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Olivia R. O'Ceallaigh
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Lun 13 Juil - 23:09
HAPPY BIRTHDAY TO...... ME ?
Il y a une semaine, j'avais jeté les photos d'un magnifique Penthouse au cœur des beaux quartiers de Los Angeles sur la table devant Owen. « Voilà officiellement où tu m'emmènes ce week-end pour mon anniversaire », avais-je dis sans lui accorder un regard, allant préparer le repas alors qu'il travaillait sur son ordinateur portable. « J'ai dit à mes parents que tu m'avais seulement dit de ne rien prévoir et que tu m'emmenais de vendredi soir à lundi matin dans un lieu inconnu. Quand on reviendra, on prétendra que nous avons été là, en attendant, ça nous offre un week-end de libre loin de L.A. et loin de ma famille... loin l'un de l'autre, aussi », avais-je ajouter en versant de l'huile dans la poêle pour faire cuire la viande. « Tu vas pouvoir t'amuser comme tu veux et... avec qui tu veux. » J'avais détesté imaginer ça autant que j'avais détesté le dire, mais je lui devais bien ça, alors que je le mettais carrément dehors pour le week-end parce qu'il fallait jouer le jeu du petit couple parfait. Moi, j'avais réservé une chambre dans un petit motel sans cachet et tout à fait low cost, il n'avait pas besoin de découvrir à quel point je n'avais pas les moyens ou l'envie de me payer plus pour mon anniversaire... Autant lui offrir toute la liberté qu'il voulait.

Et j'étais donc là, quasiment une semaine plus tard, préparant ma valise avec assiduité – non sans avoir dû pousser Owen a quitté son travail et à lever ses fesses du canapé pour aller faire sa valise -. De quoi avais-je donc besoin pour aller m'enfermer deux jours dans un motel à mater des vieux films cheesy ? Hormis un énorme pot de glace et de la bière ? Un pyjama ou deux, des sous-vêtements, des chaussettes juste au cas où et pas grand-chose de plus, à vrai dire. Préparant mes affaires de toilettes, je me forçais tout de même à mettre un jean, un short et deux hauts dans sac juste au cas où et retrouvais la crème de massage dans la salle de bain.

Owen avait enlevé sa contention en résine quelques temps plus tôt, mais son bras restait fragile et il avait souvent mal le soir, alors j'avais pris l'habitude de le lui masser pour apaiser la douleur et sa mauvaise humeur. Je prenais soin de lui depuis son accident, autant continuer. Le garder un minimum en forme et sans douleur avait le bénéfice de le rendre moins irritable et donc de passer de meilleures journées, alors bon... Je quittais la salle de bain et pris la direction de sa chambre où il était – dieu merci – en train de faire sa valise. Je jetais négligemment la bouteille dans sa valise et lui offrit un sourire. « N'oublie pas ça », soufflais-je en me dirigeant vers la porte. « Tu es vraiment trop irritable quand tu as mal, alors trouve quelqu'un qui saura correctement masser ton bras. » Je quittais sa chambre et rejoignais la mienne, mettant ma trousse de toilette dans la valise avant de la boucler. En avant pour la grande aventure, songeais-je ironiquement, avant de réfléchir et de décider de prendre mon ordinateur, juste au cas où. Si je m'ennuyais trop, je pouvais toujours bosser. Bosser le week-end de mon anniversaire parce que c'était toujours mieux que l'ennui. Magnifique ! Ça c'était une vie de rêve.

Je soupirais malgré moi devant la tristesse de la chose, essayant de ne voir que le positif. Un petit week-end loin de ma famille serait un bonheur sans nom. Bien sûr que je les aimais, mais leur présence permanente avait toujours été du genre à m'étouffer. Avec Owen blessé, ils avaient été encore plus présent, aux petits soins pour nous et même si leurs attentions étaient louables et adorables et même si j'adorais l'idée de pouvoir me reposer sur ma famille plus que jamais depuis des années, mais j'avais toujours besoin de ma petite liberté, de mes moments rien qu'à moi. J'en avais assez de toujours faire semblant que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. J'avais besoin d'être un peu moi-même, de pleurer à loisir ou de rire comme une débile devant une comédie romantique. J'avais besoin d'être la vraie Livia. La Livia de New York.

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Owen O'Ceallaigh
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Mar 14 Juil - 0:12
Happy birthday to... me?
Olivia & Owen
L’anniversaire d’Olivia était pour bientôt. A la fin du mois pour être exact, le 30. Il m’était impossible de passer à côté. Pas avec sa famille. Et encore moins avec sa mère. A chaque fois qu’elle me voyait, elle essayait toujours de me prendre à part pour me demander discrètement ce que je comptais offrir à sa fille. Je ne savais pas que son anniversaire était proche à la base. Alors je m'étais renseigné subtilement sur la date. Je ne suis pas le genre à me soucier de ce genre de détail. Moi et les dates… Mais quand ça concerne un Penrose, ça devient une fête nationale chez eux. Impossible d’y échapper. Tout le monde est en effervescence. Mais l’avantage de tout ça, c’est que je pouvais vraiment lui offrir quelque chose. Sans l’intervention de sa mère, je n’aurais jamais su que son anniversaire arrivait à grands pas, ce n’est pas Olivia qui me l’aurait rappelé. Au moins, je vais éviter d’avoir l’air d’un idiot le jour fatidique. Et puis, je peux bien lui acheter quelque chose. Elle s’est occupée de moi sans relâche depuis mon retour de l’hôpital, elle mérite que je la récompense. Enfin, non, ce n’est pas une récompense. J’ai réellement envie de lui faire un cadeau.

J’y avais réfléchi pendant des semaines avant de trouver quoi lui acheter. Mais il semblerait qu’Olivia ait déjà des plans tout préparés… Puisqu’une semaine avant, elle m’avait délicatement montré – en fait elle me les avait carrément balancé sous le nez – les photos d’un endroit super classe dans la ville, m’expliquant que c’était à cet endroit que je devais officiellement l’emmener. J’étais perplexe. Et la partie officieuse alors ? J’avais lâché ce que j’étais en train de faire à ce moment là pour l’écouter attentivement énoncer son plan. Le début était sympa, sauf la fin. Loin l’un de l’autre aussi. ça en revanche, ça ne me plaisait pas. Elle voulait se prendre un week-end toute seule pour son anniversaire ? Alors que je devais aller m’amuser avec qui je voulais ? Donc si je devais résumer la situation, elle me mettait dehors en me laissant tout seul ? Pendant que Madame allait s’éclater je ne sais où ? Mouais, ce plan était foireux et ça ne se passerait pas comme ça. Il me restait donc une semaine pour trouver une alternative.

J’avais pris les devants. Ce week-end, elle le passera avec moi, qu’elle le veuille ou non. Pendant la semaine, je m’étais affairé à tout préparer pour ce week-end. J’avais réservé une jolie suite dans un super hôtel, je lui avais même trouvé des cadeaux. Il ne me restait plus qu’à l’emmener avec moi, de gré ou de force. Parce qu’il est absolument inenvisageable qu’elle aille s’éclater je ne sais où et surtout avec je ne sais qui. C’est ma femme. Pour notre crédibilité, on se devait de passer le week-end ensemble. Imaginons qu’on tombe malencontreusement sur un Penrose ou une connaissance de leur famille en étant chacun de notre côté ? Ils sont partout. C’est uniquement pour la crédibilité de notre mariage que je vais l’obliger à m’accompagner. Rien d’autre. Il n’y a absolument pas de jalousie éventuelle là-dedans…. Absolument pas…

Et nous y voilà. J’étais devant ma valise dans ma chambre, rangeant mes affaires dedans parce qu’Olivia m’y avait poussé. J’y avais même enfoui ses cadeaux tout au fond. Il me semble que j’ai tout. Qu’est-ce que je peux rajouter de plus ? On ne va y rester que deux jours, pas la peine de vider mon armoire. J’étais déjà passé dans la salle de bain pour y récupérer ce dont j’avais besoin alors je ne voyais pas ce que je pouvais prendre de plus. J’étais debout devant ma valise en train de réfléchir lorsqu’Olivia apparut dans ma chambre et jeta quelque chose dedans avant de me dire de ne pas l’oublier. Oh, ma crème. Ouais. En effet, ça peut servir. Elle ajouta que j’étais trop irritable lorsque j’avais mal. Oui comme tout le monde. Et elle me conseilla de trouver quelqu’un qui saura masser mon bras. Ah oui, j’ai l’impression que j’ai omis de lui annoncer qu’elle venait avec moi. Un sourire apparut sur mon visage alors que je sortais le flacon de ma valise pour le poser sur mon lit le temps que je la ferme. Je pris la bouteille d’une main et mon bagage de l’autre pour sortir de ma chambre et le poser juste en haut des escaliers. Avant de descendre, je devais faire une halte dans la chambre d’Olivia. Lorsque j’y entrais, sa valise était déjà bouclée mais peu importe, je m’approchais d’elle pour l’ouvrir et pour y ranger le flacon dedans. « J’ai déjà quelqu’un pour masser mon bras. Tu es passée pro dans ce domaine. » Une fois la crème rangée, je refermais sa valise avant de me tourner vers elle en souriant et en posant mes mains sur ses hanches. « Oh, je ne t’ai pas dit ? Changement de programme mon cœur, tu viens avec moi. » Mon sourire s’élargissait à mesure que je parlais. « Ça sera bien plus crédible si on part ensemble au même endroit et tu sais quoi ? J’ai déjà réservé quelque chose. Alors tu oublies tes projets de femme célibataire et tu m’accompagnes Love. » Je l’embrassais brièvement avant de la lâcher. « Oh, et ce n’est absolument pas négociable, évidemment. » J’affichais un grand sourire avant de me saisir de sa valise. Je lui donnais une tape sur les fesses avant de me diriger vers la porte. « Je t’attends dans la voiture ma chérie. » J’avais déjà mes chaussures aux pieds, ma veste était déjà sur mon dos et mes papiers et mes clés se trouvaient dans mes poches. J’avais tout prévu. Au passage, je récupérais ma propre valise et je descendis d’un étage pour sortir de la maison et mettre les bagages dans le coffre. Je n’avais plus qu’à l’attendre pour pouvoir monter dans la voiture.

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Mar 14 Juil - 16:40
HAPPY BIRTHDAY TO...... ME ?
J'allais attraper ma valise pour la descendre et me préparer à partir quand Owen entra à son tour dans ma chambre, se dirigeant droit vers elle pour l'ouvrir, mettre la crème à l'intérieur et la refermer. Je levais un sourcil interrogateur, posant mes mains sur mes hanches. A quoi jouait-il au juste ? Il parla alors, disant qu'il avait déjà quelqu'un pour le masser, que j'étais passé pro dans le domaine. Oui, mais on ne va assurément pas au même endroit, avais-je envie de répliquer, mais restant muette sous la surprise. Il s'approcha alors de moi, posant ses mains sur mes hanches. Je retirais les miennes, les laissant pendre dans le vide en levant les yeux au ciel. Il m'annonça alors que le programme avait changé et que je venais avec lui. Il ajouta que ce serait plus crédible si nous partions ensemble et qu'il avait réservé quelque-chose. Je devais oublier mes projets de célibataire et l'accompagner. « Tu sais, j'ai aussi une réservation », contrais-je alors qu'il me coupait en m'embrassant.

Puis il me lâcha, ajoutant que ça n'était pas négociable, avant d'attraper ma valise et de me donner une petite tape sur les fesses avant de quitter la pièce. « Non Owen ! », soufflais-je alors qu'il me disait qu'il m'attendait dans la voiture. Je le suivis rapidement, grognant de ne pas être prête comme lui. Il me restait encore à enfiler ma veste et mes chaussures et il le savait, alors lorsqu'il se saisit de sa propre valise de sa main libre, il avait clairement une grande longueur d'avance.

Rageant, furibonde, je retournais dans ma chambre pour me saisir de mes chaussures et les enfilaient en descendant les escaliers, manquant de chuter au passage, avant d'attraper ma veste sur le porte-manteau, ainsi que mon sac. « Owen O'Ceallaigh », grognais-je en sortant de la maison, fermant à clé alors qu'il claquait le coffre de la voiture après y avoir mis les valises. Je me jetais presque pour lui bloquer l'accès à la portière conducteur, me retrouvant entre la ferraille et lui. J'avais vu du coin de l'œil la vieille voisine regarder par la fenêtre pour voir ce qu'il se passait. Cette vieille commère essayait de faire amie amie avec ma mère, malgré tous mes efforts. J'avais réussi à arguer le fait qu'elle avait probablement un Alzheimer carabiné ou des hallucinations pour expliquer certains « aller-retour de prostituées » qu'elle avait vu au bras d'Owen. Mais depuis, nous devions quand même faire plus attention à nos comportements quand nous étions en dehors de la maison. Je posais donc à mon tour mes mains sur ses hanches en le regardant dans les yeux.

« Ce week-end est censé être un week-end de repos », soufflais-je en faisant attention à ne pas parler trop fort pour ne pas être entendu par cette vieille folle. « Tu vas te payer des trucs de luxe et tout et je n'ai clairement pas les moyens de payer ma part, alors s'il-te-plaît, laisse-moi juste récupérer ma valise et je pourrais aller m'échouer telle une larve sur le vieux lit grinçant de ce motel tout à fait abordable que j'ai trouvé à la sortie de la ville. » Oui, j'allais lui avouer mes plans. C'était le seul moyen de le dégoûter et qu'il me laisse en paix. « Owen, tu as enfin un week-end de totale liberté et ton bras est de nouveau valide, tu ne vas pas me faire croire qu'un marathon de cinquante-quatre heures vieux films à l'eau de rose/crème glacée. Je suis sûre que tu as envie de passer ton week-end en bonne compagnie. » Et je n'étais clairement pas une bonne compagnie. Du moins, à mes yeux, je ne l'étais pas. Pas quand j'avais prévu un tel week-end de désespoir. Mais que pouvais-je faire d'autre ?

Aller avec lui ? Non, bien sûr que non. Je n'avais pas les moyens de payer ne serait-ce même que la moitié d'une chambre dans un des hôtels qu'il avait l'habitude de fréquenter. Nous n'avions même pas eu l'audace de nous offrir une ''lune de miel'' parce que j'avais refusé qu'il paye tout un voyage et que je n'avais clairement pas les moyens d'y contribuer... Enfin, je n'étais pas mal payée, hein. J'avais largement de quoi vivre et plutôt bien vivre, même, mais j'avais des moyens beaucoup plus limité qu'Owen et vu que je faisais un à deux voyages à l'autre bout du pays par an, j'avais pris l'habitude de ne pas vivre au-dessus de mes moyens, de compter chaque dépense supplémentaire à ma vie et de mettre toutes mes économies dans une réserve pour mes billets d'avions et toutes ces choses que j'offrais à mes neveux et nièces pour leur faire plaisir. Je passais, en réalité, plus d'argent dans mes dépenses pour les miens que dans mes extra personnels. Et cela m'allait très bien. Je n'avais pas envie de débourser de l'argent pour aller me cacher dans un hôtel de luxe. Je n'en voyais pas l'intérêt, même si je pouvais en avoir pour mon argent vu que j'avais prévu de ne pas quitter ma chambre du week-end. Alors tout ce que je voulais, c'était qu'Owen O'Ceallaigh me rende ma valise pour que je puisse disparaître pour le week-end et ne revoir personne avant lundi.

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Owen O'Ceallaigh
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Mar 14 Juil - 17:47
Happy birthday to... me?
Olivia & Owen
Je me doutais bien qu’elle allait trouver une excuse pour ne pas m’accompagner. Elle et sa manie de défier mon autorité. C’est pourquoi je lui avais laissé le moins de temps possible pour réagir et que j’avais déjà emmené sa valise. Bien sûr qu’elle avait déjà réservé quelque part. Mais tant pis. Elle n’aura qu’à annuler sa réservation ou dans le pire des cas, je la rembourserai, ce n’est pas un problème. Mais une chose est sûre, elle n’ira nulle part sans moi. Elle ne passera pas deux jours toute seule dans un hôtel de merde. Oui, si ce n’est pas moi qui réserve, c’est forcément de la merde. On n’a pas tous mes gouts de luxe. Et si jamais il lui arrivait quelque chose pendant ce week-end ? Qu’est-ce que je dirais à sa famille ? Que j’étais dans mon propre hôtel de mon côté ? Super la crédibilité. Un accident c’est vite arrivé, j’en ai fait les frais en avril. Et puis, on ne sait jamais sur qui elle peut tomber. Si jamais elle fait la rencontre d’un malade mental qui la kidnappe ? Qui la séquestre ensuite ? C’est mort, on part ensemble et puis c’est tout. Même si je peux paraitre un peu parano sur les bords. Il en va de la crédibilité de notre mariage. Et même sans penser à ça, si je n’ai plus d’assistante, comment je fais moi ? Bref, avec toutes ces raisons, ma décision est prise et elle est non négociable.

Elle avait beau râler, crier mon nom – dans un autre contexte, j’aurais aimé ça – j’avais une longueur d’avance parce que j’avais bien pris soin d’avoir déjà ma veste sur le dos et mes chaussures aux pieds pour gagner du temps. Je l’entendis pester alors que je refermai le coffre pour me diriger vers la portière pour prendre place derrière le volant, mais elle fut plus rapide et s’immisça entre mon bébé et moi. Oui, j’aime ma voiture, comme beaucoup d’hommes. Elle posa ses mains sur mes hanches comme je l’avais fait précédemment. Il y avait deux possibilités pour expliquer ce rapprochement de sa part en extérieur. Soit elle voulait quelque chose de moi et donc m’amadouer soit un voisin nous épiait. J’eus un petit sourire en coin et je levais un sourcil, prêt à écouter ses arguments pour m’esquiver tout le week-end. Elle affirma d’abord que ce week-end était fait pour se reposer. Oui, jusque là on est d’accord. Elle ajouta que j’allais payer des choses qui n’étaient clairement pas dans ses moyens et me demanda par conséquent de la laisser récupérer sa valise. Elle en profita même pour me faire part de ses projets. Comme je l’avais supposé, elle s’est trouvé un hôtel de merde. Pour tenter de me dissuader de l’emmener, elle ajouta même que j’avais enfin un week-end de liberté pour profiter et pour passer mon temps en bonne compagnie.

Bon sang… je soupirais lentement, penchant légèrement la tête sur le côté et posant mes bras sur le toit de la voiture, l’encerclant ainsi dans mes bras. Je me rapprochais d’elle suffisamment pour que mon corps soit collé au sien et son dos contre la portière. « J’ai envie de passer un week-end en bonne compagnie effectivement, c’est pour ça que tu vas venir avec moi. Ensuite, c’est ton anniversaire alors tu n’auras rien à payer. Ça me fait plaisir de pouvoir t’inviter quelque part alors ne discute pas et profite tout simplement. J’ai envie de te faire plaisir et de t’offrir quelque chose, pour te remercier en quelque sorte de tout ce que tu as fait depuis mon accident. Tu aurais pu me laisser me démerder chaque jour, mais tu ne l’as pas fait. Profite de ce qu’on fait pour toi pour une fois dans ta vie. Ne gâche pas tout en refusant bêtement un cadeau. » Je m’approchais de son visage pour l’embrasser brièvement de nouveau. « Il n’y a pas de piège, je ne veux pas te séquestrer dans une cave pendant deux jours, je te demande juste de partir en week-end avec moi. Comme tu l’as dit à ta famille. Bon, on ne va pas à l’endroit que tu leur as montré mais ce sera le même genre. Laisse-moi te faire plaisir pour une fois. » Je ne pouvais pas être plus clair… Pour une fois que je me montre sympa. « On a besoin de décompresser après tout ce qu’il s’est passé ces derniers mois, je te l’accorde, alors viens avec moi. Ne reste pas dans ton coin à déprimer avec des pots de glace et des films stupides. S’il te plait. » Il est bien rare que je demande l’autorisation avant de faire quoi que ce soit… Mais tant que j’y suis, je peux peut-être rajouter des arguments qui pèseront dans la balance. « Et puis admettons qu’il t’arrive quelque chose sur le trajet ou pendant que tu seras là-bas. Comment je vais expliquer ça à ta famille alors qu’on était censés passer le week-end ensemble ? Et ne me dis pas qu’il ne t’arrivera rien. On est à l’abri de rien, j’en ai fait l’expérience. » Je ne la quittais pas des yeux en souriant, je me montre gentil depuis tout à l’heure, elle devrait céder non ? Mais autant pousser un peu plus pour être sûr alors je dégageais les mèches de son visage et les calais derrière son oreille avant de venir caresser sa joue tendrement. Elle doit venir avec moi de toute façon, je lui ai acheté des cadeaux et j’espère bien qu’ils serviront pendant le week-end… « Allez, monte dans cette voiture mon coeur. Et pour ta réservation, peu importe, tu annules ou je te rembourse. » Je ne suis absolument pas à ça près.

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Mer 15 Juil - 0:46
HAPPY BIRTHDAY TO...... ME ?
Le sentir tout contre moi ainsi me perturbait, mais je devais faire comme si de rien était. J'avais conclus depuis son accident que je m'étais bien trop attaché à lui pour pouvoir faire machine arrière, mais je n'avais nul besoin de nous entraîner dans quelque-chose de compliquée. J'allais continuer à jouer mon rôle, faire ce que j'avais à faire pour ce contrat et signer les papiers du divorce dès qu'il aurait son visa. Je n'étais bonne que pour ça, à ses yeux – et peut-être aussi agréable à regarder et un bon défi à mettre dans son lit, parfois – et je n'allais pas me mettre à espérer plus. Je pouvais faire ça et on pouvait s'en sortir comme ça. Il ne serait qu'une peine de plus dans mon tableau déjà bien fourni. Je n'avais pas besoin de lui faire savoir en plus de tout que je m'étais faite prendre à mon propre jeu et que je m'étais prise à imaginer qu'il puisse être autre chose que mon patron. Mon seul défouloir depuis lors avait été de m'acheter des nuisettes sexy et de lui en faire profiter le matin au réveil avant d'aller prendre ma douche. J'avais toujours été plus ou moins séductrice dans l'âme, mais avec lui, je me découvrais en vraie petite allumeuse et j'adorais voir qu'après tous ces mois, cela marchait toujours autant.

