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mouth full of white lies ft. Ariadna
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Voltaire De La Fresnay
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Mer 2 Sep - 21:33


Ariadna & Voltaire // mouth full of white lies.


Voltaire était assis parmi une dizaine de jeunes qui devaient probablement fêter la fin de l'été et l'homme les écoutait, ivres, parler à tout va. Ils n'arrivaient même pas à aligner une phrase sans faire une faute que ça en était inquiétant. Quoique Voltaire n'était pas mieux à leur âge. Accoudé au comptoir, les cheveux un peu ébouriffés, il n'était pas retourné chez lui après le travail et avait donc gardé ses vêtements de la journée. Il s'en fichait, de toute manière, il n'était venu ici que pour prendre un verre. Ou deux. Peut-être même trois, il avait décidé de ne pas compter. Son verre à la main, il ne pensait à rien, du moins il tentait de chasser toutes ces ondes négatives en lui. Ca le bouffait à l'intérieur. Son passé ne le permettait pas de s'épanouir dans son présent. Son futur, il ne préférait même pas y penser. Il faisait que du mal autour de lui, il était maladroit et bien qu'au fond, dans son for intérieur, il le savait, présentement, il refusait de l'admettre. Par fierté peut-être ou tout simplement parce que il ne connaissait que trop bien la douleur si bien qu'il  ne savait plus faire la différence entre le mal et le bien. Il vida d’une traite son verre et déglutis en sentant l’alcool lui traverser la gorge avant de prendre direction vers son tube digestif. Cela ne l'empêcha pas de recommander un verre, que Voltaire vida d’une seule traite de nouveau, déglutissant encore une fois. Posant son verre sur le comptoir, il  se sentait prêt à affronter la soirée en loup solitaire. Il n’avait vraiment pas envie d’avoir quelqu’un à ses cotés pendant cette soirée. Le brun n’était pas d’humeur à faire semblant d’être intéressé par la routine de ses amis, pas d’humeur à raconter la sienne non plus. Il n’avait besoin de personne pour profiter de l’ivresse d’une soirée. Il n’avait pas besoin de quelqu’un pour se sentir moins seul, au contraire, il aimait la solitude. L'homme ne prêtait pas attention au chahut autour de lui ou encore à cette fille qui avait collée un peu trop sa poitrine contre son dos et qui tentait le tout pour le tout– après réflexion, elle n’avait rien à perdre – que Voltaire lui paye un verre mais il ne répondit à aucune de ses avances ou à ses questions. Il n’était pas ce genre de types. Ce type qui cherchait à draguer tout ce qui bougeait devant lui. Il n’aimait pas les filles trop extraverties, cherchant sans cesse à se mettre en avant. Il préférait les filles discrètes voire même effacées devant ses amies bien trop envahissantes. Autant dire que Voltaire n’était pas intéressé par cette fille bien qu’elle ne soit pas désagréable à regarder. Elle finit par se lasser, se rendant compte qu’elle n’avait aucune chance d’attirer son attention sachant qu'il était resté indifférent à son charme et à ses tentatives de séduction. Voltaire soupira en la voyant partir et passa une main dans ses cheveux avant de recommander un énième verre. Il déposa l’argent qu'il devait sur le comptoir vers le barman et fini par se lever, ne supportant plus le bruit occasionné par les gens. Il fini par se lever de la chaise, ayant envie de se dégourdir les jambes et surtout d'aller fumer une cigarette. En se retournant, Voltaire heurta une personne de plein fouet qu'il vit perdre l'équilibre. De justesse, il la retint pour ne pas qu'elle ne tombe par terre, son bras autour de sa taille. S'apprêtant à simplement s'excuser avant de reprendre son chemin pour aller fumer, en voyant Ariadna, qu'il tenait par la taille, il resta quelques minutes comme ça, la main à sa taille, l'air hébété probablement.

