devant des invités pourtant je ne pensais pas Olivia capable de parler de chose de ce genre alors que j’étais là avec Angel… Elle savait se tenir quand même… Tous ces comportements ne firent que les rendre plus suspects… Il faut que j’aie une conversation avec Olivia. Parce que c’est bizarre leur histoire.

Elle s’excusa d’ailleurs pour son comportement, prétextant une mauvaise journée qui l’avait rendu de mauvaise humeur. Elle ajouta également qu’il était toujours un peu le Owen qu’elle avait connu à New York. Oh oui exact ! Le fameux patron qu’elle ne supportait pas… Et la voilà mariée avec lui. C’est assez aberrant quand on y réfléchit. Elle ne faisait que le critiquer, sans cesse, se plaignant de lui constamment et la voilà unie à lui à présent. Qu’est-ce qui a changé ? De l’amour à la haine, il n’y a qu’un pas, d’accord, mais là… C’est carrément une course à pieds. « Ça arrive, on a tous des mauvaises journées qui nous sapent notre humeur. » Mais peu de temps après, Owen reçut un appel qui l’obligea à nous quitter. Je voyais là une bonne occasion pour discuter tranquillement avec mon amie de cette chose qui me tracassait. Mais avant cela elle espérait juste qu’Angel avait passé une bonne journée et elle lui proposa même de la garder une nouvelle fois quand je serais au travail. Angel sauta de joie en souriant. « Ouiiiii ! C’était super ! Je reviendrais chez toi Tata Livia et comme ça avec Tonton Owen on fera encore des cookies ! » Je me mis à rire devant l’enthousiasme flagrant de ma fille avant de venir m’appuyer contre le dossier du canapé. « Si ça ne dérange pas Tata Livia et Tonton Owen alors tu reviendras ma puce. » Angel sautilla de plus belle, frappant dans ses mains. « Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! » Mais l’heure était à la discussion. Je devais parler à Olivia.

Cependant, je ne voulais pas qu’Angel écoute les conversations des grandes personnes alors je sortis mon téléphone portable de ma poche pour lancer le jeu d’Angry Bird qu’elle aimait tant. « Ma puce, tiens, tu joues un petit peu avec le jeu des oiseaux ? » Je lui donnais le téléphone et l’attrapais pour l’asseoir sur le canapé. Elle acquiesça joyeusement et se concentra immédiatement sur le jeu. Bien, il n’y aura pas d’oreilles qui trainent comme ça. « Livia. Il y a quelque chose qui me chiffonne. Quelque chose cloche entre toi et ton mari. Je ne saurais pas dire quoi exactement mais votre petite scène n’avait rien de naturel. » Elle n’est pas le genre de femme vénale qui épouse son riche patron pour avoir une promotion ou profiter de son porte feuille. Ça ne peut pas être ça. « Tu détestais cet homme plus que tout au monde il y a encore quelques mois et aujourd’hui, tu t’affiches à son bras en me récitant quelque chose que tu connais limite par cœur. C’est l’impression que j’en ai en tout cas. Livia, souviens-toi que je suis avocat, des menteurs j’en côtoie tous les jours et je sais reconnaitre une supercherie quand j’en vois une. Et là, clairement, mon radar anti-mensonge s’emballe. Qu’est-ce que tu caches ? Et ne dis pas qu’il n’y a rien, parce que toi et moi savons que c’est faux. Si tu ne veux pas en parler, je ne peux pas te forcer, mais ne le nie pas. »


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Olivia R. O'Ceallaigh
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Jeu 13 Aoû - 1:40



BABY-SITTING IMPROVISÉ.

Humpty Dumpty / Sat on a wall / Humpty Dumpty / Had a great fall. / All the king's horses / And all the king's men / Couldn't put Humpty / Together again !


Jouer la comédie devant une enfant était facile. Devant Chris, je n'y arrivais pas. Pourquoi donc ? Sans doute parce que la vérité faisait bien trop mal et que j'avais bien trop souvent compté sur la perspicacité de mon meilleur ami pour pouvoir poser ma tête sur son épaule et oublier un peu mes problèmes. J'avais besoin de quelqu'un. J'avais besoin de sortir un peu de tout ça, d'oublier la douleur, de laisser la colère et les disputes derrières moi. J'avais besoin de quelqu'un qui me soutienne et me protège et je savais que cela n'arriverait jamais si personne ne lisait les failles. Alors, peut-être que je le faisais exprès après tout, juste pour me donner bonne conscience, en me disant que je n'avais pas eu d'autre choix que de tout lui dire. Sauf que je n'étais absolument pas certaine qu'il me soutiendrait. Pire, il pourrait m'en vouloir, me reprocher d'avoir déjoué la loi. Il pourrait être furieux et ne plus vouloir être mon ami. Ça je ne pouvais le supporter.

