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Lorraine + once upon a time in a closet
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Sam 2 Mai - 23:20
once upon a time in closet
Lorraine & Isaac

Il est aux alentours de quinze heures lorsque tu sors de ton lit, frottant tes yeux encore brouillés de sommeil. Tu esquives quelques pas et ramasse au sol ton jean de la veille, en sortant un briquet et un paquet de cigarettes. Tu t'en allumes une. Fumer au réveil a toujours été une habitude pour toi, presque un rituel. Arrivé dans ta petite cuisine tu te tires une tasse et allumes la cafetière. Ta bouche est pâteuse, ta tête tourne encore un peu. Tu as bu hier. Tu as bu, encore. Ta clope se consume rapidement, enfumant ton appartement et calmant tes nerfs par la même occasion. Ton café est prêt. Un sucre, puis deux, puis trois viennent s'y noyer et tu portes enfin la tasse à tes lèvres. Les gorgées se suivent jusqu'à ce qu'il ne reste au fond du mug qu'un dépôt brun que tu racles avec ta petite cuillère.
Tu restes accoudé au bar un long moment, immobile, encore perdu dans les souvenirs de la veille. Tu revois cette bouteille que tu t'étais descendu seul et ces joints qui avaient tournés toute la soirée. Ca avait été une belle nuit, une nuit remplie d'ivresse. Vous n'étiez pas beaucoup, cinq ou six à tout casser, étendus sur le toit de l'appartement d'un de tes amis. L'un d'entre eux avait ramené une guitare dont il  grattait les cordes d'un air désabusé, un bédot coincé entre les lèvres. Une fille, une petite brune aux yeux rougis par l'alcool avait poussé la chansonnette, l'accompagnant d'une voix timide et claire. Toi tu t'étais contenté de fixer les nuages, trop intoxiqué pour faire quoi que ce soit. Tu t'étais laissé aller à la douce apathie, ton corps seulement secoué par les rires.

La sonnerie de ton téléphone te tire de tes pensées. Merde où est-ce que tu l'as posé encore ce foutu cell? Tu parcours la pièce des yeux. Tu dois être un peu lent dans ta recherche car le bruit s'arrête. Tu cherches encore jusqu'à le retrouver branché près de ton lit. Nice. Tu écoutes le message vocal. C'est un ami, un type que tu connais depuis pas mal de temps en fait. Il parle vite, d'un ton enjoué. Feu de camp, ce soir, bring your own beer. Tu souris et te demandes pendant combien de jours ton foie pourra-t-il tenir encore. Peut enclin à rappeler ton ami tu ne lui envois qu'un message, un petit « down » et files te réfugier sous la douche.
Une quinzaine de minutes plus tard, tu es de retour, tout propre, tout frais. Tes cheveux dégoulinent encore un peu d'eau, mouillant ton cou et ton t-shirt. Tu branches ton téléphone aux baffles de ton salon et choisis une playlist un peu au hasard. The Doors empli l'appartement et tu t'allumes une seconde cigarette. Il doit être seize heures, quelque chose comme ça. Peut-être plus tard. La faim commence à se faire sentir. Tu te prépares alors un grilled cheese avec supplément bacon et extra cheddar. T'aimes ça les grilled cheese. C'est bon, puis c'est facile à faire, même un gosse pourrait s'en préparer. Un gosse débile. Sans mains. Pis sans yeux. Enfin c'est vachement simple quoi. C'est au tour des Stones d'accompagner ton repas. Tu te demandes qui viendra tout à l'heure.

Ce n'est que quand la nuit menace de tomber que tu sors de chez toi, une bouteille de whisky au fond du sac et un paquet de guimauves à la main. Tu devrais en garder pour tout à l'heure, pour les flamber à la flamme, mais une fois commencé, c'est difficile de ne pas finir. Tu marches jusqu'à la plage tandis que la lumière décline lentement.
Bientôt des bruits te parviennent et tu aperçois le feu, puis des gens. Tu accélères un peu jusqu'à arriver à leur hauteur.

Emi Burton
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Invité

Lun 4 Mai - 0:09
once upon a time in closet
Isaac & Lorraine

Lorraine depuis quelque semaines broyer un peu du noir, depuis que Lee l'avait quitté pour partir de Los Angeles avec l'homme qu'il aimait véritablement. Son cœur avait été brisé, ainsi que son énorme égo. Ce matin, elle l'avait passer à ruminer, aujourd'hui, elle avait un jour de repos, c'était bien sa veine. Elle c'était enfermer dans le travail depuis l'annonce de Lee, le travail au moins, elle maitriser. Et Lorraine elle aime maitriser les choses. Elle aurait pu, aller faire un petit match de tennis et montrer qu'elle était toujours la plus forte aux autres licenciés de son club, mais ce n'était même plus drôle, elle n'avait plus vraiment d'envie. Elle s'était donc réfugier dans la cuisine de sa grande maison et avait demander à son chef les meilleurs pâtisseries qu'il soit. Après un bon taux de sucre avaler, Lorraine avait reçu un coup de téléphone d'une amie à elle. Elle voulait l'a trainer lors d'une fête sur la plage. Lorraine avait d'abord souffler, levée les yeux au ciel et après qu'elle est entendu ses supplication avait dit oui pour qu'elle se taise. Un feu de camp sur la plage ? On s'habille comment pour ce genre de festivité ? Lorraine fit la grimace, elle ne voulait pas abimer l'une de ses nombreuses robes de marques, ce serait un horrible affront.