Posant ses bras sur le toit de la voiture, Owen se rapprocha dangereusement de moi, collant mon corps entre le sien et la voiture. Ainsi, je pouvais sentir chaque balancement de son torse chaque fois qu'il respirait et je pouvais même sentir son entrejambe contre ma cuisse. Je déglutis le plus discrètement possible pour ne pas lui monter combien cette proximité m'affectait, jouant le jeu en glissant mes lèvres le long de sa mâchoire, un sourire aguicheur aux lèvres. Il m'annonça qu'effectivement, il comptait passer son week-end en charmante compagnie et que c'était la raison pour laquelle il m'emmenait, que puisque c'était mon anniversaire, je n'avais rien à payer de toute façon et qu'il avait plaisir à m'inviter. Il expliqua qu'il voulait me remercier pour ce que j'avais fait pour lui depuis son accident et me demanda de profiter pour une fois de ce qu'on faisait pour moi, sans refuser bêtement, par fierté. Je me mordis la lèvre en baissant les yeux, touché par son geste. Je n'avais pas l'habitude qu'on s'occupe de moi. Depuis Dimitri, personne ne m'avait jamais rien offert juste pour me faire plaisir ou pour me remercier de quelque-chose. Du moins personne en dehors de ma famille. Personne ne prenait soin de moi, jamais. Je devais sembler bien maladroite face à cette vérité qu'il me présentait.

Profitant de ma surprise, sans doute, il m'embrassa à nouveau brièvement, avant d'ajouter qu'il n'y avait aucun piège, qu'il m'emmenait juste dans un endroit surprise pour le week-end, me demandant encore une fois de le laisser me faire ce cadeau, il ajouta ensuite pour faire bonne mesure que les derniers mois avaient été assez éprouvant pour qu'on le mérite, me demandant de ne pas rester dans mon coin à déprimer. Il ajouta même un s'il-te-plaît qui acheva de me convaincre, mais comme il semblait lancé, il poursuivit, jouant sur la corde sensible en précisant qu'il voulait que je sois avec lui s'il m'arrivait quelque-chose, que notre mésaventure d'avril avait bien prouvé que nous n'étions à l'abri de rien et qu'en cas d'accident, nous aurions bien du mal à justifier qu'il n'eut pas été avec moi à ce moment-là. Je souris amusé, alors qu'il vint caresser tendrement ma joue en me demandant une nouvelle fois de juste monter dans la voiture sans discuter, arguant même qu'il rembourserait ma réservation s'il le fallait.

Je me hissais sur la pointe des pieds pour l'embrasser de façon plus appuyée, serrant sa taille entre mes doigts et mordillant sa lèvre avant de revenir dans ma position initiale. « J'avais déjà l'intention de dire oui quand tu as argumenté le fait que tu voulais me remercier pour ce que j'ai fait pour toi depuis l'accident », soufflais-je avant de m'extirper de ses bras pour rejoindre la place passager et monter dans la voiture. Je mis ma ceinture avant de sortir mon portable, lui jetant un coup d'œil avant de me concentrer sur l'écran. « J'annule ma réservation, je perds juste ma caution, mais tant pis. Mais je te préviens Owen, il n'y a absolument rien de potable dans cette valise à mettre pour sortir, alors si tu veux quitter la chambre pour la soirée, ça sera sans moi... » J'avais de quoi sortir en balade le jour, certes, mais absolument rien de classieux ou sexy. Hors de question que je sorte la nuit avec mon short en coton et mes claquettes.

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Mer 15 Juil - 13:28
Happy birthday to... me?
Olivia & Owen
Depuis l’arrivée de Maddison dans nos vies, ou plutôt depuis son retour dans la mienne, et depuis la révélation de ce secret qui me pesait tant, je me sentais plus léger, comme libéré d’un poids. Le fait qu’Olivia comprenne véritablement la raison de mon exil de mon propre pays et la raison pour laquelle il était hors de question que j’y retourne m’avait réellement apaisé. Je savais que Maddison rôdait toujours dans le coin, mais avoir Olivia de mon côté était vraiment quelque chose de positif pour moi. A tel point que j’avais légèrement changé depuis ce jour-là, je me sentais un peu plus moi-même et sans réellement m’en rendre compte, je laissais tomber peu à peu le masque de ce requin que j’étais dans mon travail. J’avais de plus en plus envie de taquiner Olivia, de me montrer sympa même. Fait plutôt étonnant chez moi. J’avais vraiment l’impression qu’une barrière s’était écroulée. Mais bon, inutile d’en faire trop, dans quelques mois le divorce serait prononcé. Et on retournera chacun dans nos petites vies respectives…

Passant mes bras autour d’elle en posant mes mains sur le toit de ma voiture, je lui avais déballé tout un speech pour la convaincre de venir avec moi pour le week-end. Je ne voulais pas qu’elle le passe toute seule dans son coin et je n’avais pas non plus envie de prendre la première pouffe de passage pour me tenir compagnie. La compagnie des autres femmes commençaient à me déplaire et sans m’en rendre compte les rares que je ramenais parfois étaient toutes blondes, sans exception. A croire que j’avais ciblé malgré moi un profil type. Pourtant, ce n’était plus aussi plaisant qu’avant, il manquait chaque fois quelque chose. Sauf que je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Peut-être qu’en réfléchissant un peu… Bref. Je voulais qu’elle m’accompagne parce que je voulais lui faire plaisir, et la garder à l’œil. Je commençais réellement à ne pas aimer la savoir seule quelque part. Chaque fois qu’elle quittait la maison, je ne pouvais pas m’empêcher de regarder l’heure toutes les cinq minutes ou surveiller mon téléphone au cas où elle m’appellerait. Et quand j’en avais marre d’attendre, je lui envoyais systématiquement un message anodin pour avoir de ses nouvelles. Ça pouvait être une question stupide du genre à lui demander où elle rangeait tel plat ou tel bouteille… Mais au moins, elle me répondait. Et je savais qu’elle allait bien. Quant au fait qu’elle voit des gens, particulièrement des mecs… Je tentais d’y faire abstraction et je lui demandais à chaque fois quand elle rentrait ce qu’elle avait fait ou si sa sortie s’était bien passée pour essayer d’obtenir des informations subtilement.

A la fin de mon argumentaire, elle sourit et se hissa sur la pointe des pieds pour venir m’embrasser un peu plus longuement que je l’avais fait. Elle me mordilla également la lèvre lorsqu’elle rompit le baiser ce qui m’arracha un sourire. J’aimais ce petit jeu qui se développait entre nous depuis peu. Ce petit jeu de séduction à peine voilé. Elle affirma qu’elle envisageait déjà d’accepter ma proposition quand j’avais mentionné le fait que je l’invitais pour la remercier. Tant pis, il vaut mieux avoir des arguments en trop que pas assez. Je préfère en mettre plein la vue plutôt que laisser les autres sur leur fin. Je préférais mettre toutes les chances de mon côté, ça permettait de signer plus de contrats. Déformation professionnelle. « Alors parfait. » Elle quitta mon étreinte pour faire le tour de la voiture et rejoindre sa place côté passager. Je montais à mon tour dans la voiture pour m’installer derrière le volant et attacher ma ceinture. Je mettais le contact alors qu’elle sortit son téléphone de sa poche, m’informant qu’elle annulait sa réservation mais qu’elle perdrait sa caution. Elle ajouta qu’il n’y avait rien de potable dans sa valise qu’elle pourrait porter s’il nous prenait l’envie de sortir. Je tournais alors la tête vers elle quand elle affirma quand dans ce cas, je devrais sortir seul. « Ce n’est pas un problème, il y a une boutique dans l’hôtel. Je t’achèterai ce que tu veux. » Je compte bien l’emmener au restaurant ou en sortie quelque part. On ne va pas rester enfermés dans une chambre pendant plus de quarante huit heures. « Et ne rechigne pas, je te connais. Tu ne débourseras pas un centime pendant ces deux jours. Il est temps que tu profites un peu de l’argent de ton mari. » Si elle insiste, je lui confisque sa carte de toute manière. « On ne restera pas cloitrés dans une chambre d’hôtel tout le week-end, et je ne vais certainement pas sortir seul. » Retirant le frein à main, je nous mis en route vers notre destination. « Combien ta caution ? » Je lui rembourserai, comme ça elle gardera son argent.

Sur la route, j’avais mis la musique en léger fond sonore et j’étais plutôt concentré sur la route. Mon accident m’avait servi de leçon même si je n’étais pas responsable. L’hôtel que j’avais réservé n’était pas très loin de la ville et nous y arrivions plutôt rapidement. Je me garais non loin de l’entrée avant de couper le moteur et de me tourner vers Olivia. « On y est ! » Je coupais le contact et retirais ma ceinture pour sortir de la voiture. J’aurais pu laisser les bagages dans la voiture et un employé serait venu les chercher, mais personne ne touche à mon bébé. Alors j’ouvrais le coffre pour les récupérer. L’hôtel était assez classieux et avait un extérieur super sympa. En même temps, je ne descends jamais dans des hôtels de merde. J’ai assez donné quand je n’avais pas un sou. A présent, j’ai les moyens alors je vise le haut de gamme. Attrapant les deux valises – qui ressemblaient plus à des sacs de voyage vu leur petites tailles – je me dirigeais vers l’entrée, attendant qu’Olivia me suive pour rejoindre la réception, devant laquelle je posais nos sacs. Le réceptionniste nous adressa un grand sourire avant de nous saluer poliment. « Bonjour, j’ai une réservation au nom d’O’Ceallaigh. » « Oui bien sûr Monsieur. » Il vérifia quelques secondes sur son ordinateur. « J’ai une réservation pour une grande suite pour deux personnes, la chambre est prête Monsieur, si vous voulez bien me suivre. » Il récupéra une carte magnétique et fit le tour de la réception et attendit qu’on le suive. Un autre employé arriva et se saisit de nos bagages, fermant la marche derrière nous. En avançant dans les couloirs, nous passions devant l’une des boutiques de vêtements de l’hôtel. Je fis alors signe à Olivia. « Tu vois, je te l’avais dit ».

Une fois arrivés devant la chambre, le réceptionniste ouvrit la porte avec la carte magnétique et nous laissa entrer, suivi de l’homme qui portait nos valises. Il les posa dans un coin, et le réceptionniste nous souhaita un bon séjour et précisa qu’il restait à notre disposition avant de s’éclipser pour nous laisser tous les deux. La chambre était sublime et immense… Je ne pus m’empêcher de jeter un œil en souriant vers ma femme. « Avoue que tu préfères cette super chambre plutôt que ton motel miteux mon cœur. » Bon inutile de préciser qu’il n’y avait qu’un seul lit et qu’on allait devoir dormir ensemble.

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Ven 17 Juil - 15:20
HAPPY BIRTHDAY TO...... ME ?
J'avais l'impression de vivre une autre vie depuis l'accident. Les mois passés à lutter, à tout faire pour continuer de le haïr après notre mariage... Cela n'était pas devenue plus difficile depuis, c'était devenu impossible. Bien sûr, je lui en avais voulu d'avoir manqué de mourir. Mais la colère avait rapidement laissé place au soulagement qu'il soit toujours là et que j'ai toujours une main à laquelle m'accrocher face à ma famille. Et puis il y avait le comportement. Le mien principalement, mais aussi le sien. A sa sortie de l'hôpital, j'avais été incapable de reprendre ma froideur des dernières semaines, incapable de l'éviter et de ne pas lui répondre. J'avais besoin d'être dans la même pièce que lui, besoin de l'aider quand il avait trop de difficultés, besoin de savoir qu'il était là, respirant et mouvant.

Je n'avais pas reparlé de notre brouille, ni des raisons immatures qui l'avait amenée. Pire, j'avais complètement retourné ma veste et m'était rapprochée de lui comme je ne voulais pas le faire à l'origine. Comme j'avais dit que je ne le ferais pas et qui nous avait conduis à ne plus nous parler. J'avais été là pour lui, j'avais laissé l'homme entrer dans ma vie, avec ses faiblesses, son humanité et surtout ses qualités. J'y avais longuement réfléchie, mais je ne me voyais plus capable de faire machine arrière, désormais. J'étais cuite, je m'étais emprisonnée moi-même dans ce piège, mais j'en assumais l'entièreté des conséquences. Je voyais les prémices de l'homme sous le requin et – comme je l'avais prédis – j'en venais à aimer ce que je voyais, à désirer ce qu'il pouvait promettre d'un simple regard tendre... Je me prenais à désirer être la Madame Olivia O'Ceallaigh que tout le monde pensait que j'étais. La femme heureuse avec son merveilleux mari... Sauf que nous ne le sommes pas, je m'obligeais à penser chaque fois, parce que dans quelques mois à peine, il obtiendrait ses papiers et alors, je n'aurais plus qu'à signer les papiers du divorce. Dans quelques mois, il serait officiellement naturalisé américain et il ne voudrait alors plus que retrouver sa liberté et sa vie de papillons, butinant d'une fille à l'autre sans plus se soucier de son assistante d'ex-femme.

Dans la voiture, je précisais à Owen que je n'avais absolument rien de potable à me mettre pour sortir, s'il le prévoyait au cours de notre petit week-end. Il m'assura que l'hôtel possédait une boutique où je trouverais assurément mon bonheur. J'allais répliquer qu'une fois de plus, je n'aurais pas les moyens, mais il me coupa l'herbe sous le pied, me disant de ne pas rechigner et qu'il n'avait pas l'intention de me laisser débourser un centime du week-end. Il ajouta qu'il était grand temps que je profite de l'argent de mon mari. Il n'avait aucunement l'intention de passer le week-end enfermé, ni même de sortir seul. Je souris, m'installant plus confortablement dans mon siège. « Moi qui pensais que tu n'avais rien dit jusqu'à présent sur tes plans pour ce week-end afin d'être certain de pouvoir me garder totalement nue durant ces deux jours », dis-je en me léchant la lèvre inférieure, avant de perdre pour sourire pour redevenir sérieuse. « Tu sais que je n'ai aucune ambition pécuniaire dans notre accord, n'est-ce pas ? », demandais-je, plus pour me rassurer moi-même sur ce qu'il pouvait bien penser de moi que pour réellement lui rappeler un fait qui – je le supposais – ne lui était pas étranger. « Bon d'accord, j'avoue que j'espère avoir une augmentation avec l'aide que tu m'apporteras, mais ça sera en lien avec mon travail et avec le coup de pouce que tu m'auras donné. Je n'ai aucunement l'intention de toucher à ta fortune personnelle, d'une quelconque manière. »

Notre contrat de mariage stipulait bien qu'en cas de divorce, chacun repartirait avec sa fortune personnelle. Que nos biens partagés seraient tout bonnement vendus et les recettes divisées en deux parts égales, si nous ne trouvions un accord de partage. Mais pour être honnête, les seuls bien pouvant rentrer dans les « dépenses communes » étaient les cadeaux de Noël... et ce week-end anniversaire, semblait-il. Je connaissais assez bien l'homme pour savoir qu'il n'irait jamais me demander de lui rendre un cadeau qu'il pourrait me faire et je n'avais moi-même jamais repris un cadeau que j'avais fait, même quand la relation s'était ensuite transformée en relation haineuse. Bref, c'était moi qui avait exigé qu'il rajoute cela au contrat. Une manière de lui prouver que je n'avais aucunement l'intention de profiter de la situation pour abuser de son argent. Il savait à quoi s'en tenir. Il l'avait toujours su. Alors quand il demanda de combien était la caution, je secouais négativement la tête. « Hors de question, mon cher. Tu ne toucheras pas à cette dépense là. C'est mon problème, pas le tien. »

Le reste du trajet se passa dans le silence le plus total. Owen était plus que concentré sur la route et je n'avais aucunement l'envie de l'en détacher. L'un comme l'autre avions été très affecté par cet accident qui planait encore lourdement sur nos têtes. Malgré moi, je me tendais à chaque intersection. Je m'étais imaginé la scène mille fois dans ma tête. Combien de fois avais-je vu des accidents du genre à la télévision, dans des films ou des spots publicitaires de prévention ? Imaginer Owen à la place du motard était d'une facilité déconcertante et ça faisait mal, autant que peur. J'avais, depuis plusieurs jours, envie de lui faire promettre de ne plus jamais en racheter une, mais je savais que je n'avais aucun droit là-dessus. Un jour peut-être, probablement même, l'envie de se racheter une moto se ferait sentir et il le ferait. Et je n'avais pas le droit de le lui refuser sous prétexte que j'étais sa femme.

Plus tôt que je ne le pensais, nous arrivions à destination. C'était un hôtel luxueux de la Napa Valley et je devais avouer que j'étais excitée comme une puce depuis que nous avions atteint les frontières de la région. J'adorais la Napa. Je n'y avais jamais séjourné, mais je l'avais souvent traversé avec les parents, quand j'étais petite. Maman disait que c'était un des endroits les plus romantiques au monde, en plus de tout un tas d'autres choses. Mais sachant que pour ma mère, l'autre bout de Los Angeles était le bout du monde, je savais que je ne pouvais pas trop me fier à ses mots. Qu'importe. Elle avait toujours décrit la Napa comme l'endroit idéal pour un week-end en amoureux. Les hôtels de luxe au milieu des vignobles étaient connus pour émoustiller les couples et raviver les flammes. Je crois bien que mes parents y allaient eux-mêmes de temps en temps depuis que nous étions assez grands pour nous débrouiller seuls.

Owen me guida jusqu'à la réception où il nous fit enregistrer, puis nous fûmes conduits dans notre chambre... Enfin, chambre... C'était une immense suite, plus luxueuse que tout ce que je n'avais jamais eu la possibilité de fréquenter. Un groom vint même nous apporter nos bagages directement dans la chambre. Moi, je devais avoir les yeux brillants comme une enfant. J'avais pu appréhender la hauteur du luxe de l'établissement en voyant à travers la vite de la boutique qu'Owen m'avait indiquée, dans le couloir du rez-de-chaussée, mais cette chambre était tout bonnement magnifique et nous allions y passer deux jours et trois nuits ? Vraiment ? Qu'importe. Déjà rien qu'une nuit était quelque-chose d'exceptionnelle pour moi. Et il me demanda d'avouer que cela me plaisait plus que la stupide chambre de motel que j'avais pu réserver. « Tu plaisantes ? », demandais-je, comme s'il y avait matière à en douter, lui jetant un coup d'œil le cœur battant. Cet endroit était tout bonnement magique.

Je me dirigeais lentement vers la fenêtre. La vue était à couper le souffle. Que de la nature et des vignes. Pas un gratte-ciel en vue, pas une route. Idéal pour se croire seul au monde, pour peu que l'on ne quitte pas la suite. Merde ! Il avait dû débourser tellement pour ça. Jetant un coup d'œil à Owen, je me mordis la lèvre avant de filer vers la grande double-porte battante. Je n'avais jamais été dans un tel endroit, certes, mais j'avais assez regardé la télévision pour savoir que derrière se trouvait la chambre. Je souris en découvrant l'immense lit double qui se cachait derrière. Inutile de chercher à le convaincre de me laisser le lit et de prendre le canapé. Même l'inverse me serait refusé. Owen détestait dormir seul et il n'avait même pas réfléchi au moment de réserver, ni même cherché à savoir comment il me convaincrait de dormir avec lui. « Tu sais que je ne comprendrais définitivement jamais ton attachement aux lits King Size. Tu tomberais du lit si j'en tombais, à force d'essayer d'avoir mon propre espace et tu resterais dormir par terre », dis-je en riant, consciente de tout l'espace gâché. J'aimais l'idée de dormir à nouveau avec lui, même si jamais je ne l'avouerais, mais je savais très bien comment cela finirait. Je serais de mon côté, complètement au bord et lui finirait collé à mon dos, son bras autour de ma taille, son nez dans mes cheveux. Les deux semaines chez mes parents s'étaient terminées comme ça chaque matin. Pas un réveil différent des autres. Peut-être que cette fois, je resterais au milieu du lit, cependant. Je n'allais pas le fuir.

Il restait une porte... Enfin deux, mais la dernière, je n'avais aucune envie de la visiter maintenant... Bref, il restait une porte. Je me dirigeais donc vers elle et l'ouvrit pour découvrir la salle de bain. Une immense douche à l'italienne trônait au fond, derrière une porte vitrée immaculée et face au double lavabo et à l'immense miroir se tenait une baignoire assez grande pour accueillir au moins trois personnes. Vraiment du gâchis de place chez les bourgeois..., songeais-je à nouveau, ayant passée ma vie entière à chercher un peu d'espace dans la maison de mes parents. Elle était certes grande, mais son taux d'occupation faisait qu'elle semblait toujours trop petite pour ceux ayant besoin d'espace.

