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What else ? - Bonnie et Chuck
Invité

Sam 23 Mai - 0:08


Bonnie et Chuck // What else ?.


Encore une soirée où je me dois d'aller. Encore une soirée où je dois me faire chier à sourire aux anecdotes sans saveur de la population huppée de la ville. Et vous savez quoi ? Pour avoir testé, je peux vous dire que les bulles de champagne ne les rendent pas plus marrante, non, vraiment pas. Taylor a passé sa journée à soupirer bruyamment dans l'espoir que ça me fasse changer d'avis, que j'accepte de la prendre comme accompagnatrice à ce bal de boniments, elle avait même argumenté qu'avec sa capacité à entretenir une conversation vide de sens elle ferait bonne figure et qu'elle avait déjà acheté la robe Dior de la dernière collection, que ce serait dommage de ne pas la porter pour l'occasion etc.  Mais non, je suis resté fort et je lui ai passé ma carte de crédit, accessoirement, car je sais que c'est toujours le meilleur moyen d'avoir la paix. Non, j'avais déjà choisi une personne pour cette soirée de merde, une personne pour qui elle pourrait avoir de l'importance si on se démerdait bien. Bonnie. Cette jeune femme qui m'a sorti du pétrin à Amsterdam, celle qui m'a aidé à retrouver ma route et à éviter une incompréhension avec un autochtone qui aurait pu me mener en taule probablement, sans la carte « vous êtes libéré de prison ». Alors ouais, je m'étais promis que je lui retournerais le coup de pouce et c'était là une bonne occasion pour le faire. Dans ces soirées on trouvait de tout niveau contacts professionnels, c'était Hollywood bordel, il devait bien y avoir un ou deux producteurs en quête d'une nouvelle étoile du cinéma, ou du petit écran, de chaire fraîche pas encore botoxée, sans aucun coup de bistouri. C'est donc en grande pompe que je passe la prendre, dans ma voiture avec chauffeur pour la forme, vêtu du smoking imposé par Taylor – l'autre faisait trop bal de promo il paraît, pourtant bleu ciel je trouvais ça classe et ça me va bien, puis ça faisait riche excentrique et donc tout à fait moi mais bon, ce que femme veut... Même qu'elle m'avait aidé à choisir une robe à offrir à Bonnie tout en rechignant que c'était déplacé de ma part de lui demander pareil coup de mains alors que je lui refusais de venir. Ma blonde en a même profité pour m'affubler d'un nouveau surnom, « marraine la fée » mais je m'en moque car, comme je l'ai dit, le bleu me va bien au teint puis, si on cherche plus loin, j'ai une sorte de baguette entre les jambes, hé, et peut-être même qu'on peut la qualifier de magique. Et quand je vois Bonnie passer la porte de son immeuble, oui, j'suis une bonne fée et je pousse un long sifflement admiratif. Elle a déjà l'allure d'une star. Car c'est ça le truc aussi, dans ces soirées. Il faut se faire remarquer, sortir du lot pour appâter. Parce que ces vautours ne jugent que sur les apparences, au fond. « Allez, monte princesse, Hollywood n'attend plus que toi. » Je tends une flûte de champagne à la jeune femme quand elle s'installe sur la banquette et trinque avec elle.