Lorraine passa donc son après-midi à regarder des comédies romantique avec son chat Dior, lové dans ses bras. Après avoir retenue ses larmes plusieurs fois, elle ne voulait pas sortir après avec les yeux gonflés et rouge. En général, tous le maquillage du monde n'efface pas le fait que l'on a pleurer. Et ce n'était pas vraiment digne d'elle. Ses amis l'on toujours vu forte, déterminée, elle pourrait combattre une tempête tellement elle avait de la motivation. Elle fit un gros câlin à son chat avant de se motivée, il fallait qu'elle se bouge, sinon elle n'arriverait jamais à temps à cette fête. Et puis, elle pourrait toujours mater des surfeurs. Regarder des beaux garçons sur la plage lui avait toujours plut. Et cela lui changera surement les idées de revoir certaines personnes qu'elle n'avait pas vu depuis un moment. Elle se leva alors, retrouvant un peu de détermination, elle alla se lavait, elle se sécha les cheveux dans le souffle chaud de son sèche-cheveux, essaya plusieurs tenues, elle n'avait pas envie de faire trop chic, mais pas non plus trop décontracter. De toute manière, tout le monde savait qu'elle était pleins au as et qu'elle avait des attitudes de princesse. Pour une personne extérieur à sa vie, elle était le rêve incarner, de bonne notes, un travail de rêve, une maison de rêve, des fêtes mondaines et parfois quelques tapis rouge. Et avant, elle pouvait se vanter d'avoir un couple solide, mais cela n'était plus vraiment d'actualité. Elle se demandait ce qu'elle allait pouvoir raconter. Elle n'allait pas dire qu'il l'avait quitté pour un homme tout de même, pire qu'elle c'était servit de son amnésie pour sortir avec lui. La brune se jeta un regard dans son miroir et décida de ne pas en parler, elle éviterait le sujet tout simplement. Elle ne voulait pas paraitre faible devant de vieux amis.

Lorraine se décida alors pour un simple short et une chemise fluide à manche courte noir, elle hésita ensuite pour ses chaussures. Mais, mettre des talons était totalement exclu, à la plage c'était totalement ridicule. Elle opta donc pour des tongs qu'elle ne mettait que pour aller à la plage. Elle descendit l'escalier de chez elle et pris alors les clés de sa voiture. Son père lui cria quelque chose depuis la salle à manger mais elle n'avait pas vraiment envie de l'écouter. Il lui disait sans doute de bien s'amuser. Ou était heureux qu'elle sorte. La nuit commençait déjà à tomber, la jeune femme leva les yeux vers le ciel rêveuse, elle aimerait bien voir des étoiles ce soir.

Arrivée sur la plage, la brune enleva ses chaussures qu'elle porta à la main. Elle enfonça ses pieds dans le sable froid, elle aimait bien la sensation, une légère brise fit envolé ses cheveux. La nuit était tomber et un feu géant réchauffer l'atmosphère. Même s'il ne faisait pas extrêmement froid, mais les gens autours avait l'air tous de bonne humeur et apte pour faire la fête. Elle regardait les petits groupe se former. Lorraine remarqua un petit groupe partit faire un bain de minuit et elle poussa un long soupir. Si un d'eux se noyer elle n'irait en chercher aucun, c'était certains. Elle continua d'observer tout ce petit monde pour retrouver son amie qui l'avait invité. Elle leva les yeux excéder ne l'a voyant pas. La brune décida alors de s'avancer vers les groupe de personne présente, peut-être allez telle trouver quelqu'un. Puis dans la précipitation elle se cogna dans une personne qui lui passa devant. Elle se frotta la tête avant de relever la tête, bien décider à lui envoyer une phrase bien placé pour qu'il s'excuse. Même si lors de soirée, Lorraine est  généralement polie et tout à fait charmante, ce soir, elle n'était pas dans le genre de soirée habituel et n'était pas vraiment d'humeur. Elle poussa un long soupir et prépara son plus beau regard noir. Quand celui-ci fit remplacer par un regard d'étonnement. « Isaac ? »

Emi Burton

9999ff J'adore ton titre
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Lun 11 Mai - 20:54
once upon a time in closet
Lorraine & Isaac

C'était chouette de revoir des visages familiers, des gens que tu n'avais pas revu depuis des années et d'autres que tu n'avais fait que saluer depuis le lycée. L'ami qui t'avait invité se leva à ta venu et te frappa amicalement dans le dos. « Isaac! Ça fait un bout! » lança-t-il d'une voix enjouée, les yeux pétillants. Avant même que tu ne répondes il déposa une canette de Pabst dans ta main. « Ouais, vraiment! » Tu te mis à rire doucement et ouvris ta bière dans un crack sonore. « C'est nice que t'ais pu venir! » Visiblement déjà éméché il n'attendit pas ta réponse et se laissa tomber lourdement près du feu, se joignant aux multiples discussion déjà engagées.
Première gorgée, tu grimaces. L'inconvénient des feux de camps tient principalement de l'alcool peu cher qui les accompagne. Personne ne viendra se saouler sur la plage avec une bouteille à 100 pièces. Ça se comprend en même temps. T'as beau prévenir tout le monde qu'il faut emmener son propre alcool ça finit toujours par se mélanger et chacun boit dans le stock de l'autre. Heureusement que tu as ta bouteille dans ton sac. C'est pas le meilleur whisky vendu sur le marché mais il se boit plutôt bien.

Le feu crépite à quelques pas de toi, irradiant ton visage d'une chaleur agréable. Autour de vous plusieurs groupes s'étaient déjà formés bien avant que tu arrives. Les rires fusent, réchauffés par la bière et probablement l'herbe, des gens jouent au volley sur le côté ou discutent près des flammes. Tu te tiras une cigarette et envoyas un nuage de fumée dans l'atmosphère. Deuxième gorgée. A quelques mètres de toi des gens saouls sociabilisent entre eux, enchaînant des blagues que tu ne pourrais sûrement pas comprendre sobre. Une forte odeur de pot s'échappe de leur petite bande. Calant ta bière, tu la déposes près du feu et t'avances vers eux, finissant ta cigarette aussi vite que possible. L'avantage de ce type de personnes est qu'ils sont toujours partants pour faire tourner le joint. Ça ne rate pas. Cinq minutes plus tard l'odorante fumée s'échappe d'entre tes lèvres, fantomatique. L'herbe n'est pas de grande qualité mais tu t'en doutais. Ils l'ont coupé avec du tabac, trop de tabac, tu le sens. Amateurs. Ils ont l'air plus jeunes que toi, à peine majeurs. Tu brises rapidement le cercle et t'éloignes, les remerciant brièvement. L'un d'entre eux te regarde partir avec regret. Tu reviendras peut être le voir plus tard. Peut être.

