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(Isaac) ◈ Who knew meetings were fun
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Alan R. Wzyciski
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Sam 2 Mai - 21:39

Who knew meetings were fun
isaac & alan

Depuis quelques semaines, Alan avait réussi à se tenir à l’écart de l’héroïne, et c’était quelque chose dont il était incroyablement fier. Notamment parce qu’il s’était promis d’essayer. O au moins, d’arrêter deux jours de suite. Parce qu’à la vitesse avec laquelle il en engloutissait, il risquait l’overdose à tout moment. Et la violence du manque qui brûlait dans le creux de ses entrailles était telle que rien ne semblait en mesure de la calmer, cette horrible sensation. C’était comme si on lui avait fait boire le plus corrosif de tous les acides. Comme si on le poignardait à plusieurs reprises dans les genoux. Il avait du mal à tenir debout, et marcher était devenu difficile, parce que le manque était tel que son cerveau lui hurlait une douleur qu’il était incapable d’identifier. Si bien qu’il lui était impossible d’en définir la cause comme la nature. Peut-être était-elle réelle, cette douleur lancinante dans son dos, peut-être qu’elle ne l’était pas. Il ne le saurait sans doute jamais de toute façon. Puisqu’on ne s’attarderait pas sur ses idioties de drug addict. Personne n’allait s’inquiéter pour lui. Et quand bien même on lui disait l’inverse dans ces jolis salles de réunions aux murs blancs et placardés d’affiches dont on aurait pu croire que les artistes qui les avaient décorées n’avaient pas plus de dix ans, Alan savait bien qu’au final, ils s’en foutaient qu’il aille bien ou non. La seule chose qu’ils faisaient, ces gens qui accrochaient leurs blouses et qui s’affairaient à avoir l’air ordinaire dans leurs chemises repassées, c’était de répéter des pamphlets ridicules, l’abstinence est la clef, admettre son problème, c’est le premier pas vers la guérison et bien d’autres conneries plates et sans véritable intentions derrière. Et s’il n’en avait pas été du ressort de ses parents, qui s’étaient enfin décider à ouvrir les yeux sur la souffrance incontestable de leur fils, malgré leur amour infini pour lui, Alan n’aurait jamais fait l’effort même de simplement chercher quelqu’un pour l’aider dans ce foutu hôpital.  

C’était pourtant loin d’être la première fois qu’il avait réussi à se sevrer dans ses faiblesses et ses excès, mais l’impression de fierté, elle, était nouvelle. Comme s’il avait tout d’un coup retrouvé sa confiance en lui. Cette fois-ci c’était différent ; pour plusieurs raisons, parce que ses parents, comme Charlie, étaient au courant dorénavant. Alan s’en était sorti pour rester discret et faire passer ses déviances inaperçues, mais depuis peu tout s’était révélé aux yeux horrifiés de tous. Charlie le découvrit bien avant, et ne put pas y faire grand-chose, mais ces deux parents qu’il aimait et qui l’aimaient tant furent dévastés par cette nouvelle. Eux, qui vivaient de nouveau à ses côtés depuis cette fin du mois de janvier, n’avaient rien vu pendant tout ce temps ? Ils s’étaient peut-être étonnés par moment de certaines sorties un peu trop prolongées ou de quelques autres choses saugrenues, mais rien n’aurait pu les préparer à découvrir l’horrible et dévastatrice addiction de leur fils. Terrible addiction dans laquelle il s’était enfoncé depuis si longtemps que c’en était devenu quelque chose de mécanique et d’habituel. Il n’était plus capable de faire sans, du moins pas plus de quelques jours. Il arrivait pourtant parfois qu’il puisse s’en échapper et s’en éloigner le temps de trois jours – pour sa durée la plus longue – parce qu’il n’était plus capable de trouver de quoi s’en réapprovisionner. Mais il fallait bien que ça arrive à un moment. Ses manies le faisait voler dans les propres ressources de son père, comme de sa mère, et à s’abaisser à bien d’autres choses pour avoir suffisamment d’argent pour payer ses doses presque quotidiennes. Et s’il fallait être exact dans tout ce qu’il avait perdu, Alan l’avait avoué lors de la première de ses nombreuses réunions dans lesquelles il avait été trainé, il avait dépensé, ou plutôt gaspillé, 19 600 dollars d’héroïne. Le pauvre garçon, d’à peine vingt-trois ans avait perdu plus que n’importe qui de son âge aurait pu perdre. Autant de sa dignité que des choses matérielles.