Le trajet est rapide, le chauffeur se glissant entre les voitures sans aucune difficulté - Statham n'aurait pas fait mieux, d'ailleurs il a aussi peu de cheveux que lui – et la notre finit par remonter l'allée bordée d'arbres décorés de lampions magnifiques. La maîtresse des lieux à mis le paquet, ou du moins à payé les bonnes personnes. Je réalise soudainement que je n'ai même pas la moindre idée de chez qui nous nous rendons et sors le carton d'invitation que j'ai glissé plus tôt dans ma poche intérieure. Je fronce les sourcils, cherche dans ma mémoire enfumée si ce nom me dit véritablement quelque chose, fouille dans les séries de mon enfance, mais non, trou noir, rien ne me revient. Je tends le carton à Bonnie, peut-être que ça lui parlera plus qu'à moi. « Meh, encore une qui doit payer sa chirurgie à coup de télé-réalité. » Ou alors elle a marié le mec qu'il fallait pour entrer dans le milieu... Bon, d'accord, je ne suis pas du genre calé. De toute façon, inutile de connaître leur CV, un peu le léchage de cul et on vous ouvre grand les bras. Et si ça ne marche pas, il me suffit de dire qui je suis. Parce que, ouais, je suis quelqu'un maintenant et la couleur de mon fric ouvre bien des portes. « J'espère que y'aura des p'tits fours. On sous-estime souvent le pouvoir des p'tits fours... » Malheureusement, non. Sur place, je découvre avec horreur la grande gastronomie au contenu douteux mais cher et l'appétit vient à me manquer, un comble. Les invités sont tous sur leur trente-et-un, fringues griffés de grands couturiers, et se sourient tous poliment, hypocritement. J'en ai la gerbe mais suis le mouvement, me fonds dans la masse, Bonnie au bras. Je crois à un moment discuter avec Steven Spielberg, je m'émerveille devant lui, lui sors toutes les répliques de E.T., des Jurassic Park – n'allez pas dans les hautes heeeeeeeeeeerbes ! – essayant même d'impliquer Bonnie pour qu'elle me donne la réplique, afin de montrer à Steven à quel point je suis fan pour au final réaliser au bout d'une demie heure que ce n'est qu'un barbu binoclard sans intérêt au nom qui m'est parfaitement inconnu. Damn it ! Ça casse mon enthousiasme et je lance un regard morne à l'assemblée. « Je pensais naïvement qu'on allait tomber dans un party sauvage mais là j'crois qu'il va surtout être question d'allonger du cash pour des p'tits orphelins. »Que je glisse à l'oreille de la jeune femme. Ce qui explique les grands sourires de nos hôtes quand ils viennent à notre rencontre. « Monsieur Morgan, c'est un plaisir de vous compter parmi nous. » Et pendant qu'elle déblatère je ne peux juste pas détacher mon regard de son front si... lisse. « Qui est votre amie ? » Ah, enfin, je peux en placer une. « Je vous présente Bonnie Vermeer, une grande amie à moi ainsi qu'une grande actrice. » La bonne femme fronce les sourcils – ou du moins essaie vainement, hé – en scrutant le visage de mon amie. « Elle a surtout tourné dans des films étrangers jusqu'à présent, c'est une star au Pays-Bas. » Madame machin abandonne aussitôt et acquiesce avec un grand sourire, faisant mine de voir ce qui n'existe pourtant pas. Une fausse vérité pour en mettre plein la vue et le tour est joué, du moins, c'est ce que je crois... « Quels films ? » 'Chier ! Elle ne pourrait pas simplement aller voir d'autres personnes pour leur soutirer du fric ?! « Hmmm... Je ne saurais prononcer convenablement vous savez, le néerlandais et moi... » La vieille chnoque s'accroche et lance un regard perçant à Bonnie. « Comment s'appelait le dernier déjà ? » Que je bafouille un tantinet. « ... ik ben … ik ben … ? » Silencieusement je prie pour que Bonnie trouve une idée de génie ou qu'elle sorte simplement un titre accrocheur car malgré mon séjour à Amsterdam, je n'ai pas retenu le moindre mot.




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Bonnie A-H. Vermeer
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Jeu 18 Juin - 2:04

Chuck & Bonnie





C’était avec un optimisme à son paroxysme que Bonnie avait décidé de se lancer dans une nouvelle aventure à Los Angeles en fin d’année dernière, dans le but ultime d’enfin aboutir à une carrière digne de ce nom. Soit. La raison du pourquoi du comment tenait parfaitement la route pour une jeune actrice en début de carrière, mais il fallait bien avouer que sur ce coup-là, la jeune femme avait peut-être vu les choses trop en grand et avait manqué un tant soit peu de réalisme. Après tout, elle avait quitté son pays d’adoption en un claquement de doigts sans se poser de questions, décrétant simplement qu’une immersion totale dans la cité des anges était le meilleur des moyens de capter la lumière des projecteurs. Et tout en gardant à l’esprit qu’elle ne serait certainement pas la seule à multiplier les auditions avant de tomber ne serait-ce que sur un rôle de figuration, elle n’avait jamais imaginé une seule seconde à quel point cette nouvelle aventure allait se révéler extrêmement difficile, étant persuadée que son talent allait finir par éclater au grand jour au bout d’un moment. Et…non, ça faisait maintenant plus de six mois qu’elle avait quitté Amsterdam et le bilan n’était pas des plus glorieux. Si aux Pays-Bas Bonnie avait connu une ascension fulgurante à l’aide de plusieurs rôles majeurs, aux Etats-Unis les producteurs en avaient clairement rien à faire et n’avaient que des rôles sans grand intérêt à lui proposer. Pour cause, la demoiselle n’avait eu que des propositions de rôles douteux ou de rôles mineurs dans des séries B pour un ou deux épisodes, grand maximum. Pas de quoi casser trois pattes à un canard en somme... Et même si la blonde n’était pas du genre à lâcher prise et qu’elle était toujours de bonne humeur pour donner le meilleur d’elle-même à chaque rôle – elle avait par exemple suivi des cours de surf pour un de ses rôles alors qu’elle était complètement terrifiée par cette idée –, le doute commençait sérieusement à s’installer et elle préférait dès lors se réfugier derrière son masque et son épée pour pratiquer son autre spécialité et oublier le temps d’un instant qu’elle avait peut-être quitté sa famille pour rien.  Car oui, maintenant que sa petite sœur était venue la rejoindre, la pression exercée sur ses épaules était d’autant plus forte pour la simple et bonne raison qu’elle n’avait pas envie de lui dévoiler ses peurs et d’être contrainte d’abandonner sous ses yeux. Et c’était donc cette idée combinée à son hyperactivité de toujours qui l’empêchait totalement de désespérer, restant constamment raccrochée à une lueur d’espoir qui l’aiderait à avancer.