Tu continues à marcher un peu au hasard entre les groupes, saluant quelques vieilles connaissances. Tu as sorti ta bouteille et en déjà bu quelques gorgées. Tu as la tête ailleurs. Comme d'habitude tu me diras. Et soudain, boom, catastrophe. Quelque chose te tire de tes pensées. Quelqu'un. Tu viens de heurter une jeune femme. Tu t'arrêtes brusquement. Elle soupire, visiblement agacée. Tu te retournes rapidement. « Shit, je suis déso... » Shit. Tu connais ce visage. Reconnais. « Lorraine...? » Un sourire remplace ton expression de surprise. Ça faisait longtemps. Vraiment. La dernière fois que tu avais été confronté à la jeune femme c'était dans un placard, à une fête. Vous jouiez à sept minutes au paradis. Plus sept minutes en enfer pour vous. La claustrophobie ayant beau ne plus être une phobie si rare, tu avais toujours eu du mal à l'avouer aux autres, préférant souffrir sept minutes en silence plutôt que d'affronter les potentielles moqueries.

« Ça fait longtemps, qu'est-ce que tu fais là? » En effet tu avais du mal à penser que la blonde s'était frayée un chemin jusqu'ici de son plein grès.

Emi Burton
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Ven 15 Mai - 20:35
once upon a time in closet
Isaac & Lorraine

Après la surprise du choc qu'elle avait subi, elle était tout aussi surprise de voir que la personne avec laquelle elle s'était cogné n'était autre qu'Isaac. Isaac, elle l'avait rencontré lors d'une soirée lors de son adolescence. Et ils s'étaient retrouvés enfermés dans un placard alors que la brunette et visiblement Isaac étaient claustrophobes. Le merveilleux jeu, 7 minutes aux paradis, avaient tourner à l'enfer. Bien qu'ils s'en soient sorti vivants, la jeune femme avait tout simplement inventé, pour ne pas être ridicule et la risée de toutes ses amies, le fait que oui bien sûr, ils s'étaient embrassé dans ce fameux placard. Alors que la réalité avait été tout autre. Lorraine, était traumatisée par les espaces clos depuis que sa mère l'avait par mégarde oublié dans son placard justement. À l'époque, la jeune femme avait bien un petit peu insisté pour ne pas faire le jeu, mais bon, avouez à tout le monde sa phobie n'était pas facile. Elle avait eut peur de se faire rejeter par ses amis, surtout pendant l'adolescence. En plus, elle était un peu, celle qu'il fallait inviter, la fille populaire et elle aurait mal vécu le fait que l'on se moque ouvertement d'elle. Elle n'avait pas vraiment changé depuis toutes ses années. En tout cas, elle afficha un petit sourire à Isaac, elle avait pour lui du respect. Il n'avait pas démenti sa version des faits et il n'avait jamais révélé la vérité. Il était sûr que l'on pouvait compter sur ce garçon.

Lorraine passa une main dans ses cheveux, les recoiffant un peu, la réflexion d'Isaac l'a fit sourire, il était vrai que l'on pouvait se poser des questions quant à sa présence ici. Ce n'était pas vraiment le genre de fête que Lorraine participé en général. « C'est vrai que ça fait longtemps. » Dit-elle de manière un peu mélancolique. Elle haussa légèrement les épaules avec un petit sourire. « Une amie à moi, m'a assuré que c'était une fête géniale. Alors me voilà. Sauf que bizarrement, je ne la vois nul part. Elle doit déjà bien profiter de cette fête. » Lorraine ne prit pas vraiment le temps de lui retourner la question, elle se douter qu'il fût souvent dans ce genre de fête. Fumette et compagnie, c'était yeux était bien injecter de sang et elle savait qu'il avait déjà bien lui aussi entamer la soirée. La seule femme sobre, devait être que Lorraine. Alors pour rectifier la chose la brunette attrapa la bouteille de whisky qu'Isaac tenait dans sa main et bu une gorgée au goulot. Avec une grimace, Lorraine tendit la bouteille à Isaac. « Merci, ça fait du bien un peu d'alcool bon marcher. » Elle avait dit cela avec un grand sourire. Elle ne disait pas cela pour être méchante, elle avait juste dit la vérité. Et elle se dit qu'elle aurait dû prendre une bouteille au passage dans le bar de son père. Il avait toujours une bonne bouteille qui traîne.

La brunette sentit alors une bonne odeur vers un feu de camp, cela sentait le caramel, cela ne mit pas longtemps pour la jeune femme de comprendre qu'il faisait griller des chamallows dans le feu. Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'en avait pas mangé qu'elle oublia un peu vite le fait qu'elle devait se tenir bien en société. De toute manière qui se souviendrait de son comportement ? Tout le monde était déjà trop saoul pour la reconnaître. Et il est vrai, son amie, avait voulu la sortir pour qu'elle s'amuse un peu et oublie sa rupture. Et puis son petit pêché mignon, c'était bien la gourmandise. Bien sûr rien ne valait les pâtisseries de son chef ou dans les meilleurs restaurants de Los Angeles. Mais parfois, juste un petit chamallow grillé peut vous faire le même effet que le meilleur des plats. Lorraine attrapa alors Isaac par le poignet, maintenant qu'elle avait trouvé quelqu'un qu'elle connaît, elle n'aller plus le lâcher de la soirée. « Allons-y ! » Elle lui montra du doigt l'endroit où un petit groupe faisait griller des chamallows en riant autour d'un feu. Elle s'avança et reconnu des personnes qu'elle croisait souvent lors de ses soirées pendant l'adolescence, cela lui fit décrocher un sourire, c'était bizarre de retrouver tout ce petit monde. Cela lui faisait retourner des années plus tôt. Lorsque tout paraissait plus simple, sans contraintes ni responsabilités. Elle les salua se plaçant dans le petit cercle formé, s'assaillant en tailleur et invitant Isaac de faire de même. Peut-être que cette soirée, lui rappellerait les belles années de son adolescence.