Évidemment, tout allait en partie mieux maintenant qu’il ne l’avait plus, tout cet argent. Même s’il ne l’avait pas eu en premier lieu, c’était une autre histoire. On gardait un œil très serré sur lui, chacun de ses actes, pour la plupart, étaient épiés par l’un ou les deux de ses parents désormais. Il n’avait plus vraiment le droit de quoique ce soit, et dans un sens, il leur était reconnaissant d’agir ainsi envers lui. Parce qu’il ne se faisait de toute façon pas assez confiance pour réussir à tenir dans cette longue et insupportable route qu’allait être celle-là. Alors quoi de mieux, s’était-il dit, pour se donner confiance et réussir à vaincre ce manque qui grondait dans ses tripes ? Oui, se bourrer la gueule. C’était la solution à cette sensation désagréable. Mais pas trop non plus, se disait-il ensuite. Il avait besoin de rester raisonnable, même si ce n’était pas exactement la chose qui le caractérisait le plus depuis toute cette histoire. Quand bien même il avait été capable de rester raisonnable sur certaines de ses nombreuses idioties, il était pleinement conscient, en vérité, que boire allait être une décision stupide et ridicule ; mais à quoi bon ? Son bonheur importait vraiment très peu, il fallait bien se décider à faire quelque chose pour faire taire cette affreuse sensation dans le bas de son corps, qui brûlait et qui tirait. Il avait mal, il souffrait physiquement, pas simplement dans son cœur et son esprit. Il était bien loin de ces bêtises-là, et pourtant… Un verre pour se donner du courage avant de partir de la maison familial, puis un autre, et un troisième. Heureusement pour lui, il n’avait plus de voiture. Donc plus de moyen de s’écraser – une nouvelle fois – contre un épais poteau. Et titubant d’une manière relativement contrôlée il avait réussi à atteindre l’hôpital. Ce grand hôpital où l’ambiance était faussement optimiste, là où avaient lieu ces interminables réunions ‘‘anonymes’’. L’anonymat était relatif, puisqu’Alan était déjà venu, plusieurs fois. La plus récente après sa tentative de suicide passée inaperçue et simplement considérée comme un simple accident de voiture.

Et à peine avait-il juste passé les portes de l’entrée qu’il attrapa machinalement et mécaniquement son bras anciennement cassé et le garda serré dans sa main tout du long de sa courte marche presque droite jusqu’à l’accueil. Quelques petites histoires de paperasses plus tard, un commentaire dissimulé sur l’odeur d’alcool qui se dégageait de lui de la part de la standardiste et le voilà qui avait disparu de là pour se glisser dans un ascenseur, à son plus grand regret. Alan détestait les ascenseurs, parce qu’il avait toujours craint de se retrouver bloqué dans l’un d’entre eux. Et claustrophobe comme il était, c’était bien le plus horrible de tous les cauchemars. Alors évidemment, c’était à contrecœur qu’il avait posé les pieds à l’intérieur, assez difficilement parce qu’il titubait encore un peu. Et une fois à l’intérieur de celui-ci, il ne fit rien d’autre que de se laisser glisser sur le côté opposé aux boutons pour calmer son mal de tête et fermer les yeux un instant. Un mal de crâne insupportable s’était amusé à se glisser en chemin avec lui ; et parce qu’il n’avait rien pour le faire disparaître, il s’était contenté d’attendre silencieusement. À espérer bêtement qu’il passe, à attendre qu’il s’en aille aussi brièvement qu’il était venu. Sans prévenir. Et pour l’instant, parce que l’alcool occupait suffisamment de place, le manque d’héroïne ne se faisait plus sentir, il était endormi. Un peu comme Alan qui était à moitié là, somnolant et seul dans cet ascenseur.

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Mar 5 Mai - 1:01
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Alan & Isaac

Quand un de tes amis t'avait appelé pour te dire qu'il s'était potentiellement cassé le bras en jouant au beer pong, soyons honnête, tu avais ri. Ca peut paraître un peu chien dit comme ça, mais c'est ce que les vrais amis sont sensés faire dans ce genre de situation. Tu peux faire un comas éthylique à force de trop jouer ou à la limite te faire mal au poignet, mais te casser le bras? Sérieusement? Faussement vexé, il avait essayé de se rattraper, de trouver des excuses à son ridicule accident. Des flaques de bière au sol, un taux d'alcoolémie un chouillat trop élevé... Résultat des courses, il s'était réveillé le lendemain matin le bras enflé et bien trop douloureux pour faire quoi que ce soit. Son colocataire, un type visiblement plus viable que lui sur l'échelle de l'évolution, lui avait posé une sorte d’attelle en attendant sa visite à l'hôpital. Il allait devoir y faire quelques radios pour s'assurer de la fracture et observer l'étendu des dégâts. Un chouette programme.
Ce n'est que par bonté d'âme et surtout pour pouvoir rire de lui que tu avais offert de le déposer aux urgences. Pas vraiment en mesure de refuser ta proposition, il s'était contenté de dire qu'il allait te redevoir ça et qu'une bière t'attendait déjà dans son salon. Nice. avais-tu répondu, un petit sourire aux lèvres. Après lui avoir promis arriver dans une trentaine de minutes, tu avais raccroché et filé vers la salle de bain.

Vous voulez savoir le pire? Il ne l'avait même pas gagné, sa partie.