Et avec un peu de patience, cette lueur d’espoir s’était matérialisée par l’apparition du seul et unique Chuck Morgan, qui n’était d’autre que le canadien le plus riche d’Hollywood. Et évidemment, avec un tel statut, il était loin d’être en manque de relations capables d’aider Bonnie dans sa carrière. Et pourtant, ce n’était nullement pour cette raison que la néerlandaise s’était rapprochée de lui, ne le connaissant même pas ne serait-ce que de réputation lorsqu’ils s’étaient rencontrés pour la première fois alors qu’il était complètement paumé dans les rues d’Amsterdam. Non, ce qu’elle aimait chez cet homme, c’était surtout qu’il ne se prenait pas la tête et qu’il supportait son hyperactivité sans broncher, la laissant toujours partir dans ses délires les plus profonds, provoquant de bons fous rires qu’ils avaient du mal à quitter. Ensemble ils s’amusaient, c’était le plus important. Maintenant si Chuck pouvait lui donner un coup de pouce, elle serait folle de le refuser même si ça la mettait légèrement mal à l’aise à l’idée de le surnommer marraine la bonne fée, comme il aimait lui-même s’appeler. M’enfin, à partir du moment où leur amitié restait au beau fixe, c’était le principal, n’est-ce pas ? Et puis il fallait bien qu’elle accepte de se faire aider si elle voulait décoller de toute façon.