Emi Burton
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Invité

Jeu 21 Mai - 2:36
once upon a time in closet
Lorraine & Isaac

C'est souvent difficile d'expliquer aux gens autour de soit les causes de nos peurs. Les phobies sont irrationnelles, viscérales. Elles te prennent à la gorge et serrent si fort que tu pourrais en suffoquer. Les longs doigts glacés des angoisses semblent toujours là à te fouiller de l'intérieur, gratter, mélanger, t'arracher les tripes sans ménagement. Comment pourraient-ils comprendre? Comment pourraient-ils même l'envisager sans même l'avoir vécu? Tu auras beau donner toutes les raisons du monde, les statistiques et les faits que tu voudras, rien n'y fera. C'est ça le problème. En soit tu pourrais sûrement rester enfermé dans un petit placard comme Harry Potter, comme un arachnophobe pourrait effleurer de sa main la toile encore fraiche de l'araignée. Oui, vous pourriez et ne risqueriez pas plus qu'une personne normale en ce faisant. Mais la magie est là. Dans ces conditions là, toi, du haut de ton petit mètre soixante-treize, tu crèverais de panique. Ton cœur s'emballerait, pompant ton sang à toute vitesse et tes mains deviendraient moites, froides. La tête te tournerait un peu et ton souffle se ferait court, ta respiration saccadée. Des fois tu te demandes comment tu avais réussi à traverser les sept minutes dans l'endroit exiguë qu'était le placard de ton amie. Par quelle magie tes yeux étaient restés secs, vides de toute larmes. C'était probablement grâce à Lorraine. Tu te souviens de la manière dont elle tremblait lorsque tu avais pris ses mains dans les tiennes. Tu les avais serrées fort. Il fallait respirer. Respirer profondément, longtemps. Ne pas s'arrêter. Inspirer. Expirer. Se vider de tout l'air qui pourrait occuper nos poumons. Tu lui avais dit ça, tu avais essayé de l'aider, de te concentrer sur autre chose que le tourbillon de pensées qui se déchainait dans ta tête.
Ça avait été les sept plus longues minutes de ton existence mais tu t'en étais tiré right?

« C'est vrai que ça fait longtemps. Une amie à moi, m'a assuré que c'était une fête géniale. Alors me voilà. Sauf que bizarrement, je ne la vois nul part. Elle doit déjà bien profiter de cette fête. » Tu es tiré de tes souvenirs par ses mots. Elle sourit. Tu imagines que les mêmes pensées traversent sa mémoire. Tu ne réponds pas tout de suite. Tes lèvres s'étirent en un large sourire moqueur lorsqu'elle se saisit de ta bouteille pour en avaler une longue rasade. L'alcool n'est visiblement pas à son goût car c'est en grimaçant qu'elle te la rend. Tu en prend toi aussi une gorgée. Le liquide réchauffe agréablement ta gorge. Il est peut-être bon marché comme elle le dit, mais il est très bon dans ce qu'il est supposé faire : saouler. « Ouais, c'est pas le meilleur mais ça fait toujours l'affaire. » Tu lui indiques de la main les packs de bières qui s'entassent près du feu. « C'est toujours mieux que leur flotte. » Tu ris. Dire qu'à une époque ça te suffisait. Tu te prenais à peine quelques rousses et la tête te tournait déjà. C'était le bon temps. « J'imagine qu'elle doit être déjà bien bourrée ton amie. Enfin ça m'étonnerait pas, ils ont l'air d'être là depuis quelques temps ahah. L'ami qui m'a invité était complètement wasted quand je l'ai vu. »  Tu bois à nouveau un peu de whisky.

Et soudain elle t'attrape le poignet, te pointe un des feux. « Allons-y! » Elle t'y entraine avant même que tu puisses émettre le moindre son. Tu comprends très vite la raison de sa hâte. Des guimauves se dorent la pilule près des flammes et une odeur de caramel plane dans l'air. On vous salut à votre arrivée, agrandissant le cercle pour vous faire de la place. Tu reconnais aisément la plupart des visages. Ce n'étaient pas spécialement tes amis au lycée mais vous vous étiez de nombreuses fois croisés lors de fêtes. « Hey, je peux ? » lances-tu en souriant au type à côté de toi, désignant le paquet de marshmallow du doigt. « Ouais bien sûr, 'sont là pour ça! » Il te passe le paquet et deux brochettes. Tu en donnes une à la blonde et commences à assembler ta brochette. Ça fait un bail que tu n'en as pas fait griller, des guimauves.  C'est là qu'une fille s'adresse à vous. « Shiiit, ça fait tellement longtemps que je vous avais pas vu guyyys! » Tu te souviens d'elle. Comment oublier le visage de ta tortionnaire. Enfin, tortionnaire, peut-être que si elle avait été au courant elle ne vous aurait pas envoyé dans ce placard hein. « Vous êtes venus ensemble? Haaaan c'est si cuuuute. » Elle te lance un clin d'oeil.