Tu avais pris une douche expresse, te brossant les dents d'une main et shampouinant tes cheveux de l'autre. Ton ami habitant à cinq minutes de chez toi, tu étais large. De retour dans ton salon tu te tirais une cigarette et la grillais tout en préparant ton café. Une fois celui-ci avalé et ta langue salement ébouillantée par la boisson, tu sortais de chez toi en vitesse. Pressant le pas dans la rue, tu arrivais en avance et retrouvais ton ami étendu sur son canapé lit, la mine défaite. Tu récupérais alors les clés de sa voiture, et aidais le grand blessé à quitter le sofa. Il avait l'air crevé, sonné et des marques de feutre dépassaient de son t-shirt. Suivant ton regard il lâcha un simple « J'ai un peu passed out ». Tu te mis à rire mais ne dis rien. Pas la peine.
Vous quittiez l'appartement accompagné de ses paroles et histoires de la veille. Il te racontait comment Andy avait été un partenaire de merde et comment lui, même après sa chute, le poignet douloureux, avait marqué la plupart des verres. « Les adversaires étaient bons, mais j'te jure, si j'avais joué seul c'est clair que je les aurais wreck » Tu l'écoutes parler, accompagnant ses dires de quelques rires bien placés. Pour être honnête t'es pas tant à l'aise à conduire. Ça fait trop longtemps que tu n'as pas utilisé la petite voiture de ta mère. Depuis que tu vis seul tu te déplaces toujours à pieds, en vélo ou même à la limite en bus quand tes jambes n'assument pas d'accomplir leur job. Heureusement qu'il n'est pas si loin cet hôpital.
Arrive bientôt le moment fatidique où il te faut trouver une place pour garer le véhicule de ton ami. Celui-ci ne t'aide évidemment pas, encore trop pris dans ses histoires. Tu l'écoutes d'une oreille distraite, calculant mentalement les distances entre les voitures déjà garées. shit, il pouvait pas prendre plus de place lui?  Après plusieurs minutes de recherche, tu arrives enfin à te glisser dans un espace libre. « Hey commence à marcher faut que je passe un coup de fil à mon boss pour lui dire que je serais en retard à mon shift.»

L'avantage d'être un employé modèle souvent là pour faire des heures supplémentaires, c'est que lorsque tu lui eus expliqué toute ton affaire, ton patron te proposa même de prendre ta journée. Good. Tu raccrochais et te dirigeais vers l'entrée du bâtiment. Ton ami avait dû monter à l'étage  car il n'était pas dans le hall. Tu checkais sur le mur et repérais la salle d'attente deux étages plus haut. C'est en arrivant devant les portes menant vers les escaliers que tu t'arrêtas net. Une feuille y avait été collée. « Rampe cassée, travaux. Ne pas passer, merci de votre compréhension. »
Shit.  Si il y a bien une chose que tu aimes encore moins que le massacre des bébés phoques au Canada, c'est bien ces foutus ascenseurs.

Tu mettais de côté la perspective peu alléchante de te retrouver coincé dans un placard de moins d'un mètre carré et t’avançais vers eux. Un type venait d'y entrer et tu réussis à t'y introduire avant la fermeture des portes. De justesse. Tu appuies sur le bouton du deuxième étage et te cales contre le mur.  À côté de toi le type avait l'air d'être en sale état. Tu le fixais du coin de l'oeil, toujours aussi inquiet. On t'avait un jour dit de respirer en situation de stress et c'est ce que tu essaies de faire. Difficilement.

Et soudain un bruit énorme. L'ascenseur se bloque sans prévenir qui que ce soit. Tes mains se crispent sur ton jean. « T'es pas fucking sérieux. » marmonnes-tu les lèvres serrées. Tu fermes les yeux un instant, essaies de te calmer. Ça va repartir right? Il peut pas s'arrêter comme ça hein?

Emi Burton
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Alan R. Wzyciski
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Lun 18 Mai - 15:31

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Tant de choses à faire et si peu de volonté. C’était le parfait résumé de cette journée qui s’annonçait longue et insupportable. Alan était fatigué, il était trop tôt. Les yeux lourds, il avait laissé tomber sa tête sur le côté et ses paupières ensuite, mais il ne dormait pas. Il y avait bien trop de pression sur ses épaules ; un poids trop lourd de culpabilité mêlé à d’innombrables regrets. Il n’allait pas fermer l’œil avant bien longtemps. Si bien qu’il en avait réussi à devenir presque insomniaque, si l’épuisement ne le poussait pas à s’endormir tant il n’avait plus la moindre force de résister à quoique ce soit. Et forcément, parce que c’était devenu une sorte de rituel pour se donner un peu de courage, il s’était enfilé plusieurs verres à la suite des autres. C’était comme ça, avec Alan. Un problème en remplaçait toujours un autre, parce qu’il était vraisemblablement incapable d’aller parfaitement bien. Mais boire n’était pas si grave que ça après tout ; il n’avait que vingt-trois ans. À son âge, c’était presque plus obligatoire que nécessaire. Tout comme ses innombrables sorties à l’Hinano, où l’on commençait même à penser qu’il y vivait tant il était là presque chaque soir. Cela dit, boire pour se rendre à une réunion des Drug Addicts Anonymous paraissait être la chose la moins censée au monde ; et pourtant, Alan l’avait fait. Et il s’était même dit que ce serait peut-être une bonne idée ! En tout cas une bonne idée parce que ça l’aiderait à avoir l’esprit suffisamment occupé pour ne pas essayer de se défoncer une fois de plus, ou de trouver de quoi se payer une énième dose d’héroïne. Parce qu’il trouverait toujours un moyen malgré tout ce qu’on pouvait faire pour essayer de le sevrer. Il était tenace, ce petit juif. Tenace et coriace, enfermé dans son manque de conviction et son désir d’autodestruction. Parce qu’au final, c’était bien animé par ça qu’il avait commencé. Mais comme tous les gamins prétentieux et arrogants, il s’était dit qu’il n’essaierait qu’une fois. Résultat ? La merde. La grosse merde. La gigantesque et insupportable merde d’une vie gâchée. Dommage, il avait le potentiel de devenir quelqu’un d’intéressant et de talentueux, mais il avait tout foutu en l’air à cause d’un vieux souvenir qui avait refait surface beaucoup trop vite.