Ce fut donc en toute logique que la demoiselle avait acceptée de l’accompagner à une des soirées mondaines d’Hollywood à laquelle il avait été convié à son plus grand regret. Et si Bonnie pouvait lui tenir compagnie tout en se faisant repérer par les bonnes personnes, c’était tout bénéf et elle était prête à se sacrifier et à transformer cette soirée aux goûts de son ami. De son côté, Chuck lui avait promis de lui fournir tout ce qu’il fallait pour appâter la galerie. Haute couture des plus grandes maisons parisiennes en guise de tenue, champagne directement importée de France et sa voiture personnelle avec chauffeur, il ne s’était absolument pas foutu de sa gueule et avec une telle allure Bonnie se serait presque déjà prise pour quelqu’un du milieu. « Allez, monte princesse, Hollywood n'attend plus que toi. » La phrase de Chuck la fit sourire par automatisme, parce que c’était comme ça avec lui, il suffisait qu’elle se retrouve en face de lui pour être à l’aise. « J’arrive, marraine ! » , répondit-elle sur le même ton, un geste militaire montrant qu’elle était sous son commandement venant compléter ses paroles. Elle s’installa ensuite auprès de lui à l’arrière et ne manqua pas de le noyer de remerciements encore une fois pour l’opportunité qu’il lui donnait avec tant de générosité. Chuck n’eut pas le temps de la faire taire en l’obligeant à boire son champagne qu’ils étaient déjà arrivés au cœur des festivités. Et il n’y avait pas à dire, les décorations étaient absolument magnifiques et réussissaient à mettre en valeur le domaine de la meilleure des façons, ça ne rigolait pas chez les vedettes hollywoodiennes, ils savaient se donner les moyens pour recevoir. Et alors qu’ils remontaient tranquillement l’allée principale pour rejoindre les autres invités, Chuck lui fit clairement comprendre qu’il n’avait aucune idée de leurs hôtes. « On ouvre les paris ? » , proposa-t-elle le plus sérieusement du monde. Ben quoi, Bonnie était joueuse et adorait imaginer la vie des gens qui avaient le malheur de croiser son chemin. « Je suis sûre que c’est une cougar de quarante ans, mariée pour la troisième fois à un producteur de films pour adultes. C’est un marché en plein expansion. » Bon d’accord, elle n’était pas très inspirée mais ça tenait la route... du moins pour elle. « Ou alors c’est une milliardaire quelconque mariée à la bonne personne pour lui financer ses séances de botox. Sûrement une ancienne star de télé réalité reconvertie en bienfaisante pour se donner bonne conscience. » C’était déjà beaucoup plus plausible même si ça manquait clairement d’originalité. Et à première vue c’était clairement la seconde option qui était la proche de la vérité, à la plus grande déception de Bonnie qui préférait de loin les excentricités qui lui fournissaient de l’action. Alors certes la décoration était irréprochable, mais l’ambiance était déplorable et la nourriture gastronomique ne tenait pas vraiment au corps. « Coquilles Saint-Jacques au champagne… Ils se croient dans MasterChef ma parole, c’est peut-être de là qu’ils viennent après tout. » glissa-t-elle à l’oreille de son ami qui était tout aussi déçu qu’elle. Super. Dire qu’on en imaginait toujours des tonnes avec les soirées VIP, c’était surtout un festival d’hypocrisie guidé par des jeux d’apparences plus faux les uns que les autres… Tout ce que la jeune femme avait en horreur en somme. Mais avait-elle le choix, rien n’était moins sûr. Elle était là pour se faire connaître et faire décoller sa carrière en restant la plus naturelle possible, mais le faire sans recevoir les foudres des autres convives était une mission bien délicate…mais que Bonnie était prête à relever. Ce fut donc avec une détermination sans borne qu’elle se rapprocha le plus naturellement du monde des quelques visages connus dans le milieu du cinéma. Blagounettes et coupes de champagne en réserve, la blonde n’avait peur de rien et s’était lancée dans une conversation endiablée avec un producteur réputé pour savoir qui de DiCaprio ou de Brad Pitt décrocheraient le premier un Oscar avant de finalement opter sur un débat pour savoir quelle compagnie aérienne offrait les meilleurs services à bord… Puis voyant que l’argument des uniformes et des crayons de couleur ne la menait nulle part, elle avait préféré rejoindre Chuck avant de griller entièrement ses chances auprès de l’homme qui jusque-là avait réussi à la supporter. « Je pensais naïvement qu'on allait tomber dans un party sauvage mais là j'crois qu'il va surtout être question d'allonger du cash pour des p'tits orphelins. » En guise de réponse, Bonnie fit la moue. Les parties sauvages comme disait si bien Chuck auraient au moins eu le mérite de faire connaissance avec les bonnes personnes sur un arrière-fond musical des dernières tendances du dance-floor. « Je serais prête à danser la macarena et la danse des canards à ce stade. » Mais Bonnie n’eut pas le temps de mettre à exécution ses engagements que les hôtes de la soirée firent enfin leur apparition devant Chuck qui leur présenta Bonnie à son tour en faisant des caisses quant à son talent d’actrice. Mais soit, les compliments de son ami étaient toujours les bienvenus et ce n’était certainement pas la blonde qui allait le contredire devant eux. Sauf que la femme qui leur faisait face avait décidément pris la décision de leur casser les pieds en analysant toute la filmographie de Bonnie jusqu’à ce jour, qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Ce n’était pas comme si les films néerlandais étaient généralement connus en dehors de la Belgique et des Pays-Bas…  Alors à moins qu’elle soit experte dans le domaine, c’était clairement une emmerdeuse. « Comment s'appelait le dernier déjà ?  ... ik ben … ik ben … ?» , commença Chuck avec un accent néerlandais des plus approximatifs qui eut le mérite de redonner le sourire à la jeune femme. « Ik ben een klootzak, une œuvre traitant sur la différence majeure entre les classes sociales néerlandaises et plus particulièrement sur le comportement des catégories aisées sur les moins aisées. Un film assez philosophique dans la continuité des pensées de Spinoza et de sa conception de la vérité, un merveilleux projet qui a reçu d’excellentes critiques. Il a même fait le tour de l’Europe. »  Oui, elle se foutait légèrement de sa gueule mais c’était si joliment dit qu’il était impossible de douter de ses mots. En tout cas ça commençait à devenir intéressant. « J’ai aussi fait la voix d’Elsa pour la version néerlandaise de La Reine des Neiges, mon plus gros succès. Je peux vous faire une démonstration devant l’assemblée au complet, mais seulement si Chuck accepte de faire Olaf. » Oups, c’était sorti tout seul.