Emi Burton


J'espère que ça te plait pis désolée du retaaaard
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Dim 24 Mai - 17:43
once upon a time in closet
Isaac & Lorraine

La brunette regardait en direction des packs de bière et se mit à rire, c'était bien vrai que les bières proposées étaient un peu limite. Enfin, de toute manière Lorraine ne buvait pas de bière, elle avait tenté pendant certaines soirées, mais avait tout de suite détesté le goût. Le goût amer des bières, ne lui avait pas vraiment plus, surtout aussi, c'est qu'elle trouvait que boire de la bière ne rendait pas vraiment sexy, ça donnait des gaz et donne mal au ventre, super. Donc non, elle ne jouer pas aux bières pong, elle préférer largement la version qu'ils avaient inventé avec ses amis de son lycée privée, c'est-à-dire le whisky pong, ou cognac pong. « J'imagine qu'elle doit être déjà bien bourrée ton amie. Enfin ça m'étonnerait pas, ils ont l'air d'être là depuis quelques temps ahah. L'ami qui m'a invité était complètement wasted quand je l'ai vu. » Lorraine acquiesça spontanément, elle connaissait bien son amie pour savoir que son taux de degré d'alcool devait déjà être dépassé depuis un moment. Mais bon, Lorraine n'avait pas envie de la critiquer, elle aimait s'amuser et prendre la vie du bon côté, c'était tout non ? « Ahaha... Je pense oui. Je la retrouverais plus tard, ce n'est pas grave. »

Une fois autours du feu, Isaac passe le paquet de guimauves et lui passe aussi une brochette. Lorraine totalement absorbé par sa tache à mettre correctement les guimauves ne regardait plus ce qu'il se passer autour d'elle. La jeune femme faillit s'étouffer rien qu'en entendant sa voix, vous savez le genre de voix qui vous énerve, surtout que celle-ci était reconnaissable entre toute. Pas besoin que Lorraine n'est vue sa tête pour reconnaître la voix d'une amie à elle qui avait eu la bonne idée lors de sa soirée de mettre deux claustrophobes dans un placard, pendant sept longues minutes. Lorraine avait même suspecté l'adolescente à l'époque de les avoir laissés plus longtemps. Elle lui lança un sourire des plus faux, le meilleur qu'elle avait en stock. Mais la brune faillit s'étouffer une deuxième fois à sa deuxième remarque. Quoi ? Qui est cute au juste ? Pensais-telle que Lorraine est avec Isaac ? Lorraine lui assena un regard noir, comment pouvait-elle oser dire ça devant tout le monde ? Isaac était peut-être beau, mais beaucoup avaient entendu parler de son histoire avec Lee non ? La brunette essaya de calmer le jeu en lui annonçant tout de suite. « On n'est pas ensemble. » Elle allait peut-être calmer ses ardeurs, car Lorraine savait très bien ou mènerait cette petite conversation, le bien longtemps lui avait mis bien sur la puce à l'oreille, en même temps, Lorraine avait éviter soigneusement la jeune femme pendant toute son adolescence après cette fameuse soirée. Elle n'était tout de même pas masochiste à se point pour aimer être enfermé dans un placard tous les vendredis soirs. Très peu, pour elle. Le regard noir de Lorraine n'empêcha pas la demoiselle de prononcer les mots que Lorraine ne voulait pas entendre. « Je suis sûre que la dernière fois que vous êtes allé dans le placard, il s'est passé bien plus qu'un baiser. » Elle fit un énorme sous-entendu qui glaça le sang de Lorraine, ainsi qu'un grand sourire avec un petit clin d'œil aux deux concernés. Oui, si elle savait ce qu'ils s'étaient réellement passé dans ce placard. Lorraine jeta un coup d'œil à Isaac pour voir sa réaction. « Vous trouvez pas qu'ils sont mignons ensemble ? On va raviver la flamme ! Je crois que l'on peut les mettre dans une cabane de plage là-bas ? » Il eut un tonnerre de sifflet et de cris de joie pour cette grande nouvelle. Lorraine, elle ne respirait déjà plus, elle était totalement immobile et son sang n'avait fait qu'un tour. Elle était devenue livide, le cauchemar venait de commencer à cause d'une apprenti cupidon, qui n'était pas vraiment douée pour cela. La brunette agrippa la main d'Isaac par instinct et surtout pour avoir un petit soutient. Avait-il une idée pour contrer cette embuscade ? Fallait-il vraiment que cela recommence encore une fois ?

Et voilà que tout le monde pousse les deux jeunes gens vers cette fameuse cabane de plage, qui n'est vraiment pas grande. La jeune femme se laissa pousser tout en essayant de trouver des excuses qui n'ont visiblement aucun effet sur ses amis, en même temps, avouons le, aussi, ils étaient bien entamer par l'alcool. D'ailleurs, l'alcool, Lorraine attrapait une bouteille que quelqu'un avait emmenée avec lui, elle lui fit juste un sourire pour qu'il lâche la bouteille et qu'elle puisse en boire une bonne gorgée avant de rentrer dans cet endroit exigu et c'était sûr qu'elle allait la garder à l'intérieur. Arriver, devant la cabane, Lorraine pris une grande inspiration, elle était dans une sorte de trans depuis qu'elle avait appris qu'elle allait devoir passer encore 7 minutes enfermer, elle n'avait pas envie de leur montrer qu'elle avait peur, elle prendrait sur elle et elle y arriverait.

