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Chloe » endure & survive
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Chloe H. Cooper
Messages : 186
Date d'inscription : 04/07/2015
Pseudo : betty
Célébrité : Kaya Scodelario
Crédit : Shiya & tumblr


Emploi : game designer
love out loud : Huh, nope.

Sam 4 Juil - 21:07
Chloe
Hazel
Cooper
I am sire, I am ivy. I am the one, I'm nobody.
i.  identité
» nom complet
Chloe Hazel Cooper, la totale classique américaine. C'est que les parents derrière sont très originaux - par ça j'veux dire pas du tout.
» Date de naissance
9 novembre 1987, elle a 27 ans & vit la future crise de la trentaine tout aussi bien que celle de la vingtaine d'avant, c'est-à-dire en oubliant complètement l'âge qu'elle peut bien avoir au compteur.
» Lieu d'origine
Charleston, South Carolina
» Profession
game designer - en clair, elle conçoit, construit, développe, pitche et produit des jeux vidéos. Y'a pire.
» Orientation sexuelle
hétéro, on pense, parce que vite comme ça Chloe n'est pas du genre à s'afficher avec qui que ce soit, quand que ce soit.
» Situation amoureuse
célibataire-don't even care
» Groupe : welcome to the jungle » Avatar : Kaya, of course » Crédit : burnt out
ii.  personnage
Et t'as des habitudes, des manies ? Bonnes ou mauvaises, on veut tout savoir. Alors déballe ton sac.
Je suis incapable de dormir sans bruit, j’ai besoin d’un vinyle qui joue en boucle, d’un générique de série télé qui n’en finit plus, de la chanson des bagnoles dans la rue qui s’entre klaxonnent, de quelque chose qui tinte, n’importe quoi. ▲ Je peux passer des heures perdue dans ma tête, sans broncher, sans rien dire, sans chigner, pas un mot, à réfléchir à tout et à n’importe quoi. ▲ Je suis accroc au thé et au café. J’en suis une vrai addict, accumulant chez moi des tas d’équipements limites scientifiques pour pousser ma passion un peu trop loin. ▲ Je sais remonter n’importe quel ordinateur ou en changer les morceaux même les plus minimes sans me fier au manuel des pièces. ▲ J’ai besoin de peu pour être heureuse, un espresso serré, un t-shirt confo et bien délavé, un frigo relativement plein, une BD nouvellement éditée. ▲ Je ne perds pas mon temps à mentir aux autres. La vérité leur viendra aux oreilles assez rapidement si on la leur cache de toute façon. ▲ J’ai une tendance passive agressive avec l’ordre et le désordre. Je peux ranger des trucs par ordre alphabétique une journée, pour finir par foutre un bordel sans nom à travers tout ce que j’accumule. ▲ J’ai une liste interminable de livres à lire, de films à voir, de séries à démarrer et j’entre parfois en mode déprime lorsque je réalise que je n’aurai jamais le temps de tout faire. ▲ Je porte un appareil dentaire la nuit, pour dormir, vestige d’une vie d’avant. ▲ Je connais mon boulot par cœur et sur le bout des doigts, chaque détail, chaque tâche, chaque décision reste ancré dans ma tête. ▲ J’ai fait partie du club de mathletes au lycée, j’en garde encore le t-shirt souvenir. ▲ Malgré toutes les crèmes et autres cosmétiques que je reçois de la part de la famille à mon anniversaire, j’utilise toujours la même barre de savon à odeur de pin pour nettoyer ma peau depuis des années. ▲ J’ai peu d’amis, je les compte sur le bout de mes doigts, et je n’ai pas particulièrement le goût d’en additionner d’autres. ▲ J’ai une voiture depuis mes 17 ans, et je pourrais sans problème la réparer au cas où elle se casse. ▲ J'ai un contact chez Facebook, un chez Google et un autre chez Twitter. Avec eux, j’ai l’impression de dominer le monde – de l’internet. ▲ Je déteste lorsque les gens débarquent chez moi à l’improviste, et je refuse souvent de répondre à des appels rien que parce que je m’en donne le droit. ▲ À mes yeux, une soirée idéale c’est rester cloîtrée chez moi enfouie dans des tonnes de couvertures, à défoncer la gueule de Liu Kang. ▲ Je peux prendre l’avion plusieurs fois par mois pour le boulot, et malgré tout je ne me lasse pas d’entendre le moteur vrombir pour le décollage, et l’atterrissage. ▲ J’ai toujours été très nerd, du plus loin que je me souvienne. Les jeux vidéos ont été mon échappatoire depuis que je suis haute comme trois pommes. ▲ Je maîtrise l’accent anglais british à la perfection et m’en sert souvent lorsque des SDF m’arrêtent dans la rue ou qu’une connaissance d’avant essaie trop de s’incruster. ▲ Malgré les nombreuses années que j’ai passées en Californie, mon teint reste toujours aussi blanc, blafard. ▲ Les mathématiques sont mon dada et je me surprends souvent à gribouiller des équations compliquées sur un bout de papier lorsque je m’emmerde. ▲ J’ai un chinchilla à la maison, il se nomme Charizard, et on se déteste. ▲ Je traîne ma Nintendo DS partout. Quand la situation est trop lourde ou que je ne m’y sens pas confortable, je m’isole pour jouer. ▲ Je suis maniaque de films d’horreur autant qu’ils me terrifient. ▲ J’ai une tendance à l’anorexie qui ressort lorsque je suis nerveuse. Rien de bien grave puisque la base a été réglée il y a des années, mais quand même, je dois souvent m’assurer de me mettre un truc sous la dent. ▲ Je n’ai jamais consommé d’alcool ou de drogue et je n’en ressens tout simplement pas le besoin pour m'amuser. ▲ Je pratique la méditation et le bouddhisme depuis ma première année à Silicon Valley – vivre entourée d’amoureux des apparences, c’est stressant. ▲ J’ai un humour très particulier. On me voit comme cynique, mais en fait, je suis simplement fan du sarcasme en tous genres. ▲ Je ne suis pas compliquée, au sens où je ne me casse pas la tête. Si quelque chose n’est pas simple, je déguerpis sans traîner. ▲ J’ai des goûts musicaux éclectiques et je me retrouve toujours trop jeune ou trop vieille dans les foules des shows de mes bands préférés.▲ Je fais difficilement confiance, mais lorsque j’ai franchis les doutes et les distances que je m’impose, je donnerais tout ce que j’ai pour aider un proche. ▲ Je suis membre d’une guilde plutôt populaire et solide sur WoW et je n’ai pas peur d’annuler mes plans pour partir en raid avec les coéquipiers. ▲ Même si je suis une fille et que j’évolue dans un monde de mecs, je ne me suis jamais sentie comme si je n’étais pas à ma place. ▲ J’habite avec 4 collègues de boulot, 4 cas à part qui malgré leur passion pour le RedBull et leur odeur de sueur parfois un peu trop prononcée, sont comme des frères pour moi. ▲ J’ai la forte habitude de prendre par moi-même place dans la catégorie friendzone lorsqu’on me présente un mec. ▲ Je reste très discrète sur ma vie amoureuse, sur ma vie privée en général. ▲ J’évite de retourner trop souvent à Charleston et me limite aux vacances de Noël en famille pour la peine.
Un rêve ?
Gamine, je rêvais de pouvoir vivre dans un tableau de Mario Bros. Me cacher discrètement dans un tuyau et voyager entre deux mondes, nager agilement à travers les piranhas et les coraux, me battre férocement contre le gros dragon au chapitre final. Adolescente, je rêvais d’être invisible, de vivre dans mon propre univers, celui qui se dessinait dans ma tête, celui qui était toujours mieux, toujours plus beau, toujours moins triste que le quotidien auquel j’étais abruptement habituée. Adulte, je rêve d’un monde nouveau, différent, loin, bien loin de tous ceux à travers lesquels je me suis moi-même parachutée. Je rêve d’une vie qui fait table rase, une vie moins difficile, moins douloureuse, moins ardue, encore et toujours. Et je rêve aussi et surtout d’atteindre enfin le niveau secret de Tetris. Faut choisir ses combats, qu’ils disent.
Une phobie ?
Jadis, c’était que ma mère ne comprenne pas l’encart « Saving. Do not turn off your Playstation. ». Mais maintenant, après des années d’effort, après des cauchemars à la tonne, après des réponses bien ficelées que je n’ai que trop ravalées suivies de nuits blanches qui se succèdent et de panique en dose exagérée, ce serait que mon passé revienne au galop. Du genre, que tout ce que j’ai voulu laisser derrière moi à Charleston prenne un malin plaisir à me pourchasser, à me traquer, à débarquer direct dans mon champ de vision avec la ferme intention de ne pas partir. De rester. Pour toujours.  
Hey, on est à Hollywood après tout, et puis, ça restera entre nous... C'est qui ton celebrity crush ? Scott Pilgrim.
iii.  IRL
» Pseudo et Prénom : betty
» Age : 26 ans, depuis l'temps
» Localisation : #caribousunited
» Comment as-tu découvert STFU ? je réponds même plus à ça.
» Taux de présence :
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Sam 4 Juil - 21:15
iv.  Histoire
I'm stabbing you in my mind.