Faisant volte face, je me retrouvais face à Owen. J'étais certaine qu'il adorait me voir farfouiller comme ça et me régaler autant de tout ce que je voyais. De toute façon, j'avais un trop grand sourire sur mon visage pour prétendre que cela ne me plaisait pas. En trois enjambées, je me retrouvais assez proche de lui pour enrouler mes bras autour de son cou et posait un long baiser appuyé sur ses lèvres. « Merci », soufflais-je contre sa bouche. « Tu n'avais pas à faire ça, tu sais. Mais merci infiniment. C'est fantastique. »

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Mer 22 Juil - 22:55
Happy birthday to... me?
Olivia & Owen
C’est incroyable à quel point un avis sur une personne peut changer au fil du temps. Je me souviens qu’au début, son sens de la répartie m’agaçait. Je ne supportais pas quand Olivia défiait mon autorité. Je trouvais même qu’elle était insolente à certains moments. Seigneur, comme ses réactions et ses piques ont pu m’horripiler pendant un temps. Je la foudroyais du regard à chaque fois, ne pouvant pas m’empêcher de lui faire une réflexion pour la remettre à sa place. Mais aujourd’hui, la situation a bien changé. Je me suis mis à apprécier son insolence au fil du temps. Je me suis surpris à aimer qu’elle me défie. J’aime les femmes qui ont du répondant, et avec elle, je suis servi. Je me suis même surpris à aimer beaucoup de choses chez elle au final. Sa manière de plisser le nez quand elle lit un manuscrit qui ne lui plait pas, ce regard envoûtant qu’elle me lance parfois, sa manière de se tenir droite et irréprochable devant les clients, son regard noir quand je ramène une blonde à la maison ou encore son air concentré quand elle cuisine. Je me suis mis à apprécier toutes ces petites choses du quotidien, surtout ses nouvelles nuisettes qu’elle me sort depuis mon retour à la maison. La première fois, ça m’avait surpris, j’en étais resté bouche bée, mais maintenant, je faisais exprès de me lever un peu plus tôt pour la voir dans la cuisine avant qu’elle ne monte s’habiller. Sans que je ne m’en rende compte, mon regard sur elle avait changé progressivement…

Et pour le week-end, je voulais lui faire plaisir. Je voulais qu’elle se souvienne de cet anniversaire comme étant le meilleur de sa vie. Je voulais marquer les esprits. Pour qu’elle se souvienne de ce jour – de ces deux jours. Parce que l’année prochaine, je risque de ne pas être présent… Une fois les papiers du divorce signés, je suppose qu’elle voudra se retrouver une petite vie tranquille, loin de moi sans doute. C’est pourquoi cette année je voulais réellement graver ce souvenir dans sa mémoire. Alors évidemment, même si elle n’avait rien à se mettre, on trouverait toujours quelque chose, quitte à faire quelques kilomètres pour se rendre dans une boutique en ville. Mais fort heureusement pour nous, l’hôtel contenait une petite boutique de vêtements. Et de nouveau, sa répartie que j’aimais tant se fit entendre. Elle affirma avoir pensé que mon silence concernant mes plans pour le week-end avait pour unique but de la garder nue pendant deux jours. Aussitôt, un sourire apparut sur mon visage à cette idée. Si seulement… L’idée n’était franchement pas déplaisante. Instinctivement je passais même ma langue sur ma lèvre inférieure en imaginant cette scène hautement appétissante. Mais son sérieux me fit redescendre sur terre quand elle affirma qu’elle n’en avait pas après mon argent avec notre accord. Oh, ça je le savais. C’est elle qui avait insisté pour signer un document pour ne pas partager les parts au moment du divorce. Je ne répondis rien pour le moment, la laissant continuer sur sa lancée, ajoutant qu’elle espérait juste une augmentation de salaire mais qu’elle refusait de toucher à ma fortune personnelle. Je soupirais légèrement alors que je m’arrêtais à un feu rouge. « Je trouve ça honorable de ta part, beaucoup auraient profité de la situation. Je sais que tu n’es pas une femme vénale et c’est assez rare de nos jours. Mais là c’est différent, c’est moi qui te le propose parce que ça me fait plaisir. Alors si, admettons, je te donne ma carte pour dévaliser la boutique de l’hôtel, tu souris et tu acceptes. Je me sentirais vexé si tu refuses. » Je tournai alors la tête vers elle avec un sourire en coin. « Et crois-moi, tu ne veux pas que je sois vexé pendant tout le week-end. » Le feu passant au vert, je repris la route. « Quant au fait de te garder nue pendant 48h, c’est vraiment une idée tentante que je suis capable de mettre à exécution. » Une idée extrêmement tentante…  Et puis, je lui avais demandé à combien s’élevait sa caution. Pas par curiosité mais parce que je voulais la lui rembourser. C’était sans compter sur son entêtement à vouloir payer elle-même des choses… elle refusa catégoriquement que je la rembourse alors que je ne l’avais pas mentionné. Bon, tant pis, j’aurais essayé. « Comme tu veux, mais c’est bête de perdre de l’argent inutilement. » Au pire, je lui donnerais une augmentation le mois prochain, ça compensera cette perte.

Arrivé dans la chambre, qui ressemblait plus à un appart qu’à une chambre en fait, je ne pus m’empêcher de remarquer l’émerveillement dans les yeux d’Olivia. A en juger par sa réaction, elle n’avait jamais mis les pieds dans un endroit de ce genre. Ce qui n’était pas si étonnant en soi. Elle n’est pas le genre de personne à avoir des goûts de luxe, il n’y a qu’à voir sa garde-robe. Elle n’a aucun vêtement hors de prix. Donc lui permettre de passer la nuit dans un hôtel aussi luxueux me faisait d’autant plus plaisir. Elle aura au moins connu ça une fois dans sa vie. Alors qu’elle se dirigeait vers la fenêtre pour admirer la vue, je m’amusais à la regarder, à voir ses réactions. A un moment, elle se retourna vers moi en se mordant la lèvre et en filant vers la chambre à proprement parlé, l’endroit où se trouvait le lit. Je ne pouvais m’empêcher de sourire en la voyant faire, tant son comportement était amusant. Je la suivais du regard et après avoir découvert la chambre, elle m’avoua qu’elle ne comprendrait jamais mon attachement aux lits King Size parce que quoi qu’elle fasse, je serais toujours collé à elle, même si elle se retrouvait par terre. Cette remarque me fit rire parce qu’elle était vraie. Je déteste dormir seul et j’ai ce besoin de sentir quelqu’un pour bien dormir. Alors chaque fois que je dors avec une femme, je me retrouve inévitablement collé à elle en me réveillant. C’est automatique et obligatoire. « J’aime avoir de la place, même si je n’en profite pas. Et peut-être que si tu ne dormais pas au bord du lit, tu ne te retrouverais pas par terre, et moi non plus. » C’est aussi et surtout parce que j’ai des goûts de luxe.

Alors qu’elle s’avançait dans la chambre pour ouvrir une nouvelle porte, j’allais m’adosser contre l’encadrement des deux portes battantes pour garder un œil sur elle. Pendant qu’elle admirait la nouvelle pièce, qui se révélait être la salle de bain, je marchai tranquillement vers elle pour jeter un œil à mon tour dans la nouvelle pièce. C’est tout à fait le genre de salle de bain qui me fait rêver, avec une grande douche à l’italienne et une immense baignoire pour y aller à plusieurs. Le rêve. Elle finit par se retourner vers moi et son sourire et ce bonheur sur son visage faisaient vraiment plaisir à voir. En quelques pas, elle se retrouvait face à moi et elle passait ses bras autour de mon cou. Machinalement, je posai mes mains sur ses hanches. Et comme si ça nous paraissait naturel maintenant, elle vint poser ses lèvres sur les miennes pour m’arracher un baiser avant de me remercier. Je crois que c’est la première fois qu’elle me remercie vraiment pour quelque chose. Ou en tout cas, c’est la première fois que ça me fait vraiment plaisir. « Et ce n’est que le début, on vient d’arriver. J’ai même acheté des cadeaux pour toi. » Et ils sont dans ma valise, bien au chaud. Cependant, je me perdai dans son regard, je n’arrivais plus à détacher mes yeux de ses prunelles émeraude. Ça m’arrivait de plus en plus souvent sans que je ne puisse me contrôler. Je remontais l’une de mes mains jusqu’à son visage pour glisser une mèche de cheveux derrière son oreille. Et soudainement, j’avais une irrépressible envie de l’embrasser. Alors lentement, mon visage s’approchait du sien jusqu’à ce que ses lèvres effleurent les miennes. Je ne me sentais pas comme d’habitude, je n’avais pas envie de jouer. J’avais réellement envie – besoin – de la sentir près de moi, de sentir son souffle sur mon visage, sa chaleur contre moi… Qu’est-ce qu’il m’arrive ? « Livia… » Avais-je murmuré sans m’en rendre compte alors que mes lèvres rencontraient les siennes. Je l’embrassais tendrement sans m’empresser ni me dépêcher de peur qu’elle ne me repousse. Cette fois, je prenais réellement mon temps comme pour savourer chaque seconde. Je me fais peur, réellement… Ce n’est pas mon genre d’agir comme ça.

Mais je finis par quitter ses lèvres comme pour me ressaisir. On vient d’arriver, je ne vais pas déjà lui sauter dessus. Je lui offris un joli sourire en caressant tendrement sa joue. « Tu les veux maintenant ? » Je parle des cadeaux évidemment. De toute façon, je ne lui laissais pas le choix parce que j’allais déjà chercher les valises pour les poser sur le lit. J’ouvrais ma valise pour y récupérer les paquets. Et oui, j’avais même utilisé du papier cadeau. Je ne fais pas les choses à moitié. Le premier paquet contenait deux ensembles de sous-vêtements sexy. L’un en rouge, l’autre en noir. Tout à fait le genre de dessous que j’aime. Parce qu’il est évident que si je lui ai acheté ce genre de cadeau c’est également pour en profiter. L’autre cadeau est en fait une boite, un grand écrin qui contient une paire de boucles d’oreille en or blanc avec le collier et le pendentif assorti. Des bijoux qu’elle pourra exhiber devant sa famille parce que les sous-vêtements ça restera de l’ordre du privé. Je lui tendais alors tous ses cadeaux eu souriant. « Bon anniversaire mon cœur. » Puisse ce jour – et ce week-end – marquer les esprits.

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Ven 24 Juil - 14:26
HAPPY BIRTHDAY TO...... ME ?
Je n'arrivais pas à y croire. Il m'avait réellement emmené ici, moi. De toutes les filles de Los Angeles qu'il s'était tapé et pouvait encore se taper, c'était moi qu'il avait emmené dans ce magnifique endroit. Pour mon anniversaire. Pour me faire plaisir. Je n'en revenais pas. Bien sûr, j'avais vu qu'il avait changé depuis son accident – et surtout depuis que cette folle irlandaise avait toqué à notre porte – mais toute ses petites attentions, ses affections et ses préoccupations à mon sujet étaient des choses nouvelles. Trop nouvelle pour que cela paraisse naturel. Et pourtant, rien ne me semblait plus naturel que d'être là, avec lui, à m'émerveiller de la beauté des lieux sous son regard amusé. Rien ne me semblait plus naturel que sa bouche contre la mienne et ses mains sur mes hanches. Rien ne me semblait plus naturel que nous... Et c'était très, très mal.

Parce qu'Owen et moi n'étions pas un ''nous''. Qu'importe combien j'aimais l'idée. Qu'importe combien je me prêtais de plus en plus naturellement à ce petit jeu. Il m'avait épousé pour ses papiers, pas parce qu'il m'aimait et il allait demander le divorce pour sa liberté, pas parce que notre amour se serait tarit. Je n'avais jamais autant détesté l'idée de divorce, mais je ne m'étais jamais autant forcée que ces derniers temps à imaginer le concept du divorce d'avec Owen. Parce qu'il le fallait. Parce que les ''mon cœur'' et les baisers ne dureraient pas. Parce que tout cela n'était qu'une comédie que j'étais en train de commencer à prendre au sérieux et que cela mettait notre accord même en péril. Je n'avais pas le droit de lui faire ça. Je n'avais pas le luxe de me faire ça. Il m'avait épousé pour ses papiers, j'avais dit oui pour l'appuie professionnel. Il divorcerait pour être à nouveau un homme libre, je signerais parce que je le lui devais... Non, parce que c'était ce qu'il devait se passer. Les sentiments n'entraient pas en ligne de compte. Les sentiments ne devaient jamais entrer en ligne de compte. Ni au départ, ni après et surtout pas maintenant. Je ne devais pas tomber amoureuse d'Owen O'Ceallaigh.

Cela devenait très difficile cependant quand il se montrait comme ça. Généreux, respectueux, tendre aussi... Il me fit sourire quand il me fit remarquer que si je ne m'acharnais pas à dormir au bord du lit, nous ne risquerions pas de tomber. Il avait raison. De toute manière, il finirait collé à moi, que j'essaye de l'éviter ou non, autant ne plus se prendre la tête.

Je savais que je ne devais pas l'embrasser comme ça, pour un oui ou pour un non, surtout quand nous étions seuls, mais je n'avais pas pu m'en empêcher. J'étais trop en joie pour me contenir et j'avais trop ce besoin de le sentir contre moi pour réussir à me retenir. Le week-end avait commencé comme ça, avec moi coincé entre son corps chaud et sa voiture, avec un baiser anodin qui avait fait s'accélérer mon rythme cardiaque. Il faut croire que le reste du week-end allait se dérouler exactement de la même manière. Monsieur et Madame O'Ceallaigh profitant allègrement de leur petit coin de paradis coupé du monde. L'idée était tentante et elle semblait lui plaire autant qu'à moi. Je pouvais m'y plonger. Je savais que je pouvais m'y plonger très facilement et c'était aussi ce qui me faisait peur. Une parenthèse dans la réalité pouvait vite devenir une torture si je le laissais trop entrer dans ma vie ce week-end et que je n'étais pas capable de le repousser ensuite. Pas capable d'oublier la parenthèse pour revenir à la réalité...

Alors que je le remerciais, il m'assura que ce n'était que le début, qu'il m'avait même acheté des cadeaux et je souris, amusée. « Tu as décidément tout prévu », soufflais-je en me perdant dans son regard azur. C'était si facile d'oublier le monde quand il me regardait comme ça, si intensément. C'était tellement dangereux pour mon cœur, mais tellement bon aussi... Alors quand il passa une main sur mon visage, poussant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, mon cœur s'emballa, observant la lente migration de son visage vers le mien. Mon regard quitta le sien pour se pencher sur ses lèvres tentantes. Je m'attendais à un baiser fougueux, affamé. Un de ces baisers dont nous avions l'habitude et qui trahissait combien nous avions une attirance physique réciproque, mais ce fut tout l'inverse. D'abord parce qu'il murmura mon prénom avant même que ses lèvres ne touchent les miennes... Même pas mon prénom. Ce fut mon surnom. Ce « Livia » que je l'avais tant poussé à utiliser au début de notre mascarade. Ce « Livia » que ma famille s'était toujours étonnée de ne pas entendre de sa bouche. Ce « Livia » qui, aujourd'hui, faisait battre mon cœur follement.

Enfin, ses lèvres se posèrent sur les miennes, douces et tendre. Timide ? On l'aurait presque dit. Je plaçais doucement une main contre son cou, jouant avec les petits cheveux de sa nuque, alors que nos lèvres se mouvaient lentement dans une danse que nous ne connaissions que trop bien et que je découvrais pourtant là sous un nouveau jour. Refusant d'en rester là, je quémandais l'accès à sa langue, désireuse de connaître ce ballet inédit du baiser désiré, mais pas empressé. A bout de souffle, nous fûmes bien contraint de briser l'étreinte, malheureusement, mais son sourire tendre et son geste contre ma joue valait bien cela. Il me demanda si je voulais mes cadeaux maintenant et je me léchais la lèvre, savourant les dernières traces chaudes de son baiser avant de hocher la tête poliment. De toute manière, s'il posait la question, c'est qu'il avait déjà choisi la réponse.

Il me guida jusqu'au lit, y posa sa valise et l'ouvrit pour en extraire deux paquets qu'il me tendit sans se défaire de son sourire, me souhaitant un bon anniversaire. Je le regardais surprise, me demandant s'il était fou ou quoi. D'abord il m'offrait ce week-end magique et probablement hors de prix, ensuite il m'assurait que je pourrais prendre tout ce qui me ferait plaisir dans la boutique de l'hôtel et maintenant il m'offrait deux cadeaux de plus ? Plus le temps passait, plus je me disais qu'il ne faisait définitivement pas ça pour me mettre dans son lit. Il n'avait pas besoin de m'acheter pour ça et certainement pas aussi cher. Non. Soit il attendait quelque-chose de vraiment énorme de ma part, quelque-chose d'aussi important et dangereux que notre mariage, soit il le faisait réellement par plaisir... et son sourire était si grand et sincère, que je peinais à croire à un jeu pour obtenir quelque-chose de moi. Non, il avait fait ça pour me faire plaisir et il avait réellement à cœur que cela fonctionne. Grand dieu où était donc passé le Owen O'Ceallaigh que je connaissais depuis quatre ans ?

« Je dois commencer par lequel ? », demandais-je après un moment, ne voulant pas commettre d'imper s'il y avait un ordre précis d'ouverture.

Je pris finalement le plus gros paquet des deux en premier, juste parce que quelle que soit la taille, le plus gros paquet m'avait toujours rendu curieuse et l'ouvrit lentement. La boite à l'intérieur du paquet était belle. Sobre et luxueuse et si je mis un petit moment pour me souvenir de la nature de la boutique dont le nom était inscrit sur le dessus, je réalisais vite, levant un sourcil et un coin de lèvre en posant les yeux sur Owen. « Ce cadeau, il est pour moi ou pour toi ? », demandais-je en me retenant de rire. Des sous-vêtements. Oui, il avait osé. Je ne pouvais nier que le bougre avait bon goût, excellent même. Ils étaient superbes. « Je ne te ferais pas de petit défilé maintenant », prévins-je en reposant le paquet sur le lit. « Mais si tu es sage... le week-end est loin d'être terminé » Étais-je vraiment en train de lui assurer qu'avant la fin du week-end, je défilerais pour lui en petite tenue ? Y avait-il vraiment autant de sous-entendus dans ma phrase qu'il y en avait dans ma tête ? Mon dieu...

J'attrapais le second paquet en suivant et l'ouvrir sans plus de cérémonies. « Et ça c'est les menottes assortis ? », demandais-je taquine, avant de rester bouche bée devant le nouveau nom qui s'affichait sur la boite. Je connaissais cette bijouterie, bien sûr. C'était l'une des plus connues de Los Angeles. Et je n'y étais surtout jamais entrée parce que... mon dieu, il m'aurait fallu économiser trois mois de mon budget « extras » pour pouvoir me payer la babioles la moins chère de la boutique. « Tu es complètement fou », répétais-je en regardant la parure, que je posais ensuite sur le lit pour ôter mes propres boucles d'oreilles, afin de les remplacer par son cadeau. Ils étaient si beaux.

Une fois mis, je m'approchais à nouveau de lui pour enlacer son cou. « Alors ? Heureux du résultat ? », demandais-je avant de lui donner un nouveau doux baiser. « Merci infiniment. Pour tout. Je dois t'avouer que je suis heureuse d'être ici, avec toi... et pas pour tes folies dépensières, mais pour tout le reste. » Je n'avais pas besoin d'attendre quelques heures pour savoir que ça serait parfait de bout en bout. Il avait attaqué très fort, mais je connaissais le Owen qui n'avait pas envie de travailler et voulait s'amuser autant que le requin des affaires. J'avais souvent lutté pour éloigner le premier et récupérer le second à New York. J'avais appris à aimer le premier ici. Cette connexion, cette facilité de vivre quand il voulait me faire plaisir, qu'il décidait d'être simplement là pour moi... Il n'allait pas le lâcher du week-end et malheureusement pour mon pauvre cœur, je savais d'ors et déjà que j'allais adorer ce week-end.

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Sam 25 Juil - 22:26
Happy birthday to... me?
Olivia & Owen
Olivia n’avait pas l’habitude qu’on s’occupe d’elle, qu’on lui offre des cadeaux, qu’on fasse quelque chose pour elle. Je trouvais ça dommage. Certes, je ne suis pas habitué à ça non plus, mais c’est différent. Je suis un homme. Un homme n’est pas censé recevoir des attentions, des cadeaux ni même être choyé. Ça me semble plus logique que ce soit une femme qui en profite. Une femme qu’on apprécie qui plus est. Il me semblait normal de lui faire plaisir après tout ce qu’elle avait fait pour moi. Grâce à elle, j’avais une chance de devenir citoyen américain. Grâce à elle, je gagnais du temps sur ce continent. Grâce à elle, je touchais du doigt mon rêve américain. Mais au-delà de tout ça, elle était une femme vraiment formidable qui méritait réellement qu’on prenne soin d’elle. Elle ne se rend pas compte à quel point elle est merveilleuse, généreuse, drôle, éclatante de vie, magnifique… ça y va les compliments dis donc. J’avais longtemps porté des œillères pour tout ce qui la concernait. Je ne la voyais que comme mon robot d’assistante, juste bonne à faire son boulot et à me servir. Je ne voyais et ne voulais rien voir d’autre. Sauf qu’à force de la côtoyer chaque jour, de vivre avec elle et de partager avec elle mon plus terrible secret avaient réellement changé mon regard sur elle. Elle ne correspondait pas à l’image qu’elle renvoyait. Elle était beaucoup plus que ça, plus humaine, plus agréable, plus désirable. Je m’étais longtemps trompé à son sujet et à présent, je me sentais réellement bien avec elle… Aussi étonnant que cela puisse paraitre, pour la première fois de ma vie, je me sens réellement bien – si on fait abstraction de la réalité qui se cache derrière ce mariage. Je ne pensais pas au divorce qui nous attendait au bout, je refusais d’y penser pour le moment. Il arrivera quand il arrivera, en attendant je ne veux pas me préoccuper de ça. J’ai échappé à la mort, alors je préfère profiter de chaque instant en évitant de me projeter trop loin. Ce qui ne me ressemble absolument pas soit dit en passant, moi qui aime tout contrôler et tout savoir à l’avance…

Pourtant, le futur ne m’intéressait plus, il était source d’angoisse. Je voulais vivre au jour le jour maintenant en évitant de prévoir quoi que ce soit. Bien sûr dans mon travail c’est différent. Mais en ce qui concerne ma vie privée, j’évitais de me projeter trop loin. Je voulais réellement profiter du moment présent à partir de maintenant – enfin depuis mon accident. Le fait d’avoir failli y rester, même si somme toute mon accident n’était pas si grave que ça, m’avait fait changer ma vision des choses. On est peu de chose sur cette terre. La vie peut nous rappeler à l’ordre à tout instant. Si ça se trouve, je vais me faire renverser par un bus dans une semaine, alors il est inutile de prévoir quoi que ce soit. Je préfère vraiment profiter de chaque seconde comme si c’était la dernière. Et ce que je veux faire en ce moment, c’est faire plaisir à cette femme merveilleuse qu’est Olivia. Rien d’autre ne compte. Je veux qu’elle se souvienne de cet anniversaire toute sa vie, alors j’ai décidé de mettre les petits plats dans les grands.

Effectivement, comme elle le remarqua, j’avais tout prévu pour que ce week-end se passe à la perfection. Et ce n’était que le début. Je comptais frapper fort pour que jamais elle n’oublie ces deux jours, pour que jamais elle ne m’oublie moi… Après un moment de perdition dans ses yeux – et un moment d’égarement extrême de ma part – je lui avais proposé sans vraiment lui laisser le choix de lui offrir ses cadeaux. Lorsque je les lui tendis, elle parut surprise. Ben quoi ? Je lui ai bien dit que j’avais des cadeaux pour elle. Je ne mentais pas. Il n’y a pas non plus de piège, ce n’est pas une tactique de ma part pour obtenir quelque chose. Bien que ce soit tout à fait mon genre de procéder de cette façon. Mais aujourd’hui, ce n’était pas le cas, j’avais réellement à cœur de lui faire plaisir. En récupérant les deux paquets, elle me demanda lequel elle devait ouvrir en premier. C’est bien une question de femme ça… « Celui que tu veux. » Riais-je légèrement face à une question aussi bête.