Les quelques secondes de silence qu’il put gagner, furent suffisantes pour l’aider à mieux se sentir, en tout cas c’est l’impression qu’il eut. Puis, il y eut un peu plus de bruit, le personnel se déplaçait lourdement autour des couloirs, mais c’était toujours aussi constant, alors que ces bruits de pas précipités qui se rapprochaient le firent sortir de sa presque torpeur, il avait ouvert les yeux pour apercevoir un jeune homme se presser de rejoindre l’ascenseur, et parce qu’il y avait vraisemblablement un peu de sympathie en Alan, il avait tendu le bras sur la porte de l’ascenseur, pour l’empêcher de se fermer, et le garçon eut le temps de s’y glisser à son tour. Alan avait machinalement pressé le bouton de son étage, le deuxième, quand il y était entré. Alors il ne s’en préoccupa pas quand le jeune homme appuya sur celui-ci une nouvelle fois. Ne croisant pas son regard, il s’était reposé contre le mur et avait laissé sa tête se reposer à nouveau contre la paroi métallique. Les yeux cette fois ouverts, vagabondant contre l’affiche placardée dans un petit panneau de verre en face de lui, il faisait mine de le lire. Parce qu’il ne voulait pas discuter avec cet inconnu, il n’en avait ni l’envie ni la force. Si bien qu’au final, il commença par la lire vraiment, cette affiche. Ça n’avait pas d’utilité d’ailleurs qu’il la lise, puisqu’il s’agissait juste de consignes de sécurité tout à fait ordinaires et pas franchement intéressantes. Sauf qu’évidemment, le destin s’acharne toujours sur Alan ; c’est à se dire qu’il est vraiment un aimant à malchance. Le bruit lourd du métal et des câbles qui s’immobilise le fait sursauter et se cogner la tête brièvement. Il souffle et râle dans sa gorge, lève la tête et regarde autour de lui, comme s’il allait trouver une réponse comme ça. Plus long à la détente à cause de l’alcool qui traverse ses veines, Alan mit quelques temps avant de finalement comprendre ce qu’il venait de se passer. Et tandis qu’à côté de lui, le blond marmonnes sa frustration, Alan laisse éructer un grave « Oh hell no. » brûlant de frustration et d’une potentielle peur qui risquerait de se présenter très rapidement.

Se redressant et passant une main sur le côté de son crâne, là où il s’est cogné, Alan vint prendre une rapide inspiration, après s’être finalement réveillé de sa moitié de torpeur. Les yeux grands ouverts et clairement réveillé, ses mains commencèrent à lourdement trembler, parce qu’il savait très bien ce qu’il se passait, parce qu’il savait que ça durerait longtemps, très longtemps. Trop longtemps. Il se doutait bien qu’il allait passer beaucoup de temps bloqué dans cet ascenseur, avec ce type qu’il ne connaissait pas. Marmonnant de nouveau sa frustration, à plusieurs reprises. L’avantage, cela dit, des ascenseurs d’hôpitaux, c’est qu’ils sont grands ; alors il eut de quoi faire quelques pas et tourner sur lui-même, de panique et d’inquiétude. « On est putain d’bloqués, on est putain d’bloqués » Avait-il continué à souffler, la respiration bruyante parce qu’il commençait à paniquer. Se passant une main sur le visage, il se laissa tomber en arrière, le dos appuyé contre l’un des murs, jusqu’à s’accroupir et se resserrer contre lui-même, histoire de se sentir moins confiné dans cet affreuse cage en métal. C’était l’une des choses que son père lui avait appris pour vaincre sa claustrophobie, se faire de plus en plus petit pour se donner l’illusion d’avoir encore plus d’espace que ce qu’il avait déjà. Il fallait toujours se débrouiller pour essayer d’avoir l’avantage sur soi-même, lui répétait-il parfois, comme un vrai chaman Iroquois, – histoire de bien coller au cliché de son ethnie – Dans l’idée, la technique était fonctionnelle, mais en pratique, c’était plus compliqué. Alan respirait, il s’efforçait de rester calme, serré contre lui-même, ses bras l’entourant. Mais ça ne fonctionnait pas plus que ça. Mais c’était cependant suffisant pour empêcher la panique. Et puis, il se souvint de son téléphone, qu’il se dépêcha de de chercher en fouillant le creux de ses poches de pantalon. « Eh merde, plus de batterie ! » s’était-il exclamé, en levant la tête pour la diriger vers le jeune homme. « Comment on va faire ? » avait-il ensuite demandé, la voix tremblante. Alan était effrayé, ivre et fatigué. Les yeux humides de panique et les sourcils froncés de détresse.

Spoiler:
 

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Dim 31 Mai - 7:46
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Alan & Isaac

Les ascenseurs qui se bloquent avaient toujours été pour toi une sorte de mythe, un running gag qui n'arrive que dans les comédies romantiques de bas étage. Bien entendu si les trucs cool qu'on voit à la télévision n'ont jamais tendance à se réaliser en vrai, les emmerdes par contre, elles, vous pouvez toujours compter sur elles. Frustrant hein?
Prenez la lettre d'Hogwarts par exemple, t'avais eu beau camper devant ta boîte aux lettres après ton anniversaire, elle n'était jamais arrivée jusqu'à chez toi. Jamais. Saloperie de chouette. Et puis maintenant t'étais bloqué. Coincé dans cette boîte métallique avec un inconnu. Par chance il n'avait pas l'air particulièrement malade. Manquerait plus que tu te choppes un truc.