What if Zelda was a girl? Hilton Head Island, South Carolina 1997
J’aurais très bien pu être un garçon. J’aurais facilement eu les cheveux courts, au ras la nuque, le t-shirt déchiré, les jeans en lambeaux. Je grimpais déjà aux arbres, je lançais déjà des roches, je me faufilais candidement dans les plans les plus tordus de mes frères sans grande connaissance des risques, et ça m’allait. Ça m’allait les coudes ensanglantés, les genoux bleus, le visage sali de terre, les ongles cassés. Ça m’allait parce que c’était simple, c’était authentique, c’était Cory et c’était Charles, c’était moi et c’étaient eux et ça me suffisait. J’avais 10 ans, aucune idée de ce que la vie m’apporterait, aucune attente si ce n’est celle d’être une gamine, d’avoir confiance, de prendre le temps, de vivre sans conséquence, d’oublier tout dans la seconde parce que quelque chose de plus brillant, quelque chose de plus coloré, de plus beau était là, tout près. La maison d’été était belle, solide, unique. Elle m’impressionnait toujours lorsque je la voyais se dessiner au bord de la mer, souvenir des anciens étés, anticipation des nouveaux. Elle était notre ailleurs, notre pause, nos vacances, elle était notre salvation, notre roc, nos nuits blanches, nos fous rires. Maman y arrivait toujours tôt, la voiture pleine, les courses qui débordent. Mes frères s'enflammaient dans tous les sens quand l'automobile s’arrêtait, quand les portes s’ouvraient. Et moi, je traînais, je rôdais. Aujourd’hui, j’avais trouvé mieux à faire qu’aller sauter sur le vieux quai de bois jusqu'à ce qu'il éclate, qu’aller me rouler dans le sable piquant, blanc, bouillant jusqu'à ce que le soleil nous brûle, j’avais trouvé une roche, une forêt, une solitude qui faisait du bien. Les frères qui crient au loin, le père qui sait se faire attendre, la mère qui gronde, la mer qui s’agite. Le silence, mon silence.