Elle décida finalement d’ouvrir le plus gros paquet. Ah les sous-vêtements. Un petit sourire ne quittait pas mon visage pendant que je l’observais déballer le paquet. Assis sur le lit, j’avais mon regard focalisé sur son visage, je ne voulais pas rater sa réaction parce que j’étais presque certain qu’elle n’avait jamais porté des dessous de ce genre. D’une part parce qu’ils étaient hors de prix, mais également parce qu’ils étaient super sexy et quasiment transparents. Lorsqu’elle les découvrit, elle leva un sourcil et posa son regard sur moi en souriant légèrement. Moi, mon sourire s’agrandissait au fur et à mesure des secondes qui passaient. Elle me demandait alors pour qui était réellement ce cadeau et je ne pus m’empêcher de rire légèrement, mais avec une pointe de séduction dans la voix. « Un peu des deux je dirais. » Il faut bien que je profite un minimum moi aussi. Et puis depuis le mois de décembre, je n’ai pas perdu mon idée de m’envoyer de nouveau en l’air avec elle. Les circonstances ne s’y sont pas prêtées pour renouveler l’expérience depuis ces six derniers mois, mais ce week-end, c’est une occasion en or. Une opportunité à ne surtout pas manquer. Cependant, elle affirma qu’elle ne me ferait pas de défilé maintenant. Immédiatement, j’arborai une moue boudeuse et déçue pour la taquiner. Mais elle me fit ensuite une promesse qui valait de l’or et que je n’allais certainement pas oublier. Alors mon sourire et mon regard charmeur réapparurent sur mon visage aussitôt. « Mais je suis toujours sage ma chérie. » Elle cédera de toute manière. Mais elle n’avait pas tort, le week-end commençait tout juste. Inutile de se précipiter.

Elle attrapa le second paquet, plus petit. Celui-ci contenait une parure boucles d’oreilles et collier en or blanc. Elle plaisanta sur le fait qu’il s’agissait sans doute des menottes assortis alors je pris un air très sérieux. « Olivia malheureuse, ne me tente surtout pas avec ce genre d’idée. » Parce que je serais capable de lui en acheter. Il ne faut jamais me défier dans ce domaine parce que je suis prêt à beaucoup de choses. Comme je le lui avais dit cette fameuse nuit où on a couché ensemble deux fois de suite chez ses parents, elle n’a pas encore découvert toute l’étendue de mes talents. Et elle a déjà reconnu que j’étais doué. Bref après avoir ouvert la boite, elle resta bouche bée devant les bijoux qui s’y trouvaient et assura que j’étais complètement fou. Cette réaction me fit sourire tant elle était attendrissante. Quand on aime on ne compte pas il parait. Elle retira ses propres boucles d’oreille pour mettre celles que je venais de lui offrir et elle s’approcha de nouveau de moi pour passer ses bras autour de mon cou. Elle me demanda si j’étais heureux du résultat tout en m’embrassant. « Tu es magnifique. » Avais-je murmuré tout contre ses lèvres alors que je posais mes mains sur ses hanches. Elle me remercia ensuite, pour tout et ajouta qu’elle était heureuse d’être ici avec moi. Cette déclaration ne fit qu’agrandir mon sourire davantage. L’entendre le dire me faisait vraiment plaisir. « Ça me fait plaisir de te l’entendre dire, et je suis très content de t’avoir avec moi pendant deux jours loin de tout. » Enfin du calme et de la tranquillité loin de sa famille envahissante et rien que ça, ça vaut tout l’or du monde.

Une nouvelle fois, je me perdis dans son regard et mes doigts vinrent effleurer sa joue sans que je ne les contrôle. Pourtant mon instinct de conservation m’empêcha de sombrer une nouvelle fois. « Qu’est-ce que tu veux faire maintenant ? Tu as faim ? Tu veux qu’on aille manger dans le restaurant de l’hôtel ? Ou alors tu veux qu’on aille faire un tour dans la boutique ? » Je voulais la laisser décider pour le moment parce que je n’avais rien prévu de spécial pour les heures à venir. Malicieusement, je penchais légèrement la tête sur le côté. « On a aussi une terrasse privée avec un jacuzzi si tu veux. » Oui, j’avais tout prévu pour que le week-end se passe à merveille. Rien ne pouvait venir l’entacher.

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Lun 27 Juil - 0:36
HAPPY BIRTHDAY TO...... ME ?
J'avais envie de vivre ça, de fermer les yeux et d'oublier l'espace d'un week-end que je n'étais pas sa femme, qu'il n'était pas censé me couvrir de cadeaux et d'amour. J'avais juste envie, l'espace d'un week-end d'être cette femme aimante et aimée, d'être ce parfait petit couple plein de bonheur et d'amour. J'avais envie, l'espace d'un week-end, d'être la seule femme qui compte, de ne l'avoir que pour moi. Avais-je seulement le droit de prendre cette liberté ? Avais-je seulement le droit de lui réclamer, même le temps d'un unique week-end, d'être cette femme heureuse dans ses bras amoureux ? Pouvais-je lui demander de jouer l'amoureux transit ? J'avais envie d'y croire. Et tant pis si je me brûlais les ailes à la sortie. J'avais l'impression d'être une princesse sous son regard attendrit et fier et j'avais envie de continuer à l'être. D'être égoïste, juste pour quelques jours...

Il me proposa d'ouvrir le paquet que je voulais en premier et c'est avec amusement que j'en découvrais le contenue, avant de découvrir le second, avec des yeux brillants de joie et d'incrédulité. Il me couvait réellement comme une princesse, comme si je méritais réellement tout ça. En fait oui, je savais que je méritais des remerciements, depuis longtemps et pour beaucoup de choses, mais je n'avais aucune habitude d'en recevoir. Ni de lui, ni de personne. C'était beaucoup – trop peut-être – en un seul coup, pour une seule femme et par un seul homme. Alors, avec le cœur battant, je ne pouvais que le remercier, mille fois intérieurement et mille fois extérieurement. Je me le promettais. Ce week-end, j'allais le remercier pour tout ça, pour tout ce temps, cet argent et cette énergie qu'il avait dépensé pour moi. Et même s'il l'avait aussi un peu fait pour lui – avec les sous-vêtements comme il l'avouait sans honte, tout comme avec cette suite et l'intention claire de tout faire ce week-end pour me mettre dans son lit pour autre chose que dormir – il avait beaucoup fait pour moi, pour me faire plaisir et je ne pouvais que lui en être reconnaissante.

Je me mis à rire quand il s'exclama que je ne devais pas le tenter avec des histoires de menottes. A oui, vrai. Nous avions parlé des liens lors des rapports sexuels avant notre première nuit... Attends. Depuis quand ''notre'' nuit est devenue ''notre première'' ? Je lui lançais donc un regard équivoque, avant d'ouvrir le paquet et de découvrir les bijoux que je m'empressais de mettre avant de retourner dans ses bras pour le remercier dignement de ses cadeaux. Dieu, je ressemblais tellement à une femme vénale ainsi, remerciant mon faux mari pour les cadeaux hors de prix qu'il me faisait. Mais la conversation avait déjà été abordée plus tôt et il m'avait encore assuré qu'il savait que je ne l'étais pas, me demandant avec insistance d'accepter – pour une fois – de recevoir autant. J'avais promis de le faire, mais je ne pouvais pas accepter sans le remercier encore et encore.

Je rougis malgré moi quand je lui demandais s'il aimait le résultat et qu'il m'assura que j'étais magnifique. Je lui avouais ensuite être heureuse d'être ici avec lui et il assura que cela lui faisait plaisir, qu'il en était tout aussi heureux. Il caressa de nouveau ma joue avec cette tendresse nouvelle entre nous, me demandant ce que je voulais faire, proposant d'aller manger un morceau au restaurant ou d'aller faire un tour dans la boutique. Il ajouta que nous avions une terrasse privée avec jacuzzi si le cœur m'en disait. Je me mordais la lèvre, réfléchissant intensément. La boutique était hors de question. Il était hors de question que j'y mette les pieds pour autre chose que trouver l'article nécessaire le moins cher possible dans un cas d'extrême urgence, même s'il avait insisté pour m'y offrir tout ce que je pourrais désirer. En revanche, j'avais faim, c'est vrai, mais je n'avais aucune envie de sortir de cette chambre sans avoir essayé quelque-chose et le jacuzzi était la chose la plus tentante du moment. Après un long moment, je me hissais donc sur la pointe des pieds, approchant ma bouche de la sienne si proche qu'elles s'effleuraient presque. « Et si tu nous commandais quelque-chose pendant que je cherche ce qui pourrait faire office de maillot de bain ? J'ai vraiment envie de tester le jacuzzi maintenant, mais j'ai faim, aussi. » Je posais un rapide baiser sur ses lèvres et m'arrachait de ses bras, partant en quête de ma propre valise. Je devais bien avoir des sous-vêtements potables que je pourrais mettre dans l'eau. « Et ne dis pas ''nul besoin de vêtements'' ou je ne sais quoi. Si je ne te fais pas de défilé maintenant avec tes petits cadeaux, je ne vais certainement pas me mettre nue devant toi tout de suite. »

Je ne pouvais m'empêcher de rire, malgré mon ton qui se voulait autoritaire et faussement pudique. J'avais envie de jouer. J'avais envie de vivre ce week-end à fond et de commencer tout doucement à le séduire. Faire monter le désir avec cet art de le rendre dingue que je me plaisais à découvrir et à maîtriser de plus en plus. Lui montrer que même avec des vêtements bien plus couvrant et pas aussi sexy et transparent, je pouvais l'enflammer.

Posant ma valise sur le lit, je l'ouvris pour farfouiller dedans. Je tombais finalement pour un ensemble de sous-vêtements qui pouvait aisément passer pour un ensemble bikini. Je pris donc les sous-vêtements, ma trousse de toilette et la direction de la salle de bain pour me changer. J'allais le décevoir sur ce coup, mais tant pis. Il ne verrait pas ma nudité avant la tombée de la nuit. C'était mon objectif... Mon challenge aussi. Une fois seule dans la pièce, je me regardais un instant dans le miroir, souriant de moi-même. J'avais les yeux pétillants, les joues rouges et un immense sourire sur le visage. J'étais ridicule. Une vraie adolescente lors de son premier flirt. J'avais tellement passé l'âge pour ça.

M'approchant d'une vasque, je me passais de l'eau sur le visage, avant de m'essuyer avec une serviette. J'ôtais ensuite mes vêtements, puis changeait de dessous. Par réflexe, je profitais d'avoir de grands miroirs pour me regarder sous toutes les coutures, m'assurer que j'étais présentable. Je devais l'avouer, je faisais extrêmement attention depuis son retour à la maison après son hospitalisation. Surtout depuis que j'avais pris l'habitude de venir le narguer avec mes nuisettes indécentes. Je devais être parfaitement épilée, parfaitement soignée. Un bouton ou un poil noir aurait largement fait tâche dans l'entreprise. Heureusement, tout était bon. Je m'étais rasée la veille et je n'avais aucune rougeur suspecte, ni aucun bouton. Je pris tout de même le temps de me recoiffer, attachant mes cheveux en un chignon lâche. Avisant les serviettes, je préférais les petites aux serviettes de bain, m'enroulant dedans. Elle m'arrivait ainsi un peu au-dessus de la mi-cuisse, ne cachant que peu de choses. Juste assez pour lui donner envie d'en voir un peu plus et faire mon petit effet quand je l'enlèverais pour aller dans l'eau. Bon, me soufflais-je à moi-même une fois prête. C'est partit !

Et je retournais dans la pièce principale de la suite, lui souriant dès que je me retrouvais à nouveau face à lui. « Tu as pu nous commander quelque-chose ? », demandais-je doucement.

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Lun 27 Juil - 16:09
Happy birthday to... me?
Olivia & Owen
Jamais je ne pourrais la remercier suffisamment pour tout ce qu’elle a pu faire pour moi dernièrement. Et même si on ne prend pas en compte les événements récents, elle a quand même accepté – contre quelque chose en retour, certes – de m’épouser pour sauver ma peau. Rien que ça, avec le risque de se faire prendre à tout moment par les services de l’immigration, ça mérite amplement ma reconnaissance et mes remerciements. La route est encore longue jusqu’au dénouement, mais elle a accepté ma folle proposition désespérée. Sans elle, je serais à Dublin à l’heure actuelle, sans doute en train de me morfondre parce que j’aurais perdu mon si précieux travail, et faisant tout mon possible pour éviter Maddison. Je ne l’aurais pas supporté. Et je n’ose même pas imaginer ce qu’il serait advenu de moi si j’avais dû quitter les Etats-Unis en novembre dernier. Je serais sans doute devenu dingue moi aussi, ou pire. Alors, rien que pour avoir accepté ce mariage blanc pour me sauver les fesses, elle mérite toute ma reconnaissance. Jamais je ne pourrais suffisamment la remercier pour ça. Et même sans prendre cet accord en compte, depuis mon accident, elle est aux petits soins pour moi, elle a repoussé violemment Maddison, elle ment à sa famille et au-delà de tout ça, elle est extrêmement performante dans son travail. Elle ne peut qu’être récompensée pour tout ça. C’est d’une logique imparable. Je veux juste lui rendre l’ascenseur, au moins le temps d’un week-end.

De ce que je pouvais constater, ça marchait plutôt bien pour le moment. Ses cadeaux avaient l’air de lui plaire, notamment les bijoux, et elle était contente de passer le week-end avec moi dans un hôtel de ce genre, alors que demander de plus ? Je savais que la parure était une valeur sûre. Toutes les femmes aiment les bijoux et je dois dire que dès que j’ai vu cet ensemble dans la boutique, j’ai littéralement flashé dessus et je savais qu’il allait lui aller à ravir. Je ne m’étais pas trompé. J’ai toujours eu des bons gouts pour tout ce qui concerne l’apparence, sans vouloir me vanter. Je dois soigner mon apparence en toute circonstance quand je sors de chez moi et surtout quand j’ai des rendez-vous professionnels. Je ne peux pas me permettre de rencontrer des agents littéraires et des auteurs avec un look totalement débraillé et négligé. Ça fait mauvais genre et c’est une bonne façon de perdre des clients. Il en va de même pour Olivia, elle doit également soigner son apparence dans ces circonstances. Et puis, elle pourra montrer fièrement sa parure à sa famille à notre retour.

Je lui avais laissé le choix du programme des prochaines minutes voire des prochaines heures parce que je voulais qu’elle décide elle-même, qu’elle choisisse ce qui lui ferait plaisir. Personnellement, du moment qu’elle était contente et qu’elle avait le sourire, tout m’allait. On pouvait aller manger au restaurant si elle avait faim – bien qu’il soit encore tôt. On pouvait aller faire un tour dans la boutique de l’hôtel pour lui acheter ce dont elle avait envie ou encore rester dans la chambre et se détendre dans le jacuzzi qui trônait fièrement sur la terrasse. Cependant, étant donné qu’elle devait passer les deux jours dans un hôtel misérable, je doutais fortement qu’elle ait pensé à prendre un maillot de bain. Dans le pire des cas, il y en a en vente à la boutique. Elle sembla réfléchir intensément à la question. Pendant ce temps je regardais ses boucles d’oreille et je ne pouvais m’empêcher de penser que j’avais eu bien raison en les choisissant parce qu’elles lui allaient à ravir. Elle finit tout de même par se décider et me proposa, à quelques millimètres de mes lèvres, de chercher ce qui pourrait lui faire office de maillot de bain pendant que je commandais quelque chose, parce qu’elle avait choisi l’option du jacuzzi. Option qui me convenait parfaitement. Elle m’embrassa rapidement et s’éloigna. J’ouvris la bouche pour répliquer qu’elle pouvait très bien se passer de maillot de bain mais elle fut plus rapide que moi et me devança avant que le moindre mot ne franchisse la barrière de mes lèvres. Cette réflexion me fit sourire. Je constate qu’elle me connait bien. Et puis elle affirma que si elle n’avait pas décidé de me faire un défilé avec mes cadeaux, ce n’était pas pour se montrer nue devant moi tout de suite. « Pas tout de suite hein ? » Répétais-je malicieusement. Cela veut donc dire que c’est prévu mais pas dans l’immédiat. Encore une promesse que je ne vais certainement pas oublier.

Pendant qu’elle alla chercher sa valise pour la poser sur le lit et partir à la recherche d’un maillot de bain de substitution, je sortis mon téléphone de ma poche pour vérifier une dernière fois que personne ne m’avait contacté. De toute façon, j’avais laissé un message automatique sur ma boite mail pour prévenir tout le monde que j’étais indisponible pendant tout le week-end. Constatant que personne ne m’avait contacté, j’éteignais mon portable et j’allais le poser sur la table de nuit. Voilà, comme ça au moins, je suis sûr d’être tranquille et de ne pas être dérangé par qui que ce soit. Entre temps, elle semblait avoir trouvé son bonheur parce qu’elle se dirigeait déjà dans la salle de bain pour se changer. Pendant ce temps, je me dirigeais vers la pièce principale pour téléphoner à l’accueil et passer commande. Le réceptionniste me répondit très vite et me demanda poliment en quoi il pouvait m’aider. Elle m’a dit avoir faim, mais je pense qu’il est inutile de trop manger tout de suite, il n’est pas encore l’heure du repas. Alors je commandais simplement une bonne bouteille de champagne et des petits fours sucrés et salés histoire de rassasier un petit creux sans pour autant nous gaver. Le réceptionniste me remercia et m’affirma que quelqu’un allait vite nous apporter tout ça.

Je raccrochais, le remerciant à mon tour et je décidais d’enlever mes chaussures. Quitte à être à l’aise, autant commencer par ça. Le soir arrivant et ayant conduit pendant un certain temps, je commençais déjà à ressentir une légère douleur dans le bras gauche. Je me massais légèrement en le manipulant un peu pour faire marcher les articulations quand j’entendis la porte de la salle de bain s’ouvrir. Ah, la voilà prête. Je cessais ce que j’étais en train de faire pour la regarder s’avancer vers moi en serviette. Je ne pus m’empêcher de la dévisager de haut en bas, admirant ses longues jambes nues au passage. Cette serviette était si courte qu’elle ne cachait pas grand-chose. A quoi bon s’encombrer avec dans ce cas ? Elle me demanda si j’avais pu commander quelque chose, me ramenant alors à la réalité. Je m’approchais d’elle tout sourire et je la pris dans mes bras, posant mes mains sur ses hanches. « Oui, quelqu’un va monter d’ici peu de temps. » Avec ses cheveux relevés ainsi, son cou nu, ses boucles d’oreille la mettaient réellement en valeur. « Si je puis me permettre, cette serviette est de trop. » Plaisantais-je alors que l’une de mes mains descendait déjà sur ses fesses.

Mon visage s’approcha une nouvelle fois du sien sans que je ne puisse me contrôler. Je ne sais vraiment pas ce qu’il m’arrive depuis qu’on est ici mais je me sens irrémédiablement attiré par elle. C’est hallucinant. Ça doit être le cadre idyllique qui aide grandement à se lâcher un peu plus que d’habitude je suppose. Mais alors que nos lèvres s’effleuraient, le groom se fit entendre derrière la porte. Mauvais timing. Je déposais quand même très rapidement et furtivement un baiser sur ses lèvres avant de m’éloigner pour me diriger vers la porte. « Tu ne seras pas toujours sauvée par le gong ma chérie. » Je lui adressais un clin d’œil avant d’ouvrir la porte pour permettre à l’homme d’entrer dans la pièce. Il s’engouffra à l’intérieur en poussant un petit chariot sur lequel trônait un seau avec une bouteille de champagne ainsi que deux plateaux remplis de petits fours, sucrés d’un côté, salés de l’autre et je repoussais la porte derrière lui. Finalement, on ne va plus avoir faim pour tout à l’heure avec tout ce qu’il y a… Il déboucha la bouteille de champagne devant nous et saisit l’un des verres pour le remplir. « Non c’est bon, laissez, je vais le faire. Merci. » Je pouvais quand même remplir les verres moi-même. Il s’inclina alors et nous souhaita une bonne dégustation et une bonne soirée avant de quitter la pièce.

Je récupérais la bouteille de champagne et en versais dans la première coupe que je tendis à Olivia une fois pleine. Je fis de même pour la mienne avant de remettre la bouteille dans le seau. Je tendis mon verre vers elle, la regardant droit dans les yeux en souriant. « A ce week-end de tranquillité, et surtout à ton anniversaire. » Puisse ces deux jours te marquer à vie…

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Mer 29 Juil - 22:13
HAPPY BIRTHDAY TO...... ME ?
Force était de constater que j'étais affamée. J'espérais qu'il avait commandé quelque-chose qui pourrait me permettre de tenir jusqu'à ce soir. Connaissant Owen, il n'avait pas dû faire les choses à moitié, de toute façon. C'est donc la première chose que je lui demandais en retournant auprès de lui. Immédiatement, il vint me reprendre dans ses bras, posant ses mains sur mes hanches de cette façon tendre que j'aimais. J'avais parfois l'impression que ce geste n'était pas si anodin que ça, que c'était une façon qu'il avait de me posséder toujours plus, parce que lorsque j'étais ainsi dans ses bras, je n'appartenais qu'à lui et il le signait au monde... quand bien même nous étions totalement seuls. Ou peut-être que c'était moi, qui me donnait entièrement à lui. Je n'en savais plus rien. D'ordinaire, j'avais tendance à y réfléchir... bien trop pour la sécurité de mon propre esprit. Mais je n'avais pas envie d'y réfléchir aujourd'hui. J'avais juste envie d'être à lui et que le monde entier le sache. Juste un week-end. Cela pouvait-il vraiment faire du mal ?

Son sourire avait tendance à me pousser à dire que non. Que je m'en fichais. Je voulais être Olivia O'Ceallaigh, rien qu'un week-end. Je voulais être cette femme qu'il dévorait des yeux et qu'il voulait pour lui tout seul. J'en avais assez de lutter, j'en avais assez de me poser des questions et j'en avais assez de laisser mon cœur et ma tête se battre. Mettre tout en pause, rien qu'un week-end et laisser se produire ce qui devait se produire. Rien qu'une fois. Accepter de perdre le contrôle. Il m'avait conseillé de le faire à l'hôpital, après tout. Bon, il était sous médicament et il avait beaucoup laissé sortir de mots qu'il avait sans doute regretté par la suite, mais si je décidais de perdre le contrôle, ne devais-je pas commencer par ça et me dire que ça n'avait pas d'importance ?