Emi Burton
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Ven 5 Juin - 22:08
once upon a time in closet
Lorraine & Isaac

La brune s'extasie devant toi, jubilant clairement en attendant la réaction de Lorraine. Elle sait très bien que vous n'êtes pas venus ensembles, ce genre de fille est au courant de tout ce qui se passe, à chaque seconde et n'importe où. Elle sait aussi que ce genre de bombe met terriblement mal à l'aise et grille tout rapprochement. Non pas que ce soit prévu hein, mais au cas où tu aurais eu quelques idées en tête. Finit. La réponse de Lorraine est brutale et un soupçon vexant. Un non catégorique.  Elle aurait du dire que oui, ça lui aurait fait les pieds. Tu approches ta brochette du feu et regardes les guimauves doucement gonfler et se colorer d'un joli brun. Lorsqu'elles sont fin prêtes tu les portes à ta bouche et souffles dessus avec délicatesse. Griller les marshmallow est un art précis et difficile nécessitant de grosses capacités physiques et mentales.   « Je suis sûre que la dernière fois que vous êtes allé dans le placard, il s'est passé bien plus qu'un baiser. » Tu t’apprêtais à glisser la confiserie entre tes lèvres lorsque sa voix retentit à nouveau. Les gens autour de vous s'esclaffent et tu n'oses même pas imaginer la réaction de Lorraine. Tu prends quand même le parti de garder ton calme. Il n'y a pas trente-six manières de dealer avec ce genre de sous-entendus. Tu te mêles aux rires des amis et lances d'un ton moqueur : « En sept minutes, tu me sous-estimes un peu là! »  Ça ne loupe pas, elle te pousse narquoisement du bras. « Après si c'est ce qui t'es arrivée quand  t'y étais passée avec Tim, je suis désolé pour toi. On est pas tous aussi rapides je te rassure. » Tu lui rends son clin d'oeil. Elle reste quelques secondes silencieuse, te laissant le temps de vider ta brochette de toute substance sucrée. « Vous trouvez pas qu'ils sont mignons ensemble ? On va raviver la flamme ! Je crois que l'on peut les mettre dans une cabane de plage là-bas ? » Tu sursautes. Encore? Elle est pas fucking sérieuse! Autour de toi la demande rencontre un énorme succès. À vingt-cinq ans tu pensais avoir passé l'âge pour toutes ces conneries. Assise près de toi, Lorraine demeure figée. Livide. Elle agrippe ta main avec force. « Meeeh j'suis pas down. On peut pas continuer à chiller ici plutôt? »  Mais si la perspective de remettre le jeu des Sept Minutes au Paradis d'actualité ne vous emballes ni l'un ni l'autre, les membres du cercles eux, sont plus excités que lors des tournois de beer pong. Bientôt une horde de gens ivres vous pousses vers la cabane. Tu vois du coin de l'oeil Lorraine se servir dans une bouteille et avale toi même quelques gorgées de courage liquide. Tu vas en avoir besoin.

La cabane n'est pas très grande. Typiquement le genre d'endroit où sont entreposés les bouées, filets, gilets et matériels de sauvetage. Pas de fenêtre. Ce n'est qu'à l'intérieur que l'angoisse commence à t'embêter. Fumer quelques temps avant avait été ta meilleure idée car l'herbe te calme un peu. « T'es correct? » Tu t'adresses à Lorraine. À cause du manque de lumière tu as du mal à la voir, devinant seulement sa silhouette. Tu t'avances un peu et tentes de poser ta main sur son épaule. Par erreur tu effleures sa poitrine et recules avec rapidité. « Merde, désolé, c'est pas c'que je voulais faire... putain de cabane sans lumière... » Ton souffle est court. Tu sens les murs autour de toi, si proches. C'est dégueulasse comme sensation et une boule se forme dans ta gorge, rendant le simple acte de respirer difficile. Espérant te sentir un peu mieux tu avales plusieurs gorgées de whisky. « T'en veux? » murmures-tu à Lorraine. Vous alliez en avoir besoin...


Emi Burton


Désolée c'est un peur court! J'espère que ça te va quand même I love you
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Invité

Dim 14 Juin - 12:35
once upon a time in closet
Isaac & Lorraine

Enfermée dans cette cabane, Lorraine n'était pas vraiment à l'aise, sa peur lui remontait d'assez loin et était vraiment ancrée en elle. Pendant longtemps, elle faisait des cauchemars d'une pièce sans porte qui rétrécissait sur elle. Cela l'a toujours hantée, depuis que sa mère l'oublié dans ce fichu placard. Lorraine lui en veut toujours un peu, bien sûr, sa mère était bien plus préoccupée par son affaire qui se monter, que par sa merveilleuse fille. Elle savait que sa mère aurait voulu un garçon, elle était comme ça, soit gentille avec elle, soit elle ne la voyait pas et c'était comme si elle n'avait pas de fille. Lorraine s'en était accommodé et d'un côté, elle trouvait normal de se concentrer sur ses affaires, la brune n'aurait pas voulut voir la boutique coulée à cause d'elle. Lorraine ce cola au mur contre elle et commença à se concentrer pour respirer, il ne fallait pas qu'elle étouffe, ça serait terriblement embêtant. Les paroles d'Isaac n'arrivent pas à la jeune femme, elle a la tête qui bourdonne, elle ne peut même pas se concentrer. Son père lui avait enseigné une manière de vaincre sa peur, de pensée à un endroit vaste et sans mur autour d'elle. Alors, la jeune femme ne cesse de répéter en chuchotant. « T'es sur une plage, une plage... » Mais la jeune femme sortis de sa transe au moment où Isaac touche sa poitrine. Elle pousse un petit cri aigu de surprise et le frappa au passage avec son bras. Après, avoir un peu repris ses esprits la brunette se demanda si ceux qui attendent à l'extérieur l'ont entendu, ça allait jaser cette histoire. Lorraine roula des yeux et poussa un soupir tout en écoutant les excuses d'Isaac, en même temps ce n'est pas non plus sa faute. Lorraine arrive juste à articuler : « T'inquiètes pas. » Isaac propose alors sa bouteille de whisky, la jeune femme n'hésite pas une seule seconde, elle en avait vraiment besoin, elle prit la bouteille avec sa main tremblante et bue au goulot une grande gorgée. « Merci, Isaac. » Elle lui fit un petit sourire. Déjà, elle sentait les effets de l'alcool dans son organisme des autres gorgées qu'elle avait prises avant d'entrer dans cette cabane. Cela allait surement l'aider.