« Cher journal… » que j’avais entamé, l'écriture glissante, dans un cahier détrempé, usé, gribouillé. Je parlais peu, j’écrivais trop, personne n’arrivait à s’immiscer dans ma tête et c’était tant mieux. Le temps avait passé, le soleil avait finit sa course, les voix étaient plus lointaines, plus douces, moins mauvaises. Les voix me faisaient peur, la foule me terrifiait mais j’étais une gamine, une gamine qui ne savait rien d’autre que ce qu’elle connaissait, une gamine qui évitait les grandes personnes pour son monde à elle, loin, très loin. Cory était débarqué de derrière un buisson, entraînant les rires de Charles, entraînant des crissements au sol, branches craquées, feuilles en l’air, bruitages de forêt qui m’ont fait sursauter d’abord, regarder à droite puis à gauche, puis encore à droite, avant que des bras n’enlacent ma taille, qu’on me soulève trop facilement, qu’on m’entraîne vers ailleurs, vers la lumière, vers les vagues. J’avais crié, on l’avait pris pour un rire étouffé, je m’étais agitée, dans des bras trop forts, trop contraignants, trop solides, et on l’avait pris pour un jeu, notre jeu. Ils s’amusaient, j’étais celle qui encaissait, ça avait toujours été ainsi et l’éclat de mon corps qui s’écrase à travers l’eau animée n’était qu’une confirmation de plus. Les frères, le plus vieux et le plus jeune, leur complicité, mon exclusion. Je suis trempée, gelée, frigorifiée, sonnée lorsque je rejoins la rive, lorsque je tors mes cheveux en leur dédiant un regard noir, lorsque je réalise que peu importe mes obstinations, ma rage, mon malaise, ils seront toujours ceux qui gagneront, ceux qui feront de ma vie un enfer, mais leur paradis. Et même si je les déteste de tout mon corps tremblant, je les aime tout autant d’amour. Je hais être la p’tite sœur, mais je ferais tout pour rester la leur.

Do a barrel roll! Charleston, South Carolina 2001
La porcelaine au sol était froide, glacée, perçante, mais elle me ramenait à l’ordre. Elle m’éclipsait d’ailleurs, elle me gardait bien ici et surtout pas dehors, surtout pas dans ces couloirs qui se resserraient sur moi depuis trop longtemps, surtout pas vers ces autres, ces visages, ces filles et ces garçons qui se rapprochaient, toujours trop, suffocants, inutiles, mauvais, profiteurs. Je manquais d’air et je manquais tout court, je ne comptais plus les minutes, les heures, les isolements que je cherchais, que je quémandais, que j’espérais, alors que les remarques se faisaient plus piquantes, que les regards étaient acides, que les ragôts augmentaient au fil de mes pas à travers leur jungle, celle du plus fort, celle du plus faible surtout. Et il y avait lui, ses traits, ses moqueries, ses menaces, son souffle, distinct, puant, acerbe. Il avait tout et au passage il n’avait rien. Je n’aurais jamais cru être capable de détester autant quelqu’un, de sentir sa présence jusqu’à mes tripes, jusqu’à ma tête, jusqu’à ma respiration qui se serre dès qu’il passe tout près, qui s’accélère alors qu’il ralentit le pas, qui s’étouffe dès qu’il ouvre la bouche, bouche béante et prête à m’avaler, langue qui claque et intentions mal intentionnées. Je n’aurais jamais cru que la haine, la rage aurait pu se transformer en admiration malsaine, en besoin d’être reconnue, de me faire valoir, de prouver qu’il avait tort, qu’ils avaient tous si tort, que je n’étais pas celle qu’ils portrayaient à tout rompre, que c’était un mensonge, un malentendu. Je n’aurais jamais cru vouloir lui donner raison comme le craindre, lui et ses apparitions désabusées, lui et son maigre effort, lui et tout ce qu’il représentait, ce qu’il représentera toujours. J’encaissais, parce que c’était devenu une habitude, parce que sa prochaine mauvaise blague, sa prochaine remarque mesquine n’attendait plus, parce qu’il ne se lassait pas alors que mes yeux, éteints, fatigués, vides, ne demandait qu’une pause. Ne demandaient qu’à comprendre. Pourquoi moi?

