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Vicky ◊ Rater sa vie est un droit aliénable.
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N. Victoria Doland
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Emploi : Rédactrice en chef de la division californienne du magasine de mode international, Vogue.
love out loud : Fucked Up.

Mer 4 Fév - 18:14
Noah
Victoria "Vicky"
Doland
I like being a woman, even in a man’s world. After all, men can’t wear dresses, but we can wear the pants.
i.  identité
» nom complet
Noah, parce que son père espérait un garçon. Vicky, mais dans le travail c'est Victoria. Doland.
» Date de naissance
Le 3 avril 1984 (31 ans).
» Lieu d'origine
San Antonio, Texas, USA
» Profession
Rédactrice en chef de la future division californienne d'un des magazines les plus populaires des États-Unis, Vogue
» Orientation sexuelle
Les deux. Une histoire douloureuse dans les deux cas.
» Situation amoureuse
A priori, pas le temps.
» Groupe : California Dreaming » Avatar : Emily Blunt » Crédit : Shiya.
ii.  personnage
Et t'as des habitudes, des manies ? Bonnes ou mauvaises, on veut tout savoir. Alors déballe ton sac.
Son dressing est aussi grand que sa chambre ◊ Peu dévorer un bon bouquin en une heure ◊ Mais n'as pas le temps ◊ Ne fume pas ◊ La margharita est sa boisson de prédiction ◊ Porte des lentilles parce qu'elle est myope comme une taupe ◊ Elle a une chatte qu'elle adore : Duchesse ◊ Elle aurait aimé devenir danseuse étoile ◊ Elle a été serveuse dans une autre vie ◊ Ne manque jamais l'occasion d'aller voir un ballet ◊ Spécialiste de la cuisine mexicaine ◊ Parle couramment l'espagnol ◊ Son boulot est sa priorité absolue ◊ Elle a été anorexique ◊ Elle est divorcée ◊ Elle est agoraphobe (peur de la foule).
Un rêve ?
Son rêve, elle le vit tous les jours. Elle a enfin le poste de ses rêves, le challenge de sa vie. Elle niera que le reste est important.
Une phobie ?
Vicky a peur des fantômes du passé, elle a peur qu'on lui enlève le peu qu'elle a. Peur de l'attachement, de souffrir. Elle vit dans une bulle hermétique.
Hey, on est à Hollywood après tout, et puis, ça restera entre nous... C'est qui ton celebrity crush ? Hugh Jackman & Natalie Portman.
iii.  IRL
» Pseudo et Prénom : Mom's
» Age : Bientôt 23.
» Localisation : Toujours la même.
» Comment as-tu découvert STFU ?    
» Taux de présence : J'aiiime l'abus !
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Mer 4 Fév - 18:14
iv.  Histoire
...


I'm gonna swing from the chandelier. I'm gonna live like tomorrow doesn't exist. I'm gonna fly like a bird through the night, feel my tears as they dry. I'm gonna swing from the chandelier.

San Antonio, ville importante du Texas, connue pour sa base militaire et sa culture Tex-Mex. Et parmi tous ces habitants, Victoria Doland, fille d'Edgard et Marisol Doland. Il y avait déjà un enfant, une fille nommée Erika. A la naissance de Victoria, Edgar avait montré les premiers signes de déception. Il était ouvrier dans une exploitation agricole, déjà usé par la vie, usé dans son couple avec une femme qui ne semblait trouver grâce à ses yeux. Et il espérait un garçon. Sauf que c'est une fille qui arriva en ce début de mois d'avril, une jolie brunette aux yeux vert. Et la brunette braillait déjà beaucoup trop pour un nourrisson. Très vite, il s'en désintéressa, autant que sa vie de couple. Marisol, quant à elle, était heureuse d'avoir un peu de compagnie. Fille d'immigrés mexicains, elle avait toujours eu du mal à se faire une vie chez les américains. En grandissant, Victoria avait vite comprit que ses parents ne s'aimaient pas, qu'ils allaient à contre-sens. Et quand Edgar perdit son job, l'unique ressource du foyer, ce fut le début de la fin. Il se mit à boire, beaucoup trop, à devenir aussi envahissant que pathétique. Devant la déchéance de son mari, Marisol s'enfonça un peu plus sur elle-même, oubliant presque les gamines dans le coin de la pièce ne demandant qu'un peu d'attention. Victoria évolua donc seule. Elle ne demandait jamais de l'aide à ses parents, faisaient un bout de chemin avec sa soeur avant que celle-ci ne retrouve son groupe d'amis. Elle passait son temps à la bibliothèque, le plus loin et le plus longtemps possible hors de la maison.