Il m'assura que quelqu'un allait monter dans très peur de temps et alors que l'un de ses mains prenait possession de mon postérieur, il souligna que cette serviette lui semblait de trop. Je lui souris malicieuse, passant mes bras autour de son cou. « Et je suis ravie d'avoir cette serviette si quelqu'un doit venir d'ici peu de temps », dis-je avec un sourire. « Même si j'aime de plus en plus voir l'effet que mon corps te procure, je ne suis pas encore une exhibitionniste en puissance. » Nos visages s'étaient rapprochés irrémédiablement, comme chaque fois que nous étions l'un contre l'autre, ce besoin de sentir le souffle de l'autre sur nos bouches, décidément trop fort. « Ton regard est le seul que je veux voir se poser sur moi », soufflais-je tout bas, touchant presque ses lèvres... C'est le moment que choisi le groom pour nous apporter notre commande, nous sortant de notre bulle en frappant à la porte. Owen posa un rapide baiser sur mes lèvres, m'assurant que je ne serais pas toujours sauvée par le gong. Il alla alors ouvrir la porte et je lissais les pans de ma serviette pour m'occuper les mains en me léchant les lèvres, ne pouvant m'empêcher de sourire comme une idiote.

M'approchant du chariot, j'y jetais un coup d'œil, posant ma main dans le bas du dos de mon mari. Des petits fours salés, sucrés, du champagne. « Tu ne feras décidément jamais les choses à moitié, mon amour », souriais-je avec tendresse alors que le groom débouchait la bouteille. J'allais réellement être sur un petit nuage tout le week-end si ça commençait comme ça. L'homme allait ensuite remplir un verre, mais Owen s'interposa, assurant qu'il pouvait le faire seul. Ah mon homme et son besoin de montrer qu'il a de belles manières quand il veut, songeais-je avec un sourire alors que l'homme hochait la tête et nous quittait, nous laissant à nouveau seuls tous les deux. L'irlandais nous servit une coupe de champagne à chacun, m'en tendant une, alors que j'attrapais une petite douceur sucrée. Il trinqua, à la tranquillité du week-end et à mon anniversaire. « Et à cet homme charmant que j'apprends à découvrir un peu plus chaque jour », ne pus-je me retenir d'ajouter en faisant tinter nos coupes l'une contre l'autre. Je mordais ensuite dans la douceur, avalant la bouchée avant de l'embrasser.

Buvant une gorgée, je fis quelques pas en arrière, direction terrasse, sans le quitter des yeux. « Et si tu attrapais ce chariot », soufflais-je, avalant le morceau de bouchée qu'il me restait dans la main pour la libérer et pouvoir attraper la serviette que je dégrafais, la laissant sur un meuble à proximité, révélant ma tenue à sa vue. « Et que tu l'emmenais sur la terrasse. Je t'attends dans le jacuzzi... »

Atteignant la porte vitrée, je me retournais, le quittant enfin des yeux, pour ouvrir la porte et pouvoir entrer sur la terrasse. Comme je l'avais vu en regardant à travers tout à l'heure, celle-ci était totalement isolée du reste de l'hôtel, nous offrant une intimité incomparable. Je testais l'eau d'une main, avant de mettre en marche les bulles et de me plonger dans l'eau. Un gémissement de plaisir passa la barrière de mes lèvres quand les bulles vinrent caresser mon dos pour lui offrir un doux massage. C'est si bon...

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Jeu 30 Juil - 13:01
Happy birthday to... me?
Olivia & Owen
J’aimais ces moments. Ces moments rien que tous les deux, où plus rien d’autre ne compte autour de nous. Ces moments où j’avais l’impression qu’elle était le seul être vivant à des kilomètres à la ronde. Ces moments où je ne voyais qu’elle et où on s’amusait allègrement à se tourner autour, plus ou moins subtilement. Ces moments de séduction à peine voilée. J’ai toujours aimé ça de toute manière. Charmer une femme a toujours été un jeu plaisant pour moi, un défi, un challenge et j’ai toujours trouvé ça amusant et jouissif, dans le sens où je suis capable de faire craquer une femme pour qu’elle ne pense qu’à moi jusqu’à me désirer tout entier. Se sentir ainsi désiré est un sentiment extrêmement agréable, tellement plaisant que je ne pense pas être capable de m’en lasser. Avec Olivia, qui joue parfaitement le jeu, c’est d’autant plus intéressant. La mettre dans mon lit – même si on va dormir ensemble – est mon objectif mais je dois avouer que tout ce qu’il va se passer avant ne peut être que génial. J’ai longtemps pensé que je ne serais plus jamais capable de m’intéresser à une seule et unique femme, mais plus le temps passe, plus je me rends compte que tout ce qu’il y a à l’extérieur est extrêmement fade comparé à ce que j’ai sous les yeux.

Je me surprenais à avoir des gestes plutôt faciles et naturels avec elle, la prenant dans mes bras pour un oui ou pour un non, l’embrassant dès que l’envie me prenait. J’imaginais que c’était les restes de notre comédie quotidienne, à force on prend l’habitude non ? Je ne vois pas trop ce que ça pourrait être d’autre. C’est un peu comme une déformation professionnelle. A force de faire ces gestes devant sa famille et devant le monde entier, on a tendance à les reproduire même en privé et à continuer de jouer notre rôle. Evidemment, c’est d’une logique imparable. Encore une fois, alors que ma commande arrivait, elle s’était retrouvée dans mes bras et passa ses bras autour de mon cou. Alors que je considérais cette serviette comme étant de trop, elle répondit qu’elle était justement heureuse de l’avoir en sachant que quelqu’un allait arriver. Hum, pas faux. Elle ajouta qu’elle aimait de plus en plus l’effet que son corps avait sur moi mais qu’elle n’était pas une exhibitionniste pour autant. Oui, ce n’est pas plus mal quand on y réfléchit. Je ne suis pas sûr de supporter le regard des autres mecs sur elle. J’ai déjà du mal à supporter ses amis.

Nos visages s’étaient approchés l’un de l’autre, comme attirés par des aimants, comme souvent en ce moment. A croire que l’air de la campagne nous faisait du bien, loin du tapage et du stress de la vie en ville. Et alors que nous étions à quelques millimètres l’un de l’autre, elle murmura qu’elle ne souhaitait voir que mon regard sur elle, celui de personne d’autre. « J’espère bien. » Mais voilà que le groom interrompit ce moment pour nous apporter ma commande. Ça ne m’avait pourtant pas empêché de l’embrasser brièvement pour aller lui ouvrir la porte. Alors qu’il entrait dans la pièce et qu’il débouchait la bouteille, je sentis Olivia s’approcher de moi et poser une main dans mon dos affirmant que je ne faisais pas les choses à moitié. « Faire les choses à moitié ? Je ne sais pas ce que ça veut dire mon cœur. » Plaisantais-je en souriant avant d’arrêter l’homme dans son entreprise de nous remplir nos verres. Je préférais le faire moi-même.

Une fois qu’il eut quitté la pièce, je m’occupais donc de remplir nos coupes et d’en tendre une à Olivia afin de trinquer à ce week-end et à son anniversaire. Ce qu’elle ajouta me fit sourire et je fis tinter ma coupe contre la sienne avant d’en boire une ou deux gorgées. « Je suis pourtant toujours charmant, princesse, c’est juste que tu refuses de le voir. » Plaisantais-je une nouvelle fois alors que je savais pertinemment que je n’étais pas toujours charmant au quotidien. Après qu’elle m’eut embrassé, je prenais à mon tour un petit four pour gouter. C’est vrai que mine de rien je commence aussi à avoir faim… et puis, elle commença à s’éloigner de moi, ne me quittant pourtant pas des yeux alors qu’elle se dirigeait vers la terrasse, m’invitant à y ramener le chariot. Dans la manœuvre, elle se libéra de sa serviette et mes yeux ne purent s’empêcher de parcourir son corps. J’ai faim de beaucoup de choses en fait. Alors que je la regardais des pieds à la tête, mon regard se posa sur son tatouage. Ce fameux dessin dont je ne comprenais toujours pas la signification et qui avait limite causé notre perte en février… Maintenant que je le revoyais, il piqua de nouveau ma curiosité. Mais si je ne voulais pas tout gâcher, je ne devais pas y penser et encore moins le mentionner. Tant pis, j’essayerai d’y faire abstraction pour le moment.

Je déposais ma coupe sur le chariot et l’amenais jusqu’à la terrasse pour le déposer juste à côté du jacuzzi, de sorte qu’on ait juste à tendre le bras pour attraper quoi que ce soit. Je retirais mon t-shirt que je balançais négligemment à l’intérieur de la chambre, ainsi que mes chaussettes et mon pantalon. J’avais un maillot de bain dans ma valise, mais je ne voulais pas perdre de temps à aller me changer et puis le boxer que je portais déjà était noir et ferait parfaitement l’affaire. Donc inutile de gaspiller son temps inutilement. J’entrais à mon tour dans le jacuzzi et je ne pus que constater à quel point ça faisait du bien. Je m’y installais en fermant les yeux quelques secondes. « Il nous en faut un à la maison, c’est trop bon. » C’est décidé, le jacuzzi personnel sera mon prochain investissement. Je ne sais pas où on le mettra mais je trouverais. J’ouvris de nouveau les yeux pour regarder en direction d’Olivia. Elle était bien trop loin à mon gout, alors je me rapprochais en posant un bras sur le rebord derrière elle. « Les lumières du jacuzzi vous donnent un teint éclatant Madame O’Ceallaigh, vous êtes radieuse. » Je m’étais rapproché d’elle jusqu’à ce que nos jambes se touchent. Ma main libre se posa sur son genou et remonta lentement en caressant sa peau jusqu’à atteindre l’intérieur de sa cuisse. Dans la manœuvre, mon visage se rapprocha du sien, mes yeux plongés dans les siens avant de regarder ses boucles d’oreille en souriant. « Et ces boucles d’oreille vous mettent tellement en valeur, celui qui les a choisies a vraiment très bon gout. » Mon sourire s’agrandit alors que je posais mes yeux sur sa bouche. Mon visage se rapprocha davantage jusqu’à ce que je puisse capturer ses lèvres des miennes, l’embrassant une nouvelle fois tendrement pour commencer puis avec un peu plus d’ardeur par la suite alors que ma main pressait toujours l’intérieur de sa cuisse. Seigneur, dans ces conditions, je ne vais pas pouvoir me contenir éternellement.

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Ven 31 Juil - 12:59
HAPPY BIRTHDAY TO...... ME ?
Tout n'était pas encore parfait entre nous. Loin de là s'en faut. A bien des égards, j'étais même persuadée que jamais entre nous ne pourrait coller nos caractères au point où nous ne serions jamais capables de nous disputer. Non. Les disputes étaient trop fréquentes, trop cherchés, trop perpétuées. Nous avions besoin de nous affronter pour mieux dominer, pour être à égalité. Parfois, l'affrontement finissait mal, mais de plus en plus souvent, il terminait avec l'un essayant de pousser l'autre dans des retranchements plus... sexuellement marqués. Avant, je hurlais, pour aller m'enfermer dans ma chambre. Maintenant, je le lui faisais payer en lui offrant le matin la vision de mes jambes nues, de ma poitrine apparente sous le fin tissu de nuisettes totalement indécentes. Et il me le faisait payer en sortant de la douche à peine séché, la pilosité virile de son torse encore parsemé de gouttes d'eaux brillantes alors qu'il se baladait torse nu dans la maison, le V délicieux de son abdomen promesses des plus jouissifs des péchés. Je peinais trop à imaginer un univers où il n'y aurait pas de disputes, pas de jeux et pas de vengeances de cette sorte. J'aimais trop ça.

Il fallut moins d'une seconde seuls tous les deux pour que le jeu reprenne, alors que je lui intimais d'apporter le chariot, dévoilant mon corps à sa vue avant d'aller démarrer le jacuzzi pour m'y plonger. J'avais vu son regard affamé dévorer ma vision du regard. J'avais vu aussi l'insistance qu'il avait soudainement posée sur mon soutien-gorge. Sauf qu'il n'avait pas le regard désireux de d'ordinaire, mais cette interrogation dans les prunelles qui m'avait confirmé que son regard c'était porté sur mon tatouage. J'arrivais presque à l'oublier maintenant, à ne plus le voir comme un phare rougeoyant de mon secret. J'arrivais à poser ma main dessus et à ne pas sentir mon cœur se fendre en deux et à ne regarder comme faisant partie de moi et pas comme une punition auto-infligée pour le crime que j'avais commis. J'arrivais presque à accepter. Pas ce que j'avais fait, mais le fait que mon corps serait désormais marqué à jamais de la blessure psychique. C'était juste la première fois qu'il posait à nouveau les yeux sur mon tatouage depuis notre dernière grosse dispute et cela faisait toujours aussi mal. Son regard perçant, même s'il ne comprenait pas la teneur du symbole, faisait plus mal que je n'aurais pu le prévoir. Et pourtant, j'aurais dû le savoir. June avait été la seule de la famille à voir mon tatouage, la seule à qui j'avais parlé du message et ça avait déjà fait un mal de chien. Surtout quand elle m'avait demandé ce qu'Owen en pensait, s'il savait pourquoi je l'avais fait, si je lui en avais même parlé avant de le faire. « Non », avais-je avoué en toute honnêteté. « Je n'ai même pas réfléchi moi-même avant de le faire... Je l'ai... Je le lui ai un peu imposé. » Ça aussi c'était vrai, même si de toute manière, il n'avait jamais eu son mot à dire sur les modifications que je pouvais apporter à mon corps. J'avais ensuite menti de manière éhontée, disant que oui, il savait pourquoi, qu'il comprenait, mais que par respect pour le mal que j'avais à parler de ça, il n'évoquait jamais le sujet. Je lui avais demandé de ne pas lui en parler, de ne pas le forcer à dire quelque-chose, la suppliant presque de ne pas le pousser à vouloir m'en parler par la suite. Elle avait compris. Ma chère June. Si compréhensive... Mais je ne voulais pas m'attarder dessus. Je voulais prendre du bon temps. Manger les douceurs qu'il avait commandées, boire du champagne et joué avec lui à la parfaite petite épouse torride. Je ne voulais pas passer une autre fête à pleurer ma misère.

Une fois dans l'eau, je fermais les yeux pour me délecter de la sensation des jets de bulles contre mon dos, jusqu'à ce que je l'entende placer le chariot de sorte que je n'ai qu'à tendre le bras pour prendre quelque-chose. Je le regardais ensuite enlever son T-shirt, le jetant sans y prêter garde vers l'intérieur de la chambre, avant de poursuivre avec son pantalon et ses chaussettes. Gardant son sous-vêtement, il vint à son tour dans l'eau, s'extasiant sous l'effet apaisant des bulles, assurant que nous devions absolument en avoir un à la maison. Je fermais les yeux en souriant. « Je devrais te dire que c'est de la folie, qu'on a pas besoin de quelque-chose d'aussi dérisoire, mais... Non, désolé. C'est vital qu'on en ait un à la maison », soufflais-je sous l'extase des sensations. J'ouvris les yeux quand je le sentis se rapprocher de moi. Il assura que les lumières du jacuzzi me donnaient un bel éclat, disant que j'étais radieuse, m'appelant par un ''Mme O'Ceallaigh'' qu'il voulait des plus séducteurs. Je souris, frissonnant sous les caresses qu'il prodigua à ma jambe, de mon genou jusqu'à cette zone plus érogène qu'était ma cuisse, rapprochant son visage du mien. « Vous n'êtes pas mal non plus, monsieur O'Ceallaigh », soufflais-je alors que la proximité devenait suffocante tant elle était chargée de désir. Il ajouta que les boucles d'oreilles me mettaient en valeur, que celui qui les avait choisis avait très bon goût et je souris un peu plus. Si imbu de lui-même. « Je ne pourrais vous contredire, mon cher », avouais-je néanmoins. « Je les adore. Elles sont si belles... tout comme le collier qui va avec », ajoutais-je en caressant les chaînes à mon cou.

Il s'approcha lentement encore, fixant mes lèvres, jusqu'à y poser les siennes. Rapidement, le baiser tendre devint plus ardent, poussé par la sensation de sa main sur l'intérieur de ma cuisse, par les pulsions sexuelles qu'il déclenchait irrémédiablement en moi quand il était ainsi quasiment nu et mouillé. J'essayais de me dire que ça n'avait rien à voir avec notre première fois, que son corps ruisselant ne me rappelait absolument pas le sexe torride dans la douche et la sensation de sa langue entre mes jambes, mais j'étais en feu comme cette nuit-là, à chaque fois et j'étais certaine que ce bâtard prétentieux le savait. Gémissant contre ses lèvres, j'enfouissais ma main dans ses cheveux, dévorant sa langue avec passion, croisant les jambes pour que sa main ne monte pas plus haut dans son ascension inéluctable, emprisonnant ses doigts entre mes cuisses enflammées, les doigts de mon autre main totalement crispées sur mon verre de champagne.

M'arrachant à sa bouche, à bout de souffle, je me mordis la lèvre, les yeux clos, savourant la sensation, combattant intérieurement mes pulsions. Pas maintenant. Je voulais lui résister. Je voulais jouer. Je ne voulais pas tomber si facilement, sans avoir obtenue quelques victoires, sans l'avoir enflammé plus que cela. « Affamé, hein ? », soufflais-je en reprenant mon souffle, souriant, séductrice. « Moi aussi ! », avouais-je avant de m'arracher à ses bras, me retournant pour poser un genou sur l'assise du jacuzzi. Lui offrant mon dos et le creux de mes reins en exposition – probablement un peu mes fesses aussi – je me penchais plus que de nécessaire à l'extérieur du bain pour attraper un petit four que je mangeais doucement, avant d'en prendre un autre et de venir me rasseoir, souriant malicieusement en le fixant alors que mes dents mordaient dedans, ma langue glissant sur mes lèvres pour capturer les miettes voulant échapper à mon estomac. Il n'allait jamais me laisser sortir de ce bain sans m'avoir prise corps et âme...

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Ven 14 Aoû - 23:07
Happy birthday to... me?
Olivia & Owen
J’étais parti de rien. J’étais arrivé aux Etats-Unis quasiment sans un sou et je m’étais débrouillé pour gravir les échelons tout seul, à la seule force de ma volonté – et de mon talent. Dès lors, moi qui n’avais jamais eu l’habitude d’avoir énormément d’argent de poche dans mon enfance, je me suis retrouvé, au fil des années, avec de l’argent à ne plus savoir quoi en faire. Alors évidemment, comme pour toutes les personnes dans mon cas, j’ai commencé à attraper cette folie dépensière. Je ne réfléchissais plus à mes dépenses et je m’étais mis à acheter tout ce qui me faisait envie, tout ce qui me faisait plaisir sans penser à rien d’autre. Des jeux vidéo, des consoles, des vêtements hors de prix, et tout un tas de choses qui ne sont pas forcément utiles et nécessaires pour la vie de tous les jours. Mais pour la première fois de ma vie, j’ai pu dépenser sans compter. Si je faisais attention au moindre achat et à la moindre dépense à mon arrivée sur ce continent, ce ne fut plus le cas quelques années plus tard. Avec le temps, cette manie n’a pas disparu. La dernière folie achetée sur un coup de tête c’était ma moto. Malgré les évènements, je ne regrette pas cet investissement. J’apprends de mes erreurs, certes, mais je ne suis pas le genre de personne à regretter quoi que ce soit.

Alors, nouvelle envie soudaine, un jacuzzi. Je me sentais tellement bien dans cette eau à remous, tellement détendu que j’avais subitement cette envie folle d’en avoir un à la maison. Et comme à chaque fois que ces envies me prennent, il me sera impossible de résister bien longtemps. Qu’Olivia le veuille ou non, on aura notre jacuzzi à la maison à notre retour. Il y a des habitudes qu’on ne perd pas avec le temps, cette manie d’achat compulsif en est la preuve. Le boulot est parfois stressant et la sensation des bulles d’eau sur son corps, cette sensation de massage est juste ce qu’il nous faut pour nous détendre. C’est juste trop bon. Lorsque je proposai cette éventualité d’avoir un jacuzzi à la maison, même si je ne lui demandais pas réellement son avis en fin de compte, Olivia assura qu’en théorie, elle était censée me dire que cet achat serait de la folie et qu’on n’avait pas besoin de ce genre d’accessoire à la maison. Cependant, elle affirma ensuite qu’il était vital qu’on en ait un chez nous, ce qui me décrocha un sourire. On en aura un.

Et puis de nouveau, et à peine quelques secondes plus tard, le jeu de la séduction auquel j’avais bien pris gout depuis des semaines se remit en marche. Je ne pouvais m’empêcher de la taquiner, de la complimenter, de la séduire. J’adorais faire ça. J’adorais ce petit jeu qui s’était installé entre nous depuis quelque temps. Il devenait même presque quotidien. Je m’étais rapproché d’elle, main sur sa cuisse. Elle me complimenta à mon tour, assurant que je n’étais pas mal non plus, me qualifiant au passage de Monsieur O’Ceallaigh en réponse à ma façon de m’adresser à elle plus tôt. Mon sourire se fit alors plus charmeur. « Oh, je le sais. » Même si le terme pas mal est bien en dessous de la vérité. J’avais ajouté que ses boucles d’oreilles la mettaient en valeur, ne pouvant m’empêcher au passage de me lancer des fleurs. Elle répondit que j’avais raison, qu’elle les adorait et qu’elles étaient belles, elles et le collier qui allait avec. Savoir que mon cadeau lui plaisait me faisait vraiment plaisir. Je sais que j’ai bon gout, mais on a tous des gouts différents, même si je commence à bien connaitre les siens maintenant. Et je ne peux que constater, qu’effectivement, cette parure lui va à ravir. Elle est vraiment magnifique.