Lorsqu'après quelques secondes l'ascenseur n'avait pas continué son ascension, soyons honnêtes, tu avais commencé à paniquer. Tes mains avaient été les premières à trembler. Tes doigts avaient perdu toute chaleur et la sueur s'était mise à perler dans ton dos, glacée. Tout ton corps semblait s'être crispé en même temps, comme sous le coup d'une décharge électrique. Sur tous les patients quotidiens de cet hôpital il avait fallu que ça tombe sur toi. Boom, surprise, vous es l'heureux gagnant de cette panne de courant, venez profiter de votre lot immédiatement.
Autour de toi les murs semblaient se rapprocher dangereusement et une boule s'était formée dans ta gorge, nœud d'angoisse t'empêchant de respirer. La nausée t'était montée et ça tourne, tangue sous tes yeux. Respire. Souffle. Détend toi for god's sake. T'as beau te le répéter, c'est dur de faire abstraction de ce qui est en train de t'arriver. Si seulement quelqu'un avait pu te prévenir, si seulement ton pote avait fait attention...Pour une fois. Et putain, si seulement tu n'avais pas décidé de la faire aujourd'hui ta bonne action de l'année ! Tu regrettes cruellement de ne pas être à ton travail, là où on peut voir la rue depuis la fenêtre et tendre les bras sans toucher les murs. Heureusement, comme ces ascenseurs sont supposés pouvoir accueillir des lits d'hôpitaux, il n'est pas si exiguë que ça. Une chance.  

À côté de toi le type n'a pas l'air en meilleur état. Tu l'avais entendu pester sans vraiment y prêter attention, bien trop préoccupé par ce qui se passait dans ta tête, mais lorsque tu te tournes finalement  vers lui, il se tient droit, tremblant. « On est putain d’bloqués, on est putain d’bloqués » Il ne reste pas longtemps debout, se recroquevillant bientôt. Tu le fixes, essayant de te concentrer sur chaque petits détails de sa personne comme pour te détourner de ton malaise. Tu t'attardes sur ses cernes, son visage presque enfantin. Dans une autre situation tu te serais sûrement demandé ce qu'il fabrique ici, mais en ce moment l'idée t’effleure aussi vite qu'elle ne disparaît.
Après un instant tu le vois sortir son téléphone de sa poche. Pas sûr qu'il puisse capter quoique ce soit, penses-tu presque par réflexe. Réseau ou pas réseau, tu l'entends vite pester sur sa batterie morte. Tu sors alors le tiens, pour vérifier, mais comme prévu il n'y a aucun signal. « Comment on va faire ? » Sa voix se casse. Tu sens la peur dans ses mots, le stress. Serais-tu tombé sur quelqu'un de comme toi? Tu t'accroupis près de lui, le souffle court. « C'est un hôpital ils peuvent pas laisser un ascenseur bloqué alors que leurs escaliers sont en travaux » Des bras tu entoures tes genoux et les rapproches contre ton torse. « J'aurais jamais du venir ici putain. » Tu manques d'air. Tu as besoin de sortir d'ici et vite. Pourquoi est-ce qu'on ne vous apprend pas à vous tirer de ce genre de situations à l'école? Tabarnak « T'es là pour quoi toi? » Tu essaies de capter son regard. Peut-être que si vous vous concentrez tous les deux sur quelque chose tout se passera bien? Tu as du mal à y croire mais soit. Pour te détendre tu sors une clope de ta poche. Ça fera de la fumée mais merde, si t'es coincé ici pour de vrai, tu vas en avoir besoin de ta dose de nicotine. « Tu fumes? » lui lances-tu en tendant une cigarette en sa direction. Tu regrettes presque de ne pas avoir un quelconque reste de pot. Ça aurait pu te relaxer ça, au moins.

Emi Burton


désolée du retard :uhu:
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Alan R. Wzyciski
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Dim 7 Juin - 0:58

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S’il y avait bien une chose qu’Alan n’avait pas, c’était le courage. En particulier dans des situations comme celles-ci, tout d’un coup, il avait perdu son orgueil et son apparente attitude de je-me-fous-de-tout ; il était devenu un bébé fragile et incapable de s’en sortir tout seul. Presque au point de se mettre à pleurer toutes les larmes de son corps, quoiqu’il n’en fût pas capable puisqu’il était bien trop fatigué pour y arriver. Ses yeux desséchés brûlaient et le rendaient inconfortable, c’était presque un miracle qu’il puisse encore voir et suffisamment se concentrer plutôt que de tomber par terre d’épuisement. Mais il avait beau être lâche, il n’était pas faible. Bien que sa force ait été quelque chose de relativement changeant, il savait garder la tête sur les épaules malgré tout. Malgré ses conneries et ses imbécilités à rallonge qu’il semblait prendre plaisir à étaler autour de lui. Bloqué dans cet ascenseur, il paniquait comme jamais. Claustrophobe sélectif, comme il aimait se définir, il était évidemment tombé sur une affaire de malchance à se retrouver enfermé avec quasiment personne autour de lui. Alors forcément, il n’allait pas se sentir bien et il allait frôler la crise de panique, quoi de plus génial pour commencer la journée ? Sans vraiment réfléchir, il avait cherché à utiliser son téléphone, qui était déchargé, mais qui n’aurait pas fonctionné de toute façon. Et depuis combien de temps d’ailleurs était-il déchargé, celui-ci ? Sûrement depuis quelques jours, il n’avait eu ni le temps ni l’envie de s’en occuper de toute façon ; parce qu’il s’était de nouveau retrouvé dans une mauvaise passe. Mais au final, ce n’était pas si grave que ça, beaucoup moins que les précédentes en tout cas. Cette fois aucune envie de se suicider ne lui avait traversé l’esprit, c’était juste le manque d’héroïne qui s’était décidé de le torturer finalement plus qu’avant. Et c’était bien l’une des rares fois où il s’en était finalement rendu compte, de cette terrible addiction qui lui rongeait l’intérieur.