Face à toute la fausseté de mes sentiments, Owen réagit par la réciproque, se montrant dégoulinant de faux sentiments. Il ajouta ensuite une phrase bien perverse dont il avait le secret, comme si j'étais capable de lui dire des choses salaces devant mon meilleur ami et sa fille. Je levais les yeux au ciel à cette réplique, évitant soigneusement le regard de Chris malgré tout. S'il pouvait le voir avant que je ne me recompose une image, il verrait toute l'antipathie que j'avais pour cet homme et il ne pouvait vraiment pas voir ça.

Je finis quand même par trouver le courage et le bon visage, juste le temps d'excuser Owen, prétextant une mauvaise journée, ce à quoi Chris assura qu'il comprenait, que cela pouvait arriver. Et comme un miracle venu du ciel, le téléphone d'Owen se mit à sonner et il annonça qu'il devait absolument prendre cet appel, quittant la pièce rapidement pour me laisser de nouveau seule face à mon ami et sa fille. Angel fut très heureuse de ma proposition de revenir un autre jour à la maison et je lui souris tendrement, réellement heureuse qu'elle n'ait pas été traumatisé par notre petite après-midi et que l'idée de la reproduire lui plaisir. Je me mis à rire avec son père, puis il vint s'appuyer contre le dossier du canapé, assurant que si cela ne nous gênait pas, il la ferait revenir. Je souris de nouveau, heureuse qu'après cette petite scène, lui-même n'envisage pas de ne plus jamais me la confier. Puis il donna son téléphone à sa fille, lui proposant de jouer à un jeu pour l'occuper. Oups, ça sent pas bon, songeais-je alors qu'il se tournait de nouveau vers moi, l'air de vouloir avoir une discussion des plus sérieuses nécessitant qu'Angel soit occupé ailleurs.

Doucement, il m'avoua que quelque-chose le chiffonnait, que notre scène n'avait rien de naturelle. Il relata cette vieille histoire qui mettait à mal notre comédie parfaitement réglé de d'ordinaire, l'étrange amour que je jurais avoir pour lui alors que quelques mois plus tôt, je le haïssais au plus au point. Il ajouta que tout mon discours sonnait faux, comme un conte appris par cœur, que son radar anti-mensonge s'affolait et me demanda ce que je cachais. « Je sais... », soufflais-je en réponse au fait que tout ça sonnait faux, alors qu'il me demandait de lui parler, me jurant que si je n'en avais pas envie, je n'y étais pas forcée, mais que je ne devais pas nier. « C'est juste que... » Je cherchais mes mots, ne sachant pas comment dire ce que j'avais sur le cœur. Puis soudainement, je réalisais que je ne pouvais pas lui dire la vérité. Je ne pouvais pas prendre ce risque. J'étais seule dans mes ennuis et je devais continuer. Pour protéger les miens si nous venions à être découvert.