De nouveau, je m’étais penché sur elle pour l’embrasser. Cette fois le baiser n’avait rien de tendre, mais il exprimait plutôt mes intentions. Intentions qu’elle avait dû capter depuis longtemps maintenant, au moins depuis que je lui avais offert ses cadeaux. Si je lui offre des sous-vêtements, ce n’est pas anodin n’est-ce pas ? Elle n’est pas stupide de toute manière. Et puis la voir ainsi en maillot de bain – ou en sous-vêtements – donc presque nue et toute mouillée ne m’aidait pas vraiment à avoir des pensées très chastes. J’allais devoir me contrôler et prendre sur moi pour ne pas lui sauter dessus trop vite. Mais irrémédiablement, à chaque fois que je me retrouvais dans ce genre de situation avec elle, à chaque fois que mon corps s’emballait à son contact, des images de notre nuit passée ensemble me revenaient en tête sans que je ne puisse rien contrôler. Je la revoyais encore et encore dans cette douche chez ses parents. Je l’entendais encore gémir. Alors comment me contrôler dans ces conditions ? Bien sûr, elle ne restait pas de marbre non plus à en juger par ce simple gémissement alors que je ne faisais que l’embrasser et caresser sa cuisse. Trop habitué à fréquenter tout un tas de femmes de manière intime, je savais parfaitement reconnaitre les gestes qui montraient une certaine excitation. Et je peux garantir qu’Olivia ne reste pas insensible à l’heure actuelle. Elle finit même par croiser les jambes pour emprisonner ma main entre ses cuisses, m’empêchant ainsi de monter plus haut.

Après quelques secondes – minutes – elle quitta mes lèvres, essoufflée et les yeux fermés. Je n’étais pas en reste et moi-même j’avais la respiration haletante. Elle se mordit la lèvre et mon regard fut immédiatement attiré par ce geste. Seigneur… Par réflexe, ma langue glissa sur ma lèvre inférieure. Affamé ? Moi affamé ? Oui totalement. Elle affirma l’être également et dans un ultime sourire provocant, avant que je ne puisse répondre quoi que ce soit elle se détacha de moi pour se retourner et s’appuyer de manière plus que tentante contre le rebord pour récupérer quelque chose à manger. Je récupérais ma main alors que mes yeux se posèrent automatiquement sur le bas de son dos, sa chute de rein et ses fesses qui sortaient à peine de l’eau… Seigneur… Cette vue avait le don de m’enflammer et dans cette position je me revoyais la prendre dans la salle de bain de ses parents, peu de temps après qu’elle m’ait traité de prince ou de je ne sais plus quoi. Cette chaleur que je ressentais alors dans le bas de mon ventre ne fit que s’accentuer davantage. Lorsqu’elle revint s’asseoir, tout sourire avec un gâteau dans la bouche, je la regardais dans les yeux, le plus sérieusement du monde. « Olivia, c’est dangereux ce que tu viens de faire. Si tu continues à me mettre ton corps aussi explicitement sous le nez, je peux te garantir que je ne vais pas pouvoir me retenir de te sauter dessus très longtemps. » C’est déjà difficile en la sachant mouillée et presque nue… « Je préfère te prévenir. » Au cas où.

Mais histoire de calmer mes ardeurs, je tendais le bras à mon tour vers le plateau pour récupérer aussi un petit four. Je récupérais aussi mon verre de champagne au passage pour boire une gorgée. J’ai envie de jouer. Je ne veux pas me jeter sur elle aussi facilement. Je veux qu’elle en ait envie. Mieux, je veux qu’elle me désire. Alors pourquoi ne pas faire un petit jeu ? Après tout, on a le temps. Et ce n’est jamais amusant quand on gagne trop facilement. « Et si on jouait à un jeu ? » Je bus une nouvelle gorgée avant de poser mes deux bras sur le rebord du jacuzzi. Ayant déjà l’idée de jeu en tête, je lui adressais un petit sourire malicieux. « Tu connais le jeu Cap ou pas Cap ? » C’est un jeu connu. J’imagine que tout le monde le connait. « A tour de rôle on propose quelque chose à faire à l’autre. Si tu es capable de le faire, alors tu le fais. En revanche si tu n’en es pas capable alors… » Mon sourire s’agrandissait au fur et à mesure de mon explication. « … Tu boiras l’intégralité de ton verre d’un seul coup. Et inversement bien sûr, mais comme je suis capable de beaucoup de choses, je ne pense pas boire beaucoup. » Bien sûr, nos verres seront remplis constamment avant chaque proposition. J’attrapais la bouteille de champagne pour remplir nos deux verres pour pouvoir commencer. Bien, commençons gentiment. « Alors, cap ou pas cap de me faire un massage ? Où tu veux. »

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Lun 24 Aoû - 18:44
HAPPY BIRTHDAY TO...... ME ?
Quand je lui avouais qu'il n'était pas mal non plus, bien évidemment, il m'assura qu'il le savait. Cela m'aurait étonné qu'il en soit autrement. Owen et modestie ne rimaient clairement pas l'un avec l'autre. Il complimenta aussi l'homme qui m'avait offert les bijoux que je portais là. Owen et modestie, songeais-je à nouveau avec un sourire. Dieu cet homme est irrécupérable... Et pourtant, si j'avais eu horreur de ça avant, je commençais de plus en plus à apprécier cela. Pas cela en soit, mais ce que cela était. Cette absence de modestie faisait partie de lui et lui était... et bien il me perturbait de plus en plus. Et quand bien même j'aurais dû prendre peur de ce soudain attrait que j'avais pour sa tendance à se jeter des fleurs à lui-même, je n'avais pas envie d'y réfléchir et j'avais juste envie de laisser la chaleur du plaisir se propager dans mes veines.

L'échange qui s'ensuivit fut passionné, sa bouche ravageant littéralement la mienne, alors que sa main procurait une chaleur plus douloureuse au cœur de mes cuisses. La réaction automatique de mon corps fut plus rapidement que mon esprit, alors que j'emprisonnais ses doigts en croissant les jambes, empêchant ses caresses de monter plus haut et d'aller titiller la zone déjà en feu malgré l'eau. Il fallait que je détourne mon attention, que je pense à autre chose et que je l'empêche d'aller plus loin, sans pour autant le faire redescendre. C'est pourquoi je me levais pour aller chercher de quoi grignoter, lui mettant délibérément mon corps sous les yeux. Il m'intima alors de faire attention à mes gestes, m'assurant que si je continuais à lui mettre ainsi mes courbes sous les yeux, il ne résisterait pas bien longtemps. « Il le faudra bien, pourtant », soufflais-je léchant mes doigts pour les débarrasser des miettes coller sur leur pulpe. « Je te l'ai dit, je n'ai pas l'intention de faire quoi que ce soit avec toi avant le dîner. » Bon... Je ne le lui avais peut-être pas dit explicitement, mais l'affaire était là. Je n'allais pas coucher avec lui maintenant et je n'allais assurément pas lui faire de petit défiler avant le dîner. Il allait devoir apprendre à résister. Il fallait me mériter, après tout, non ? Attends, depuis quand je considère qu'on doit me mériter ?

Comme pour se donner une contenance, Owen attrapa un petit four et son verre, dont il but une longue gorgée avant de se tourner de nouveau vers moi, me demandant soudainement à jouer à un jeu. Je levais un sourcil, pas vraiment surprise par la demande. Il m'avait eu avec ce genre de bêtises la dernière fois. Le jeu du « je n'ai jamais ». J'avais fini un peu trop alcoolisé et beaucoup trop nue contre sa peau brûlante pour notre propre bien. Apparemment, il avait décidé de rejouer la même tactique. Je souris malgré moi, attrapant mon verre pour boire une gorgée à mon tour. « Ça sera donc ta technique à chaque fois ? », demandais-je, m'attendant déjà à une réplique bien cinglante. « Me saouler jusqu'à ce que je te supplie de me prendre comme un sauvage dans la douche ? Ça va finir par perdre de son charme, tu sais ? » Mais il proposa un jeu qui n'avait finalement pas l'air d'impliquer d'alcool. Non, cap ou pas cap, c'était bien plus amusant, selon lui, au vu de la situation. « Qui ne connaît pas ? », demandais-je, toujours surprise de découvrir année après année que certaines personnes ne connaissaient pas ce genre de jeu pourtant lieu commun de toutes les soirées adolescentes. A croire que certaines personnes avaient toujours été mûres, sans jamais passer par la case lycée et puberté...

Bref, Owen expliqua tout de même les règles, expliquant que le gage en cas de refus serait de boire l'intégralité de son verre. Tiens donc, il y avait de l'alcool en jeu finalement. « Donc, non, finalement la technique est de me mettre au défi de te faire des choses coquines sous peine de finir complètement saoule et de finir dans la douche », résumais-je en me mordant la lèvre. Pourquoi cette foutue douche sors de ma bouche toutes les vingt secondes ? Il fallait vraiment que j'arrête de penser à ça. Ça devait être l'effet de l'eau bouillonnante. Oui, c'est ça. Voir Owen tout mouillé, torse nu et si proche de moi... C'était assurément ça qui me ramenait invariablement vers la douche. J'avais probablement plus besoin de m'envoyer en l'air que je ne le pensais. Parfois, je me disais qu'il était parfait qu'Owen n'ait pas accès à mes pensées. Ce genre de pensées ne feraient que l'activer un peu plus.

Owen commença dès lors à re-remplir nos verres. Je n'avais apparemment pas voix au chapitre dans la décision de jouer ou non. Qu'importe. L'idée me plaisait. Il avait envie de jouer. Moi aussi, après tout. Et il lança le premier cap ou pas cap, me demandant de lui faire un massage, précisant que je pouvais choisir l'endroit. Je souris doucement, amusé, étirant le bras pour poser mon verre et attraper un petit four que je mangeais avant de me rapprocher de lui. Lentement, sans le quitter des yeux, je passais une jambe par-dessus les siennes, me retrouvant à califourchon sur ses genoux, me rapprochant dangereusement de son bas ventre. J'amenais mes mains dans ses cheveux, commençant lentement à masser son cuir chevelu, roulant des pouces sur ses tempes.

Je travaillais pendant un moment, comme je pouvais, essayant de masser son cuir chevelu de la façon la plus sensuelle et douce possible. Mais après un moment, je me mis à pouffer de rire, enfouissant mon visage dans son cou. « Désolé, je suis vraiment nulle pour ça. J'aime me faire masser, mais je suis une vraie calamité pour en faire moi-même. » Je m'étais toujours promis d'apprendre à masser. Pour faire plaisir à Dimitri et pour pouvoir jouer les bonnes petites femmes quand il rentrerait exténué d'une longue journée de travail. J'avais même un peu commencé à lire des choses sur le sujet – le bouquin traînait toujours dans un vieux carton contenant tout ce qui me faisait penser à mon ex-fiancé et que je n'avais juste pas pu jeter le jour où j'avais déménagé. Le carton était soigneusement scotché et caché dans le bout de cave qui appartenait à mon appartement. Après lui, je n'avais plus trouvé de raison d'apprendre. A quoi pouvait servir de savoir masser quand on n'avait personne pour jouer les cobayes ?

Allais-je devoir apprendre finalement ? Pour que nos dernières semaines ensemble soient agréables ? J'en avais bizarrement envie, oui. Juste pour pouvoir trouver pleins de raisons de toucher sa peau, de palper ses muscles et se sentir ses points de tensions rouler et se détendre sous mes doigts. Il ne refuserait jamais d'être mon cobaye, hein ? Mais pouvais-je avoir la faveur en retour ? « Et toi ? Cap ou pas cap de me masser mieux que je ne l'ai fait ? », soufflais-je en souriant avec malice.
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Sam 29 Aoû - 0:32
Happy birthday to... me?
Olivia & Owen
Ce week-end allait être inoubliable. Je ferai tout pour. Jamais, elle ne l’oubliera et elle s’en souviendra toute sa vie. J’ai envie de lui faire plaisir, mais je veux également qu’elle apprécie tellement ce week-end et ces jours passés avec moi qu’elle en ressentira un manque quand je ne serai plus là. Je veux qu’elle se souvienne à quel point je peux être adorable et surtout extrêmement irremplaçable. Elle doit passer le meilleur week-end de sa vie pour qu’elle réalise sa foutue erreur de vouloir m’abandonner. Oh oui, je n’ai pas oublié ses paroles. Ses terribles paroles qui m’avaient chamboulé le mois dernier. Après notre divorce, elle voulait rester à Los Angeles avec sa famille alors que je repartirais à New York. Elle m’avait limite servi sa démission sur un plateau. Je ne pouvais pas tolérer ça. Alors d’un certain côté, ces deux jours peuvent être considérés comme une certaine vengeance. Je me dis que si ce séjour la marque suffisamment, elle s’en mordra les doigts par la suite, ou mieux, elle reviendra sur sa décision. Une partie de moi veut sincèrement lui faire plaisir parce qu’elle est une femme merveilleuse malgré tout. Mais une autre partie de moi voulait lui donner une leçon. Elle ne m’oubliera pas de sitôt. Je ferais tout pour. Et ce week-end sera le meilleur de toute sa vie. Ah elle veut me lâcher ? Autant rendre les choses plus difficiles dans ce cas. Avec un peu de chance, elle reviendra sur sa décision. Ou tu peux simplement lui demander. Comme tous les gens normaux. Ah non c’est vrai, trop de fierté pour se rabaisser à ça. Et puis, si je peux en profiter au passage pour la mettre dans mon lit, pourquoi se priver ? Autant lier l’utile à l’agréable.

Et malgré tout ça, on jouait un jeu dangereux, tous les deux. On se cherchait, toujours plus pour forcer l’autre à craquer, même si Madame jouait l’innocente. Me mettre ainsi son corps sous le nez, sa chute de rein, la naissance de ses fesses alors que je venais de l’embrasser passionnément était clairement jouer avec le feu. Si elle continuait comme ça, n’étant qu’un homme et avec toute la bonne volonté du monde, il me serait bien impossible de me contenir pour ne pas lui sauter dessus. Je préférais la prévenir plutôt que de l’attaquer par surprise. On ne sait jamais, une pulsion et hop. Elle assura qu’il faudra bien que je résiste pourtant, tout en se léchant les doigts, parce qu’elle n’avait pas l’intention de faire quoi que ce soit avec moi avant le dîner. Oh ? Elle sera donc mon dessert ? Ça devient intéressant tout ça. Vraiment très intéressant. A cette pensée un sourire en coin s’étira sur mon visage. « Oh vraiment ? Tu veux me servir de dessert ? On va aller manger plus vite que prévu dans ce cas. Tu as l’air affamé, ça m’embêterait que tu meurs de faim, mon coeur. » Affirmais-je d’un air faussement innocent. « Et je commence à avoir faim moi aussi. » On n’a peut-être pas la même faim à l’heure actuelle cependant.

Mais pourquoi céder aussi facilement ? Pourquoi m’aurait-elle sans fournir le moindre effort ? Autant la partie de jambe en l’air est plaisante, autant les petits jeux de séduction au préalable le sont tout autant. Et comme je suis un joueur, autant jouer. Alors, je lui avais proposé un jeu qui rencontrait un certain succès auprès des fêtes adolescentes. Elle me demanda alors si je comptais utiliser cette technique à chaque fois. Quelle technique ? Le fait de jouer à un jeu avant d’aller plus loin ? Elle compléta sa question en définissant ladite technique qui consistait apparemment à la saouler jusqu’à ce qu’elle me supplie de la prendre comme un sauvage dans la douche. Hum, je vois qu’elle se souvient de ça. Finalement, marquer les esprits ne sera sans doute pas aussi difficile que je le pensais. Je n’étais pas en pleine possession de mes moyens cette fameuse nuit puisqu’on avait bu tous les deux, mais apparemment j’avais été assez performant pour qu’elle s’en souvienne. Quoi de plus normal ? Etait-ce réellement ma technique ? Pour le coup de la douche, peut-être pas, mais j’aime les jeux oui. « Ma chère Olivia, si je me souviens bien, c’est toi qui m’as provoqué en insinuant que j’étais trop doux. Hum, quels étaient tes mots déjà ? Oh, oui, le fameux gentil prince. On ne me provoque pas impunément tu sais. Tu l’as appris à tes dépends ma chérie. Et je ne me souviens pas que tu te sois plainte par la suite. Si mes souvenirs sont exacts, tu m’as même félicité. » Oh oui, je me souviens parfaitement de ses mots, comme si elle les avait prononcé hier. Alors si elle veut de nouveau me supplier pour que je la prenne comme un sauvage alors c’est avec grand plaisir.

Je lui rappelais quand même les règles du jeu, même si elle les connaissait déjà. Rafraichir la mémoire ne fait jamais de mal. Et puis, j’avais ajouté ma petite touche personnelle à savoir le gage en cas de refus. Elle revint alors sur son complot avec ma technique pour soi-disant la saouler – oui bon, elle n’avait pas tout à fait tort – précisant qu’elle consistait à la mettre au défi de me faire des choses coquines sous peine de finir bourrée et dans la douche. Bon sang, cette douche l’obsède à ce point ? Ça fait deux fois qu’elle en parle en moins de cinq minutes. Cette expérience l’a réellement marquée et encore une fois j’évitais la véritable question. Un sourire satisfait apparut alors sur mon visage. « Moi ce que je constate surtout c’est que tu es complètement obsédée par cette douche. On peut réitérer l’expérience si tu y tiens tant. A moins que ce soit le jacuzzi qui te rappelle l’eau de la douche et les gouttes d’eau ruisselant sur nos deux corps en ébullition ? » C’était amusant de la voir remettre ce sujet sur le tapis constamment. J’étais plutôt fier de moi je dois dire.

Finalement, j’avais lancé le jeu, la mettant au défi de me masser où elle le désirait sous peine de boire l’intégralité de son verre de champagne d’une traite. Je commençais gentiment et en douceur, je ne pouvais pas lui demander de me tripoter d’entrée de jeu. Elle sourit tout d’abord et posa son verre sur le rebord en récupérant un énième petit four au passage. Ouais, elle a bien faim. Elle se rapprocha de moi, avec une lenteur extrême sans pour autant me quitter des yeux. Bien évidemment, je soutenais son regard, un air de défi dans les yeux. Elle passa une jambe par-dessus les miennes pour s’asseoir à califourchon sur moi. Instinctivement, je posais mes mains sur ses hanches après avoir déposé mon propre verre sur le rebord à mon tour. Elle rapprocha son bassin du mien mais je l’attirais encore plus pour qu’elle soit collée à moi. Je ne savais pas trop ce qu’elle allait masser dans cette position mais j’eus rapidement ma réponse puisqu’elle glissa ses doigts dans mes cheveux. Oh. D’accord. Ouais, pourquoi pas. Et elle commença à masser mon crâne avec plus ou moins de succès. Personnellement, j’étais beaucoup plus concentré sur ce que j’avais sous les yeux, à savoir sa poitrine. J’étais clairement au bon niveau pour ça. Je me souvenais alors de son corps nu, allongé sur le lit chez ses parents, puis dans la douche, de cette poitrine que j’avais aimé titiller et embrasser...

Je crois même que voir sa poitrine d’aussi près me faisait plus d’effet que son massage.  D’ailleurs, je ne m’en rendis pas compte immédiatement qu’elle avait arrêté. Mais je m’en aperçus quand je l’entendis rire et que je sentis sa tête dans mon cou. L’entendre s’excuser d’être aussi nulle me sortit de mes pensées. Nulle pour quoi ? On parle de quoi ? God, une poitrine sous le nez et hop, capacité de concentration, zéro. Elle affirma qu’elle aimait se faire masser mais qu’elle était pitoyable pour masser les autres. Oh, oui. J’ai remarqué. « Je ne te le fais pas dire. » Plaisantais-je pour la taquiner. Enfin, non ce n’était pas réellement une plaisanterie, elle était réellement nulle parce que je n’avais rien senti. « On ne peut pas être bon partout. On ne peut pas être comme moi. Faut t’y faire ma puce. » Un petit gonflage d’ego au passage : check. Bon, je ne suis pas bon partout, c’est vrai. Mais presque partout. Rares sont les domaines où je n’excelle pas. Il faut bien le reconnaitre.

Ce fut à son tour de me lancer un défi. Elle me demanda alors si j’étais capable de la masser mieux qu’elle ne l’avait fait. J’étouffais un rire amusé. « Petite joueuse. Heureusement pour toi, je suis bien meilleur que toi dans ce domaine. » Je ne compte plus le nombre de femmes que j’ai massées dans ma vie, avant ou après rapport. Je me suis même déjà tapé une masseuse qui m’a appris quelques trucs. Hey ! Ça sert de s’envoyer en l’air avec n’importe qui, on apprend des trucs. « Mais pour ça, il faut que tu te retournes, je ne masse pas la tête moi. » Je lui adressais un clin d’œil avant de déposer rapidement un baiser sur ses lèvres. Puis, je l’aidais à se relever pour se retourner, et j’écartais les jambes pour qu’elle puisse s’asseoir entre mes cuisses. Ben quoi ? Si elle s’assoit sur mes genoux, elle sera trop haute. Oh, l’excuse… Une fois assise et en position, je plongeais mes mains quelques secondes dans l’eau et les posais sur ses épaules pour commencer à la masser, appuyant quand c’était nécessaire pour libérer la tension accumulée dans ses muscles. Par moment, je descendais également dans le haut de son dos, appuyant et roulant mes pouces sur ses muscles tendus. Seigneur quelle tension. Elle a réellement besoin de se faire masser de temps en temps pour dénouer tous ses nerfs. « Tu n’as jamais mal au dos ? » Parce qu’à ce niveau-là, ce serait étonnant. Evidemment, je ne pouvais pas m’empêcher d'ajouter ma petite touche personnelle par moment, en déposant mes lèvres sur sa peau, sur ses épaules, sur sa nuque alors que je continuais de la masser. Hey, on est en plein jeu sensuel, ce n’est pas le concours du meilleur massage. Je suis censé l’émoustiller un minimum.

Après un long moment, je m’arrêtais. On n’allait quand même pas passer la soirée à ça. J’avais plus intéressant en tête. Toujours dans la même position je collais mon torse à son dos et passais mes mains autour de sa taille, caressant son ventre et posais mon menton sur son épaule à côté de sa tête. « Si ça te fait du bien, je pourrais te masser de temps en temps si tu veux. » Mais on verra ça plus tard. Ayant son oreille à proximité, je ne pus m’empêcher d’aller la mordiller pour lui murmurer son prochain défi. « Cap ou pas cap de danser debout au milieu du jacuzzi tout en enlevant ton haut ? Sans utiliser tes bras pour cacher quoi que ce soit bien sûr. » Ce serait trop facile. Si je lui demande d’enlever son haut de maillot de bain, ce n’est pas pour qu’elle mette son bras à la place. Autant être le plus précis possible.