Dans tous les cas, ils n’étaient pas prêts de s’en sortir, ni lui, ni l’autre. Parce qu’ils étaient apparemment l’un comme l’autre en pleine perte de leurs moyens. Incapables de faire quoi que ce soit pour régler ce foutu problème d’ascenseur bloqué. Quand bien même Alan ne l’écoutait pas vraiment, trop préoccupé par le son de sa respiration saccadée et bruyante, trop imposante autour de lui, incapable d’y voir clair et l’attention beaucoup trop focalisée sur la petitesse de l’endroit. Il s’était manifesté d’une voix cassante, frêle brève et fragile, partageant sa détresse soudaine, et trop rapide, pour finalement se rendre compte que l’autre était comme lui. Angoissé à sa façon dans cette prison de métal et d’électronique aseptisée. Il disait que parce que c’était un hôpital, ce n’était pas possible qu’ils laissent l’ascenseur ainsi trop longtemps, et dans un sens, il avait sûrement raison. Les malades et les médecins avaient bien besoin de les utiliser, surtout s’il fallait transporter des patients. Mais quand bien même c’était censé et logique, Alan n’y croyait pas, il se disait qu’ils n’en avaient rien à foutre, qu’ils ne le remarqueraient même pas et que lui et ce jeune homme allaient devoir rester enfermés là-dedans jusqu’à ce que mort s’en suive ; parce qu’il était comme ça quand il était paniqué. Il ne l’avait pas croisé du regard jusqu’à quelques instants avant qu’il ne lui demande pourquoi il était là ; à cela il avait répondu dans un soupir agacé par l’idée de devoir y assister « Une connerie. Une putain de réunion. Drug Addicts Anonymous. ‘sont même pas anonymes ces enculés. Ils m’ont fait donner mon nom pour m’y inscrire… » puis il avait marqué une pause, pour tout simplement réaliser ce qu’il venait de révéler, avant de décider de n’en avoir rien à faire et continua, « … S’tu veux mon avis, c’est juste un tas de connards qui n’ont rien d’autres à faire de leurs journées. J’espère qu’ils sont payés, parce qu’on se fait bien chier à leurs réunions. » et il se mit à rire. « Sauf quand y a des puppies. Là on s’amuse tout de suite un peu plus ; ils disent que c’est pour ‘nous’ aider. Je vois pas trop l’intérêt, mais bon. Puppies quoi. »

Et même s’il n’avait pas encore remarqué, parler l’aider à se calmer. Il sentait moins l’horrible pression de l’immobilité et de la suspension en l’air peser sur lui, comme s’il était trop accaparé par la conversation –quoique peu importante ou intéressante – pour avoir conscience de ce qu’il se passait. Pour avoir conscience qu’ils étaient bloqués en suspension dans l’air par de lourds câbles métalliques, dans une prison de plusieurs centaines de kilos. Il se sentait mieux sans le deviner, sans le ressentir, sans le savoir. Mais il avait arrêté de paniquer l’espace de quelques instants, parce qu’en parlant, en se souvenant et en racontant, il avait arrêté d’y penser. Il avait arrêté de ne penser qu’à ça, qu’à cette prison. Et finalement, ce n’était pas si mal que ça. Hochant ensuite simplement la tête, il avait déniché son briquet dans le fond de la poche de son jean et n’avait pas attendu pour allumer la cigarette que lui tendait le garçon. La coinçant entre ses lèvres et prenant une large bouffée comme s’il respirait pour la première fois ; noyé dans son inquiétude et ses craintes. Les deux coudes sur les genoux, prostré par terre. Il fixait le plafond, sans rien dire. Sans rien faire d’autre que profiter de ce petit instant de réconfort qu’il venait de trouver dans le tabac. Baissant la tête et la retirant d’entre ses lèvres pour la coincer entre deux doigts de sa main gauche, il avait froncé un instant les sourcils, et parlé entre une inspiration ; « T’es là pour quoi, toi ? » demandant la même chose sans en changer les mots. Parce qu’au final, ce n’était pas nécessaire. « Parce que si toi aussi tu viens au DAA, j’te le dis tout d’suite, ça sert à rien. Ils savent rien, n’font rien et n’peuvent rien faire de toute façon. C’est juste un tas de chrétiens coincés. J’crois qu’ils ont pas encore réalisé que j’étais juif… Remarque, c’est pas comme si j’allais m’ramener avec une kippa sur la tronche. Si ça se trouve, ils me foutraient dehors en l’apprenant. » se frottant les yeux d’une main puis tirant une autre bouffée, il soupira. « J’sais même plus pourquoi j’ai commencé. Charmant, hein ? »

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Mar 16 Juin - 5:25
who knew meetings were fun
Alan & Isaac