Lorraine n'avait qu'une envie, s'accroupir, se replier totalement sur elle-même, se faire toute petite, disparaître de cet endroit, mais elle ne pouvait pas vraiment dans cet endroit exigu. Il n'y avait pas vraiment la place avec Isaac en face d'elle. Et puis elle ne savait pas non plus vraiment l'état de la cabane, elle n'avait pas vraiment envie de ressortir toute poussiéreuse de là-dedans. Sentant ses jambes flageolantes, elle posa sa main sur le torse d'Isaac, s'appuyant un peu sur lui, puis elle approcha tout son corps contre lui, sentant la chaleur de son corps cela la rassura un peu et elle réussit à calmer sa respiration, mais son cœur lui n'arrêter pas de taper dans sa poitrine. Elle lui murmura alors à l'oreille pour ne pas qu'on puisse entendre ses propos à l'extérieur de la cabane : « Tu sais, quand on sortira d'ici, je la tue. » Bien sûr, elle parlait de celle qui eut la bonne idée de l'enfermer dans un placard tout d'abord, puis dans une cabane de plage lors de fête. Elle devait surement avoir une haine pour la brune, c'était certain. Elle resta un petit moment dans sa position, lui soufflant de l'air chaud dans le cou, pour toujours calmer sa respiration et son cœur. « Ça ne te dérange pas ? » Elle ferma les yeux essayant de se calmer, elle devait se dire qu'elle était autre part, dans les bras d'Isaac. Elle respira son t-shirt, il sentait l'alcool, la fumette, ainsi que le feu de bois. Et puis, deux choix s'offrirent à elle, soit-elle explosée cette fichue porte en bois, mais elle n'avait pas vraiment envie de finir à l'hôpital. Elle décida alors de prendre la seconde option, peut-être aussi aidée par l'alcool qui commencer à embrouiller totalement son cerveau. La demoiselle plaça sa main tremblante derrière la nuque du blond, elle se détacha un peu de lui. Leurs visages n'étaient qu'a 2 centimètres l'un de l'autre et Lorraine put apercevoir ses yeux bleus, elle glissa sa main dans les cheveux blond du jeune homme tout en le fixant du regard. Elle avança alors lentement son visage effleurant son nez avec le sien, puis ses lèvres effleurèrent les siennes. C'était comme si, la cabane de plage avait disparut, il n'y avait que lui et elle, l'endroit importait peu. Elle avait juste envie de penser à autre chose, et elle n'avait trouvé que cela pour s'évader de cette cabane de plage.

Emi Burton


T'inquiète...Alan m'a dit have fun alors voilà. I love you
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Invité

Jeu 25 Juin - 13:27
once upon a time in closet
Lorraine & Isaac

De la lumière orangée filtre sous la porte, trop faible pour éclairer quoi que soit. Tu imagines le groupe entourant la cabane, guettant le moindre bruit, leurs bières de mauvaise qualité à la main. La boule dans ta gorge brûle au contact de whisky. Le liquide coule dans ta gorge, anesthésiant tes sens. Lorraine aussi boit, visiblement dans le même état que toi. Vous êtes bien beaux tous les deux, même que si c'était pas toi dans cette cabane, tu rirais peut-être. Un peu. Tu reprends la bouteille, évitant cette fois d'effleurer l'intimité de la jeune femme. Elle t'a pas engueulé pour plus tôt mais si tu commences à te répéter, les choses seront probablement différentes. Quelques gorgées avalées en une fraction de secondes plus tard, le feu ravage ton organisme. L'alcool te réchauffe de l'intérieur, rendant ce qui se passe autour de toi vaguement flou, chancelant. L'angoisse faiblit quelque peu mais ne disparaît pas pour autant. Elle est telle l'ombre qui te suit dans les rues la nuit, telle une présence constamment derrière toi. Elle t'enveloppe de ses bras de terreur, te couvre de son aura de malaise.
Tu te demandes combien de minutes de tortures se sont écoulées depuis votre entrée. Le temps semble s'étirer comme fait de guimauve. Et puis soudain, sortie de nulle part, sans même que tu t'y attendes, une main étrangère se pose sur ton torse. Une petite main fine, une petite main de fille. De femme pardon. Elle s'approche de toi et murmure à ton oreille sa haine pour votre tortionnaire commune. Tu sens son souffle dans ton cou, son parfum délicat mêlé à une odeur de feu de bois. Tu ris. Si cela ne tenait qu'à toi tu l'aurais déjà tuée la première fois.

« Je t'aiderais. » chuchotes-tu à ton tours d'une voix amusée. De l'extérieur les voix te parviennent, les cris, les chants, la vie. Tu poses ta main dans le bas de son dos, au niveau des hanches. Elle te demande si elle ne te dérange pas. Tu secoues la tête. Son corps fin est collé contre le tien. Tu la serres un peu plus avec ton bras et dépose ton autre main sur sa nuque. « T'inquiètes pas, c'est bientôt fini. » Ne relâchant pas ton étreinte, tu te balances  un peu, comme pour la bercer. Ses cheveux te chatouillent la joue. Ca te calme un peu, t'essaies de faire le vide toi même, de respirer tout ça.  Même si ton cœur bat toujours un peu trop vite, même si la boule ne se résorbe pas, ça aide un peu. Tu focus sur ce que tu fais, tu focus sur Lorraine, tu foc... shit, ses lèvres sont contre les tiennes, ses mains autour de ton visage. Tes doigts se prennent dans ses cheveux alors que tu lui rends son baiser. Well, that was unexpected. Pas désagréable on s'entend, mais pas attendu. Clairement pas.