Au collège, Victoria était première en tout. Difficile alors d'imaginer le chaos qui régnait à la maison. Erika était devenue une adolescente turbulente, fugueuse, rebelle. Devant le peu d'autorité du père et l'abandon de la mère, le foyer partait en vrille à la moindre occasion. Seule Victoria tentait de garder la tête haute, d'échapper à ce bordel qui était sa vie. Puis il y eut le bal de Noël, l'année de ses 16 ans. Même au Texas, ce genre de bal faisait encore fureur et c'était l'occasion pour les plus grands d'en terminer une fois pour toute avec le lycée. Erika n'était plus vraiment concerné, elle avait décroché depuis un moment. L'aînée avait enchaîné les allers retours en cellule, les convocations chez les flics, bref tout débordement possible, sous les yeux inquiets de sa petite soeur. Ce soir-là, Erika avait daigné s'occuper de sa soeur, comme si elle prenait soudain conscience qu'elle en avait une. « Tu es superbe Vick'. » La petite leva les yeux vers la grande. La beauté même, c'était elle. Erika avait un visage sublime, parfait, un corps élancé, une poitrine généreuse. Mais ses yeux étaient éteints, ternes, sanguins. L'aînée ajouta une barrette argentée dans les cheveux de sa cadette, repliant une mèche rebelle derrière son oreille.  Un peu plus tard, les deux frangines se rendaient ensemble au bal. Très vite, l'ambiance était là et Erika avait rejoint ses amis, abandonnant Victoria face à une foule qui lui faisait peur. Même à son âge, elle n'avait jamais réussi à créer de vrais liens avec ses camarades, toujours absorbé par des livres, des articles, bavant sur une vie qui l'emmènerait bien loin du Texas. Pour se donner du courage, elle suivit à la tequila quelques amies de sa soeur. Elle but un peu trop et très vite, la tête lui tourna. Elle fila à l'extérieur, vomit tout ce que son estomac contenait quand elle fut rejointe par des mecs plus âgés. « Alors ma jolie, on a peu trop bu ? ». Il avait une voix rauque, une barbe d'adulte et non d'ado. Ils étaient trois. Elle ne comprit pas tout de suite ce qui se passait, elle hurla mais sa voix se perdait dans ses sanglots. Elle entendait les bruits de la fête, elle sentait l'odeur qu'ils dégageaient mais rien ne les empêcha d'abuser d'elle ce soir-là.


If I go to jail tonight, promise you’ll pay my bail. See they want to buy my pride, but that just ain’t up for sale. See all of my kindness, is taken for weakness