Je soupirais. « La plupart du temps c'est facile », dis-je les yeux dans le vague, pensant à toutes les fois où ça avait été simple d'être dans ses bras, de l'embrasser, de dire que je l'aimais... Toutes ses fois où j'avais cru que cela pourrait être plus simple et très doux d'être réellement sa femme. Si je voulais qu'il me croit, je devais être sincère. Dire des mots, penser à toutes ces choses qui me faisaient éprouver les mêmes sentiments et ne pas sourciller. Mentir à tout le monde et être seule était ma punition pour avoir accepté un tel pacte avec le diable. « La plupart du temps, il sourit et j'oublie pourquoi je l'ai détesté au début. Il me jure qu'il m'aime [Qu'il me désire] et je me dis qu'on s'en fout du reste. Que le moment présent, c'est tout ce qui compte. » Parfois j'en avais l'impression. Ça pouvait être si simple de juste fermer les yeux et de se laisser bercer par ses baisers et ses caresses. Il était toujours horriblement honnête, que ça plaise ou non et je savais toujours à quoi m'en tenir avec lui. Alors oui, la plupart du temps, c'était simple et efficace. Sauf que j'avais fini par éprouver plus de choses que je ne le voulais quand nous avions couché ensemble et à la St Valentin, je m'étais offerte à lui dans tout ce que j'avais de plus fragile. Il avait raison sur un point : dans notre travail, on ne pouvait pas exposer nos faiblesses. Je l'avais fait et j'essayais juste de retrouver ma place de robot sans âme depuis. « Mais à d'autres moments, c'est plus compliqué. », avouais-je, regardant Chris dans les yeux. « Oui, je l'ai détesté. Depuis le premier jour où on a commencé à bosser ensemble, je l'ai détesté plus que tout au monde. Et puis j'ai découvert... ce gars-là, caché derrière. Ce gars qu'il ne montre à personne et qui est sensible et compréhensif et doux... Oh Chris, il me rend folle parfois tellement il joue tout le temps sur ces deux tableaux. Et il y a des jours où il redevient ce patron imbuvable et où c'est juste... compliqué d'être sa femme. » Je souris doucement, presque triste. « J'aimerais savoir quoi faire pour lui faire comprendre qu'il n'a pas à être ce type. Qu'il peut être mon Owen... » Mon Owen... Mauvaise idée. Je ne devais pas me l'approprier comme ça. Mais là, je le devais. Pour le bien de notre mensonge. « On s'est disputé », avouais-je finalement, croisant les bras. « Un truc stupide, sans importance, mais on est sur un gros contrat et il m'a dit qu'il devait rester concentré, qu'il n'avait pas le temps pour ça... Tu sais, on s'aime passionnément... Le truc du ''de la haine à l'amour'' tu vois... On s'aime tellement qu'on arrive à faire les choses ensembles... mais dès qu'on se dispute on... On a trop tendance lui comme moi à repartir dans nos vieilles querelles idiotes. » Je souris timidement, rougissant légèrement, baissant la voix. « En règle général on se réconcilie... sur l'oreiller, tu vois », dis-je, vraiment mal à l'aise, espérant que ça le mettrait mal à l'aise lui aussi et que cela suffirait à le convaincre. « Il est en mode travail depuis notre dispute, c'est sa façon de gérer les conflits émotionnels, alors on n'a pas vraiment eu le temps de se réconcilier. Je suis vraiment désolée que tu ai eu à voir ça je... J'aime montrer ce qu'on est, j'aime montrer au monde que je l'aime avec mes tripes. J'aime beaucoup moins montrer que parfois, mes tripes me donnent d'autres types de sentiments quand il s'agit de lui... », avouais-je en rougissant encore, baissant les yeux. De la haine à l'amour. La définition même de ce que nous étions... Sauf que nous n'étions pas amoureux.


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Chris A. Kenway
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Ven 28 Aoû - 2:15


❝Baby-sitting improvisé❞
Olivia & Angel & Owen & Chris
Il était bien facile de repérer les menteurs ou les gens qui jouaient la comédie. Peu importe leurs talents de comédien, quand on devient avocat, on développe une sorte de détecteur de mensonges. Chaque jour, il m’arrive de côtoyer des menteurs, des gens qui payent des fortunes pour qu’une infidélité soit cachée, des gens qui se font passer pour des victimes pour gagner la plus grosse partie lors d’un divorce, même les pires criminels sont des menteurs. Personne ne va avouer un meurtre, n’est-ce pas ? On a tous nos petites manies, nos gestes particuliers quand on ment ou qu’on dissimule des secrets. Des gestes qui nous trahissent et qui passent parfois inaperçus. Mais il y a aussi des gestes qui ne trompent pas, ou même des regards, le ton d’une voix. Olivia ne fait pas exception et je la connais par cœur. Le ton de sa voix est faux, son regard est plein de mauvaises ondes, c’est sur joué, quelque chose cloche, j’en suis certain. En presque cinq ans de carrière, je ne me suis jamais trompé lorsque j’étais face à un menteur. Cette fois encore, quelque chose clochait. Je ne connais pas son mari, mais quelque chose ne va pas non plus dans son comportement…

Pendant toute la durée de leur échange, Olivia ne croisa jamais mon regard, l’évitant soigneusement. Encore un signe qui ne trompe pas. Quand on se sent coupable ou fautif de quelque chose, on a tendance à fuir le regard. Tout ceci me confortait dans mon intuition. Il me restait juste à trouver comment parler à Livia seul à seul pour demander des explications et éclaircir les choses, parce que je ne pouvais pas partir avec cette idée en tête qu’il y avait un truc louche derrière tout ça. Heureusement pour moi, le téléphone de son mari se mit à sonner, l’obligeant à quitter la pièce. Mais avant toute chose, je devais tenir ma fille occupée pour qu’elle n’ait pas les oreilles qui trainent. A cet âge, on répète tout. L’heure de la discussion avait sonnée et je lui révélais alors ce que je pensais de la situation assurant qu’il y avait un problème derrière tout ça. A ce moment, tout un tas de scénarios, tous plus fous les uns que les autres affluaient dans ma tête. Et si elle l’avait épousé pour son argent ? Il n’y a qu’à voir leur maison et les voitures dans la cour pour savoir qu’ils en ont. Et je suis sûr que ça ne vient pas d’elle. Et s’il était agressif ou violent avec elle ? Et si elle devait jouer la comédie devant ses amis pour cacher cette vérité ? On entend toute sorte d’histoires abracadabrantes quand on est avocat et qu’on s’occupe des divorces et des histoires de famille ou de voisins.