Bon sang, que faisait-elle dans un endroit pareil seule ? Etait-elle inconsciente ? Car, bien qu'elle ait agit envers Voltaire comme la pire des garces autrefois, il s'inquiétait toujours pour elle. Au fil du temps, il s'était pris d'affection pour la jeune fille. Certes, il lui ferait payer ce qu'elle lui avait fait – à savoir, se tirer avec son argent avant le mariage – mais il ferait cela dans les règles de l'art. Il pouvait se montrer parfois violent mais jamais ô grand jamais il ne leverait la main sur sa fiancée. Elle était bien trop précieuse pour sa couverture et il avait bien trop peur de la briser s'il la touchait. Elle semblait si fragile malgré tout le mal qu'elle se donnait pour faire penser le contraire. Mais Voltaire n'était pas dupe. A l'égard de la brune, il agissait plus comme un père qu'autre chose et la différence d'âge en choquait plus d'un. Mais l'homme s'en fichait bien puisque dans l'histoire, il était aussi gagnant. Puis il était loin d'avoir choisi la plus laide. Ariadna était vraiment très jolie mais Voltaire se refusait de la toucher tant qu'elle ne lui donnait pas son accord. Il avait un profond respect pour la serbe. Toutefois, Ariadna commençait à se faire désirer et s'ils ne passaient pas la vitesse supérieure, leur couverture partirait en fumée. Ils étaient fiancés et il était temps d'agir comme tels. Dans un sens, Voltaire attendait ce jour mais de l'autre, être marié le priverait d'une certaine liberté. Pas venant d'Ariadna parce que la jeune fille s'en fichait bien si le brun lui était fidèle ou non – elle n'était là que pour son argent -  mais devant les autres, Voltaire ne pourrait plus aller voir ailleurs. Et par ailleurs, il pensait surtout à Bonnie. Enfin, ce n'était pas comme s'il attendait quelque chose de la blonde. Elle ne lui portait aucun intérêt et avait sans doute raison de le faire. Elle méritait mieux que lui, elle était tellement parfaite. Beaucoup trop pour un homme brisé comme Voltaire qui serait incapable de l'aimer comme elle devrait l'être. Alors il resterait avec Ariadna et ferait de son mieux pour la contenter. Elle lui était d'une grande d'aide pour repartir de zéro alors il en ferait de même. Il l'aiderait financièrement et lui offrirait un toit et peut-être qu'un jour, le ciel lui rendrait. Pas que Voltaire croyait en une antité supérieure mais Metchislav y avait cru toute sa misérable vie. Et bien que Voltaire faisait tout pour qu'il ne reste plus aucunes traces de son ancien lui, il ne pouvait pas tout oublier aussi vite. Mais face à Ariadna, il devait vite faire la part des choses et chasser Metchislav aussi vite qu'il était venu pour redevenir le Voltaire qu'elle connaissait. Toujours le bras autour de sa taille, il se décida enfin à briser le silence qui régnait depuis déjà de longues secondes. « Ariadna, qu'est-ce que tu fais ici toute seule ? » et remarquant le regard assassin de la serbe, l'homme ne mit pas bien longtemps avant de se rappeler que c'était lui qui était à l'origine de sa venue. Il la lâcha et se recula d'un pas, craignant d'avoir le droit à des remontrances de la part de la gamine. « Oublie ma question veux-tu. Tu veux boire un verre avant d'y aller ?  » lui proposa Voltaire tout en la prenant par la taille avant de se diriger vers le bar. Qu'elle veuille un verre ou non, lui, il en avait besoin. Ariadna le regardait étrangement, ignorant pertinemment ce que le brun lui voulait. Il fallait dire qu'il n'avait pas été des plus clair dans son message. Il avait simplement demandé de le rejoindre dans ce bar quand elle le pouvait, précisant bien qu'il y serait sans doute toute la soirée.
Une fois installés à la table du fond, loin des regards outrés des gens, Voltaire se mit à observer son interlocutrice intensément comme s'il était en train de sonder son âme. Il bu alors une gorgée du liquide ambré que contenait son verre avant de reprendre la parole. « Je ne veux pas t'effrayer ni aller trop vite en besogne mais il faut vraiment qu'on ait cette discussion.  » Il ne savait pas comment aborder le sujet, craignant de la faire fuir une bonne fois pour toute et que son plan si parfait ne s'écroule. Il se retrouvait face à une gamine... « Il y a un loft qui s'est libéré il y a peu et il me semblait parfait. Je me suis dit que ça pourrait être mieux pour toi que tu viennes y habiter. Après tout, il faudrait peut-être agir en tant que couple si on ne veut pas que la vérité s'apprenne. Enfin, je dis ça aussi pour toi. Tu passerais pour une profiteuse.  » A ces mots, Voltaire eut un sourire rempli de sous-entendus. Elle comme lui savait pourquoi ils se retrouvaient dans cette situation. « Mais je ne veux pas te forcer ! Et saches qu'il y a deux chambres donc tu n'auras même pas le plaisir de dormir dans mon lit. Enfin... ça peut s'arranger. » Était-ce une proposition ? Évidemment. Il la respectait peut-être mais il restait un homme et il ne cracherait pas sur une occasion comme celle-ci. Bon, elle n'était pas majeure et en théorie, ce serait illégal de coucher avec elle mais depuis quand Voltaire se fichait de vivre en toute légalité ?   