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Dim 26 Juil - 20:08


Bonnie et Chuck // What else ?.


« Well, ça manque de peau d'ours et de cuir verni pour être la baraque d'un producteur de films X, non ? C'est trop clean. Et pourquoi s'embarrasser d'une cougar quand il suffit de piocher dans les actrices ? » Sans mentionner que, là, j'aurais reconnu le nom, en toute logique, hé. Sauf s'il en porte un autre dans la haute société, ce qui serait un brin idiot car tout se sait à Los Angeles. Garder un secret pour son voisinage est déjà chose impossible en temps normal, mais s'il est question de film pour adulte là, même Tom Cruise ne peut rien y faire. No. Way . « A moins qu'ils aient tout planqué au sous-sol. » Si oui, les employés de la maison ont dû bien se marrer. Ça doit bien valoir une clause de confidentialité dans leur contrat d'embauche. Damn, mon avocat déteint sur moi. L'autre hypothèse avancée par Bonnie colle plus facilement, encore que, là-aussi, vu ma relation privilégiée avec ma télévision, j'aurais reconnu le nom. Les Kardashians n'ont plus de secret pour moi. « Et si la bienfaisance fait partie d'une nouvelle télé-réalité ? Pour redorer son blason, faire oublier ses frasques précédentes. » Je resserre ma cravate, passe une main sur les épaules et scrute la pièce en vue des yeux inquisiteurs et indiscrets de Big Brother « Nope, pas de caméra. » Je suis presque déçu, je voyais d'ici ma propre émission, les gens s'affairer autour de moi, me filer des scripts en douce. Taylor serait probablement partante, elle qui n'attendait qu'une chose, qu'une occasion de retourner dans la lumière. Les sorties de couple n'attisaient plus cet espoir, les paparazzis manquaient à l'appel ou préféraient le juif à la blonde, ça la frustrait, elle qui mettait tant de soin à s'apprêter, à se faire éblouissante, personne ne le lui rendait. Pour se remonter le moral, Taylor plonge corps et âme dans les manucures, les cours de fitness, le shopping. Avec ma carte, car il paraît que c'est plus satisfaisant, plus valorisant. De mon côté, je suis de ceux qui se vengent sur la nourriture, dont la satisfaction suit celle de l'estomac. Et là, honnêtement, ma satisfaction est nulle, NULLE. « Ouais ben même Gordon Ramsay reconnaît le plaisir simple d'un bon burger bien américain. S'ils tiennent tant à se la péter, ils n'ont qu'à y glisser du foie gras ou prétendre qu'il y en a. » Ou encore des mini-burger, pour faire in. Bref, tout pour se la jouer haute société proche du petit peuple, avec de la junk food mais en mieux. Voilà, je veux un burger. Je prévois déjà de demander à notre chauffeur de faire un détour quand ils nous ramènera. S'il est cool, je lui passerais le jouet de mon Happy Meal pour qu'il le passe à son gamin. Encore que, ça dépendra du jouet.

