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crazy little thing called love ☆ (ft. Sloan)
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Bonnie A-H. Vermeer
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Ven 10 Juil - 17:43

Bonnie & Sloan





Vivre au cœur d’Hollywood, épicentre des strass et des paillettes ainsi que des caprices de stars, n’était pas suffisant pour être soi-même recouvert d’un luxe grandiloquent et pour captiver toute la lumière des projecteurs, au contraire. Hollywood pouvait être bien cruel pour des acteurs en quête de reconnaissance, et Bonnie en avait été l’une des victimes. Ce n’était pourtant pas le manque de talent qui l’empêchait de briller, seulement la concurrence qui était bien trop rude et jusqu’alors à son désavantage pour la simple et bonne raison qu’elle avait refusé de se livrer à un jeu d’apparences et d’hypocrisie pour attirer le regard des producteurs. Et pourtant, malgré cet état d’esprit, le vent commençait peu à peu à tourner et les derniers événements survenus dans la vie de la jeune femme lui démontraient l’apparition éminente d’un changement de direction. Déjà, l’arrivée de la jeune Hécate dans la cité des anges avait particulièrement chamboulé ses habitudes, l’obligeant à se réhabituer progressivement à la vie en communauté, élément on ne pouvait plus bénéfique pour lui faire prendre connaissance de l’effet néfaste d’une vie en autarcie, même si elle n’était que partielle. Et si cette prise de conscience n’était pas bien impressionnante en soi, il n’empêchait que la blonde faisait constamment des efforts pour maintenir un bon cap, ce qui se manifestait par des efforts de sa part pour intégrer sa petite sœur à ses activités de tous les jours sans être envahissante pour autant et lui laisser l’espace nécessaire pour qu’elle puisse s’acclimater à son nouvel environnement ; ce qui lui avait ouvert les yeux sur l’attitude à adopter pour charmer le monde qui composait la crème d’Hollywood. Et il n’y avait pas à dire, ce n’était pas une mince affaire et la jeune femme ne savait plus vraiment sur quel pied danser pour grandir dans le cercle sans s’être infidèle et se transformer en actrice lisse sans aucune personnalité. Seulement maintenant Bonnie avait conscience des efforts qu’elle devait faire, et là marquait le début de son ascension dans le milieu. Et pour cause, la néerlandaise avait déjà charmé plusieurs grands producteurs et avait réussi à signer plusieurs gros contrats l’engageant dans des projets prometteurs qui lui permettraient de laisser aux oubliettes les rôles de figuration ou de filles nunuches en scène dans deux malheureux épisodes de séries à l’eau de rose qui n’intéressaient pas grand monde. Non, maintenant elle avait des rôles, des vrais, comme ceux qu’elles pouvaient avoir aux Pays-Bas, ceux qui lui permettaient de pouvoir enfin s’exprimer et de plaire. Et bien qu’elle n’ait pas encore la renommée d’Angie ou de Meryl, la blonde avait des propositions de photoshoots et d’interviews intéressants qu’elle examinait toutes avec un sérieux exemplaire.