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Mar 8 Sep - 22:03

Voltaire & Ariadna





La vie d’Ariadna à Los Angeles était loin d’être de tout repos. Et malheureusement pour ses nerfs, ce cycle de vie si joliment dessiné pour elle n’était pas prêt de se terminer. Il y avait d’abord le tennis, sa passion, son fil conducteur, son tout. Il ne fallait pas se mentir, le sport était pour la jeune fille la seule activité de sa vie passée encore stable, la seule à ne pas avoir volé en éclats aussitôt le conflit politique russo-ukrainien engagé, Dieu merci. Et en conséquence elle se donnait corps et âme dans sa passion, encore plus exigeante avec elle-même qu’elle ne pouvait l’être la veille dans les mêmes conditions. Et heureusement pour elle, la jeune fille pouvait compter sur un nombre suffisant de personnes pour rester concentrer sur son objectif principal. Mais malgré le côté prenant d’une carrière professionnelle de tenniswoman, et aussi bien entourée qu’elle pouvait l’être avec la famille Enders, le tennis ne représentait qu’une infime partie du quota de problèmes qu’elle pouvait accumuler en un temps record. Non, en dehors des courts, l’ukrainienne se sentait obligée de réparer les injustices dont elle était témoin. Une manière de défouler sa rage pour la bonne cause d’après elle. Après tout, c’était plutôt noble de sa part de se préoccuper de la misère du monde plutôt que de se morfondre sur la sienne. Enfin disons que dans son cas, c’était également une manière d’oublier la douleur qu’elle avait pu vivre en tant que migrante. Car il ne fallait pas s’en cacher, Ariadna n’était pas de ceux qui étalaient sa peine aux yeux du monde entier pour se faire aider, ou pire se faire plaindre. Elle ne voulait pas voir de la pitié dans le regard des autres. Puis non, la demoiselle avait une bien trop importante fierté, qui l’empêchait néanmoins de ne pas sombrer et de rester concentrer sur le principal. Du moins, ce n’était également sans compter sur toute sa complexe vie amoureuse qui empiétait dangereusement sur ses activités et faisait valser le semblant d’équilibre qu’elle avait trouvé en venant vivre sur la côte ouest. Et pourtant, l’ukrainienne était de ces filles qui aimaient les plaisirs simples de la vie, les plaisirs de la chaire sans conséquence, sans attachement. Sauf que si on en croyait encore les événements passés, la belle restait fiancée. Une union sans amour et uniquement fondée sur le partage d’intérêts, mais une union malgré tout qui en surprenait plus d’un. Et Ariadna pouvait supporter les longs entraînements, le comportement détestable de sa rivale à son égard ou encore de se battre dans la rue face à des brutes qui faisaient deux fois son poids et sa taille, mais se retrouver nez à nez à son cher et tendre amour et laisser tomber son mode de vie de débauche, non. Mais elle n’avait pas le choix, elle devait assumer les conséquences de ses actes, même de ceux les plus désespérés qu’elle avait commis à une époque où elle n’avait pas tellement eu le choix si elle voulait s’en sortir. Et son bourreau était là, prêt à lui faire la peau, comme en avait témoigné le message qu’elle avait reçu un peu plus tôt dans la journée.

Ariadna, il faut qu’on parle. Je serai dans ton quartier toute la soirée, retrouve-moi au bar du 830 Los Feliz Bld et surtout ne te défile pas.

Le message l’avait fait grimacer, tout simplement parce que la demoiselle savait qu’il trouverait le moyen de lui pourrir la vie si elle ne se pointait pas à son rendez-vous. Puis le message était tout ce qu’il y avait plus de clair, de froid et de menaçant, si bien qu’elle n’aurait aucune excuse. Dieu ce qu’elle pouvait détester ce sentiment d’être prisonnière, entièrement soumise à la bonne volonté de Voltaire. De tous les bels hommes fortunés de Moscou, il avait fallu qu’elle tombe sur lui, mal joué ma fille, tu feras une meilleure mise la prochaine fois. Ce qu’elle pouvait se sentir stupide d’avoir pu croire qu’il la laisserait tranquille…