Cette soirée est chiante. Les invités sont chiants, tous avec un manche à balais dans le fion. Où était donc l'envers du décor dont on parle tant dans les journaux à scandales ? La cocaïne ? Les orgies ? Non pas que ça me tente mais, merde, on s'ennuie. Le faux Steven est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Je sature, je deviens claustro et je n'attends qu'une chose : sortir d'ici. Je me plains auprès de Bonnie, lui fait part de ma désolation et je découvre qu'elle la partage. Well, je ne serais pas contre une danse du genre. Ils doivent bien les connaître malgré leurs mondanités. Ce sont des incontournables qui ont bien dû les atteindre à un moment ou à un autre, même planqués dans leurs luxueuses villas qui leur servent de forteresse. « Il n'y a même pas de DJ, pourtant c'est pas c'qui manque dans la ville. J'demande pas un Guetta mais au moins quelqu'un à soudoyer pour glisser du groove. » La musique semble sortir des murs, traverser les tapisseries, remonter des tapis hors de prix. Où est cette putain de chaîne hi-fi ?! Peut-être qu'ils apprécieraient un petit Slim Shady, que ça percerait la carapace de silicone... Notre hôte en avait une sacrée, à se demander s'il restait de la chaire humaine dessous. Je crois percevoir un mouvement sous ce visage, mais je n'en suis pas sûr. Est-ce qu'elle peut vraiment encore faire autre chose que fixer les gens sans expression aucune ? Mais si, là, au coin de son œil ! Ça bouge, il reste de la vie ! On dirait un tic tandis que Bonnie développe le film. Je fronce mes sourcils – car je peux, moi, ha ! – et sens une bouffée de chaleur me prendre. Les mots que la belle blonde utilise sont bien trop compliqués pour la vieille, elle va nous la faire dérailler, sauter une agrafe. Je vois déjà d'ici la plainte que son avocat transmettrait au mien, me demandant réparation pour ce si faux beau visage. Mais je vois son visage s'illuminer quand Bonnie enchaîne sur la Reine des Neiges. Ah, AH, ouf ! Cependant, ma joie est de courte durée lorsqu'elle m'inclue dans sa démonstration. Wait, wut? J'attrape une nouvelle flûte de champagne que je bois d'une traite. Je connais le Disney de nom. Bon, d'accord, LA chanson aussi, difficile de passer à côté, Taylor l'avait chantée à tue-tête pendant deux bons jours après qu'elle ait été le voir au cinéma. Même chose après qu'elle ait acheté le blu-ray. Et je l'ai peut-être vu, une fois, un soir, ça me dit quelque chose, une reine des frigides, nulle pour briser la glace avec sa frangine, ouais, j'ai dû le voir. Mais pas de là à comprendre de quoi elle parle. « C'est lequel Olaf ? Si c'est le caribou, c'est un brin raciste. » J'ai peur de sa réponse. Non, en fait, j'ai peur tout court, peu importe qui est cet Olaf. Car Disney ça chante, ça danse. Moi pas. Madame machin cligne des yeux car elle n'a probablement pas saisi la blague et me répond comme si elle s'adressait à un enfant. « C'est le bonhomme de neige, mon cher. » Oh, hé, qu'elle ne me prenne pas de haut non plus, elle n'a pas de quoi le faire, ma villa est tout aussi impressionnante que sa maison et bien plus cool, non mais. Puis je me résigne à suivre mon amie dans son idée, motivé par la réaction de la vieille gourde. Et d'un autre côté, ça ne peut pas faire de mal à cette soirée. On était prêt à faire la danse des canards, après tout et on leur donnerait, ou plutôt je leur donnerais l'occasion de rire un bon coup, ça alimenterait les conversations pour dévier des autres bien trop sérieuses. Et ils entendraient la voix de Bonnie, la remarqueraient. Donc, oui, je suis prêt à me sacrifier. Je tape dans mes mains avant de les frotter l'une contre l'autre. « Je dois faire quoi ? » Qu'est-ce que ça fait un bonhomme de neige ? La première réponse qui me vient en tête est bien sûr rester stoïque comme un glandu, le cul enfoncé dans le sol et ça je sais parfaitement le faire. Mais c'est du Disney, qui sait ce qu'ils en ont fait ? Hé, j'ai peut-être des super-pouvoirs. Madame grognasse me regarde de haut en bas, pince ses lèvres, hésite à dire quelque chose. Cependant, j'ai comme l'impression de lire dans ses pensées, que mon argent est suffisant, qu'elle n'a pas franchement envie que je fasse autre chose à sa soirée si chic, si distinguée. Ouais, là je veux totalement le faire ! « J'connais quelques pas de salsa, si jamais ça peut être utile. » Souvenir de Cuba. Parker est un très bon partenaire après quelques mojitos. « Oh, et la danse du robot, évidemment. » J'en fais une petite démonstration sous les yeux gênés de la morue. Je termine par un moonwalk foireux, ma botte secrète. Grâce à la seconde flûte de champagne, les bulles commencent à me désinhiber comme il faut. En attendant, les conversations se taisent, les regards se tournent vers nous, intrigués.