C’était d’ailleurs pour une séance photo suivie d’une interview exclusive sur sa petite personne que Bonnie s’était rendue jusqu’à Silverlake, quartier réputé pour son côté hipster et diversifié, sous une chaleur étouffante qui annonçait un été particulièrement chaud. Et la belle avait beau apprécié son début de notoriété, elle n’était pas sûre d’être encore parfaitement à l’aise avec les médias et de savoir se dévoiler sans trop en dire. Et puis surtout elle savait très bien que son côté hyperactif et gaffeur n’était jamais loin pour revenir au galop, ce qui n’était pas forcément bon signe pour faire bonne impression, non ? «Je suis sûre que ça se passera bien, reste-toi-même et ça ira. C’est comme ça que t’es la meilleure. »  Les mots d’Hécate, approuvés par leurs deux chats et Alix – oui, Bonnie était de ces filles qui analysaient le comportement des chats et elle avait décidé de croire que Kira et Gangsta avaient été réceptifs à l’apologie de la rouquine – eurent pour effet de lui donner la confiance nécessaire pour ne pas faire marche arrière et de se rendre au lieu de rendez-vous sans aucun retard, chose exceptionnellement rare venant d’elle. Le journaliste se présenta à elle, entourée par le photographe et le reste de l’équipe qui lui accordèrent quelques regards furtifs avant de vaquer à leurs occupations, trop occupés par une autre séance photo qu'ils n'avaient pas encore terminé pour venir entamer une conversation avec elle. Soit, plutôt sympa comme ambiance. « Je te propose de commencer par l’interview le temps qu’ils finissent avec Sloan. » Au nom de Sloan, la jeune femme releva brusquement la tête, totalement sous le choc de ce qu’on venait de lui dire. « Sloan Bernstein ? », demanda-t-elle mine de rien d’un ton neutre qui était loin de traduire les montagnes russes émotionnelles qui étaient en train de se produire dans son corps. « Ouais, un nom comme ça je ne me souviens plus très bien. Je ne te cache pas que je suis là que pour toi, les mannequins sont toutes les mêmes pour moi, même si je dois avouer que les cheveux roses de celle-là sortent de l’ordinaire. » D’accord, cette fois-ci il n’y avait plus aucun doute possible, ils parlaient bien de la même personne, LA Sloan. Et étrangement, Bonnie aurait été incapable de dire si c’était une bonne chose ou non, après tout elle n’était pas encore entièrement remise des événements du nouvel an. Elle appréciait sincèrement l'autrichienne mais elle était légèrement perturbée lorsqu’elle se retrouvait auprès d’elle et elle ne pouvait pas s’empêcher de la trouver attirante. Elles s’entendaient bien, déconnaient sur pas mal de chose mais le baiser qu’elles avaient échangé au nouvel an restait gravé dans sa mémoire et elle avait peur de déraper de nouveau en sa présence. « Allez installe-toi princesse, on va commencer. » Sur son invitation, Bonnie s’assit en face de son interlocuteur, essayant de chasser de son esprit le fait que Sloan se trouvaient seulement quelques mètres plus loin et qu’elle entendrait sûrement le moindre mot de ce qu’elle dirait pendant l’interview. M’enfin, elle n’avait pas de raison de s’inquiéter ou de se cacher, ça ne pouvait que bien se passer…n’est-ce pas ? Légèrement nerveuse, elle réussit pourtant à rester maître d’elle et à conduire le fil de l’interview sans trop de problème et même avec humour, laissant sa personnalité ressortir le plus naturellement du monde. Questions sur ses projets, son parcours, sa carrière aux Pays-Bas et même sur sa passion pour l’escrime, elle avait su répondre sans aucun problème jusqu’à ce que vienne la question fatidique qu’elle redoutait. « Et j’imagine qu’une fille comme toi ne doit pas avoir beaucoup de problème à séduire le sexe opposé, ce joli cœur serait-il déjà pris ou est-ce un cœur à prendre ?». Boum badaboum, catastrophe en prévision. « Je… Je… », commença-t-elle sans trop savoir ce qui allait sortir de sa bouche et complètement perturbée par le visage de Sloan qui lui venait en tête au même moment. Et merde, ça avait pourtant bien commencé…