« IL VOUS RESTE 4 MINUTEEEEES! » gueulent en choeur les spectateurs aveugles. Tu sursautes et te décolles de la brune. «Tu vois?» Tu ris doucement. Tu as relâché ton étreinte, un peu, et tes doigts jouent sur ses hanches. Tu embrasses le creux de son cou, joueur.  «Je te propose qu'on la foute à la flotte.» Tes lèvres glissent sur ses joues, sa bouche. C'était pas con de sa part comme stratégie pour oublier la petite pièce sombre et exiguë dans laquelle vous êtes enfermés. Vraiment. Tes sens sont un peu brouillés, tu es définitivement tipsy. T'imagines qu'elle est pareil, elle. Elle ne t'aurait probablement pas embrassé dans le cas contraire. Les filles comme elles ne flirtent pas avec des dudes comme toi. C'est pas que t'es moins bien hein, c'est juste une histoire de classe. Comme en Inde vous savez? Les hautes castes vont pas aller fricoter avec les manants sinon ce serait le bordel. Mais bon, pour le coup autant en profiter un peu. C'est pas tous les jours qu'on arrive autant à trouver un peu de bonheur dans les situations de merde.

Emi Burton


J'espère que ça te va I love you
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Invité

Mer 15 Juil - 21:41
once upon a time in closet
Isaac & Lorraine

Sur son visage se fendit un sourire, un large sourire, sa remarque et son petit rire la fit rire elle aussi. Bien sûr qu'il l'aiderait pour tuer la jeune femme qui rigoler de leur malheur. Elle avait peut-être cru bien faire, mais Lorraine savait qu'elle avait fait ça pour l'emmerder. Elle était peut-être paranoïaque pour le coup, mais c'était sa pensée. Sa main rassure un peu la jeune femme, ses paroles aussi, c'est vrai, il ne devait plus rester longtemps. Combien de temps était-il resté dans cette boite enfermée ? Pour la brune, cela lui paraissait une éternité. Les plus longues, sept minutes de sa vie. Le coeur de jeune homme tambourine sur la propre poitrine de Lorraine et cela emballe encore un peu plus le coeur de la jeune femme. Cette sensation désagréable l'envahie comme si elle aller d'un moment à l'autre tomber dans les pommes. Elle l'embrasse alors, Isaac lui rend son baiser, Lorraine se sent un peu mieux. Sur son petit nuage. Quand elle entend les jeunes dehors crier qu'il reste quatre minutes. Lorraine fait un bond et se sépare du garçon, visiblement, il avait eu la même réaction. Le cœur de Lorraine bat à cent à l'heure et elle essaye de reprendre ses esprits en respirant calmement. Posant sa main sur sa poitrine, elle essaye d'évaluer la vitesse de son battement de cœur. Elle lève les yeux au plafond, ils lui avaient fait une sacrée peur et elle se dit que c'était bien la dernière fois qu'elle écouterait son amie pour une venir à une fête. «Tu vois?» Isaac ris doucement, mais la jeune femme se dit qu'il reste encore quatre minutes à survivre dans une boite de même pas 1 mètre carré. « C'est encore long... » Son côté princesse, Lorraine est plutôt pessimiste, ce n'est pas vraiment dans ses habitudes, mais depuis que Lee est parti, elle était plutôt pessimiste, elle n'avait plus vraiment goût à la vie et ne prenait pas vraiment le temps pour s'amuser. C'était sa première soirée après sa rupture et elle avait vraiment mal commencé. Elle finirait peut-être mieux. Lorraine laisse le garçon l'embrasser dans le cou tout en appréciant, cela ne lui faisait plus penser qu'elle était enfermée dans une cabane. Elle ferma les yeux à ses caresses. «Je te propose qu'on la foute à la flotte.» Un petit sourire sadique se dessine sur ses lèvres, elle aimerait même la faire souffrir un peu plus. Qu'elle ressente la même angoisse qu'elle. « Bonne idée, mais j'aurai préféré quelque chose de plus radicale. » Lorraine rit, elle n'aller pas vraiment la tuée, bien que l'idée soit tentante. Elle n'avait pas vraiment envie de se faire arrêter ou de se salir les mains avec une fille pareille. Les lèvres d'Isaac rencontrent alors de nouveaux les siennes et Lorraine lui rend son baiser un peu plus passionnément. L'alcool ayant embrouillé totalement son esprit, elle ne savait plus vraiment ou elle se trouver, un petit sourire, c'était glisser sur ses lèvres indiquant son taux d'alcoolémie prononcé dans son sang. Elle ne savait pas vraiment si elle l'avait embrassé en étant sobre ou non, était-ce le fait d'être simplement enfermé, ou de l'alcool ? Du mélange des deux ? En règle générale, elle ne faisait pas ça, elle avait des principes niveau amour, c'était peut-être vieux jeu, mais elle avait toujours fonctionné comme ça. Ne pas embrasser le premier venu, toujours bien se tenir en société. Elle avait était amoureuse qu'une seule fois dans sa vie et pour le coup, cela lui avait juste brisé le coeur. « Heureusement que tu es avec moi, j'ai toujours eu confiance en toi, depuis la dernière fois. Tu me rassures. » Elle lui fit un petit sourire, ses yeux, c'était habitué à la pénombre et elle pouvait maintenant distinguer ses yeux bleus dans la pénombre, ainsi que son visage. Elle plonge ses yeux dans les siens, un instant, elle oublie totalement qu'elle se trouve dans une boite. Pourtant à l'extérieur de la cabane de plage, les autres font le décompte. Il ne reste plus beaucoup de temps, Lorraine caresse délicatement le visage d'Isaac avec ses doigts fins, toujours en plongeant son regard dans le sien, au moins quand ils ouvriront cette foutue cabane, ils auront de quoi parler.

Emi Burton


Pardon, c'est nul et pour le temps de réponse...
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