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Ven 11 Sep - 21:58
HAPPY BIRTHDAY TO...... ME ?
Avec Owen O'Ceallaigh, tout était sujet à interprétation. Bien évidemment, ses interprétations personnelles, qui étaient toujours plus ou moins dirigées vers le sexe. Et mon aveux de ne pas lui servir mon corps sur un plateau avant au moins le désert s'était inévitablement traduit dans son esprit comme une volonté de ma part de lui servir de dessert. Ceux à quoi il répondit bien évidemment que nous allions aller manger bien vite si c'était le cas, de peur que je ne meurs de faim et surtout parce que lui envisageait déjà le dessert. Je levais les yeux au ciel, sans répondre à cette incitation claire et nette, préférant me concentrer sur le fait qu'il tentait de me saouler ou de m'avoir par le défi et préférant jouer le jeu qu'il nous imposait ce soir. Dieu cet homme..., me plaignis-je en silence, avant que je ne m'embarque dans un massage désastreux, ses mots sur combien j'avais aimé qu'il réponde à mes défis cette nuit où nous avions couchés ensemble.

Oh oui, j'avais aimé cela. Son côté bad boy, sa haine de mes insinuations sur son côté « prince charmant »... J'avais aimé ne pas être la princesse à qui il faisait l'amour, mais l'assistante qu'il prenait dans la douche par le seul fait qu'il le voulait. J'avais pu m'en dissocier ainsi, séparer le sexe du cœur, séparé les sentiments du plaisir. Alors oui, j'étais obsédé par cette douche, je n'arrivais pas à la sortir de ma bouche et de mes pensées, mais c'était uniquement l'effet du désir et du souvenir du plaisir. Pas des sentiments. Et c'était uniquement parce qu'il était à moitié nu et tout mouillé dans ce jacuzzi, voilà tout. Mais bien sûr ma vieille. Continues d'y croire.

Pendant toute mon œuvre, il ne quitta pratiquement pas ma poitrine des yeux, tant et si bien que je crus bien qu'il n'avait rien compris lorsque je fondais mon visage dans son cou en riant. Qu'importe. Owen n'était pas homme à faire grand cas de quoi que ce soit quand il avait une jolie fille sur les genoux, ses mains sur les hanches de la demoiselle et sa poitrine à peine caché sous un soutien-gorge sous ses yeux. Comment je sais ça moi ? Jolie ? Enfin, cela aidait bien dans certaines situations, comme maintenant. Détourner l'attention était toujours utile, après tout. C'était comme de simuler pour cacher l'ennui mortel d'une relation sexuelle désastreuse.

Bien sûr, Owen n'était pas homme à mentir pour préserver l'estime d'elle d'une femme, aussi ne se fit-il pas prier pour concéder qu'effectivement, je n'avais aucune aptitude au massage. Il ajouta pour la bonne forme que tout le monde ne pouvait pas être aussi parfait que lui, Mais encore !, et que je devais m'y faire. Il ajouta que j'étais une petite joueuse pour lui demander la même chose et que j'avais la chance qu'il soit meilleur dans ce domaine. Il me demanda ensuite de me retourner, annonçant qu'il ne faisait pas les massages de tête lui et je souris, amusée. « Moi qui pensais que tu allais en profiter pour jouer avec mes seins », dis-je après son baiser, me redressant pour me retourner, glissant entre ses cuisses pour m'asseoir près de son torse, tout en lui laissant la place pour exercer ses ''talents''. « Mais il faut croire que je sous-estime tes capacités à te montrer délicat. » Oui. Apparemment.

Me faire masser était loin d'être une activité récurrente chez moi. En fait, je ne prenais jamais le temps d'aller voir un masseur ou même un kinésithérapeute. J'étais tendue, j'avais les douleurs du stress et de la frustration, mais je me soignais seul. Le mal par le mal. Faiblement. Jamais efficacement. A la maison, parfois, quand je rentrais, parfois, les enfants s'amusaient à faire semblant de me masser, inconscient qu'ils étaient plus efficaces sur mon cas que n'importe qui dans ma vie. Alors non. Je n'avais pas réellement été massé depuis... Peut-être bien Dimitri, tiens. Quelle utilité quand votre propre corps n'est pas si important que ça ? Pourtant, sous les doigts – experts, je devais l'avouer – d'Owen, je me détendais réellement. Difficilement, parce que certains points douloureux étaient là depuis plus de dix ans, mais je me détendais, lâchant malgré moi des gémissements de bien être à mesure qu'il sauvait mon dos d'un mal que je n'avais même plus conscience d'avoir. Dieu depuis combien de temps avais-je cesser de prêter ainsi attention à mon propre corps ?

Owen me demanda d'ailleurs si je n'avais jamais mal au dos et je laissais ma tête tomber vers l'avant sous le bien-être qu'il m'infligeait sans concession. « Parce que le dos n'est pas censé faire mal tout le temps ? », demandais-je ironiquement en réponse, souriant sous ses baisers qui achevaient de délasser les nœuds. J'avais trop de tension en moi et je vivais depuis trop longtemps sous le coup de la tension pour réellement envisager de vivre autrement. Ce qu'il faisait était bon, mais je savais que c'était éphémère. Que le stress et le travail reprendrait dès la fin du week-end et que les nœuds reviendraient avec. Arrêtant son œuvre, il me pressa contre lui, enroulant ses bras autour de ma taille, posant son menton sur mon épaule, soufflant à mon oreille qu'il pourrait me masser de temps en temps si cela me faisait du bien. Je me fondis dans ses bras en fermant les yeux, posant ma tête sur son épaule, le lobe de mon oreille titillé par ses dents. « Oh oui, j'adorerais ça », soufflais-je en caressant ses bras du bout des doigts. « Pour le temps que ça durera... », ajoutais-je pour moi-même, ironique et énigmatique. Jusqu'à ce que tu ne sois plus mon mari...

Puis le jeu changea ou plutôt repris et il me demanda si j'étais cap ou pas de lui faire un strip-tease sans me cacher. Lui lançant un regard entendu, je me levais doucement, me plaçant au milieu du jacuzzi, débutant une danse lascive sans le quitter des yeux, un léger sourire aguicheur sur les lèvres. Lentement, je glissais une main sous la bretelle de mon soutien-gorge, la glissant sur mon épaule, attaquant ensuite la seconde. Toujours en dansant, je lui tournais le dos, plaçant un bras sur ma poitrine pour maintenir mon sous-vêtement, le dégrafant de mon autre main, dévoilant mon dos sans tissu. Je pivotais à nouveau pour lui faire face, mon bras maintenant le sous-vêtement en place, mes seins encore invisibles à sa vue. Un sourire aux lèvres, je me penchais vers lui. « Tu veux que j'enlève mon bras, c'est ça ? », soufflais-je, me redressant, prête à le faire... avant d'attraper mon verre de champagne pour le vider d'une traite. « Même pas en rêve, mon amour », dis-je, reposant le verre, me retournant pour rapidement remettre mon soutien-gorge en place. « Je te l'ai dit, pas de petit défilé et certainement pas de nudité avant d'aller manger. » Et je me réinstallait à ma place précédente, assise en face de lui, ma tête tournant un peu de cette coupe de champagne avalée cul sec. J'allais être joyeuse et je n'avais rien à me mettre pour aller dans un restaurant chic sans faire tâche. Génial. « Cap de ne plus chercher à me dénuder et à ne pas me toucher - pas même un cheveux - jusqu'à ce qu'on ait mangé au restaurant et qu'on soit remonté dans notre chambre ? »

Était-je une allumeuse ? Oui. Une garce ? Probablement. Mais j'aimais l'idée de voir jusqu'où il était prêt à aller par esprit défiant. Owen n'était pas homme à refuser un défi. Pire, il mettait un point d'honneur à prouver qu'il en était tout à fait capable. Le plaisir d'avoir réussi à prouver qu'il était le plus fort était trop grand. Et si vraiment le défi ici représentait un trop gros challenge, j'aurais au moins le plaisir de le voir boire assez pour me rattraper un peu. Mais s'il décidait de relever le défi... Dieu, j'allais me faire un plaisir de tout faire pour l'aguicher et lui faire maudire sa tendance à toujours vouloir être le meilleur et celui relevant tous les défis. J'allais rendre l'interdit de me toucher si insupportable... J'en salivais déjà d'avance, toute excitée intérieurement, ne montrant rien d'autre que de la défiance innocente dans le regard, mais sautant partout intérieurement à l'idée d'être pour une fois maîtresse d'une situation qui allait le rendre totalement fou. Le semblant de strip-tease n'était rien. Juste un jeu d'enfant.
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Dim 18 Oct - 16:57
Happy birthday to... me?
Olivia & Owen
A son tour, elle m’avait demandé de lui faire un massage. Je ne sais pas si c’est parce qu’elle manquait d’imagination ou alors parce qu’elle ne voulait pas chercher la complication mais elle ne se foulait pas trop pour le défi. Elle reprenait simplement la même chose que moi. Soit, de toute manière, je suis bien plus doué qu’elle, alors elle en profitera bien plus que moi. Comme elle venait de le souligner, j’aurais effectivement pu en profiter pour le peloter un peu. Surtout que j’avais sa poitrine juste sous mon nez. Poitrine qui m’avait d’ailleurs déconcentré pendant de longues minutes pendant qu’elle tentait de me masser la tête. Mais non, inutile de mettre la main au panier tout de suite. Je savais me contrôler un minimum et puis un massage des seins ce n’est pas ce qui détend le mieux, pas maintenant du moins. Je garderais plutôt ça pour plus tard. Quand elle sera un peu plus en condition. Pour le moment, ce serait juste inefficace. Inutile de perdre du temps et de l’énergie avec quelque chose qui ne mènera nulle part. « Plus tard, ne sois pas si pressée ma chérie. » Je la laissais ensuite se lever pour se retourner et s’asseoir entre mes jambes alors qu’elle déclara qu’elle sous-estimait mes capacités à me montrer délicat. Cette remarque m’arracha un petit sourire. Si tu savais.

Mon massage et mon expertise en la matière avait l’air de faire son petit effet puisque je l’entendais carrément gémir de temps en temps. Seigneur, si elle gémit déjà maintenant, qu’est-ce que ce sera tout à l’heure ? Je la sentais pourtant extrêmement tendue, je crois même que c’était la première fois que je sentais autant de tension dans le dos d’une femme. Elle ne se détend donc jamais ? Elle n’a pas mal au dos ? Lorsque je lui posai la question, elle laissa sa tête tomber vers l’avant et me demanda ironiquement si le dos n’était pas censé être constamment douloureux. « Pas vraiment. » La pauvre, est-ce que c’est la charge de travail que je lui donne qui la rend comme ça ? Elle me faisait de la peine, et me sentant légèrement coupable, je me sentais obligé de lui proposer de la masser de temps en temps à la maison si elle le souhaitait. Je l’attirais dans mes bras et mordillais son oreille en attendant sa réponse. Réponse enjouée et positive qui arriva aussitôt, ajoutant une phrase pour le moins douteuse. Pour le temps que ça durera ? Comment ça ? Est-ce qu’elle imagine que je vais me lasser avant elle et que je passerai à autre chose ? Est-ce qu’elle pense que je ne tiendrai pas parole ? « Je ne me lasserai pas si c’est ça que tu sous-entends. On verra ça à la maison alors. Parce que ça m’embêterait que ma petite assistante parfaite soit bloquée du dos en se levant un matin. » Soufflais-je alors que je glissais mes lèvres dans son cou.

Mais c’était à mon tour de lancer un défi à présent. Le défi de faire un strip-tease au milieu du jacuzzi sans se cacher avec quoi que ce soit. Elle s’exécuta en se levant pour se mettre debout devant moi. Bien. Je m’installais de nouveau correctement en calant mon dos pour le bord et mes bras sur le rebord. Elle commença alors à danser d’une manière tellement sexy que je la dévorais des yeux en me mordillant légèrement la lèvre inférieure. Je n’en ratais pas une miette et bientôt elle libéra ses épaules de ses bretelles de soutien-gorge. Elle finit par se tourner – évidemment – pour dégrafer son sous vêtement avant de revenir dans mon sens avec un bras devant sa poitrine. Heureusement que je lui avais demandé de ne rien cacher hein. Elle se pencha alors vers moi et dans sa fourberie extrême elle me demanda si je souhaitais qu’elle enlève son bras. Je hochais la tête doucement pour acquiescer et elle se redressa pour l’enlever. Enfin, c’est du moins ce que je croyais parce qu’au lieu de ça, elle attrapa sa coupe de champagne… Avant de me narguer violemment. Tu plaisantes là ?  Elle vida son verre d’une traite avant de le reposer et de se rhabiller. Garce. Elle ajouta qu’elle m’avait prévenu qu’il n’y aurait pas de défilé et encore moins d’exhibitionnisme avant le repas… « Tu n’es pas drôle. Tu le sais ça ? » Lançais-je, amer, alors qu’elle se réinstallait à sa place. « Mais, si tu ne veux pas trop attirer l’attention quand on ira manger tout à l’heure, je te conseillerais de ne pas boire trop. » Un verre ça va, voire deux, mais à force de boire, elle ne pourra plus mettre un pied devant l’autre, ça risque d’être pratique pour aller manger. D’ailleurs pour lui éviter ça, je récupérais le plateau de petits fours pour lui tendre. « Mange. » Autant qu’elle limite les effets de l’alcool autant que faire se peut.

Reposant le plateau sur le chariot, elle me lança mon défi. Cap de ne plus chercher à la dénuder et de ne plus la toucher jusqu’à ce qu’on ait mangé au resto et qu’on soit remonté dans la chambre… Seigneur… Elle est sérieuse ? Je suis face à un vrai dilemme là. Soit je relève le défi par simple esprit de domination et je le regrette amèrement tout le long de la soirée, soit je capitule et j’avoue ma défaite en buvant… Je ne supporte pas de perdre. Mais la connaissant, elle se fera un malin plaisir de me tenter et ce sera une véritable torture… Je réfléchissais longuement tout en la regardant, pesant le pour et le contre. Quel est le moins pire ? Avouer sa défaite ou subir ses assauts jusqu’à ce qu’on aille manger ? « Tu es vraiment une garce quand tu t’y mets. Peu importe mon choix, tu seras gagnante. » Et donc, que faire ? « Tu sais quoi ? Je vais te laisser sur une victoire pour le moment. Ou plutôt, non. On sera à égalité. » J’attrapais ma coupe de champagne et buvais le contenu de mon verre d’une traite, secouant la tête une fois vide pour faire passer tout ça. Ça tourne légèrement, mais ça va passer. Je reposais mon verre sur le rebord avant de me lever. « On va aller manger maintenant avant de trop picoler et d’être incapables de sortir de la chambre. Revanche tout à l’heure. » Lançais-je en souriant sournoisement et en lui adressant un clin d’œil avant de sortir du jacuzzi. J’ai carrément faim moi à force et j’ai surtout hâte de remonter après avoir mangé pour avoir mon dessert. Je récupérais deux des serviettes qui trainaient par là et je lui en tendais une avant d’enrouler la mienne autour de moi. « Tu as de quoi t’habiller ou il faut qu’on fasse un détour par la boutique ? »

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Dim 25 Oct - 16:00
HAPPY BIRTHDAY TO...... ME ?
Je ne savais honnêtement plus me détendre depuis longtemps. La pression du travail, le manque de soins que je prodiguais à mon corps endolori, lui imposant seulement d'être irréprochable pour l'image de notre travail, n'arrangeait rien aux douleurs et aux tensions de mon organisme, alors l'entendre me promettre qu'il me ferait des massages de temps en temps me faisait frissonner de plaisir et d'envie. Au moins autant que sa promesse de ne pas s'en lasser et ses lèvres dans mon cou alors qu'il m'assurait que ça l'ennuierait que je sois bloquée du dos un matin.

Puis il cessa ses soins, intimant à son tour un nouveau cap ou pas cap, me demandant de lui faire un strip-tease sans rien cacher. Je me levais donc, m'exécutant aguicheuse, ravie de voir l'effet que j'avais sur lui, son regard fiévreux, sa bouche ouverte. Il aurait presque pu baver sur place tellement il était clair qu'il avait envie d'en voir plus, mais je ne lui en laissais pas ce plaisir, préférant m'enfiler un verre d'une traite avant de me rhabiller, lui rappelant que j'avais juré qu'il n'y aurait ni nudité, ni tripotage avant le dîner. Il m'assura que je n'étais pas drôle, mais je n'en étais pas convaincue. La déception dans ses yeux valait tout l'or du monde, surtout quand il y avait également cette lueur qui me traitait de garce aguicheuse. C'était sans doute le seul domaine sur lequel j'arrivais à le battre et j'adorais ça. C'est pourquoi je lui préparais un ultimatum à le rendre fou ensuite. Ne plus me toucher jusqu'à la fin du dîner ou perdre un pari délibérément...

Cherchant à reprendre un peu de contenance, il m'assura que je pourrais vite m'attirer tous les regards si je buvais trop avant d'aller dîner et m'intima de manger en me tendant le plateau sous le nez. Je mangeais un petit four sans le quitter des yeux et lui lançait finalement mon défi quand il reposait celui-ci. Il mit longtemps à choisir, réfléchissant, pesant sans doute le pour et le contre en me maudissant d'une telle demande qui le faisait perdre sur un plan à tous les coups, dit-il en me traitant de garce. Bien ! J'arrive à l'être de temps en temps avec toi, mon cœur.

Il m'assura alors qu'il allait me laisser une victoire pour une fois, avant d'ajouter quand fait, nous serions à égalité et attrapa sa coupe de champagne qu'il bu d'une traite, avant de se lever. Il assura que nous allions aller manger maintenant avant d'être trop saoul et assura que nous aurions une revanche tout à l'heure. Je le regardais sortir du jacuzzi et me levait à mon tour pour sortir, récupérant la serviette qu'il me tendait pour l'enrouler autour de mon corps, alors qu'il me demandait si j'avais de quoi m'habiller ou s'il fallait passer par la boutique. J'aurais vraiment voulu lui dire que j'avais quelque-chose à mettre, que je n'avais pas besoin de son argent, mais la vérité, c'est que j'avais juste un pyjama horrible, un jogging en coton et des T-shirt informes. J'avais prévu un week-end déplorable dans un motel pourri, pas un week-end de grand luxe dans un endroit de rêve.

« Hum... », ronronnais-je doucement en m'approchant de lui, passant mes bras autour de son cou, basculant mes hanches vers l'avant, contre sa délicieuse intimité. « Non, je n'ai absolument rien. Si je devais mettre quelque-chose de potable, je devrais sortir complètement nue. » Je savais que cette phrase allait le faire réagir. Autant il pouvait mettre toute son énergie à me faire me déshabiller devant lui, autant il ne supporterait jamais que je sois nue devant quiconque d'autre. Pour une raison qui m'échappait encore, monsieur Owen O'Ceallaigh n'était pas seulement réticent à me voir me faire draguer uniquement par peur de perdre son visa. Sans doute son besoin de posséder les choses – moi, ici, en l'occurrence. « Tu sais quoi, je vais aller mettre un de ces sous-vêtements que tu m'as acheté et je passerais par-dessus une robe décente qui te fera plaisir. Et si tu es sage, à la fin du repas, quand on remontera dans cette chambre, je te montrerais peut-être ce qu'il y a sous la robe », susurrais-je avant de me hisser sur la pointe des pieds, glissant le bout de ma langue sur le bord du lobe de son oreille, souriant avec amusement. « Où peut-être que je ne mettrais juste rien sous la robe et quand je l'enlèverais, tu auras juste mon corps pour régaler tes beaux yeux. », soufflais-je comme un secret à son oreille. « J'ai hâte de voir ton regard sur moi pendant tout le repas, à te demander si oui ou non je porte un de ces indécents strings... » Rieuse, je me dirigeais vers le lit pour récupérer la boite contenant son second cadeau et partie dans la salle de bain pour enfiler – peut-être – les sous-vêtements neufs et secs, ainsi que les vêtements avec lesquels j'étais arrivée, le temps d'aller choisir une robe dans la boutique en bas.
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Sam 7 Nov - 23:52
Happy birthday to... me?
Olivia & Owen
Je n’aimais pas perdre. Et rester sur une défaite ne me plaisait pas. J’étais assez mauvais joueur. Je me souviens que je balançais souvent le plateau de jeu du Monopoly quand j’étais jeune quand je jouais avec mes frères et sœurs et que je perdais. Je détestais perdre et ça depuis toujours. J’avais un tempérament de vainqueur et perdre m’énervait à chaque fois. Heureusement dans le cas présent, je n’avais pas totalement perdu, disons qu’on était à égalité. Un partout, balle au centre. Il faut dire qu’elle avait été plutôt garce sur ce coup là. Ne plus la toucher de la soirée ? Alors qu’elle se ferait un malin plaisir de me torturer ? Jamais de la vie ! Je préférais encore me saouler que de supporter une telle frustration. Surtout que ma patience a des limites. Je n’aurais pas tenu très longtemps, pas dans mon état actuel alors que la simple vue de son corps mouillé m’émoustillait déjà. Je n’étais pas maso à ce point-là. Dommage pour elle, mais je préférais déclarer forfait.

D’ailleurs, sentant le jeu me glisser entre les doigts, j’avais préféré y mettre un terme pour directement passer au repas et savourer mon dessert ensuite. Etant donné que Madame n’était pas disposée à faire quoi que ce soit avant de manger, autant y aller au plus vite. Encore fallait-il qu’elle ait quelque chose à se mettre vu qu’elle envisageait de passer son week-end dans un hôtel miteux. Je supposais qu’elle n’avait que des vieilleries dans sa valise. Continuant son petit jeu d’allumeuse parfaite, elle s’approcha de moi et se colla contre moi en passant ses bras autour de mon cou pour m’avouer qu’elle n’avait rien à se mettre et que si elle devait porter quelque chose de potable, elle sortirait complètement nue. Je glissais mes mains sur ses fesses pour la plaquer davantage contre moi. « Le seul endroit où tu pourras être complètement nue, c'est dans cette chambre, nulle part ailleurs. » Rétorquai-je au tac-o-tac, avec un sourire en coin. Il était évidemment hors de question qu’elle sorte à poil de cette chambre. Inutile d’en faire profiter les autres. Et puis quoi encore ? « Alors on va faire un petit détour par la boutique. »

Elle proposa ensuite d’aller mettre un des sous-vêtements que je lui avais offert afin de le porter sous une robe qui me fera plaisir. Elle ajouta également que si j’étais sage, elle me montrerait peut-être celui qu’elle avait choisi. « Je suis toujours sage. » Ou pas. L’instant d’après, elle se hissa sur la pointe des pieds pour glisser sa langue sur le bout de mon oreille et murmurer sa deuxième option, ne pas porter de sous-vêtement. Voilà qui devient intéressant. Et avant de s’enfuir comme une enfant fière de son coup, elle assura qu’elle avait hâte de voir mon regard sur elle, à me demander si elle portait des sous-vêtements ou non… Foutue garce. « Indécents strings… J’aurais pu choisir pire que ça tu sais. Je suis resté très soft. » Mais je dois avouer qu’elle a bien joué sur ce coup-là. Je vais effectivement me demander tout le long du repas si elle porte quelque chose ou non sous sa robe… Elle sait comment m’avoir celle-là ! Mais c’est finement joué, je le reconnais.