« Pourquoi tu t’caches, Cooter? » Ses ongles grattaient le long de la porte des vestiaires, et j’entendais les autres, les alliés, les horreurs, les hyènes, qui piaillaient, qui gloussaient de leur voix de crécelle, qui ne se lassaient pas du surnom qu’il m’avait attribué. « T’aimes pas mon cadeau? » son ton était rieur, il s’amusait, il s’amusait, il s’y plaisait, il faisait de ma vie un enfer et il ne s’y appliquait même pas, comme si tout lui venait facilement, comme s’il savait exactement quel serait son prochain geste sans même le réfléchir, comme si peu importe ce qu’il faisait, il gagnerait toujours. Et il gagnait, il gagnait et il me démolissait, il en sortait vainqueur et il me terrorisait, il était champion et je me laissais dériver, loin, loin de son podium empoisonné. Mes sanglots étaient retenus, peut-être parce qu’il me restait encore un minimum de contenance, d’orgueil, d’égo, malgré tout ce qu’il avait détruit du revers de la main, mais surtout parce qu’il ne me restait plus rien. Plus aucune larme, plus aucune force, plus d’espoir, seulement de la résignation. J’acceptais, puisque c’était ce qui faisait mieux passer le reste. J’acceptais, parce qu’il n’y avait rien d’autre à faire, parce qu’il ne changerait pas, parce que je ne pouvais même pas oser penser être quelqu’un d’autre, un jour. Les mains qui encadrent mon visage, la serrure de la porte du cabinet qui s’enfonce dans mon crâne, les yeux clos, qui repassent encore et encore son cadeau, son jeu, sa fierté. Le hasard et quelques mauvaises magouilles l’avaient fait gagner au jeu du Secret Santa, et il ne s’en était pas défilé, il était allé jusqu’au bout, il avait profité des préparatifs jusqu’à la grande célébration. À mes pieds, trônait une boîte, un carton lisse, beige, enrobé d’un papier rouge scintillant. Je m’en souviendrai toute ma vie, les plis, la brillance, la douceur de la soie, le ruban doré qui s’entortille. Les silences pesants des autres, qui l’observaient minutieusement m’offrir la boîte, me déclarer une trêve, me proposer une pause pour faire plaisir à Jésus, au Père Noël, à l’étoile de Bethléem. J’avais hoché de la tête, souhaitant juste que tout finisse, que je puisse retrouver ma famille, que je puisse profiter des deux prochaines semaines ailleurs, hors de sa vie, et lui hors de la mienne. La carte fut la première chose que je revis, mes paupières alourdies s’ouvrant lentement. La carte, l’écriture fine, décidée, courte. « Fais-nous tous plaisir, surtout à toi-même. » Et il avait signé, comme si j'avais pu douter de la provenance, de l'idée derrière, de celui qui avait osé. Parker Bernstein.

Au creux de la boîte, il avait pris le temps d’enrober dans un tissu fin, léger, délicat ; un canif. Le manche en bois franc, bien lourd, bien lisse, balançait la lame, affutée, décidée. Il ne proposait rien mais il suggérait tout. Une fin, accompagnée, inspirée, tranchante. Ç’aurait été tellement plus facile. Trop, justement.