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Bonnie A-H. Vermeer
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Mar 1 Sep - 18:09

Chuck & Bonnie





Les soirées mondaines au combo gagnant de villa avec piscine et personnalités hollywoodiennes plus ou moins importantes – et intéressantes – étaient à Los Angeles ce que les gondoles pouvaient être à Venise : incontournables, ridiculement touristiques et captivantes d’une attention disproportionnée. La comparaison pouvait paraître totalement absurde, mais elle tenait pourtant parfaitement la route. Les soirées californiennes étaient le ciment d’une carrière artistique, un événement indispensable bien que surévalué qui avait un coût ridiculement élevé et qui masquait la réalité que peu de personne connaissait: ce n’était pas le seul et unique élément de réussite. Et c’était exactement la même chose pour les gondoles : elles étaient ridiculement chères et touristiques, et faisaient oublier aux visiteurs qu’il y avait d’autres activités à expérimenter dans la ville. Et en cet instant, Bonnie avait mis les deux pieds dans une gondole et tentait tant bien que mal de se faire guider par Chuck qui avait eu la gentillesse de l’emmener avec lui au pays des touristes californiens. Enfin en l’espèce, c’était plutôt elle la touriste, elle qui n’était qu’une toute nouvelle recrue de cette industrie bien difficile à cerner. Et le moins qu’on puisse dire était que la blonde se sentait totalement comme une intruse avec sa belle robe et chaussures de haute couture qu’elle n’aurait jamais pu se payer elle-même dans la maison de son hôte au luxe dégoulinant. Et pourtant, la simple présence de Chuck à ses côtés aurait dû être suffisante pour lui faire comprendre qu’elle faisait maintenant partie de ce monde et qu’il existait encore des artistes et businessmen loin d’être des marionnettes dans leur gondole mais plutôt les dirigeants de ce marché exigent. Et ayant tout cela en tête, Bonnie relâcha la pression et abandonna son débat intérieur pour profiter de la soirée en compagnie de son fidèle mentor qui n’avait pas ailleurs aucune idée de l’identité de l’hôte de la soirée, oups. Les premières hypothèses de Bonnie s’étaient portées sur l’industrie prisée des films x avant de se décliner sur la beauté de la chirurgie esthétique et la télé réalité. Bon d’accord, ses théories n’étaient pas terribles mais ça n’empêcha nullement à Chuck de s’y intéresser de près. Et pour lui, ce n’était pas très clair. « Hum, tu sais je me prépare à toutes les éventualités. Mais t’as raison, ils n’ont pas le profil d’amateur de porno. Dans le cas contraire ils en auraient été plutôt fiers et n’auraient pas hésité à exposer leur matériel aux yeux de tout Hollywood et les invitations auraient été plus équivoques. Et le manque de caméra qui exclut l’hypothèse de la téléréalité, exclut également la théorie de tournage de film à notre insu. », répondit la blonde avec une concentration bien trop solide pour elle. « Tant pis, la dame est sûrement la « femme de » accro au botox, pas drôle. Mais soit, gardons l’œil ouvert, on trouvera bien quelque chose. Après tout, ça reste Hollywood. » Ce fut donc sur cette belle conclusion qu’ils s’autorisèrent ensuite à changer de sujet, toujours à l’affût d’indices potentiels pour démasquer leur mystérieuse hôte. Et l’autre problématique importante en ce début de soirée était le manque cruel de nourriture digne de ce nom. Et lorsque l’on connaissait bien Bonnie, il devenait de notoriété publique que la nourriture était tout ce qu’il y avait de plus sacré. Peut-être était-ce d’ailleurs pour cette raison qu’elle s’entendait aussi bien avec Chuck, ils étaient reliés par le lien sacré de l’estomac. « Allez, pour te remercier je te cuisinerai des tartelettes au citron. Depuis que ma sœur a débarqué, c’est bien le seul dessert que je maîtrise et que je m’autorise à préparer dans ma merveilleuse cuisine. Même mon chat est devenu accro et c’est le pire des critiques. » Bon certes, Gangsta était un mauvais indicatif de la qualité de ses plats, mais elle se débrouillait étonnement bien et Hécate l’avait même félicité, ce qui valait la reconnaissance d’un grand chef étoilé.