De mauvaise humeur toute la journée, Ariadna se concentrait difficilement sur ce qui l’entourait. Elle ne remarqua à peine les remarques de son coach sur son coup droit, n’entendit pas les blagues d’Alix ou même les remarques stupides d’Hécate, ne fit pas attention aux messages d’Ivy qui lui proposait une sortie entre filles pour s’échapper d’une soirée en tête à tête avec sa copine. Rien à faire, la brune était entièrement déconnectée et n’avait pas envie de penser à autre chose qu’à son rendez-vous du soir. Que pouvait-il bien lui vouloir mise à part l’envie de lui fracasser le crâne pour s’être tirée avec son argent à l’autre bout de la planète ? Ariadna ne voyait pas vraiment, sauf peut-être faire d’elle son esclave mais l’idée ne l’enchantait pas non plus des masses. M’enfin, elle se résigna à laisser tomber son imagination qui commençait à lui jouer des tours pour se diriger à son rendez-vous en empruntant le masque de l’indifférence et de la froideur qui lui allait à la perfection. Elle n’avait à peine eu le temps de rentrer chez elle pour se changer après son entraînement, prenant les premiers vêtements propres qui lui étaient tombés sous la main. Coup de chance, c’était une robe d’Ivy qui lui allait à la perfection et qui allait peut-être l’aider à ne pas finir directement à la morgue. Après tout si elle pouvait utiliser ses atouts pour s’en sortir, elle n’allait pas s’en priver. Elle se dirigea donc avec appréhension sur Los Feliz Boulevard, recherchant désespérément le numéro 830 de la rue. Mais bien évidemment, ça aurait été beaucoup trop facile que de trouver le bar du premier coup. Déjà, il la faisait se déplacer à l’autre bout du quartier pour le voir, et en plus le 830 était loin de ressembler à un bar mais beaucoup plus à un quartier général de junkies. Heureusement que l’ukrainienne était loin d’être peureuse et qu’elle savait se défendre, sinon elle n’aurait pas mis bien longtemps avant de se faire agresser… Elle rentra dans l’établissement prudemment, analysant les alentours. Des jeunes de moins de vingt-et-un ans qui à tous les coups cherchaient à se mettre une mine, des couples plutôt vulgaires qui ne se cachaient pas pour entamer les préliminaires… pas de doute, Voltaire avait choisi l’endroit le plus romantique de Los Angeles pour une soirée en sa compagnie. Si ce n’était pas un signe qu’il allait la découper en morceaux, elle ne savait pas ce qui lui fallait de plus. Ne le trouvant pas sur son champ de vison, elle s’apprêta à ressortir bredouille, imaginant qu’il avait dû lui poser un lapin. GE-NIAL. Au lieu de ça, elle manqua de tomber à la renverse lorsqu’un brun qui la bouscula violemment sans faire exprès. « Regarde un peu où tu marches, imbécile ! », laissa échapper la jeune fille avant de poser son regard sur l’homme en question qui avait au moins eu la décence de la retenir. Et bien évidemment, il s’agissait de la seule personne du bar qu’elle ne pouvait pas traiter d’imbécile. « Voltaire, » enchaîna-t-elle simplement comme si de rien n’était. « Ariadna, qu'est-ce que tu fais ici toute seule ? » C’était une blague ? Se pouvait-il qu’il soit déjà complètement saoul pour avoir oublié qu’elle était là par sa faute ? « Oublie ma question veux-tu. Tu veux boire un verre avant d'y aller ? » Depuis quand proposait-on un verre à sa future victime si on n’avait aucune raison de l’appâter ? Peut-être qu’elle s’était trompée sur ses intentions après tout… En guise de réponse, la demoiselle garda son masque de froideur et répondit sur le même ton qu’elle prendrait des shots de tequila. Certes elle n’avait que dix-huit ans mais ce n’était plus un problème depuis longtemps. Puis il déposa sa main sur sa taille – ce qui lui valut le regard noir de l’année – pour l’entraîner sur une table du fond où ils seraient suffisamment à l’abri pour discuter. « Je ne veux pas t'effrayer ni aller trop vite en besogne mais il faut vraiment qu'on ait cette discussion. Il y a un loft qui s'est libéré il y a peu et il me semblait parfait. Je me suis dit que ça pourrait être mieux pour toi que tu viennes y habiter. Après tout, il faudrait peut-être agir en tant que couple si on ne veut pas que la vérité s'apprenne. Enfin, je dis ça aussi pour toi. Tu passerais pour une profiteuse. » Wait, what? Il voulait simplement emménager avec elle et jouer au parfait petit couple ? C’était une blague n’est-ce pas ? Il pouvait facilement se trouver une autre fiancée et la laisser tranquille une fois qu’elle lui aurait remboursé ce qu’elle lui avait volé, alors pourquoi s’obstiner. « Mais je ne veux pas te forcer ! Et saches qu'il y a deux chambres donc tu n'auras même pas le plaisir de dormir dans mon lit. Enfin... » Ok, là c’était complètement déplacé. Ariadna n’était pourtant pas bien compliquée pour se laisser aller aux plaisirs de la chaire mais présenté comme ça, c’était clairement révulsant. « Tu veux emménager avec moi, jouer aux fiancés amoureux, se marier ? » Bah quoi, elle devait savoir si elle comprenait bien ce qui lui racontait. « Je n’ai rien contre » - faux, faux, faux, entièrement faux – « mais il faudrait déjà commencer par une bague de fiançailles dans ce cas. » Ben quoi, elle ne perdait jamais le nord la petite. Quant à sa dernière phrase, c’était à considérer. Après tout le sexe pouvait être une arme redoutable pour tout obtenir d’un homme.

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Sam 19 Sep - 11:48


Ariadna & Voltaire // mouth full of white lies.


Assis face à Ariadna, l'homme se sentait comme prisionier d'une situation qu'il ne maitrisait plus depuis déjà bien longtemps. D'ailleurs, il n'avait jamais rien maitrisé avec les femmes. C'était triste à dire mais elles avaient toujours prit le dessus sur lui de quelques façons que ce soit. Au début, il ne laissait rien passer et se montrait intransigeant. Puis après, il se laissait berner par les charmes de ces dames. Il perdait pieds pour un clin d'oeil aguicheur et ne restait pas de marbre devant leurs courbes délicieuses. En somme, il était faible et même avec toute la bonne volonté du monde, Voltaire était voué à se faire mener par la gente féminine. Sa femme avait toujours eu ce qu'elle désirait, lui n'ayant jamais la force de lui refuser quoique ce soit et Ariadna avait bien comprit comment cela fonctionnait. Elle usait de ses atouts et cela suffisait pour qu'il lui dise amen. Fort heureusement pour lui, toutes les femmes n'étaient pas comme cela. Certaines ignoraient même à quelle point elles étaient jolies et de ce fait, n'en profitaient pas pour faire tourner la tête au brun. Bonnie, par exemple. Ah, Bonnie. Jolie Bonnie. Depuis qu'il avait posé les yeux sur elle, Voltaire n'arrivait pas à se la sortir de la tête. Elle avait quelque chose que même Ariadna ne possédait pas. Puis elle était simple, drôle. Presque maladroite dans ses gestes et ses paroles et il trouvait cela tout simplement adorable. Bonnie n'était pas superficielle comme toutes les autres actrices qu'il connaissait. Bonnie était juste Bonnie et cela lui suffisait amplement. Et lorsqu'il pensait à la blonde, un petit sourire était de passage sur son visage. Un bref instant certes, mais elle seule pouvait avoir la prétention de réussir cela. Enfin... elle devait certainement ignorer que Voltaire pense à elle. Il n'était pas très démonstratif avec elle et se contentait de parler cinéma. La ressemblance entre elle et sa femme le troublait bien trop pour qu'il puisse discuter plus longuement avec la jolie blonde. Voltaire était amoureux, Voltaire était niais. Il avait l'impression de sentir son effluve lui chatouiller les narines sans même qu'elle soit dans les parages, pénétrant son système sanguin et son cerveau brumeux. Ainsi, il enfonçait ses ongles dans la paume de sa main, effleuré par l'idée que son désir puisse être partagé un jour. Il était rare que Voltaire aime une femme à un tel point et il n'avait jamais attendu pour épancher un désir qui ne l'avait jamais fait souffrir à ce point. Il se consumait pour une autre femme sous les yeux de sa fiancée.  Voltaire soufflait sur son front, cherchant un minimum d'oxygène qui lui faisait également défaut. Et le peu de lumière qui effleurait chaque parcelle de la peau d'Ariadna n'arrangeait pas son cas. Voltaire avala difficilement sa salive, complètement décontenancé par ses réactions violentes qu'il n'avait pour habitude de ressentir à cette échelle. Penser à  la beauté de Bonnie et en avoir une autre sous les yeux, il perdait la tête. Le désir le submergeait totalement, tentant de le rendre fou, de le faire craquer face à cette déesse serbe qui se tenait assise face à lui, le regardant comme s' il venait d'être frappé par la foudre, perplexe par des propos qu'il n'avait jamais tenu auparavant. Alors pour se donner un peu de contenance et remettre ses idées en place, il se recommanda un verre omettant volontairement de demander à Ariadna si elle en désirait un. Puis un autre. Et encore un autre. L'alcool commençait à faire l'effet désiré et Bonnie était désormais bien loin dans son esprit. L'homme était saoul. Saoul d'amour ou d'alcool, allez savoir. Certainement un peu des deux.