La dernière année du lycée avait été la plus dure. Pas pour les cours, mais pour tenir debout. A la suite de son viol, Victoria c'était repliée sur elle-même. Elle n'avait parlé de ça à personne, tentant d'oublier cet épisode traumatisant de son début de femme. Et elle avait maigrit, beaucoup maigrit. Face à ça, Edgar avait gueulé, menacé mais face au mutisme de sa cadette, il n'y avait rien pu faire. Quant à Erika, elle n'avait rien vu, n'avait aucune idée de ce qui été arrivée à sa soeur puisqu'elle était rentrée ivre morte des heures plus tard. C'était sans doute à elle qu'elle en voulait le plus : sa soeur ne l'avait pas protégé. Mais Victoria c'était accrochée, malgré la perte de poids, son psychisme avait tenu bon et elle avait décroché son diplôme de fin d'étude haut la main. Il ne lui avait fallut qu'une valise et un billet d'avion pour qu'elle quitte le Texas et s'envole pour Los Angeles. Elle avait obtenue une bourse et avait trouvé refuge dans une résidence étudiante. Des études de lettres, c'était une évidence. Durant des années, elle avait passé plus de temps dans les livres que dans les lieux destinés aux jeunes. Et elle s'avéra très vite douée, ses professeurs ne tarissant pas d'éloges à son sujet. Elle aimait écrire, elle était passionnée, passionnante. Loin de San Antonio, elle vivait et pour la première fois, pensait sincèrement pouvoir s'en sortir. Progressivement, l'adolescente perturbée commença à s'ouvrir aux autres. Et elle fit la connaissance de Beth. La jeune femme était étudiante aussi mais tellement plus libérée, plus vivante. Elle était blonde, pétillante, rêveuse et très vite, elle perça la carapace de la Doland. Pour Vicky, c'était tout nouveau, étrange, perturbant aussi. Jusque là, elle n'avait jamais imaginé coucher avec quelqu'un. Personne ne l'avait vue nue après son viol, personne n'avait pu la toucher. Mais avec Beth, c'était différent, il n'y avait pas de gêne, pas de tabou, elle avait su faire prendre confiance en elle à la Doland.

La première année fila à toute vitesse et une fois de plus, Vicky réussit sans mal malgré les heures dans un Pub quatre fois par semaine parce que la bourse ne suffisait pas à la vie californienne. La seconde année avait plutôt bien commencé avant l'accident. Beth c'était fait renversée. Victoria avait débarqué aux urgences, sentant son coeur se décrocher dans sa poitrine. Un connard avait roulé trop vite et Beth avait traversé au mauvais moment. Quand la Doland débarqua dans sa chambre, le visage de Beth était méconnaissable, bouffie, ravagé. Des tuyaux étaient branchés un peu partout ainsi qu'un monitoring s'agitant faiblement. « Vous êtes de la famille ? » La voix du toubib la fit sursauter. Victoria approuva, se foutant bien de mentir si elle pouvait rester près de la blonde. « Je vous cache pas que son état est très préoccupant. » Les larmes surgirent d'un coup, la prenant à la gorge. Tout d'un coup, elle prit conscience qu'elle allait perdre la seule personne qui l'avait rendu vivante jusque là. Beth mouru une semaine plus tard, son coeur n'avait pas tenu. Et Victoria s'accrocha, pour elle.

Il y eut la troisième année, le travail, les examens. Une suite de choses dont Vicky était autant la victime que la suiveuse. La mort de Beth l'avait profondément marqué, mais Victoria ne pouvait tout abandonner. En parallèle, elle commença à chercher des journaux pour un stage de fin d'étude. Elle n'avait pas d'idée précise sinon celle de vouloir être rédactrice. L'écriture avait toujours été son truc. Il y avait bien eut la danse mais après une mauvaise chute, elle avait laissé tomber ses ambitions de danseuse étoile. Mais à chaque fois qu'elle poussait la porte d'un journal, on la méprisait. Elle était toujours trop ci ou trop ça. Puis, plus par hasard que par réelle détermination, elle dégota un stage dans un journal indépendant qui l'employa pour tout sauf ce pour quoi elle avait postulé. Mais au moins, elle restait au plus près de ces objectifs premiers.

Et c'est dans le bar où elle s'épuisait depuis plus de deux ans qu'elle rencontra Deklan. Elle n'avait pas connu de garçon avant lui, juste des étudiants qui s'étaient vite retrouvés en face d'un mur. Victoria n'avait jamais fréquenté de garçon pour la simple et bonne raison qu'elle ne pouvait s'empêcher de ressentir du dégoût. Et aller savoir pourquoi, avec Deklan ça avait été différent. Il n'était pourtant pas le plus bel homme à l'avoir abordé, pas le plus chic non plus, mais il était simple, doux et rêveur. Mais très vite, le beau rêveur était devenu pesant. Si Victoria n'avait pas une minute pour elle, Deklan, lui, se laissait vivre facilement . Il n'avait pas d'ambition alors qu'elle en avait à revendre. Alors même si Deklan avait apporté un peu de douceur dans sa vie, il n'avait pas apporté grand-chose d'autre. Et quand un poste pour New-York se libéra, Victoria n'hésita pas à faire ses valises, laissant derrière elle Deklan l'indécis et sa vie californienne.