Hors de l'ascenseur, dans la vraie vie, tu espérais sérieusement que quelqu'un s'était aperçu de la panne. Avec leurs escaliers barrés ils devaient bien avoir remarqué le problème non? En plus de ta condition à toi tu t'imaginais bien que pour le transport des patients ce genre de merde n'aidait en rien. Oui, parce que t'es un grand seigneur toi hein, tu penses pas qu'à ta petite gueule pas vrai? Si seulement. Heureusement que la lumière ne vous a pas lâchée, elle. Elle reste pleine, blanche. Froide.
Ton dos accolé à la paroi métallique, tu sens tes os rechigner à la pression que tu y exerces. Tu trembles doucement. Enfin pas vraiment pour être honnête, mais ça sonne mieux que dire que toi l'adulte de vingt-cinq ans a les dents qui claquent. Tu sers fort tes genoux comme s'ils pouvaient de manière random s'envoler. À côté de toi le jeune homme soupire. Il venait pour une réunion d'addicts anonymes. Tu ne demandes pas vraiment de détails, puis même si tu le voulais il se remet à parler. Tous des connards, des profiteurs et donneurs de leçons. La drogue c'est mal. Il faut connaître ses limites et apprendre à ne pas les dépasser. Il ne faut pas abuser des bonnes choses. Tu imagines pas mal ce qui doit se dire dans se genre d'affaires. Une seconde tu l'imagines ce type pâle assis de travers sur sa chaise, toisant les gens les uns après les autres, écoutant d'une oreille inattentive les histoires racontées, tachant de démêler les mensonges des vérités. Du moins c'est probablement ce que tu ferais toi à sa place si on te forçait à y assister. Mais bon, si ils mettent parfois des petits chiens dans la salle ça doit pas être si horrible que ça, si? T'aimes ça les chiens toi. Les animaux d'une manière générale hein comme tout le monde on s'entend, mais les chiots comment dire... ça ça a le don de te rendre comme un gosse. Etoiles dans les yeux et sourire jusqu'aux oreilles compris.

Parler te détend un peu et bientôt la nicotine se déverse dans ton corps, salvatrice. Peut-être que si tu te concentres assez fort sur ce type tu oublieras la tonne de métal qui se tient au dessus de toi telle une épée de Damocles. La cigarette était une bonne idée, même lui a l'air de se détendre un peu. Petit à petit. Tu te concentres encore sur ta respiration, envoyant des volutes de fumée grisâtre dans l'espace contiguë de l'ascenseur. Tes lèvres pâteuses collent désagréablement au papier et tu rêves de cette bouteille de rhum brun qui traînait près de ton lit ce matin. Quand il te questionne à son tour sur les raisons de ta présence ici un rire mauvais s'échappe de ta bouche. « Une histoire de merde. Un ami à moi s'est cassé le bras en jouant au bière pong, il avait pas de transport du coup j'l'ai lifté jusqu'ici. » Tu soupires et prends une profonde bouffée de ta clope. « J'sais pas pourquoi j'ai décidé de rentrer, j'aurais pu juste me barrer et revenir le chercher après.  J'ai déconné.» Tu cendres à quelques centimètres de tes pieds. « Ça a l'air d'être sacrément de la merde comme réunions. Ils donnent des gâteaux et du café au moins? » C'est ce qu'ils font en tout cas dans les films. Mais ces réunions là ont toujours lieu dans des endroits glauques et dégueulasses avec des moisissures aux plafonds et des néons blanchâtres. « J'm'appelle Isaac au fait. » Tu le dévisages à nouveau. « Qu'est c'que tu prends? » C'est marrant comme ce sont souvent les gens aux faciès les plus inoffensifs qui se brûlent le plus les ailes. Il n'est clairement pas plus vieux que toi, et les cernes se sont sournoisement installées sous ses yeux bleus. Malgré sa fatigue apparente tu remarques ses traits fins, réguliers. Ses parents se sont visiblement pas foutus de sa gueule génétiquement parlant. Tout le monde n'a malheureusement pas eu cette chance. Saddly.

Tu essaies d'allonger tes jambes, tout doucement. Le plus calmement possible. Ton cœur, ce little fucker tente lui de battre le record du 100 mètres. Tu prends une taffe de cigarette espérant calmer l'angoisse.

Emi Burton
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Alan R. Wzyciski
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Ven 19 Juin - 23:21