Voltaire réalisait alors que d'envoyer ce message à Ariadna n'était pas la meilleure idée du siècle et que la soirée ne serait pas la plus agréable qu'il allait passer. Mais, que ce soit maintenant ou plus tard, il devrait avoir cette conversation avec elle. Il n'était peut-être pas dans le meilleur état qu'il soit à cause de l'alcool qu'il avait dans son organisme mais tant pis, elle devrait faire avec. Puis, malgré qu'il soit complétement saoul, ses propos restaient un minimum cohérents. C'est alors qu'il avait entamé la discussion en lui parlant de ce fameux loft qu'il avait déniché. Après tout, il était temps d'agir comme un couple normal. Elle lui avait volé une somme d'argent relativement importante et il lui proposait un toit gratuitement. C'était à n'y rien comprendre. Mais le brun était comme ça, une énigme à lui seul. Puis il en avait assez de vivre comme un loup solitaire, la présence de quelqu'un lui manquait depuis trop longtemps maintenant. Il se doutait que la cohabitation avec la serbe ne serait pas des plus facile mais il ferait avec. Il assumerait d'être fiancé à elle jusqu'au bout et cela lui permettrait d'avoir un délai supplémentaire pour le rembourser. A présent, il se fichait même qu'elle lui devait de l'argent. Il voulait juste qu'elle ne gâche pas tout et qu'elle tienne sa promesse. A savoir, jouer sa fiancée jusqu'à ce que Voltaire ait la paix avec la justice et qu'il n'y ait plus la moindre trace de Metchislav. Alors, comme pour s'assurer qu'elle le fasse et pas qu'elle s'en aille une deuxième fois, l'homme jouait plus finement en se montrant aussi gentil qu'il le pouvait. Ce n'était pas dans sa nature, en tout cas pas avec Ariadna, mais il y était bien obligé. Cependant, seule ombre au tableau, il devrait bien un jour l'avoir dans son lit pour fonder la parfaite petite famille prévue dans son plan. Et rien qu'à cette idée, Voltaire avait la nausée. Ariadna était jolie, ce n'était pas le problème. Non, le problème était qu'elle n'avait que dix-huit ans et que jamais ô grand jamais il n'arriverait à la toucher. Ou alors il lui fallait boire comme ce soir. A cette idée, l'homme secoua la tête pour chasser ses pensées. Il attendrait qu'elle soit majeure et si le temps manquait, il aviserait. Puis il ne la toucherait pas sans son consentement, c'était hors de question. « Tu veux emménager avec moi, jouer aux fiancés amoureux, se marier ? » Le brun manqua de s'étouffer. Lui qui trouvait qu'il allait vite en besogne, ce n'était rien comparé à la jeune fille. Il ne s'imaginait pas marié avec elle, pas dans l'immédiat. Puis la dernière fois qu'il avait été marié, ça 'était plutôt mal terminé.  « Je n’ai rien contre  mais il faudrait déjà commencer par une bague de fiançailles dans ce cas. » C'était la phrase de trop et Voltaire la regarda la bouche grande ouverte avant d'éclater de rire. Elle ne perdait pas nord celle-là. Très bien, si tel était son désir. Ce que mademoiselle désirait, mademoiselle obtiendrait. Il avait les moyens de lui offrir quelque chose de convenable après tout. « Très bien, on ira demain et je t'attendrais devant pendant que tu la choisiras. » Il n'allait pas non plus y aller avec elle ! Puis ça lui rappellerait l'époque où il coulait des jours heureux avec sa femme, quand tout allait bien dans le meilleur des mondes. Il se leva ensuite, tendant une main à la brune pour qu'elle le suive. « Tu veux jeter un oeil au loft maintenant ? Tu pourras choisir la chambre que tu préfères avant que j'y installe mes affaires. » Après qu'Ariadna se soit levée, Voltaire lui lâcha la main pour se frayer un chemin jusqu'au bar pour régler et fit de même pour accéder à la sortie. Une fois à l’extérieur, il se dirigea vers sa voiture d'un millésime ancien. « Si tu veux bien te donner la peine de monter au lieu de regarder cette merveille comme un vulgaire tacot, j'apprécierais fortement Ariadna. Et puis tu vas la vexer à la regarder comme ça. »   