And I wanna hear what you have to say about me, hear if you're gonna live without me. I wanna hear what you want. I remember December and I wanna hear what you have to say about me

New-York était radicalement différent. En dehors du climat, la population était à des années lumières de la vie à Los Angeles. Mais le poste était un rêve éveillé. Vogue. Toutes les petites filles ayant lu ce magazine c'étaient imaginés gravé à jamais sur ses pages en papier glacé. Même si Victoria avait commencé en bas de l'échelle, rien que le fait de voir le nom Vogue sur son contrat de travail la rendait hystérique. Quant à sa vie ici, ce n'était qu'une affaire d'adaptation et l'adaptation, ça la connaissait. Très vite, elle se tua à la tâche. Heures supplémentaires, cirage de pompes des grands patrons, bref elle ne reculait devant rien, dans la limite du raisonnable. New-York était le royaume de la mode pour une jeune femme comme elle. Ses magasins, ses grands magasines, tout était fait pour la maintenir un peu plus dans son antre. Et comme un changement n'arrive jamais seul... Il y eut un autre boulversement dans sa vie. « Erika ? » Elle avait débarqué sans prévenir, un soir de décembre, sans explication. La jolie blonde avait dans les bras un petit bonhomme. Sur le moment, Victoria ne savait pas si elle devait la jeter dehors ou la prendre dans ses bras. Plus aucune nouvelles depuis son départ du Texas, elle avait clairement coupé les ponts. Sauf que sa grande soeur était sur le seuil de sa porte, un bébé avec elle et qu'elle faisait pitié à voir. Une fois que le petit fut couché, Erika lui expliqua. Après son départ, elle était tombée dans la drogue et l'alcool, elle avait fréquenté des types peu recommandables et elle avait eu son fils, Luka. Aujourd'hui, elle n'avait aucun endroit où aller, elle n'avait plus rien.

Victoria accepta d'aider sa sœur, pour le petit. Parce qu'il était très clair qu'Erika n'avait pas changé. Mais le lendemain, la jeune maman avait disparu lui laissant la garde de son fils de 18 mois. Après deux semaines sans nouvelle, Victoria avait arrêté de croire au retour de sa soeur ainée. Alors Victoria, reine de l'organisation, s'organisa. Elle mena de front sa vie de tata et celle d'employé de vogue. Il est clair que la première année rima avec sacrifices. Pas de temps pour elle, du travail à la maison et le coût exorbitant d'une crèche pour Luka. Pour ses 25 ans, elle obtint une promotion et grimpa d'une marche supplémentaire vers la position de rédactrice. Et un autre homme entra dans sa vie. Le problème avec lui, ce n'était ni son manque d'ambition, ni sa paresse, mais bien son charme certain et son statut. Il était styliste pour le magasine, passait ses journées en compagnie de canon sur pattes, bref il était aussi séduisant que dangereux. Mais Victoria ne tomba pas de suite dans le panneau. Les hommes, elle s'en méfiait toujours comme de la peste et se contentait de flirter de temps en temps avec les copines du boulot. Mais en dehors des bisous volés et des câlins rapides, aucun homme autre que Luka n'était entré dans sa vie déjà bien occupé. Mais Thomas, à force de subtilités et de drôleries, avait obtenu un premier rendez-vous. Et un suivant et encore un. Progressivement, Victoria avait baissé sa garde. « Victoria, tu veux m'épouser ? ». Jusque là, elle n'avait rien espéré de plus qu'une relation durable et passionnelle. Elle avait trouvé le parfait équilibre entre son boulot, son neveux qu'elle adorait et lui. Alors pourquoi réfléchir quand tout semble marcher à la perfection ?