Appuyé contre le dossier du canapé et les mains posées dessus, j’attendais qu’elle me réponde, qu’elle confirme. Elle affirma qu’elle le savait et commença une phrase sans la finir. « Tu peux me parler tu sais, tu peux tout me dire. Oublie mon boulot et tout ce qui va avec, je ne suis plus avocat pour le moment, je suis ton ami. » J’essayais de l’encourager pour qu’elle se dévoile un peu. « Et je m’inquiète pour toi. » Réellement. La savoir en difficulté ne me plaisait pas. Je n’étais pas son meilleur ami pour rien, son bien-être me préoccupait et gare à celui qui lui ferait du mal. Je me fiche que son Owen soit éditeur, directeur d’entreprise, flic ou président, c’est du pareil au même. Je ne tolérerais pas qu’il la fasse souffrir. Elle mérite d’être heureuse. Alors que ce soit lui ou un autre, celui qui lui fera du mal aura affaire à moi. J’ai l’avantage de la taille et du gabarit. Elle soupira alors, affirmant que la plupart du temps c’était facile. Quoi donc ? La vie avec lui ? Son mariage ? Sa vie de femme mariée ? Elle continua, me coupant dans mon questionnement, en affirmant que la plupart du temps, un simple sourire lui suffisait à oublier pourquoi elle l’avait détesté avant, que lorsqu’il lui avouait ses sentiments, elle se fichait du reste et que le moment présent était le plus important. M’approchant un peu, je posais une main sur son épaule pour lui donner du courage et lui adressais un sourire encourageant pour continuer. Je ne voulais pas la couper alors j’attendais sagement qu’elle avoue ce qu’elle avait sur le cœur. Je savais écouter les personnes ayant des problèmes.

Je lui laissais le temps qu’il lui fallait pour rassembler ses idées et mettre de l’ordre dedans. Si elle avait quelque chose sur le cœur, ce n’était peut-être pas facile d’en parler. Elle ajouta finalement qu’à d’autres moments, c’était plus compliqué. Comme tous les couples. Ce n’était pas toujours tout rose non plus avec ma femme… Enfin, c’est une autre histoire ça. Elle releva enfin la tête pour me regarder et ajouta qu’effectivement elle l’avait détesté plus que n’importe qui, depuis le premier jour. Cependant, elle avait découvert l’homme caché derrière le patron tyrannique. Cet homme avec de multiples qualités. Il l’a rendait folle par moment, notamment quand il redevenait cet horrible patron. Déformation professionnelle ? Il doit peut-être la considérer un peu plus comme son assistante que comme sa femme parfois ? Comme pour séparer le boulot et la vie privée ? Beaucoup font ça. « Tu sais, beaucoup de couples qui passent leur temps ensemble, aussi bien au travail qu’à la maison, essayent de remettre une distance professionnelle entre eux pendant leurs heures de boulot. Vous vivez ensemble, vous travaillez ensemble, vous passez tout votre temps ensemble, il a peut-être besoin de reprendre son rôle de patron parfois ? C’est humain. Et de ce fait, les habitudes reprennent le dessus. Tu as essayé de lui en parler ? Ne rumine pas ça dans ton coin, ça n’arrangera rien. » La communication c’est très important dans un couple.

Elle lâcha finalement qu’ils s’étaient disputés. Ah. Ça explique tout. Elle a sans doute voulu sauver les apparences devant moi. A ce moment, la voix d’Angel attira mon attention. Je me retournais alors et je la vis debout sur le canapé, me tendant mon téléphone. Elle sautillait de joie en répétant qu’elle avait gagné. Je lui adressais un sourire et la félicitais, lui demandant de se rasseoir correctement pour jouer au prochain niveau. Puis, je me reconcentrais sur mon amie. Donc, la dispute ? Elle avoua que la raison de leur querelle était stupide et sans intérêt mais qu’ils étaient également sur un gros contrat en parallèle et que de ce fait, Owen voulait rester concentré et qu’il n’avait pas le temps pour ça. Pour ça quoi ? Elle ne me donna pas plus d’explication sur l’objet de leur dispute et enchaina plutôt sur le fait qu’ils s’aimaient passionnément et tout ce qui allait avec. Puis elle se mit à rougir quand elle m’expliqua plus ou moins comment ils avaient l’habitude de se réconcilier. Je lui souris tendrement pour lui montrer que j’avais compris l’allusion. Pourtant ce genre de révélation, bien que logique, me mettait légèrement mal à l’aise par rapport à ce que j’avais pu faire avec elle il y a quelques mois. Mais bon, là n’était pas le problème, je ne devais pas laisser mes émotions prendre le pas sur mon raisonnement. J’étais là pour l’écouter et l’aider pas pour ressasser le passé et mes erreurs.