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Lun 21 Sep - 0:43

Voltaire & Ariadna





Dans les plans d’Ariadna, Los Angeles devait représenter un nouveau départ, une manière pour elle d’aller de l’avant, de continuer à grandir dans un environnement plus sain que celui d’une révolution naissante. Et cette volonté de se retrouver à l’autre bout du monde autant pour des raisons politiques que professionnelles, loin de ses racines, n’avait pas été facile à prendre pour l’ukrainienne. Elle avait quitté la Russie après que son école lui ait fait comprendre qu’elle n’était plus la bienvenue, elle avait quitté son petit-ami pour se retrouver fiancé par pur intérêt à un illustre inconnu qui avait eu pitié d’elle, et surtout…elle avait abandonné sa famille. Ses parents étaient enfermés injustement, victimes du joug d’un régime corrompu jusqu’à l’os, et elle était partie pour continuer à taper dans une balle avec une raquette que ses géniteurs lui avaient payée. Et elle avait beau avoir eu raison de partir – après tout elle restait une réfugiée peu importait les raisons – la brune ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir. Sa tante lui avait ordonné de fuir, son instinct lui avait dit de trouver une nouvelle terre d’accueil, ses propres parents auraient été d’avis qu’elle se mette à l’abri, mais Ariadna avait l’impression d’être partie sans même ne s’être donné la peine de se battre. Et aujourd’hui la brune était en train de totalement perdre pied, noyée dans sa propre culpabilité qu’elle déguisait à sa façon. Los Angeles n’était plus la terre du renouveau, mais celle où ses démons prenaient entièrement possession de son corps, la laissant entièrement vide de l’intérieur. Pourtant, la jeune fille essayait tant bien que mal de se battre à sa manière, d’adopter l’attitude d’une véritable guerrière, tant sur les courts que dans la rue où elle trouvait un malin plaisir de rendre les coups aux oppresseurs qui abusaient de leur force. Ce n’était pas suffisant, mais ça avait le mérite de la défouler jusqu’à ce que son quotidien ne revienne la hanter. Entre les entraînements intensifs avec le coach Enders et sa rivalité avec miss Vermeer, ses aller-retours à l’hôpital pour éviter les blessures suite à ses combats, sa nouvelle vie de débauche, son boulot de Batgirl improvisé au compte d’une autre ukrainienne en détresse, et son bourreau au rôle de fiancé, la vie de l’ukrainienne était suffisamment prenante. Et elle étouffait. Elle étouffait sa culpabilité chaque jour grâce à cette vie à allure complètement intenable. Et pour l’instant, l’effet était totalement anesthésiant et lui suffisait pour maintenir la tête hors de l’eau. Cuz party girls don’t get hurt can’t feel anything. La question était de savoir pour encore combien de temps elle réussirait à ne pas sombrer.

Et le moins qu’on puisse dire, c’était que le message de Voltaire avait sonné comme un avertissement pour lui faire comprendre que la fin était proche, qu’elle ne pourrait plus se cacher dans une multitude d’activités sans en payer les conséquences. Maintenant elle devait assumer ses actes passés dans leur ensemble, acceptant de se retrouver face à un fiancé de façade qu’elle avait fui et volé sans aucun scrupule. Oh sweet child. Elle s’était frottée à la mauvaise personne et aurait dû réfléchir à deux fois avant de partir. Sauf que la demoiselle n’était tout simplement pas capable de vivre dans une vie de faux semblant bien longtemps, et elle se faisait dès lors bien vite rattraper sans pouvoir prétendre de vivre dans une vie construite de toute pièce. Alors oui, le retour du français ne sonnait rien de bon pour la demoiselle car elle se doutait bien qu’il aurait des idées de vengeance derrière la tête. L’homme était forcément quelqu’un d’imaginatif, ou du moins suffisamment pour déstabiliser sa petite vie de californienne torturée. Pour dire, rien qu’un simple petit texto de rien du tout avait réussi à lui embrouiller le cerveau toute la journée, elle qui d’ordinaire était d’avis pour ne jamais se prendre la tête. Voltaire la retenait prisonnière, et elle n’avait plus vraiment d’autre choix que de plier à ses désirs intelligemment pour ne pas finir en millions de morceaux dans les profondeurs de l’océan.