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Jeu 20 Aoû - 3:48

Bonnie & Sloan





Les flashs me résonnaient direct en travers des pupilles et je riais, je dansais, je valsais, je pouffais pour mieux recommencer. Me retrouver là, sur ce shooting, c’était de l’inconnu comme du facile, de l’imprévu comme du naturel, et même si j’avais l’impression d’être une belle fraude couverte de blush et de mascara, les faits étaient là. Ils m’aimaient, ils m’adoraient, ils m’immortalisaient. Parker avait fait le travail, il avait tout mâché, il m’avait servie sur un plateau d’argent en faisant passer les clichés qu’on faisait à travers les ruelles de Rio à du vrai, du concret, du solide, du Sloan. Il m’avait croquée d’avant, il m’avait embellie d’après, il m’avait mise sur la map à travers son portfolio et ses projets, en me foutant sur n’importe quel shoot du moment où on lui fichait une carte blanche et qu’il pouvait moindrement laisser son cerveau de génie faire le reste du travail et ça donnait ceci, cela. Un magazine de plus, un photographe et une équipe complète de moins, déjà affairés ailleurs, déjà dans l’oubli, qui me laissaient en tête à tête avec l’objectif, avec les lumières, avec la toile blanche qui reflétait jusqu’à mes neurones, avec les vêtements trop serrés, les cheveux hirsutes, le maquillage couvert. Je jouais le même personnage sous divers accoutrements, je personnifiais toujours et encore la même gaillarde, celle qui voulait vendre, celle qui voulait vendre et du rêve et de l’espoir et du tissu, à tout prix. Ma silhouette effilée qui penche vers la droite, qui se cambre sur la gauche. Mes côtes qui s’exhibent, mes jambes qui se galbent. Mon cou qui s’allonge, les fringues qui caressent mon corps comme pour l’épouser, comme pour n'en faire qu’un, comme si mes habits faisaient office de sauver le monde, un fashion step à la fois. C’était pathétique et c’était superficiel, c’était faux et c’était fun, je m’y plaisais, comme je m’y plaisais. Les costumes, le mensonge, la fraude, la sale fraude, c’était beau. Ironique, salace, pervers, égoïste, mais beau. Et on me payait en plus, la classe.

« Encore quelques prises Sloan, et t’es libre. T’es en feu aujourd’hui princesse! » Je grince devant tant de familiarité, parce que je suis en mode sauvage aujourd’hui, parce que j’en ai rien à foutre que ce soit un photographe mode bien connu, une lentille à la con de plus qui photoshoppera ce qui me sert de hanches et de poitrine pour gonfler l’effet. J’agrémente ma pose d’un majeur bien senti, le sourire vilain, avant de tourner sur moi-même, signature move comme un autre, et de lui exhiber mes fesses en signe de rébellion. Il continue de cliquer, il flash encore et encore et j’aurais bien envie de lui tirer un truc à la gueule là, pour ajouter au drama, au charme de mon côté vilain petit canard, à la réputation sur laquelle j’ai si bien travaillée, et qui maintenant fait office de présentation lorsqu’on me dégote des contrats. Je suis une merde, une petite merde bien égocentrique et vil à souhait et il le saura bien vite lorsque mon escarpin atterrit direct dans sa gueule et qu’il se sert de son boîtier pour esquiver le coup. « Princesse toi-même. » que je babille, gamine au possible, l’air chiant d’étiré jusqu’au front. « Alors, ça fait naturel à la caméra? » Il pensera que j’ai pas fait exprès, que je suis qu’une conne de plus. Ou pas. Et c’est là que ça devient amusant. « Ouais, non c’est parfait. Reviens dans une heure qu’on boucle avec les autres. » Et il me fait dos et je lui tire la langue. J’aurai pu faire pire, et je dois avouer que je suis un peu gênée de la connerie quoi, mais le chèque qui vient avec me remet à l’ordre et je roule des yeux devant tant de responsabilités. Habiter avec le cousin et sa trentaine bien fraîche qui approche à ce don de faire chier le système et de remettre les décisions monétaires en jeu. Genre, garder l’argent pour payer un semblant de loyer, ou une tournée de Jägermeister à celui ou celle qui m’offrira la meilleure lap dance au Brennan's. Those priorités.