« Je veux divorcer ! ». Si elle était sur d'être amoureuse de lui au moment où elle l'avait épousé, elle était au moins aussi sur de vouloir qu'il parte maintenant. Ils étaient mariés depuis un an, mais Thomas n'avait pas fait preuve ni de fidélité ni de compromis. L'échec de son mariage avait sonné bien assez tôt à son goût mais avait marqué un tournant important dans sa vie. Le travail et l'amour n'étaient pas compatible, Vicky avait tôt fait de faire son choix. Mais si elle pouvait accepter le départ de Thomas, elle ne pouvait accepter celui de Luka. « Tu viens le reprendre, comme ça ? » Erika avait toujours eu le don d'apparaître et de disparaître à sa guise. Elle débarquait cinq ans plus tard, comme ça, pour reprendre son fils. Et évidemment, Victoria n'avait rien pu en tirer, ni d'excuses ni d'explications. Elle avait simplement décidé de récupérer son enfant. « J'aurai pu porter plainte contre toi, j'aurais pu... » Mais elle n'avait rien fait. Elle n'avait pas voulu alerter la police de peur qu'on lui enlève Luka ou que sa soeur soit mise en prison. Elle avait vécu dans la peur toute sa vie, elle en était pleinement consciente aujourd'hui. « Merci Vick, mais ça va aller maintenant. » Et en quelques minutes, il ne restait plus rien. Plus d'Erika, plus de Luka, plus de rires ou de joie, plus rien.


So it's gonna be forever or it's gonna go down in flames. You can tell me when it's over, if the high was worth the pain. Got a long list of ex-lovers, they'll tell you I'm insane cause you know I love the players and you love the game.

Il ne lui restait rien d'autre à faire que de se défoncer un peu plus au travail. Elle avait fait sa réputation. Victoria Doland, le requin, la tigresse. Il n'y avait plus de place pour la gentillesse ou la pitié, plus de temps pour ça. Elle avait passé trop d'heure à bosser, trop de nuits blanches à potasser pour passer devant tous les candidats potentiels. Elle avait la niaque, la rage et elle avait par-dessus tout envie d'y arriver. Victoria avait de l'allure, du chien et son patron n'avait pas manqué de le remarquer. « Vous avez commencé comme correcteur, c'est bien ça ? » Évidemment, il le savait très bien, il ne faisait que la tester. Victoria opina du chef, bien droite dans son tailleur. « Je suis assez épaté par votre travail ici. Votre dernier article a fait un carton et le défilé que vous avez organisé a remporter tout le sucés escompté. » Elle savait tout ça, elle n'était ni idiote ni naïve. Elle ne supportait pas sa façon de tourner autour du pot, ni sa manie de lui sourire comme face à une bimbo. Il était puant, prétentieux, mais il était le patron, pour le moment. « Mr.Banks, vous pourriez en venir au fait ? J'ai encore beaucoup de travail qui m'attend. » Il n'avait pas aimé, elle le vu à ses sourcils froncés et à son sourire changé en grimace. Il ne la payait pas à bavarder, si ? « Bien. Il y a un poste qui se crée, à Los Angeles. L'antenne est toute neuve et elle a besoin d'un représentant, d'une femme au potentiel certain. » Il loucha sur ses seins et elle le foudroya du regard. « J'ai pensé à vous. Vous seriez rédactrice en chef, mon poste en somme, mais la-bas. » Elle peine à gâcher sa joie, mais elle ne lui offrirait aucun sourire. Elle s'était battu pour ça, depuis des années, depuis toujours. « Mais pour le moment... Enfin, j'attends encore quelques efforts de votre part. » Il s'était rapproché d'elle, un sourire non dissimulé, pervers. Victoria cru d'abord que c'est elle qui se faisait des idées, mais en le voyant avec son air affamé, elle su qu'elle était face à un énorme problème. « Je vous demande pardon ? » Elle s'était levée, ne lui laissant pas l'avantage d'en profiter vu sa position. « Réfléchissez y bien Vicky. » Elle grinça des dents. Ce fumier venait de l'appeler par son surnom !