Ariadna avait donc répondu favorablement à la requête de Voltaire qui lui avait demander de le rejoindre dans un bar de Los Feliz. La demoiselle n’était pas vraiment enchantée à l’idée de s’y rendre mais ce n’était pas comme si elle avait le choix, elle se retrouvait les poings liés et devait supporter ce tête-à-tête imposé dans un lieu dépourvu par ailleurs de tout romantisme. C’était pour dire, la fréquentation du bar était des plus déplorables et Ariadna avait même cru à un lapin de la part de son fiancé avant de finalement tomber sur lui presque par hasard. Et Dieu ce qu’il paraissait sous les effets de l’alcool. L’ukrainienne était suffisamment au courant de ce que pouvait provoquer l’alcool pour en reconnaître les effets à des kilomètres à la ronde. Et ça ne présageait rien de bon, oh non. Quelqu’un d’alcoolisé, voire pire de bourré, qui avait une dent contre vous n’était généralement pas de très bonne compagnie… La belle l’avait pourtant suivi sans broncher, n’exprimant simplement que des regards noirs qui échappaient de son bon vouloir jusqu’à ce qu’il lâche une bombe. Il voulait qu’ils habitent ensemble, elle et lui sous le même toit. L’idée était absurde et tout aussi désagréable que des démangeaisons vaginales. Etre des fiancés à distance avait toujours arrangé la belle, mais il fallait croire que pour être crédible il fallait qu’elle ait au moins l’air amoureuse et qu’elle donne l’impression d’être réellement prête à s’engager. Puis même si elle n’avait pas vraiment envie de l’admettre, il était vrai que Voltaire n’avait pas entièrement tort et qu’elle passerait pour une profiteuse si elle ne faisait aucun effort. Sans oublier qu’elle n’était toujours pas dans une position de force pour négocier de toute façon. Alors pour ces raisons, la belle avait bien vite abandonné son attitude négative sur la question pour adopter un comportement qui lui apporterait bien plus. Quitte à être coincée dans une situation des plus merdiques, autant en tirer le maximum d’avantages, à commencer par le bonheur de porter une bague de fiançailles des plus onéreuses à son annuaire droit. «Très bien, on ira demain et je t'attendrais devant pendant que tu la choisiras. » C’était presque trop facile dis donc, la prochaine fois elle demanderait une Porsche. Si Voltaire avait autant besoin d’elle pour se créer une crédibilité quelconque pour des raisons que la demoiselle se fichait totalement, elle pouvait au moins prendre plaisir à l’emmerder jusqu’au bout, n’est-ce pas ? Après tout il avait l’air de tenir un minimum à elle. « Si tu veux de la crédibilité, il vaudrait mieux que tu m’accompagnes. La fiancée ne choisit rarement seule sa bague. Je ferais bien tâche chez Tiffany’s si je ne t’ai point à mon bras. Tu ne voudrais pas passer pour un malpropre auprès de ta bienaimée. » Ben quoi, elle n’avait pas tort sur le fond, l’image d’une future mariée qui s’offrait sa propre bague était plutôt triste. «Tu veux jeter un œil au loft maintenant ? Tu pourras choisir la chambre que tu préfères avant que j'y installe mes affaires. » Maintenant que la question de la bague était partiellement réglée, le brun ramena le loft dans la conversation. Soit. De toute façon si ce n’était pas celui-là c’en serait un autre, et le jeune homme avait au moins eu le bon goût de prendre celui qui se trouvait au dernier étage de l’immeuble qu’Ariadna habitait déjà, ce qui la garderait auprès d’Ivy, c’était déjà un bon point. Alors la demoiselle acquiesça sans dire un seul mot et se contenta de suivre son fiancé à l’extérieur jusqu’à sa voiture. Voiture qu’elle ne manqua pas de dévisager tant elle ressemblait à une Batmobile. Super, maintenant il ne lui manquait plus que le costume et elle serait officiellement la copie officielle du superhéros. «Si tu veux bien te donner la peine de monter au lieu de regarder cette merveille comme un vulgaire tacot, j'apprécierais fortement Ariadna. Et puis tu vas la vexer à la regarder comme ça. » Ah les hommes et leurs voitures, de vrais gamins. « En vérité je suis partagée entre l’honneur et le dégoût que tu me fais de me prendre pour Robin. Mais pour tout t’avouer, je préfère encore endosser le rôle de Batman. », répondit-elle en s’autorisant un clin d’œil d’accompagnement. Ben quoi, dans sa bouche c’était presque un compliment et ça lui permit de changer d’attitude en se montrant charmante et adorable.   

(…)

Le chemin qui séparait le bar de son immeuble était ridicule comparé à la distance qu’elle avait parcourue à pied dans le sens inverse. Comme quoi, elle devrait envisager de prendre une voiture ou de passer le permis de conduire, c’était plutôt pratique. Voltaire gara la voiture, et ils se retrouvèrent rapidement en haut de l’immeuble près pour entamer une visite expresse de l’appartement. Et après un tour de toutes les pièces, la jeune fille dut reconnaître que son fiancé avait plutôt bon goût. « Bien, j’emménagerai dans la semaine. », conclut-elle sans attendre. « Tu veux passer la nuit ici pour tester le lit que tu préfères ou tu veux tester le mien pour que je te remercie de ce que tu fais pour moi ? », demanda-t-elle avec l’attitude aguicheuse qui allait avec en lui déposant un baiser sur la joue. Merde, aussi ravissante que l’idée pouvait paraître, Voltaire restait un très bel homme et Ariadna connaissait que trop bien le pouvoir du sexe dans une vie de couple. Elle était prête à mettre toutes les cartes de son côté pour se libérer de lui, ou à défaut de le surpasser.

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Voltaire De La Fresnay
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Emploi : il a longtemps été à la tête d'un réseau de trafic de stupéfiants/ réalisateur de films d'auteur
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Ven 4 Déc - 11:58


Ariadna & Voltaire // mouth full of white lies.