Elle ajouta que depuis leur dispute, il était en mode travail et que par conséquent ils n’avaient pas trouvé le temps de se réconcilier. Elle s’excusa également de m’avoir infligé ça et m’expliqua qu’elle l’aimait réellement et qu’elle voulait le montrer au monde entier mais préférait garder pour elle les mauvais côtés. C’était compliqué tout ça. En même temps, si la vie était facile, ça se saurait. « Bon, dans tous les cas, je suis rassuré de voir qu’il n’y a pas un drame qui se cache derrière tout ça. S’il te fait du mal un jour, tu as intérêt à me le faire savoir. » Plaisantais-je en souriant. Bien que ce ne soit qu’une fausse plaisanterie. Je le pensais réellement. « Mais pour en revenir à ton problème, si la raison de votre dispute est si futile, pourquoi ne pas simplement en parler ? La communication est parfois la solution la plus efficace. Je ne suis pas dans ton couple mais peut-être qu’il faut que vous preniez un peu de distance ? Parfois, ce n’est pas bon de rester vingt-quatre heures sur vingt-quatre ensemble. On a tous besoin de respirer et d’avoir nos moments d’intimité, seul. C’est normal. » Elle me faisait de la peine tout de même alors je passais un bras autour de ses épaules pour l’attirer vers moi et la prendre dans mes bras. « Je ne suis pas le meilleur conseiller matrimonial qui soit mais je n’aime pas te savoir au plus mal. Je ne veux vraiment pas que tu hésites à me parler dès que tu en ressens le besoin. Je serais toujours là pour toi, tu le sais. » On n’abandonne pas ses amis.

Au bout d’un moment, je me reculais et posais mes deux mains sur ses épaules. Je la regardais dans les yeux quelques secondes, scrutant son regard à la recherche d’un potentiel indice supplémentaire, de quelque chose que j’aurais pu louper. « S’il y avait autre chose, tu me le dirais, n’est-ce pas ? » J’ai pleinement confiance en elle, je sais qu’elle ne me mentirait pas. Et elle sait qu’elle peut absolument tout me dire, ça sert à ça les meilleurs amis. Mais je préférais m’en assurer, juste au cas où.


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Olivia R. O'Ceallaigh
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Dim 13 Sep - 18:03



BABY-SITTING IMPROVISÉ.

Humpty Dumpty / Sat on a wall / Humpty Dumpty / Had a great fall. / All the king's horses / And all the king's men / Couldn't put Humpty / Together again !


Je détestais mentir à ma famille, à mes amis, surtout à propos d'Owen et moi. Je mentais depuis des années, prétendant que la page était tournée pour Dimitri, que tout ça appartenait au passé, que les cicatrices avaient fini par s'estomper, mais c'était un mensonge pour les protéger et pour me protéger. Là, je mentais juste pour sauver ma peau et pour préserver mes parents d'une vérité trop douloureuse pour eux. Et je détestais ça. Je détestais les regarder tous dans les yeux et assurer que j'aimais cet homme au-delà de ma propre vie, alors même que j'allais ensuite devoir prétendre la fin d'un amour et un divorce consentit.

Mentir à Chris était encore plus dur, parce que je savais qu'il s'en voulait d'avoir été l'homme avec qui j'avais trompé mon mari. Et je me doutais que le fait que je mentais si facilement à Owen sur ma coucherie n'aidait pas à prétendre à l'amour véritable.

Alors en bon ami, Chris m'assura que je pouvais tout lui dire et bien que l'envie de me confier enfin à quelqu'un pour ne plus vivre ça seul était forte, je me retenais au dernier moment, prétendant que j'étais amoureuse, mais qu'aimer Owen n'était pas toujours facile. Ses mots « Et je m'inquiète pour toi » tournaient et viraient dans ma tête encore et encore. Je pouvais comprendre qu'il s'inquiète. Je m'inquiétais aussi pour lui. En permanence. Mais lui n'avait pas les problèmes que j'avais. Lui ne prenait pas les risques que je prenais pour une stupide promotion. Et je ne voulais pas l'impliquer dans tout ça. Il avait une vie tranquille, une fille géniale dont il fallait qu'il s'occupe. Je ne pouvais pas l'impliquer là-dedans.