Your princess is in another castle. Columbia, South Carolina 2004
Columbia était belle, Columbia était grande, Columbia était magique. Et j’avais vu très peu, trop peu d'elle, passant mes journées cloîtrée entre 4 murs blancs, illuminés de néons, enfumée d’électro 8-bit qui me montait aux oreilles, à la tête, au cerveau, au sourire, au cœur. J’avais fui un autre monde, le mien, l’ancien, pour une vie en parallèle qui m’avait sauvé plus souvent qu’autrement, qui avait rendu mes soirées moins lourdes, mes douleurs moins accablantes. Columbia m’avait été proposée à demi-mots, par un professeur entre deux tintements de cloche, mon rapport des dernières classes entouré de rouge et de bleu et de jaune. Il m’avait félicité, il m’avait prise à part, il m’avait dit que tout, tout s’arrangeait, alors que mon carnet de notes puait encore le vinaigre dont on l’avait arrosé avec désinvolture à la période précédente. J’avais entrevu le nom d’une marque, une entreprise que je connaissais pour l’avoir vu apparaître au générique d’un jeu indie sur console, 9 dots, et j’avais regardé de plus près. Je n’étais pas à court de propositions pour l’été, au sens où j’aurais très bien pu bosser pour le garage familial avec l’oncle, ou sur la base militaire avec le père et les frères, mais j’aspirais à voir ailleurs, à sortir, à respirer, à vivre. Loin. Et Columbia était à des années lumières de Charleston pour moi, pour mes désirs, pour mes espoirs. Juste assez loin et juste assez proche, juste ce qu’il fallait. J’avais dit oui. Il n’y avait rien d’autre à faire que de céder, de céder et d’assurer, de prouver que je valais quelque chose, n’importe quoi, assez, suffisamment, pour sortir d’ici. Pour vivre ailleurs. Pour racheter quoi que ce soit, quelle que soit ma valeur, quel que soit mon avenir. J’avais emmagasiné ce que je voulais garder, peu, dans un sac, j’avais pris le premier bus vers la grande ville, je n’avais pas regardé derrière. Jamais. Et j’avais réalisé plusieurs rêves au beau milieu d’un seul, plusieurs aspirations que je ne me connaissais même pas, plusieurs ambitions que je ne m’étais jamais autorisées.

« High five Chloe! » la main bien haute, Justin avait emboité le pas alors que j’avais passé des heures, des nuits, à tourner en rond au sens littéraire du terme, à la recherche d’une erreur, une seule, d’une lacune, d’un vide, d’un dédoublement. J’avais les yeux rougis d’avoir trop réfléchi, les idées ailleurs mais surtout ici, sur l’écran cathodique qui me brûlait les rétines, sur la seule et unique mission qu’on m’avait donnée, tâche ingrate que j’avais acceptée à grands hochements de tête, utile, enfin. J’avais un boulot, un stage de quelques semaines seulement, qui m’avait ouvert les portes de quelque chose de plus beau, de plus grand, de meilleur. Et j’assurais. Pas que j’en aurais douté alors que tout le reste me faisait trembler, mais surtout parce qu’enfin, j’avais trouvé ma place. Je la voyais à travers les yeux de la dizaine d’autres, ceux qui peuplaient mes journées, ceux qui me prouvaient que je n’étais plus seule, peu importe ce que cela signifiait. Je leur parlais vaguement, je traînais rarement avec eux, mais en peu de jours seulement ils m’avaient fait une place dans leur vie, place aussi minime soit-elle, qui signifiait plus encore que tout ce à quoi j’avais eu droit, à Charleston. Un bonheur, tout simple, mérité, que je n’aurais jamais pu toucher des doigts avant parce que je ne me l'admettais plus, m’avait été donné le plus simplement du monde. « Je paie la tournée! » qu’il avait renchérit, alors que je ne concevais tout simplement pas que j’avais réussi. J’avais réussi, et la confiance dont je m’étais privée depuis si longtemps, depuis toujours arrivait à se reconstruire. Lentement, mais surement.

I am error. Silicon Valley 2007
Je n’avais jamais été belle, gracieuse, féminine, délicate. J’avais toujours eu cette carrure grossièrement dessinée, ces kilos en trop, accumulations des années passées, ces bras lourds, ces hanches fuyantes. Les cheveux sans couleur, sans texture si ce n'est la mauvaise, secs, hirsutes, emmêlés. Le visage marqué par les hormones, les dents inégales de malchance, effritées par la honte, le stress, par la grossièreté de l’adolescence. Je mangeais pour me rassurer, parfois, souvent, je laissais le sucre emplir mes veines pour leur donner un peu de confort, un peu de douceur, un peu de chaleur par l’intérieur. Je n’étais pas agile, je n’étais pas sportive, je n’étais pas flexible, et ma silhouette en avait hérité, ne me laissant pas la chance d’être autre chose que gênée, inconfortable, mal à l’aise face à l’image que je projetais de moi-même. J’avais fui les miroirs, les appareils photo, les commentaires longtemps et longtemps ensuite, niant, oubliant, consolidant mon apparence à travers toutes les moqueries, tous les commentaires, une pièce parmi un tout, la cause et la conséquence, l’évidence de la finalité. Pourtant, maintenant, ce que la glace me renvoyait me semblait complètement différent, presqu’irréel. Je n’avais pas pris le temps de me détailler depuis longtemps, depuis toujours, refusant mon apparence comme la plus naturelle des impulsions. Mais mes traits s’étaient adoucis, mes prunelles avaient repris leur éclat, mes gestes étaient vifs, faciles, légers. Les années avaient affiné mon corps, lui rendant justice comme je ne l’aurais jamais cru. Mon ventre lui, s’était étiolé, aplani, envolé. J’y voyais une combinaison d’angoisse et de nuits blanches, d’assiettes repoussées, de garde-manger oublié. Après avoir quitté le studio de Columbia, j’avais réussi à trouver ma suite dans une boîte de Silicon Valley, où on finançait par dizaines de milliers de dollars des projets encore dans les nuages, une startup avec le vent dans les voiles qui promettait promesse sur promesse. On m’avait relégué à l’équipe de création, ce qui me changeait du QA auquel j’étais si habituée maintenant, et les grandes responsabilités avaient suivies. La pression aussi, constante, pesante, intense, stimulante. Je la cherchais et je la fuyais, je la laissais me consumer, m’habiter, me pousser plus loin et plus fort, occuper le fond de mes pensées. Assez que j’en oubliais la vie, en à-côté. Elle ne m’avait jamais vraiment suffit, de toute façon.