Autre élément indispensable pour la réussite d’une soirée : l’ambiance. Et dans le cas présent, elle était absente au rendez-vous et attendait encore de se faire remarquer. Dieu ce que tout cela pouvait être ennuyant. Quel était donc l’intérêt d’une telle soirée si personne ne se lâchait et continuait à perpétuellement de parler business. La néerlandaise ne comprenait pas ce qui se passait, et ses maigres tentatives pour essayer de détendre l’atmosphère avaient été de cuisants échecs. Et de son côté, Chuck était tout aussi déçu qu’elle pouvait l’être, encore plus qu’il s’était pris la honte de sa vie en croyant parler à Steven Spielberg. « Courage Chuck. Puis ne pleure pas, ça serait mal vu et ils croiront tous que je suis en train de briser le cœur. Autant dire que ça ferait plutôt tâche et que ta copine risquerait de ne pas comprendre. » avait balancé Bonnie dans une tentative de le faire rire. « Sérieusement, je m’amusais plus dans les soirées qu’on faisait au lycée. » Bon, en même temps à cette époque Bonnie était jeune, populaire, membre de l’équipe des cheerleaders de l’école américaine des Pays-Bas et dans un environnement qu’elle maîtrisait. Sans oublier l’alcool et la bonne weed du pays qui circulaient. « Tu veux que je te donne du groove ? », demanda-t-elle ensuite à son ami pour répondre à sa remarque. Ben quoi,  elle était même prête à se soumettre à la macarena et à la danse des canards pour donner un peu plus d’action. Et si elle était à deux doigts de se lancer au beau milieu de la réception, elle fut coupée dans son élan par l’arrivée de leur hôte qui s’empressa à s’interroger sur l’identité de Bonnie. Plutôt ironique comme situation quand la blonde elle-même n’avait toujours pas la moindre idée de qui se trouvait en face d’elle. Mais bien évidemment, elle garda cette information pour elle et commença son monologue sur Spinoza et sa carrière d’actrice en Europe – après tout, elle était bien là pour parler septième art à des personnes susceptibles de s’intéresser à elle – avant de conclure en beauté sur la Reine des Neiges en se vantant d’avoir doublé Elsa. Si Bonnie avait réellement été la voix néerlandaise de la nouvelle héroïne fétiche de toutes les gamines ? Oui. Elle ne mentait pas sur une telle information qui était si facilement vérifiable. Elle avait juste omis de préciser qu’elle ne s’était jamais occupée de la partie chantée. Et apparemment, il suffisait de parler de la Reine des Neiges pour que l’inconnue qui lui faisait face ne se détende et la regarde avec un œil nouveau. Seul et unique petit problème, Bonnie n’avait pas réussi à se contenir et avait impliqué Chuck dans son exploit pour faire de lui le bonhomme de neige de l’assemblée. Jamais elle n’aurait cru faire autant d’heureux à cette perspective… oups. Le pauvre Chuck était complètement perdu et ne savait même pas qui du bonhomme de neige ou du renne était Olaf et tenta même une blague que la vieille peau ne sembla pas comprendre. « Oh Chuck, par pitié. Jamais je ne te reprocherai d’être canadien même s’il y aurait des choses à dire sur le sujet ! », plaisanta-t-elle avant de se reconcentrer sur la conversation. « Je t’explique. Olaf est le bonhomme de neige qu’Elsa a construit alors qu’elle s’enfuyait après que ses pouvoirs aient été découverts. Son rêve serait de vivre l’été mais il ne se rend pas compte qu’il fondrait. Pour faire simple, c’est la note comique du film, celui qui va aider Anna à retrouver sa sœur et à la soigner. » Oui, Bonnie était l’une de ses filles qui pouvaient débattre sur un dessin animé lors d’une réception où seule la haute société était conviée. Et Chuck montrait de la bonne volonté pour savoir ce qu’il devait faire pour devenir un bon Olaf mais le regard quelque peu inquiet de l’emmerdeuse l’obligea à dévier le sujet en partant sur de la salsa. « EXCELLENTE IDEE ! », s’entendit crier Bonnie qui avait décidément la même capacité d’excitation qu’une enfant de cinq ans. « J’ai gardé de nombreux contacts avec mes années mexicaines, tu sais. Autant dire que je suis au point sur l’espagnol même s’il est probablement encore un peu rouillé. Puis depuis que j’ai acquis la nationalité néerlandaise en plus de l’américaine, il est beaucoup plus facile de rentrer à Cuba et de profiter des déhanchés frénétiques des danseurs de salon. Je te mets au défi de me prendre comme partenaire. » Et sans attendre la réponse de son ami, elle tendit son iPod à leur hôte qui n’avait pas l’air contre une démonstration de salsa, et la chargea de brancher l’appareil sur une enceinte pour qu’elle puisse y jouer sa playlist cubaine. « Un Olaf qui danse de la salsa, ça mérite bien l’attention de tout le monde. Surtout après une telle démonstration en danse du robot. » Il fallait vraiment qu’elle arrête de se sentir obligée d’en rajouter à chaque fois. Au moins la question de l’ambiance était pour l’instant réglée, tout le monde avait le regard braqué sur eux.

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