Encourageant, Chris m'assura qu'il comprenait que ça puisse être compliqué. Les ménages qui passaient tout leur temps ensemble marchaient sans cesse sur des œufs, jonglant entre la relation amoureuse et la relation de travail. Il m'assura que la volonté d'Owen de garder une distance professionnelle pouvait parfaitement se comprendre dans ses conditions. Je me mordis la lèvre, non pas parce que je craignais ses propos, mais parce que je m'en voulais de le forcer à me faire de telles confidences pour me rassurer alors que mes problèmes étaient totalement faux et inventés. Et il s'échinait même à trouver des solutions, à me forcer à parler à Owen de mon ressentit, à ne pas ruminer dans mon coin. Je hochais la tête, un peu en mode robot, l'écoutant attentivement, mais n'accrochant aucune de ses paroles à ma mémoire. Pauvre Chris. Il faisait tant d'efforts et j'étais horrible avec lui, lui mentant sans vergogne. Je ne réagis même pas réellement quand Angel nous interrompis en annonçant qu'elle avait gagné, me contentant d'un maigre sourire avant de reprendre mon histoire, mon mensonge.

Chris finit par dire qu'il était plutôt content que ça ne soit qu'une dispute de couple basique et pas un drame, mais que si Owen me faisait du mal un jour, je devais assurément lui en faire part. Je sentis les larmes monter à mes yeux alors que je réalisais que je ne pourrais jamais le faire. Parce qu'Owen me faisait du mal. Il me faisait du mal régulièrement, même si c'était totalement involontaire de sa part. Et je ne pouvais en parler à personne, sous peine de trahir le grand secret qui me conduirait assurément en prison. Et je ne peux pas faire ça à Chris, songeais-je en baissant les yeux. Je ne peux pas le rendre complice de ça.

Pensant sans doute que c'était ses mots sur le fait de devoir en parler avec Owen et/ou prendre des distances avec lui, qui me rendait si triste, il me prit dans ses bras et c'est sans hésiter que je me serrais contre lui, passant mes bras autour de son torse et enfouissant mon visage contre son torse. Son étreinte faisait tant de bien. Chris avait toujours été l'homme à qui je pouvais parler de tout. Il savait pour l'enfant que j'avais tué, il savait que ça n'était pas encore une histoire tout à fait réglé pour moi. Il savait pourquoi je n'en parlais à personne et pourquoi j'étais toujours et sans cesse mal dès le sujet était abordé. C'était le sujet qui m'avait rendu triste et m'avait conduite à l'embrasser, puis à faire l'amour avec lui quand nous avions dérapé cette nuit-là. Chris savait et je pouvais sans crainte lui parler de ce genre de choses... à lui.

Il m'assura qu'il n'était sans doute pas le meilleur conseillé matrimonial, mais qu'il était mon ami et que je pouvais tout lui dire. Il me demanda même si j'avais autre chose à lui dire, me questionnant sur le fait que je lui en parlerais s'il y avait plus. Je sentis les larmes déborder de mes yeux avant même que je ne puisse retenir un petit hoquet sanglotant et je me serrais un peu plus dans ses bras, cachant mon visage dans son T-shirt, le mouillant au passage. « J'ai fait un tatouage... », soufflais-je tout doucement, de peur que ma voix ne se brise si je parlais trop fort. « C'était la veille de la St Valentin et je pensais à Dimitri et au mariage et au... A ce que j'ai fais ensuite... et j'ai fait un tatouage. C'était une idée stupide, mais j'en avais besoin et quand Owen l'a vu il... Il a voulu savoir pourquoi je l'avais fait et j'ai pas pu lui dire... » Un sanglot m'empêcha de continuer et j'avalais difficilement la boule dans ma gorge avant de relever les yeux, regardant Chris dans les yeux. « La raison de notre dispute, ce n'est pas quelque-chose de stupide. C'est ça. Parce que je n'arrive pas à lui dire, parce qu'il ne sait rien de tout ça. Il sait pour Dimitri et pour le mariage, mais il ne sait pas pour ça... » Qu'importe les années, qu'importe la confiance, je n'arrivais toujours pas à parler de bébé ou d'embryon ou à prononcer le mot ''avortement''. C'était ''ça'' et ''la chose que j'ai faite''. C'était toujours ça. « Je n'arrive pas à lui dire que je suis un monstre d'égoïsme, une faible trouillarde et j'ai refusé de lui dire pourquoi j'avais fait ce tatouage, parce que j'ai peur. J'ai peur de ce qu'il pensera et de ce qu'il pourra faire une fois qu'il le saura. »

Ça c'était la pure vérité. Je ne pouvais pas lui en parler parce que j'avais une peur bleue de sa réaction, de l'usage qu'il pourrait faire de cette information, mais surtout, j'avais peur du regard qu'il porterait sur moi, du pouvoir qu'il aurait de me briser. Il avait déjà tellement ce pouvoir aujourd'hui. « J'ai tellement peur, Chris... »