Souriant malgré moi, je regagnais la chambre où j’avais laissé mes affaires le temps qu’elle se change dans la salle de bain. Je m’essuyais avec ma serviette et récupérais un boxer sec dans ma valise avant de remettre mes vêtements avec lesquels j’étais arrivé. Je vérifiais que mon portefeuille était dans ma poche et rapidement, je me retrouvais devant le grand miroir de la chambre pour m’admirer sous tous les angles. Il fallait que je sois parfait pour sortir. Mais heureusement pour moi, je l’étais toujours. Je remettais quelques mèches en place avant de l’interpeller parce que je trouvais le temps long. « Tu n’arrives pas à te décider lequel choisir mon cœur ? Tu as besoin d’un peu d’aide ? Tu n’as qu’à demander tu sais. » Je me ferais un plaisir d’aller l’aider à choisir. Mais pas sûr que je la garde habillée très longtemps… Déjà que je crève d’envie de lui faire l’amour depuis qu’on est arrivé ici, alors si en plus je l’aide à choisir l’un de mes sous-vêtements, je ne garantis pas de rester sage très longtemps.

Je l’attendais adossé contre un mur lorsqu’elle daigna enfin sortir de la salle de bain. Je l’accueillis avec un grand sourire alors que mon regard se posa immédiatement vers la partie la plus intéressante de son corps, me demandant si elle portait réellement quelque chose ou non. Je crois que ça va me rendre fou. Mais je suppose que ça se verra mieux sous une robe. « Tu sais te faire désirer toi. » Lançais-je alors que j’avançais vers elle pour lui prendre la main et l’emmener en dehors de la chambre, refermant la porte derrière moi.

Arrivé dans la boutique de l’hôtel, je constatais que pas mal de monde avait eu la même idée que nous. Posant une main dans son dos, je la laissais marcher devant moi, m’offrant ainsi tout le loisir de regarder ses fesses et tenter de déterminer si elle portait quelque chose ou non. Marchant à travers les rayons, on arrivait rapidement devant les robes de soirée. « Choisis celle que tu veux. » Je me fichais bien du prix qu’elle pouvait coûter. Je voulais qu’elle se fasse plaisir, vraiment. « Vois ça comme un autre cadeau d’anniversaire et je ne veux pas t’entendre rechigner. Tu ne te préoccupes que de la robe et tu ne regardes pas l’étiquette. » Je la connais, elle va tenter de prendre la robe la moins chère. Or ça ne marche pas comme ça avec moi. « Si c’est le cas et que tu refuses de prendre la robe qui te plait à cause du prix, je t’achète la plus chère et la moins couvrante, à toi de voir. » La voilà prévenu. La balle est dans son camp.

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Jeu 12 Nov - 23:20
HAPPY BIRTHDAY TO...... ME ?
Je connaissais bien mon homme. Je savais qu'il détestait perdre. Les pièges n'étaient pas des choses qu'il arrivait à supporter et devoir choisir la moins pire des solutions n'était pas dans son fonctionnement. Il choisissait la meilleure solution, pas la moins mauvaise. Je l'avais piégé, pris à son propre piège, gagné une manche pour une fois et bien évidemment, il n'avait pas apprécié. Alors c'est un sourire victorieux et heureux aux lèvres que je le regardais mettre un terme au jeu et m'intimer d'aller me préparer pour manger.

Je n'avais pu m'empêcher de continuer de le taquiner et pris tout mon plaisir dans la manière dont il posa ses mains possessives sur mon postérieur, m'attirant contre son corps au point que la pression de son entrejambe contre la mienne ne laissait que peu de place à l'imagination quant à sa constitution intime. Il m'assura que le seul endroit où je pourrais être totalement nue serait dans cette chambre et je frissonnais malgré moi à la puissance de la profondeur de cette promesse. J'avais l'impression d'être à lui. De n'être QU'A lui. Et j'adorais ça. Sans doute juste le temps d'un week-end, mais qu'importe. Ce week-end, j'étais sienne et j'aimais l'idée qu'il ne voulait me partager avec personne. Que ça soit nue ou habillée.

Alors je jouais. Littéralement avec lui. Littéralement avec le feu. Lui signalant que j'allais aller mettre l'un de ses petits cadeaux et qu'il aurait peut-être plus tard la chance de voir lequel. Ajoutant que j'allais peut-être ne rien mettre du tout. Et mon aveux eu son petit effet, dès que je sortis de la salle de bain, car son regard dériva immédiatement sur ma poitrine et mon entrejambe pour essayer de deviner ce que je pouvais porter sous mon jean. Il me lança que je savais me faire désirer, ayant visiblement trouvé le temps long jusqu'à ma sortie de la salle de bain et je souris, serrant ses doigts entre les miens quand il me prit la main. « Je ne suis pas une fille facile, mais je crois avoir certains talents qui me donnent le droit de prétendre à être un peu courtisé avant de devoir écarter les jambes. » J'avais tout de même un minimum de fierté, après tout. Il referma la porte de la chambre et le je plaquais doucement contre, un instant, me hissant sur la pointe des pieds pour atteindre son oreille. « Mais si j'en juge à la façon dont tu travailles à me mettre à nouveau dans ton lit, je pense que tu sais que l'attente vaut la peine. »

Caressant son torse jusqu'à l'abord de son pantalon, je me détachais ensuite de lui et le laissait me guider jusqu'au magasin. Bien évidemment, j'avais prévu de choisir la robe la moins chère et bien évidemment, il me défendit de le faire, assurant que c'était comme un cadeau de plus et que j'avais interdiction de regarder les étiquettes sous peine qu'il achète la plus chère et la moins couvrante qui soit. Je souris en lui donnant une petite tape sur le torse. « Pour la plus chère je te crois, pour la moins couvrante... Je ne suis pas certaine que tu pourrais supporter tous les regards sur moi si je ressemblais à une prostituée... »

Puis, m'éloignant de lui, je me mis à parcourir les rayons et les mannequins. Certaines robes étaient absolument magnifiques. « Je ne vais jamais savoir choisir », dis-je en touchant les tissus, observant les robes, les unes après les autres, me mordillant la lèvre lorsque je craquais pour l'une ou pour l'autre. « Et ne dit pas que tu peux m'en acheter plusieurs, Owen », intimais-je en posant les yeux sur lui. « Je n'en prendrais qu'une. Deux, peut-être, si je peux me permettre d'en payer une, mais pas plus. »

C'est presque le moment parfait que choisi l'employé de la boutique pour s'approcher. « Bien le bon soir. Puis-je vous aider mademoiselle ? », me demanda-t-il, un sourire charmeur aux lèvres. Pourquoi l'employé d'une boutique de vêtements de luxe d'un grand hôtel était un homme au juste ? Peu importe, songeais-je avant de lever ma main gauche pour montrer mon annulaire. « Madame », rectifiais-je, sans doute un peu froidement. Je devais choisir une belle robe hors de prix et si possible assez sexy pour que mon mari ait les yeux rivés sur mes fesses en se demandant si je portais quelque-chose en dessous. Je n'avais absolument pas besoin qu'un homme vienne mettre son grain de sel là-dedans. « Je devrais m'en sortir, je pense. On peut essayer ? J'aimerais que mon cher petit mari me voit dedans pour me dire laquelle il préfère. » « Bien évidemment, madame. Choisissez les modèles que vous désirez et je vous apporterais les modèles dans la cabine qui se trouve là-bas. » Il pointa un grand rideau blanc du doigt et après un hochement de tête, je repris mon cheminement dans les rayons. « Celle-là, s'il vous plaît », dis-je en tirant un cintre portant une jolie robe noire moulante, à manche mi-longue. Elle avait un décolleté devant et dans le dos en dentelle. Elle me semblait sage et sagement sexy, mais j'aimais la taille de guêpe qu'elle semblait donner et je voulais à tout prix l'essayer. « Et celle-là », soufflais-je en reposant le cintre et en montrant une robe rouge plus classique au décolleté plongeant style bardot. « Celle-là aussi », soufflais-je en pointant ensuite une petite robe blanche dévoilant la peau des hanches. « Et aussi ces deux-là », achevais-je en pointant du doigt l'or d'une jupe sur un portant et un mannequin sur lequel une robe verte bouteille semblait mettre le postérieur très en valeur. « Et je vais m'arrêter là, sinon, je vais essayer toute la boutique », dis-je en riant. « A moins que tu n'ais particulièrement envie de me voir dans une robe en particulier, mon amour ? »

Je levais un sourcil interrogateur, ne le quittant pas des yeux alors qu'il répondait et que le vendeur s'excusait pour s'éclipser dans l'arrière boutique afin d'y trouver mon bonheur. Je m'approchais ensuite d'Owen, posant mes bras sur ses épaules, croisant les mains dans sa nuque. Je me hissais sur mes pieds pour l'embrasser tendrement. « Je dois bien l'avouer, c'est une chance que j'ai décidé de ne pas mettre de soutien-gorge. », dis-je contre sa bouche, pressant ma poitrine contre son torse. « J'aurais dû l'enlever sinon et ça aurait gâché tout l'effet de surprise. »

Le vendeur revint avec toutes les robes, les accrochant dans la cabine avant de m'inviter à y entrer. Je souris en y pénétrant, attrapant le rideau blanc entre mes doigts. « Installe-toi confortablement mon amour, le défilé commence ! » Et je fermais le rideau d'un coup sec, avant de commencer à me déshabiller. J'optais pour un premier tour avec la robe qui me semblait la plus sage : la rouge. J'ouvris le rideau après deux minutes d'enfilage, me révélant à mon homme. « Verdict ? », demandais-je en faisant un tour sur moi-même, avant de croiser les bras dans mon dos, gonflant la poitrine.

Robe 1 (la petite robe noire) : 1 & 2
Robe 2 (la petite robe rouge) : 1
Robe 3 (la petite robe blanche) : 1 & 2
Robe 4 (la petite robe verte) : 1 & 2
Robe 5 (la petite robe d'or) : 1 & 2


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Happy birthday to... me?
Olivia & Owen
S’il y avait une chose que j’aimais particulièrement chez Olivia, c’était sa répartie. J’aimais les femmes avec du répondant parce que j’en avais aussi. Ce serait ennuyant si je gagnais toujours. J’aimais les défis et j’aimais qu’on me résiste un minimum. Ça ne faisait que rendre le jeu davantage intéressant. Au moins avec elle, j’étais servi, parce que quoi que je lui dise, par provocation ou non, elle avait toujours quelque chose à me répondre. Et même si c’était des piques, j’aimais ça. Lorsqu’elle sortit de la salle de bain, évidemment, mon regard se posa sur sa poitrine et son entrejambe puisqu’elle venait clairement de sous entendre qu’elle ne porterait peut-être pas de sous-vêtements. Autant vérifier tout de suite non ? Même si avec son jean, je ne voyais rien. Après ma réplique, elle assura qu’elle n’était pas une fille facile mais qu’elle avait des talents pour se faire courtiser avant de devoir écarter les jambes. Oh vraiment ? « Tu m’en diras tant. Je ne me souviens pas t’avoir courtisé la dernière fois. » Bon, on avait tous les deux un coup dans le nez c’est vrai. Mais le fait est que la première fois, on s’était juste cherché comme deux adolescents avant de craquer plutôt facilement. A peine avais-je refermé la porte, qu’elle me plaqua contre cette dernière pour venir me chuchoter quelques mots à mon oreille. Par réflexe, je posais mes mains sur sa taille. Elle affirma alors qu’en voyant mes efforts et ma détermination à la mettre dans mon lit, je savais que l’attente en valait la peine. Un petit sourire se dessina sur mon visage. En effet, j’en avais pleinement conscience. « Et tu ne jouerais pas le jeu si tu savais que la finalité était décevante. » Dans les deux cas, on est gagnant tous les deux.

Arrivés dans le magasin, je la mis en garde directement parce que la connaissant, elle allait rechigner à choisir une robe à cause du prix. Je la menaçais alors gentiment d’acheter la moins couvrante et la plus chère de la boutique si elle faisait sa tête de mule. Elle affirma alors qu’effectivement elle savait que je serais capable d’acheter la plus chère mais que pour la moins couvrante, elle doutait que je sois capable de supporter le regard des autres sur elle si elle ressemblait à une prostituée. Tout de suite les grands mots. Touché. Mais je me rattrapais bien vite avec un petit sourire en coin, m’approchant de son oreille. « Qui t’a dit qu’il s’agissait d’une seule et même robe ? » Je suis capable de lui acheter la plus chère pour aller manger et la moins couvrante pour le reste de la soirée dans la chambre. Personne ne me limite à une seule robe.

Comme toutes les femmes, elle finit par aller farfouiller dans les rayons à la recherche de la perle rare. Je la suivais sans rien dire, les mains dans les poches, posant les yeux sur ses fesses de temps en temps pour déceler la potentielle marque d’un sous-vêtement. J’avais l’impression qu’elle avait des étoiles plein les yeux et je dois dire que ça faisait plaisir à voir. Elle resplendissait, littéralement. Au bout d’un moment, elle affirma ne pas savoir quoi choisir avant d’ajouter que je ne devais pas en acheter plusieurs parce qu’elle se contenterait d’une seule, voire deux si elle pouvait s’en payer une. Je levais alors les yeux au ciel. « Olivia et sa fâcheuse tendance à vouloir mettre la main à la pâte. Si tu hésites entre plusieurs, je les prends toutes. Tu n’hésiteras pas longtemps comme ça. » Inutile de perdre du temps à choisir une robe pendant des heures. J’ai faim et je veux vite manger pour retourner dans notre chambre. Je ne suis déjà pas d’un naturel patient alors si on passe la soirée dans la boutique, ça sera vite réglé.

Peu de temps après, un vendeur nous rejoignit pour nous proposer son aide. Je suis là, on n’a pas besoin de lui… Je m’y connais suffisamment. Le ton de sa voix ne me plaisait pas, tout comme son sourire et son "Mademoiselle". Olivia réagit aussitôt en lui montrant son alliance et en rectifiant le tir. Un sourire satisfait se dessina sur mon visage. ça c’est ma femme. Je me sentais obligé d’en rajouter une couche cependant pour marquer mon territoire. Je m’approchais d’elle pour passer un bras autour de sa taille. « C’est Madame oui. » Alors va voir ailleurs si on y est. Mais Olivia lui demanda simplement s’il était possible d’essayer les robes afin que je puisse choisir laquelle je préférais. Le vendeur acquiesça, lui précisant de choisir les modèles qu’elle voulait pour qu’il puisse les lui apporter en cabine. Oui ben avant qu’elle n’entre dans la cabine hein… Pas une fois qu’elle sera dedans. Elle reprit alors sa sélection et désigna plusieurs robes au vendeur. Elle en choisit cinq, toutes de couleur et de style différent. Au bout d’un moment, elle affirma devoir s’arrêter là avant de devoir essayer toute la boutique. Ah les femmes. Elle me demanda pourtant mon avis. « C’est toi qui choisis mon cœur. Mais si tu insistes… » J’en avais repéré une effectivement. Elle était sur un mannequin juste à côté de nous. « Essaye celle-là, juste par curiosité. » Lançais-je avec un petit sourire en la désignant d’un signe de tête. Cette robe noire et longue dévoilait un décolleté plongeant aussi bien sur la poitrine que dans le dos et elle était fendue d’un côté jusqu’à mi-cuisse. J’étais curieux de la voir dans une robe à la fois classe et sexy.

Le vendeur s’éclipsa alors pour aller chercher toutes les robes. Pendant ce temps-là, Olivia s’approcha de moi pour poser ses bras sur mes épaules. Elle m’embrassa tendrement alors que j’encerclais sa taille de mes bras. Elle avoua alors avoir eu raison de ne pas porter de soutien-gorge parce que si tel était le cas, elle aurait dû l’enlever et aurait gâché l’effet de surprise. Seigneur… Instinctivement,  je glissais ma langue sur ma lèvre inférieure. « Et qu’en est-il du bas ? » Lançais-je en descendant mes mains sur ses fesses. Mais c’est à ce moment que le vendeur réapparut avec toutes les robes qu’elle avait choisies, plus la mienne. Il les installa dans la cabine avant de laisser Olivia les essayer. Toute heureuse, elle s’y engouffra, me demandant au passage de m’installer confortablement pour admirer le défilé qui allait commencer. Dans un petit rire, j’allais m’asseoir dans un fauteuil mis à la disposition des simples spectateurs et j’attendais qu’elle sorte de sa cabine. Elle ne mit pas longtemps à se changer et sortit de sa cabine avec la robe rouge. Le verdict ? « Hum… Non. Trop longue. Et trop ample au niveau des jambes. Pas celle-ci. » Elle était jolie dedans, je ne disais pas le contraire, mais ce n’était pas la robe qui me plaisait le plus. « Essaye la mienne, juste pour voir. » Celle que j’avais choisie serait assurément ma préférée. Mais la verte semblait pas mal non plus.

crackle bones


Robe noire d'Owen : 1 et 2

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Olivia R. O'Ceallaigh
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Dim 6 Déc - 21:18
HAPPY BIRTHDAY TO...... ME ?
J'aimais ce maudit jeu qui s'était installé entre nous, cet affrontement de mots, cette incessante envolées de répartis, cinglantes ou séductrices. J'aimais jouer avec lui, j'aimais me jouer de lui, voir son regard fiévreux sur mon corps et sentir son désir. J'aimais savoir que je ne le laissais pas indifférent, même après avoir déjà craqué, même après lui avoir offert par deux fois la vision de mon corps... même si la seconde fois était totalement non intentionnelle et était restée totalement platonique.

Il m'assura pourtant ne pas avoir beaucoup eu à me courtiser la dernière fois et je souris, alors qu'il ajoutait que je ne jouerais pas ce petit jeu si je savais que la finalité était décevante. « Je n'ai jamais dit le contraire mon cher et tu es des dons pour passer ton temps à séduire qui t'ont sans doute donné l'impression de ne pas avoir eu à le faire pour me mettre dans ton lit... mais on ne m'y reprendra plus. Cette fois, tu devras sentir l'effort mon cher. » Oui, j'étais décidée à le faire trimer. A me faire désirer et à ce qu'il me désire plus que tout surtout. Je voulais voir l'obsession dans ses yeux. Savoir que rien d'autre ne comptait pour lui que de m'emmener dans notre chambre pour une nuit torride. Je voulais que rien d'autre ne lui passe par la tête le moment venu.

Une fois dans le magasin, il me proposa de prendre ce que je voulais sans regarder au prix, sous peine de choisir lui-même la robe la plus chère et la plus indécente du lot. Je me moquais en avouant que si je croyais à la plus cher, j'avais du mal à imaginer qu'il puisse me laisser trop courtement vêtue aux vues de tout le restaurant, mais il contra en me demandant ce qui me faisait penser que les deux notions allaient pour la seule et même robe. Je haussais les épaules, sans répondre, mon sourire en disant juste assez, alors que je commençais à regarder les robes. N'en choisir que quelques-unes fut dure, mais j'optais pour me restreindre à une petite sélection de mes préférées, bien décidée à commencer la torture en les essayant toutes unes à unes pour lui offrir un joli petit défilé. Il se plaignit de ma propension à toujours vouloir payer ma part, ajoutant que si plusieurs me plaisaient, ils pourraient toutes me les acheter. Je levais les yeux au ciel avant de me rendre en cabine. « Mais où serait le plaisir du shopping si on faisait ça. Non, je veux que tu me vois dans toutes ce soir et que tu me dises laquelle te fait le plus d'effet ! Laquelle est la bonne ! »

Je partis donc en quête de la perle rare, chose peu évidente tant j'en aimais plusieurs, puis proposait à Owen d'en choisir aussi s'il était tenté. Il en proposa une et je jouais un instant avec lui – et contre lui – jusqu'à ce que le vendeur revienne avec les robes qu'il posa en cabine. J'y entrais, fermant le rideau derrière moi, pour me changer, optant pour une des miennes avant toute chose. La sienne viendrait, ensuite, assurément, mais je voulais d'abord tenter les plus sages, celle que – je savais – il refuserait.

Je sortis de la cabine avec la jolie robe rouge, qu'il apprécia, visiblement, mais ne tarda pas à critiquer. Trop longue et trop ample, pas du tout ce qui lui allait. Il la refusa donc, me demandant d'essayer la sienne. Je refermais le rideau, ôtais la robe en souriant et réfléchis une seconde avant d'opter pour une autre des miennes. La petite robe noire. Me regardant un instant dans le miroir, je sus que ça ne serait pas la bonne non plus. Du moins pas pour ce soir. Cette robe était parfaite, mais pour le travail. J'avais l'air de la parfaite secrétaire ainsi. Aussi, j'ouvris le rideau avec mon air le plus professionnel qui soit, à la fois robot sans âme et arme de séduction massive pour les clients. « Monsieur O'Ceallaigh, votre rendez-vous de quatorze heure est arrivé », dis-je d'une voix pécheresse, avant de me mettre à rire. « Avoue qu'elle serait parfaite pour appâter cet écrivain qui écrit des polars et te fait tourner en bourrique depuis des semaines », dis-je en faisant un tour sur moi-même, avant de re-rentrer dans la cabine et de fermer le rideau.

« Désolé, je n'ai pas résisté. C'est d'accord, j'essaye la tienne, donne-moi juste une minute ! »

Il m'en fallu sans doute un peu plus pour achever de la fermer, mais le jeu en valait la chandelle. Du moins, je ne pus que me le dire lorsque je vis son regard sur moi lorsque j'ouvrais le rideau. Comme pour les précédentes, je vis un tour sur moi-même avant de le fixer, glissant ma main dans la fente de la robe pour remonter une caresse le long de ma cuisse, m'arrêtant juste avant d'atteindre un potentiel sous-vêtement pour redescendre vers mon genou. « Alors ? Verdict ? »


(c) AMIANTE

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Ça me fait vraiment flipper parce que tu as pris un morceau de moi. Et je t'ai laissé faire... @ ALASKA.
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