La nuit avait pris le pas sur le jour quand Ariadna et lui sortirent finalement du pub. Voltaire avait payé l'addition sans même prendre le temps de terminer son verre à peine entamé, il était à présent l'heure qu'ils se retrouvent seuls et puissent discuter sans retenue. Le fait était qu'une heure plus tôt Voltaire n'avait  absolument pas idée que cette soirée allait tourner de cette manière.
L'amour que portait l'homme à sa voiture était tout à fait ridicule aux yeux de tous mais il s'en fichait bien. Il avait vécu tellement de choses avec elle - et plus particulièrement sur la banquette arrière - qu'il l'aimait plus que n'importe quoi d'autre sur cette planète. Lorsqu'il la conduisait, il se sentait aussi libre que l'air, sensation dont il avait été privé bien trop longtemps lorsqu'il croupissait derrière les barreaux. Alors il l'avait quelque peu mal prit en voyant le regard d'Ariadna devant cette merveille. « En vérité je suis partagée entre l’honneur et le dégoût que tu me fais de me prendre pour Robin. Mais pour tout t’avouer, je préfère encore endosser le rôle de Batman. » avait-elle répondu. Où était passé sa fiancée ? Qu'en avait-elle fait ? Ca ne ressemblait absolument pas à la serbe de se montrer aussi charmante. Voltaire arqua un sourcil avant de répondre à son tour. « Mais comment as-tu fais pour découvrir mon identité secrète ? » fit-il en feignant d'être choqué. Après quoi il prit place au volant pour se diriger vers leur nouvelle demeure. Oh ce n'était pas très loin de là où il avait donné rendez-vous à la brune mais il s'était dit que c'était tout de même mieux de venir la chercher en voiture. Puis il ne ratait jamais l'occasion de la sortir et ce même pour se rendre juste au bout de la rue. Après s'être garé, Voltaire se précipita dehors pour ouvrir la portière à la serbe. Il avait toujours rêvé de faire comme dans les films.
L'immeuble n'avait que trois étages. Les marches de l'escalier craquaient légèrement sous leurs pas. Voltaire du lutter tout le trajet des escaliers, face au dos et au fessier de la serbe. Il l'aurait bien plaquée contre un mur mais il ne restait que quelques moments de patience à endurer. Il en venait à regretter de ne pas l'avoir prise contre le mur de ce bar sans aucune pudeur. Il ouvrit la porte de son appartement une fois arrivé et ajoutait : « C'est encore un peu vide... » Les seules caisses que Voltaire avaient déballées contenaient le nécessaire pour vivre et deux trois affaires. Ils entrèrent dans le salon à peine coupé de la cuisine, un divan relativement moderne était posé parmi les cartons, une table basse et une télévision provisoire qui devait au moins dater de l'an 40 qu'il n'avait pas encore allumée depuis son arrivée, la cuisine était un peu mieux aménagée. « Bien, j’emménagerai dans la semaine.  Tu veux passer la nuit ici pour tester le lit que tu préfères ou tu veux tester le mien pour que je te remercie de ce que tu fais pour moi ? » conclut-elle sur un ton aguicheur tout en lui déposant un baiser sur la joue. Ah elle voulait jouer à cela. Très bien, mais elle allait perdre. Voltaire l'attrapa alors brusquement par la taille puis se rapprocha dangereusement de son visage qu'il parcouru de longues secondes. Il s'était juré de ne pas la toucher avant le mariage mais elle venait clairement de lui lancer une invitation. Ajoutons à cela tout l'alcool qu'il avait bu.. il n'avait plus l'esprit très clair et Ariadna ne faisait rien pour non plus. « Je n’ai pas trop le choix, pas vrai? » fit l'homme sur un ton amusé. Il glissa ses mains sur sa peau, ce contact lançant des décharges dans tout son corps. Ariadna, sa peau, son corps, sa respiration s'unifiant à la sienne, leurs pêchers accordés. Bien sûr que de l'extérieur elle n'était que la pauvre gamine qui se faisait manipuler par ce grand méchant loup qui ne désirait que la manger. Mais Voltaire n'en avait plus rien à faire de l'idée des gens, et elle non plus. Ses mains passaient sur son ventre plat, sur sa poitrine. Il crevait de chaud, dans ses vêtements, dans sa peau. Il n'avait plus aucun effort à déployer contre son désir, à part celui qui le forçait à ne pas lui faire trop de mal dans ses gestes précipités. Après avoir passé ses mains sur son corps dans le reflet de son désir le plus pur, il saisit ce chemisier trop transparent pour le laisser indifférent, pas assez pour le laisser voir chaque parcelle de cette peau tant désirée. Cette tension animale l'étreignait, c'était plus fort que lui, et il espérant intimement qu'Ariadna ne le regrette pas le lendemain, d'avoir finalement cédé à ce désir plus fort. A moins que tout cela ne soit prémédité. Il l'attira alors vers le lit le plus proche avant d'ôter son tshirt, laissant apparaitre son torse musclé. A présent, il se fichait bien que tout cela fasse partie du plan de la brune pour lui soutirer une nouvelle fois, le moindre centime qu'il possédait. Elle profitait de son physique avantageux pour obtenir ce qu'elle voulait de lui mais Voltaire n'était pas d'humeur à la blâmer. «Je vois clair dans ton petit jeu Ariadna mais fais attention, tu pourrais y prendre goût rapidement » conclut Voltaire sûr de lui.   



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cut cover, take that test. hold courage to your chest. don't wanna wait for you, don't wanna have to lose all that I've compromised to feel another high. I've got to keep it down tonight
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