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Sam 3 Oct - 23:05
Baby-sitting improvisé

La situation au rez-de-chaussée n’avait rien de plaisant pour moi. Voir Olivia aussi tactile et câline avec ce grand dadet ne me plaisait pas. Pourquoi se montrait-elle aussi familière avec lui ? Pourquoi son geste semblait si naturel ? Pourquoi est-ce que je me suis senti aussi mal en les voyant faire ? Ça ne devrait pas m’atteindre. Je me fiche éperdument de sa façon de se comporter avec ses amis… Et pourtant, je n’avais pas aimé cette vision. J’avais aussitôt ressenti une certaine frustration, un agacement. C’est beau la jalousie. Dès lors, je n‘avais pas pu me contrôler et je m’étais montré désagréable. J’aurais pu laisser couler, me foutre de la situation. Mais ce ne fut pas le cas. Mon sale caractère possessif avait pris le pas sur ma réflexion. J’aurais pu aller plus loin. J’aurais pu me montrer encore plus désagréable voire méchant, subtilement. J’aurais pu. Mais mon coup de fil mit un terme à cette situation électrique.

C’était un appel important auquel je devais absolument répondre. L’agent littéraire de l’auteur que je convoite depuis des semaines qui me rappelle enfin, je ne peux pas passer à côté. Alors je m’étais éclipsé, j’avais rapidement monté les escaliers pour regagner ma chambre et j’avais pu prendre l’appel au calme. Le domaine professionnel était la seule chose qui pouvait me calmer et me faire redescendre sur terre. Elle m’expliqua, non sans quelques sous-entendus appuyés, qu’elle avait réfléchi et que son petit protégé signerait avec notre maison d’édition. Elle nota que j’avais quelques arguments convaincants et qu’il faudra que je m’évertue à montrer l’étendue de mes talents autour d’un verre. La routine. La suite de la conversation dériva complètement et son auteur n’était plus vraiment le sujet principal. Bref, je n’avais pas complètement perdu ma journée.

Après avoir raccroché, j’hésitais un instant. Qu’est-ce que je fais maintenant ? Je reste dans ma chambre et je profite de ma tranquillité ? Ou alors je redescends pour voir s’ils sont encore là et si c’est le cas, qu'est-ce que je fais ? Ma décision fut toute trouvée, je ne voulais pas la laisser seule avec ce type. Etant donné leur proximité, je ne peux pas me permettre de rester en retrait. L’excuse… Alors je sortais de ma chambre et restais quelques secondes en haut de l’escalier pour écouter et voir si j’entendais des voix. Est-ce qu’ils sont encore là ? J’entendis la voix lointaine d’Olivia alors je supposais que oui. A moins qu’elle ne se mette à parler toute seule, ce qui m’étonnerait. Je rangeais mon téléphone dans ma poche et je descendis doucement les marches de l’escalier jusqu’à ce que j’arrive dans l’entrée où j’apercevais ma femme dans les bras du géant au look de surfeur… Cette vision ne fit que m’énerver de nouveau. Alors que je commençais à bouillonner d’agacement et que j’avançais vers eux prêt à me montrer sous mon meilleur jour – ahem – , j’entendis Olivia dire qu’elle avait peur. Je ralentis alors le pas jusqu’à m’arrêter et voir des larmes sur son visage… A cet instant, je me figeais, sans rien comprendre de la situation. Seigneur… Pourquoi est-ce qu’elle pleure ? De quoi a-t-elle peur ? Est-ce qu’elle lui aurait parlé de la véritable nature de notre mariage et qu’elle aurait peur de se faire attraper par la police ? Non… ça ne l’a jamais effrayée… Alors quoi ? Je me sentais assez mal en la voyant dans cet état, elle semblait tellement… sincère et vulnérable. Véritablement perturbée. Qu’est-ce qui pouvait bien la mettre dans un état pareil ?

Je restais à quelques mètres d’elle, me sentant limite aussi désemparé qu’elle, ne comprenant strictement rien à ce qu’il se passait. La voir pleurer ne me plaisait pas. Je n’avais pas supporté de la voir aussi fragile et démunie le soir de la saint-valentin… Aujourd’hui, c’était un peu pareil. Je n’aimais pas voir les gens pleurer, encore moins ceux de mon entourage. J’étais peut-être un bel enfoiré, un requin sans pitié dans mon travail, mais je détestais voir mes proches dans un tel état de détresse. Mon âme de grand frère protecteur ne supportait pas ce genre de vision. « Peur de quoi ? » Mon inquiétude devait se lire sur mon visage tant ce genre d’émotion me perturbait. « Qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ? » Je voulais réellement l’aider, connaitre son problème. Là pour le coup, le Owen froid et sarcastique de tout à l’heure était reparti au placard. Je m’inquiétais réellement. Et pas qu’un peu. La voir aussi démunie me fendait toujours le cœur.