Parlant de priorités, j’aurais bien pu finir de flirter avec le mec à la coiffure dans les toilettes du studio si je n’avais pas vu Bonnie au plus loin, à la droite. Bonnie la belle, Bonnie la farouche, Bonnie l’indomptable. Elle se la jouait cool l'actrice d’ailleurs, elle avait ses racines européennes de tatouées jusqu’au fond d’elle-même et elle m’avait piqué, m’avait charmé, au nouvel an. J’étais pas cul cul à l’eau de rose, non mais ça je laisse ça à l’autre Bernstein, mais pour elle, y’avait eu des étincelles et des langues, des mains et des bassins, de la chaleur au creux du ventre et de la sueur de la nuque aux hanches. J’ignorais si c’était le défi qu’elle représentait, ou juste le fait qu’elle refusait tout et prenait le reste à la légère, mais un challenge étant un challenge, je fis un pas puis un autre vers elle, question de voir si je la déstabilisais autant que je semblais le faire, en janvier dernier. La réponse? Of course. Non mais vous m’avez vue quand même? La question du journaliste interrompt mon arrivée impromptue et je me faufile derrière elle, féline, aguichante, désireuse. J’ai envie de jouer, maintenant. « Son cœur est bel et bien pris, je confirme. » mes doigts glissent le long de sa mâchoire, maintenant que je me trouve à sa hauteur, bien droite, alors qu’elle est assise et dos à moi. Affinée, je dérive vers sa nuque, puis sa clavicule, puis remonte ma course. « Le coup de foudre, la passion, ça frappe quand on s’y attend le moins, n’est-ce pas? »  Le journaliste a fini de porter son attention sur la réaction de la Vermeer et lève la tête dans ma direction, curieux, intrigué, avide. « Et vous avez une opinion sur la question, de ce que je comprends? »

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Lun 31 Aoû - 23:09

Bonnie & Sloan




L’industrie d’Hollywood, tout le monde n’avait que ce mot-là à la bouche dès qu’il s’agissait de faire référence aux célébrités californiennes en quête de gloire. A quel moment la volonté d’avoir une carrière reconnue  et acclamée était-elle devenue à ce point péjoratif et synonyme de superficialité ? L’âge d’or du cinéma était bien loin derrière nous, sans oublier qu’on pouvait désormais dire adieu au naturel d’une Audrey Hepburn ou au charisme d’une certaine Elizabeth Taylor. Non, maintenant tout n’était que faux semblant et gestion de son image dans un but de faire toujours plus parler de soi. Et le contraire était vrai aussi, le voyeurisme et la volonté de tout connaître sur les autres étaient clairement au cœur de cette fameuse et ô combien pesante industrie. Et tout en s’étant lancé dedans à pieds joints les yeux fermés, pleinement consciente de cette fatalité, Bonnie avait secrètement espéré faire exception. Car elle voulait tout simplement que son talent dans la comédie fasse tout le travail à sa place sans qu’elle ait besoin de forcer la carte du « m’as-tu vu ». Elle voulait juste être admirée par ses pairs, être reconnue comme une actrice au jeu complet et d’une justesse troublante. Une actrice capable de faire renaître le Los Angeles des années 20. Bon, après la jeune femme avait les pieds sur Terre et reconnaissait volontiers que ce désir n’avait que le statut d’un beau rêve chimérique. Pour autant, la blonde tentait de s’y accrocher du mieux qu’elle pouvait en se jetant dans l’industrie sans s’y perdre, en dévoilant suffisamment pour susciter l’intérêt mais pas assez pour devenir une de ces filles lobotomisés aux paillettes et aux flashs de la presse à scandale.

Du moins, c’était ce qu’elle avait essayé de faire lors d’une nouvelle interview qui devait se poursuivre sur une séance de photoshoots. Elle n’avait absolument rien caché, glissant même à son interlocuteur son opinion sur le monde compliqué d’Hollywood d’une manière si diplomatique et intelligente que les Nations-Unies auraient eu raison de l’engager sur le champ et de l’envoyer à Israël. Non, il n’y avait rien eu à redire, Bonnie avait géré son interview d’une main de maître…jusqu’à ce que la question qui fâche ne rentre en jeu une nouvelle fois. Les relations amoureuses. Et pour être encore plus précis, ses susceptibles relations amoureuses à elle, les siennes. La vision de l’amour aux yeux de Bonnie était si cynique et pessimiste que la question en aurait presque plus être drôle. Sauf que ça ne l’était clairement pas au final. Qu’il y avait-il à dire, elle n’y croyait pas et n’y croirait probablement jamais. L’amour n’était qu’une hypocrisie déguisée mise sur un piédestal, une mascarade qui entraînait forcément d’importantes blessures. Du moins, dès que ça la concernait elle. Au final, Bonnie avait adopté malgré elle une vision quasiment hobbesienne de la nature humaine : l’homme était constamment en mouvement et ne pouvait ainsi jamais atteindre le bonheur et se condamnait  à une vie de recherches, en vain. Et à son plus grand désarroi, elle n’avait pas eu l’occasion de démentir ces théories, ses malheureuses expériences en la matière l’ayant suffisamment dégoûtée. Car oui, tout comme Hobbes, Bonnie possédait ses propres contradictions et ne demandait  que à ce qu’on lui ouvre les yeux, qu’on lui démontre que certes, de manière générale les relations amoureuses étaient vouées à l’échec, mais qu’il y avait toujours des exceptions dans ce monde, des belles exceptions qui venaient briser ces pensées radicales et qui valaient la peine d’être vécues malgré tout. Elle ne demandait qu’à y croire mais avait bien trop peur de se brûler les ailes si elle s’autorisait à les déployer au bénéfice d’une autre personne. Voilà pourquoi la pauvre petite ne croyait guère aux relations et préférait pour l’instant vivre dans son monde dénué d’amour sincère et de relations stables, adoptant une attitude défaitiste des plus tristes.