« On va les démolir, s’ils savaient. » qu’avait rigolé mon directeur de production, les épaules de l’autre, la tête pensante d’une firme quelconque, qui se détournaient de lui, qui retournaient à son propre salon VIP, qui laissaient les colonnes de son éventrer les tympans des autres, les projecteurs aggravant la scène d’une infinité de couleurs, rythmées au fil des notes synthétiques. La boîte de nuit débordait, comme à chaque soir, à chaque matin, à chaque moment, le microclimat de cette société embryonnaire, l’adrénaline d’être les seuls au monde, la crème, les meilleurs qui emplit l’oxygène, et j’arrive à me faufiler jusqu’à eux, ma famille, mes collègues. On me tend une flûte, j’esquive pour une bouteille d’eau, je souris, je balbutie, je flotte d’une idée à l’autre. Je suis différente, je suis complète, je suis à eux, à leur merci, et je ne pourrais pas être plus satisfaite que depuis qu’ils gouvernent ma vie. Les coups sont bas, les magouilles se multiplient, tout le monde est contre tout le monde, ils aspirent tous à être le meilleur et rien d’autre. Tout va trop vite, la musique est trop forte, les corps sont trop près pour que je me pose la moindre question, pour que je doute, que je m’arrête pour bien y réfléchir. Le rythme me prend, leur rythme m’a attrapé et m’a ravagé sur son passage, et je m’y accroche, je me laisse aller, je me laisse couler sans défier le flot, parce que c’est ce que tout le monde fait. Tout va trop vite, l’erreur est trop douloureuse, la réussite est trop appétissante. Tout va trop vite et je ferais tout pour ne jamais, jamais quitter cette marée-là. Mon front perle de sueur alors que des tintements tintent, que les voix s’engourdissent, que les verres se cognent, les rires se mélangent aux cris, aux discussions enflammées, à notre noyau. Tout le monde est ici et personne n’est ailleurs, personne n’est hors de notre bulle, hors de notre vie qui ne dort jamais, hors de notre quotidien qui nous gobe tout cru, qui ne nous laisse aucune chance de nous en sortir, qui est trop prenant, trop beau, trop faux, trop superficiel, notre vie est trop tentante pour être reniée. Elle me suffirait toujours, de toute façon.

The cake is a lie. Silicon Valley 2012
Ça m’apprendra, à faire trop confiance. J’aurais dû savoir, j’aurais dû m’en douter, j’aurais dû prévenir. J’aurais dû. Mais évidemment, je n’avais pas surveillé mes arrières. J’étais allée all in, sans la moindre arrière-pensée, sans le moindre doute. J’avais été faible, j’avais été si faible, j’avais laissé arriver ce que je craignais le plus, ce qui me gardait si méfiante, ce qui m’empêchait parfois de sortir de ma tête, cette tête qui ne se ménage plus, cette tête qui s’auto-détruit, cette tête qui réfléchit trop, mais cette fois pas assez. J’avais eu l’idée, le déclic, le projet, la version finale. J’ai eu ce flash, cette étincelle discrète, qui finit par prendre toute la place, qui finit par obséder, qui finit par annihiler tout et tout le reste. J’en avais fait des croquis, des schémas, des équations, des questions, des réponses. J’en avais construit tout un monde, un nouveau, étoffé et viable, moderne et jouable. J’avais fait de ma vision si banale au départ l’un des meilleurs concepts sur lesquels j’avais pu travailler, j’avais exploité des facettes que je m’ignorais encore comprendre, connaître, maîtriser. J’étais partie dans un délire, le mien, le bon, et j’avais fait trop confiance aussi. Tellement. Je m’en rendais malade, maintenant. Sachant que je n’étais que ma pire ennemie, mon nemesis, mon antéchrist. Je m’étais moi-même déçue, je m’étais moi-même trahie, je m’étais moi-même reniée.