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Jeu 8 Oct - 22:23



BABY-SITTING IMPROVISÉ.

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C'était atroce. Cette peur viscérale avait une forme que je ne voulais pas interpréter. Je savais que je devais avoir uniquement peur de comment Owen pourrait tourner la vérité à son avantage, mais la vérité était toute autre. J'avais peur qu'il sache, parce que j'avais peur de savoir ce qu'il en penserait, de comment il me verrait ensuite. J'étais une lâche. Je l'avais toujours été. J'avais lâchement fuit à New York pour fuir ma famille trop envahissante, lâchement arraché de mon ventre ce haricot qui grandissait en moi. J'avais lâchement peur d'affronter son regard. S'il savait, s'il pouvait juger de mes actes... J'avais trop peur de savoir comment il réagirait, comment gérer cette vie commune s'il savait...

J'avouais la plus pure des vérités à mon meilleur ami en lui avouant que j'étais terrifiée par l'idée que mon mari sache ce qu'étaient vraiment les secrets de ma vie et Chris me serra un peu plus dans ses bras par réflexe, parce que c'était ce qu'il faisait toujours quand je n'allais pas bien. Avant qu'il n'ait le temps de dire quoi que ce soit, cependant, la voix d'Owen raisonna juste derrière moi, me demandant de quoi j'avais peur. Je me défis lentement des bras de Chris, lui tournant ostensiblement le dos en essuyant mes larmes du dos de la main. Je ne pouvais pas me montrer comme ça. Même s'il avait probablement déjà vu mon regard, mes larmes, entendu ma voix chevrotante, je ne pouvais pas m'afficher ainsi, sans tenter un minimum de réparer les dégâts. Regardant partout, sauf vers mon mari, je vis le regard surpris et interrogateur d'Angel. Merde... Tout ça devant la gosse. « Hey ma princesse », soufflais-je en allant vers elle pour la prendre dans mes bras. « Ne t'inquiètes pas mon poussin. Tata est juste un peu triste. Rien qui ne pourra pas passer avec un gros câlin de mon amoureux. Alors tu sais quoi ? Papa et toi », dis-je en revenant vers Chris pour mettre Angel dans ses bras. « Vous allez rentrer à la maison et vous amuser et quand je ne serais plus toute triste, j'appellerais ton papa pour vous rassurer. Okay ? »

Je posais ensuite les yeux sur Chris, lui souriant timidement. « Ça ira. Je dois juste lui parler », soufflais-je en jetant un coup d'œil à Owen. « Seule à seul. » Je me hissais sur la pointe des pieds, posant un baiser sur la joue de Chris, avant de les reconduire lui et Angel jusqu'à la porte. Une fois la porte fermée, je me concentrais enfin sur Owen, le regardant, sentant mes yeux encore rougit par les pleurs et le cœur lourd de tous les secrets que je portais et qui me brisaient peu à peu depuis près de dix ans.

« Voilà, c'est bon », soufflais-je, me cachant à nouveau derrière la froideur pour taire les larmes qui coulaient encore malgré moi sur mes joues. De rage, je balayais mes joues avant de baisser les yeux, le contournant pour montrer à l'étage, m'enfermer dans ma chambre et ne plus le voir de la soirée. Je n'oubliais pas que nous étions en froid. Une mésentente que j'avais installée et qu'il avait soigneusement préservé tout comme moi. C'était tellement plus facile de se détester, de lutter pour la domination, plutôt que pour faire une équipe qui fonctionne. Et je ne voulais plus jouer la comédie. Faire tout ça devant Angel, défendre notre couple devant Chris... Ça me fatiguait. J'étais épuisée, physiquement et moralement. Je n'avais aucune envie d'un nouveau combat. En fait, je n'avais juste envie de rien. Juste m'écrouler dans mon lit et cesser d'exister pour quelques heures. Peut-être que mon esprit pourrait trouver le repos. Peut-être que mon cœur pourrait arrêter de souffrir. L'espoir vain... « Plus personne à impressionner, patron. Plus personne à qui montrer que je t'appartiens ou que tu es un bon mari qui s'inquiète. Tu m'excuseras, mais j'ai joué la comédie toute l'après-midi, je suis fatiguée. » Je chassais de nouvelles larmes, maudissant mes yeux de pleurer tous seuls. « Passe une bonne soirée. »


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