Cela faisait une semaine que Mr.Banks la toisait dans les couloirs, faisait des allusions salaces en sa présence. Le poste la faisait rêver, saliver et elle ne pouvait pas passer à côté, vraiment. Mais coucher avec lui la révulsait plus que tout le reste. Elle était bien trop douée, trop intelligente pour se faire avoir de la sorte. Elle se pointa donc chez lui, un soir. Évidemment, il était ravi de la voir et s'apprêtait déjà à fêter comme il se devait son arrivée. « Vous voulez boire quelque chose Vicky ? » Il était encore plus lubrique qu'elle l'avait pensé, il la dégoûtait. Une fois son verre de whisky apporté, Victoria lui demanda s'il était possible qu'elle ait des glaçons avec. Pendant son absence, elle glissa un mélange médicamenteux concocté par ses soins. Une heure plus tard, son boss ronflait comme un porc sur son canapé cuir et Victoria sirotait tranquillement le fond de son verre. Quand il se réveilla, il avait devant lui une feuille vierge ainsi qu'un stylo. « Bien dormi ? » Jouer la méchante lui allait plutôt bien, fallait le reconnaître. Jusque là, elle s'était pensé incapable de faire un truc pareil, mais devant la gueule d'abrutit de son patron, elle était plutôt fière d'elle. « Bien. Vous allez me rédiger la lettre de recommandation pour le poste à LA. Vous allez passer un coup de fil en plus pour être sûr que tout est réglé. Ensuite je vous laisse tranquille. » Il chercha à parler, mais elle claqua sur la table le faisant sursauter. « J'ai là un enregistrement qui prouve que vous êtes un harceleur sexuel. J'ai aussi mon ADN partout chez vous et je suis capable de faire bien d'autre chose. Donc, soit vous faites ce que je vous dis, soit je deviens aussi tordu que vous. ». Mr.Banks la dévisagea, à la fois étonné et inquiet de ce que pouvait faire la femme en face de lui. La seule différence, c'était le statut. Parce que Banks était un homme faible, froussard et Victoria une femme forte qui ne reculait devant rien, il accepta.

C'est comme ça que Victoria mit de nouveau les pieds à Los Angeles. La vie californienne ne lui avait pas vraiment manqué, mais elle devait reconnaître que le soleil lui allait très bien au teint. Elle était devenue son propre patron et se délectait de son nouveau statut. Seule ombre au tableau, Isla Hamilton. Jeune brunette au sourire ravageur qui semblait se trouver constamment sur son chemin, sauf que Victoria n'avait pas fait tout ça pour se faire doubler par une jeune novice.


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Isla L. Hamilton
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T'ES BELLE.
J'ai hâte qu'on se détesteeeeeeeeeeeeeee

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When all else fails and you long to be, something better than you are today. I know a place where you can get away. It's called a dance floor, and here's what it's for. Ladies with an attitude. Fellows that were in the mood. Don't just stand there, let's get to it. Strike a pose, there's nothing to it. © .bizzle
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Mer 4 Fév - 19:01
reeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

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N. Victoria Doland
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Mer 4 Fév - 19:59
Merci mes beautés :uhu:

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MON DIEU EMILY . Puis le choix de scénario quoi, rebienvenue ma jolie !!

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N. Victoria Doland
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Jeu 5 Fév - 15:34
Merci Bonnie

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Re bienvenue =)

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Jeu 5 Fév - 18:43
Merci

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Ven 6 Fév - 15:57
Tu me fais peur autant que je te trouve parfaiteeee

v.  Validation


CONGRATULATIONS !

YOU'RE ONE OF US ! Cheers ! Tu as passé l'étape de la présentation, tu nous as annoncé la couleur avec ton personnage et le RP s'ouvre à toi. Cependant, il te reste quelques petites choses à faire, encore.
RECENSER TON AVATAR est la première étape, car il y a une vieille dans le STAFF, sa mémoire lui joue des tours et elle serait capable de t'oublier, shame on her. Bref, mémé n'aura aucune excuse comme ça.
▲ Ensuite, il faut un entourage à ton personnage, à moins que tu aimes la solitude, mais hé, ça serait embêtant pour jouer. Aussi, il te faut faire une FICHE DE LIENS. Ou tu peux lui créer des amis aussi, en allant pondre un ou plusieurs SCÉNARIOS. Sans oublier que tu peux imaginer un LOGEMENT pour que ton personnage ait un toit au-dessus de la tête.
▲ Ah, et tu peux enfin TE LÂCHER DANS LE FLOOD !


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