« J’arrive pas à croire qu’ils ont pensé à ça… ça leur ressemble tellement pas… » Je ravalai tout ce qui me restait de fierté, de contenance, d’espoir. C’était moi, qui y avait pensé. C’était moi qui avait cumulé les heures, les jours, les semaines, les mois, les années. Finn attendait mon approbation, ma confirmation, et je la lui donnai d’un hochement de tête peu concluant, avant de balayer mon regard ailleurs, honteuse, hargneuse. J’avais cru bon de partager mon idée, sincèrement à l’aise, sincèrement confiante, sincèrement idéaliste. Je ne me laisserais plus jamais avoir. Plus jamais. Le mouvement des autres autour de moi me rendait malade, me donnait le tournis, m’hypnotisait comme m’avalait dans un sable bien trop mouvant, mouvance irréaliste. Ici, tout voyageait si rapidement, tout mourrait avec une facilité consternante. Il n’avait suffit que d’un commentaire, que de quelques mots, assemblés, menant vers mon idée, vers ce jeu vidéo que j’avais conçu de mes doigts tremblants, de mes pensées brouillonnes, de mon souffle qui reprenait lentement sa nature, maintenant que je savais qu’il était trop tard. Les idées, ici, appartiennent à ceux qui les mettent en œuvre, à ceux qui les construisent, à ceux qui les terminent. Personne ne peut breuveter une vision, personne ne peut apposer un copyright sur ses pensées, aussi claires, aussi pures, aussi parfaites puissent-elles être. Je l’avais mérité, j’avais mérité chaque trahison, plus petites les unes que les autres, plus meurtrières aussi. C’était comme si je l’avais cherché, comme si, cette soirée-là, calfeutrée dans mon confort et dans mon aise, j’avais tendu moi-même le pouvoir à d’autres, levant mon drapeau, signifiant que tout ce que j’avais bien pu vivre ailleurs, dans une autre vie, ne comptait plus. Que les gens pouvaient foncièrement être bons. La blague.

It’s dangerous to go alone. Los Angeles 2015

Los Angeles, la vengeance, ma vengeance. J’aurais très bien pu enterrer ma hache de guerre, ma désolation, ma déception. Mais ç’aurait été une défaite de plus, et je ne m’en sentais pas la force. Il fallait que j’aille au bout de l’histoire, que je vois de mes yeux brouillés, que j’abuse de ma bonne conscience. Il fallait que je vois mon erreur s’étaler sur tous les murs, que j’en prenne le pouls, que je m’y confine, que je m’y abdique. Il ne m’en avait pas fallu beaucoup, pour me convaincre. Une suite d’éléments qui s’emboitent, une suite d’évènements qui s’imbriquent, des coïncidences qui s’alignent, mon karma, mes doutes, mes réponses qui se retrouvent. J’avais fini par mettre en veille Silicon Valley et ma stupidité, abasourdie par la vie à l’extérieur de cet univers qui m’avait tant donné, mais qui m’avait surtout tout pris. Ma créativité, ma fougue, ma passion, mes faiblesses, ma naïveté, mon trouble, constant. J’avais accepté de changer là aussi, de recommencer, de voir, juste pour voir, de tâter ce que j’aurais pu créer mais ce que je devais laisser à d’autres. J’avais passé l’entrevue, parce qu’il fallait commencer à quelque part. J’avais laissé un plan se définir dans ma tête, un chemin se tracer, me rapprocher un peu plus de mes voleurs, de mes bafoueurs, de ma réalité, de leurs mensonges. J’avais joué le jeu à la perfection, assez et si franchement que sous mon air banal on m’avait cru, on avait cru me croire, me comprendre, me cerner, m’aimer aussi. Surtout. On m’aimait, on m’estimait, on m’offrait un nouvel emploi, des responsabilités plus grandes, un rêve sur un plateau d’argent, un cadeau empoisonné tinté de déloyauté, une place comme game designer sur le même plateau qui avait rafflé cette même idée, 3 ans plus tôt.

« Bonne première journée, le cerveau! » Carter m’avait renvoyé son plus beau, son plus franc, son plus pur sourire et j’y avais répondu du mieux que je le pouvais, esprit enfoui déjà sous des dizaines de doutes, d’appréhensions, de mystère, de vérité. Visage connu, visage apprécié, visage d’avant qui faisait maintenant partie de mon présent. L’immeuble, l’impressionnant building qui grandissait à chacun de mes pas, qui me semblait une montagne insurmontable, un Goliath alors que j’arrivais si peu aux chevilles de David, une machine, un monstre, mon avenir. J’y allais d’un pas hésitant, les poings lâches, l’esprit tiré. J’ignorais si j’en valais la peine. J’avais perdu un jeu contre moi-même, je voyais les pixels se compiler pour mieux s’éteindre, se colorer pour pâlir plus la console avance de gauche à droite, plus les contrôles sont pointus, affutés, exigeants. J’aurais encore besoin de me prouver, mais aux vues de tous ces échecs, tous mes échecs d’avant, et celui que j’avais déjà mené de front, peu me faisait peur. J’avais changé, j’étais différente, j’étais forte malgré tout. J’étais forte et solide et froide, un roc, cassé, érodé, en morceaux par moment. Mais un roc, tout de même. Un roc qui n’attendait que de leur montrer encore, aux autres et à elle-même. Que tout le reste n’avait plus d’importance. Que je ferais toujours mieux. Qu’il le fallait, de toutes mes forces.
 