Who knew meetings were fun
isaac & alan

« Quel con, fit remarquer Alan très rapidement sans vraiment le penser, alors que l’idée de se casser un bras aussi bêtement lui arracha un sourire amusé, Comment il a fait ça, sérieux ? » Il s’était empressé d’imaginer ensuite de quelle façon ce genre de prouesse pouvait être engendré, mais ne parvint pas à trouver quoi que ce soit qui lui permettait de s’imaginer correctement la scène. Il aurait même fini par se consacrer à imaginer dans de grands gestes comment c’était bien possible de se casser un bras de cette façon, mais son attention fut plus occupée par le reste de ce que lui disait le jeune homme. Haussant les épaules et donnant un rapide coup du bout du pouce contre le cul de sa cigarette, faisant virevolter quelques cendres devant lui, jusqu’à ses pieds ; il ajouta « Eh, t’es un bon pote. Dans un sens c’une bonne chose. ‘l’est chanceux qu’tu bouges pour lui. J’en connais très peu qui feraient pareil pour moi, si j’étais dans la même situation. Genre… Deux. À la limite. »Tout était bon pour le faire oublier qu’il était bloqué dans un ascenseur, et mentionner Charlie et Sawyer sembla faire l’affaire aussi bien que cette discussion qu’ils avaient. Puisqu’il sentit les battements effrénés de son cœur s’apaiser quelque peu, il avait moins chaud et se sentait moins comprimé dans cette prison de ferraille. « C’est pire que de la merde, ils s’occupent même pas de savoir qui est là ou pas –cela dit, c’est un avantage ça– et pendant un trop long moment on s’fait bercer par un con qui nous lit la Bible, et des fois, c’est entrecoupé par des gens qui s’lèvent et qui racontent leurs problèmes. Vas-y qu’ils peuvent pas nourrir leurs enfants à cause de leurs addictions, vas-y que machin a perdu la garde de sa fille, et gnagnagna et gnagnagna. Toutes ces conneries, encore et toujours répétées à chacune des réunions. C’est limite s’ils se sont tellement défoncés qu’ils ont fini par choper Alzheimer ou une connerie du genre. » vint il se plaindre très rapidement, jusqu’à ce qu’il ne rende plus compte qu’il monopolisait l’oxygène de la pièce. Se grattant le sourcil d’une phalange de son pouce pour ensuite s’empoisonner les poumons une seconde fois, il conclut ; « La bouffe, nan, parce qu’ils font ça ici. Donc si on veut manger un truc, faut aller l’acheter. Faire payer à des junkies, c’est d’un con. Mais ouais, y a pas de café, mais y a d’l’eau, c’est déjà ça. » Soufflant son nuage de fumée au-dessus de lui, il ajouta en fin « On est loin d’l’image de la télé, hein. »

Il avait baissé la tête vers lui pour ce-dernier commentaire et la redressa presque aussitôt, à fixer le plafond. Il s’imaginait qu’il devait y avoir une espèce de trappe là-haut, comme dans les séries et les films, de laquelle on pourrait essayer de grimper, pour faire il ne savait quoi et remettre l’ascenseur en marche, ou essayer d’escalader les câbles. Mais la simple idée de devoir grimper à une corde le fit frémir de dégoût, c’était l’exercice le plus sadique et le plus stupide qu’il avait jamais vu. Et puis, se disait-il mentalement, ça n’aurait pas été une bonne idée de toute façon. Il suffisait que la cage se remette en marche et il finirait par se faire écraser contre le sommet de ce long couloir vertical. Il l’entendit se présenter et resta silencieux quelques instants, en continuant de fixer le plafond, avant de reposer ses yeux sur lui. « Alan. » répondit-il sans tendre la main, parce qu’ils étaient bien loin de ces convenances-là, l’échange de cigarettes avait été une poignée de main beaucoup plus moderne et plus concrète. Vint ensuite l’évidente question qu’il redoutait, parce qu’il savait qu’il allait la lui poser. Dès qu’Alan s’était surpris à mentionner ses réunions DAA, il avait été frappé par la froide sueur inquiétante de ce rappel à ses problèmes. Ravalant sa salive et hésitant quelques temps, il laissa finalement son indifférence parler pour lui, se disant que ça n’était pas bien grave, il ne le connaissait pas cet Isaac après tout, il n’avait rien à lui cacher. « Héroïne. Like badly. Tellement que j’ai gravement foutu la merde. Presque $20 000 de gaspillés. Quasiment que des poches de mes parents. J’suis un fils modèle, t’as vu ça… » Il tira une autre inspiration de sa cigarette et baissa la tête, pensif.

Reprenant, il était moins inquiet, et ajouta dans un sourire dissimulé, presque prétentieux ; « Cela dit, c’est pas comme s’ils manquaient d’argent. Donc forcément, c’est pas si grave que ça, mon père s’les fait, genre, en deux-trois affaires. C’est pratique d’être avocat, il fait casquer les riches ; mais quand même. J’ai fuck up. Violemment. » et il soupira, parce qu’il se doutait bien de la merde que ses imbécilités avaient pu engendrer, il se détestait d’être responsable de ça, et peut-être pour la première fois, il réalisa à quel point son addiction avait été dangereuse pour lui et pour les autres. Alors, il détourna le regard quelques temps, les yeux de nouveau planté contre le plafond, la mâchoire serrée. S’il avait été seul, ou avec quelqu’un qu’il connaissait bien mieux, il se serait laisser aller à quelques larmes pleines de regret. Mais il ne pouvait pas se le permettre, pas ici, pas avec ce type-là. Alors il garda tout à l’intérieur et expira longuement d’épuisement, agacé par ses actes, par tout ça. Tout ce monde qui s’était lentement et longuement écroulé autour de lui depuis le début de l’adolescence. Puis tout d’un coup, il fut arraché à ses pensées par un mouvement de l’ascenseur, qui trembla un court instant avant de se remettre en marche et regrimper les étages. « Ah ! » beugla Alan en se redressant si vite que sa cigarette tomba d’entre ses mains pour s’écraser au sol. Il l’écrasa du pied, plutôt que de la ramasser, alors qu’elle commençait à teindre de noir la moquette grise qui décorait le sol. Seulement, le moment de grâce ne dura que quelques instants, puisque l’interminable supplice décida de se prolonger, l’ascenseur s’immobilisa une seconde fois. « Come the fuck on ! » hurla Alan en serrant les poings. « C’une putain d’blague, en fait c’est ça ? Y a une foutue caméra d’planquée dans un trou ? »

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