Seulement…elle n’avait pas d’autre choix que de le garder pour soi, elle ne voulait certainement pas être décrite comme l’actrice au cœur de pierre immunisée face à l’amour. Surtout que ce n’était pas totalement exact et que tout était beaucoup plus complexe qu’il n’y paraissait. Elle n’était pas fermée au monde qui l’entourait et aurait très bien pu se laisser aller à l’amour, simplement elle restée bloquée dans son cynisme. Et plus elle débattait intérieurement et plus le temps passait, l’obligeant maintenant à dire quelque chose pour de bon. Elle était même prête à ressortir la carte du faux couple avec Sawyer si Sloan n’était pas intervenue avant elle. Les doigts de la Bernstein qui se baladait sur son corps sans aucune gêne la firent frissonner, comme pour prouver l’authenticité de ses paroles. Ah, Sloan. La belle Sloan à la crinière rose, l’unique et charismatique créature venue d’Autriche. Voilà bien la seule à ce jour qui avait réussi à briser toutes les théories de la néerlandaise et qui avait failli la faire succomber. Elle la troublait autant qu’elle l’intriguait. Et sans parler d’amour, Bonnie reconnaissait volontiers qu’elle avait eu le coup de foudre pour elle. «  Et vous avez une opinion sur la question, de ce que je comprends? » La question du journaliste montrait clairement que Sloan avait joué la bonne carte pour continuer de l’intriguer, elle n’avait pas tout perdu. « Sloan exagère toujours, mais il semblerait qu’elle et moi, ça ait été une évidence. » Bon jusque-là, elle n’avait même pas eu besoin de mentir. Sauf qu’il était clair que tout le monde comprendrait qu’il s’agissait là d’une déclaration d’amour la qualifiant comme étant amoureuse d’une mannequin aux cheveux roses en vogue, pas top pour la gestion de l’image après ça. M’enfin, c’était toujours mieux que l’actrice au cœur de pierre alors autant jouer le jeu… Puis merde, c’était Sloan après tout, elle n’aurait même pas besoin de se forcer. « Je pourrais vous raconter des millions de choses à son sujet et de la manière dont je suis tombée sous le charme, mais vous auriez assez d’éléments pour écrire un bouquin et non un article de journal ». Sur ce, elle planta son regard dans celui de la jeune femme pour y voir une quelconque réaction mais elle n’était pas bien sûr de la signification de ce qu’elle tentait d’y déchiffrer. « Je vous en prie, nous avons tout notre temps princesse. Oh, et je vais prévenir le photographe, quelques photos de vous deux seraient absolument merveilleuses pour le photoshoot, ne tentez même pas de m’en dissuader ». Ce fut à cet exact moment que Bonnie se demanda dans quel nouveau pétrin elle s’était fourrée. « Désolée. », glissa-t-elle simplement à Sloan à l’insu de leur nouveau bourreau. Et encore, être désolée ne reflétait en rien ce qu’elle ressentait à l’instant.

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