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    Shine like a second at the Sun, but it's too hot. Don't matter where you're from, lose your cool now. Even though when times got difficult, she kept on slangin'. Servin' nothin' and not the regular unleaded or the mid, we got the pack. We extra-terrestrial, extraordinary in the center of your solar system, shinin' on the daily. ©endlesslove
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Sam 4 Juil - 21:16
re
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Déborah H. White
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Sam 4 Juil - 21:18
T'es belle comme ça ! Et puis il promet de vendre du rêve encore ce perso ! J'ai hâte d'en lire plus

Rebienvenue !

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I wonder if I've been changed in the night. Let me think. Was I the same when I got up this morning? I almost think I can remember feeling a little different. But if I'm not the same, the next question is 'Who in the world am I?' Ah, that's the great puzzle!© caius
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Voltaire De La Fresnay
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Sam 4 Juil - 22:04
re bienvenue la plus belle

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a king under your control
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A. Ariadna N-Sedzierska
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Emploi : tenniswoman rebelle, justicière
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Sam 4 Juil - 22:27
Kaya + toi, vous avez décidé de nous tuer avec votre perfection avec Carter c'est ça hein? . Je viendrai te voir en tout cas, hâte d'en lire plus :uhu:. reee la plus belle

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Chloe H. Cooper
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Emploi : game designer
love out loud : Huh, nope.

Dim 5 Juil - 15:13
C'est vous les meilleuuuuuuuuurs
MERCI! Commencez déjà à penser à des idées pour nous lier, vous ne vous en sortirez pas aussi facilement
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Parker H. Bernstein
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Chloe H. Cooper
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Célébrité : Kaya Scodelario
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Emploi : game designer
love out loud : Huh, nope.

Dim 5 Juil - 16:12

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Callie S.L. Garcia
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Pseudo : Mom's
Célébrité : Katie Mcgrath
Crédit : Ellya.


Emploi : Tatoueuse dans son propre salon. Chanteuse dans le groupe "HPATD", mais elle vend aussi quelques peintures à l'occasion.
love out loud : « Who will kiss my tears away? You only made them fall and it's crazy to hold on. What I'm holding on is gone. So now I'm closed for love »

Dim 5 Juil - 19:10
(Re)Bienvenue à la maison honey

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How to save a life ?
Lay down a list of what is wrong, the things you've told him all along and pray to God he hears you. © alaska.  

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Owen O'Ceallaigh
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Pseudo : Elina
Célébrité : Colin O'Donoghue
Crédit : freckles sloth & tumblr


Emploi : Editeur dans une grande maison d'édition basée à New York, HarperCollins
love out loud : Marié mais c'est compliqué

Mer 8 Juil - 12:02
Reeeeeeeeeeeeee bienvenuuuuuuuuuuuue

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Pris à son propre jeu ▵
©endlesslove.
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Chloe H. Cooper
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Pseudo : betty
Célébrité : Kaya Scodelario
Crédit : Shiya & tumblr


Emploi : game designer
love out loud : Huh, nope.

Mer 8 Juil - 16:06
Merci les amours

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Lachlan Phillips
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Pseudo : hobbes & chuck
Célébrité : Brody.
Crédit : silkstocking

Emploi : Sous-chef ; co-créateur du restaurant clandestin Maverick.
love out loud : heart skipped a beat.

Sam 11 Juil - 17:55
so much love pour toi.

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You took me in gave me something to believe in. That big old smile is all you wore. Girl you make me want to feel. Things I never felt before. Girl you make me want to feel. Did I say I'm just a boy. Did I say I'm just a boy. You can hold me to that♛ by endlesslove.
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Invité

Dim 12 Juil - 2:35


v. Validation


CONGRATULATIONS !

YOU'RE ONE OF US ! Cheers ! Tu as passé l'étape de la présentation, tu nous as annoncé la couleur avec ton personnage et le RP s'ouvre à toi. Cependant, il te reste quelques petites choses à faire, encore.
RECENSER TON AVATAR est la première étape, car il y a une vieille dans le STAFF, sa mémoire lui joue des tours et elle serait capable de t'oublier, shame on her. Bref, mémé n'aura aucune excuse comme ça.
▲ Ensuite, il faut un entourage à ton personnage, à moins que tu aimes la solitude, mais hé, ça serait embêtant pour jouer. Aussi, il te faut faire une FICHE DE LIENS. Ou tu peux lui créer des amis aussi, en allant pondre un ou plusieurs SCÉNARIOS. Sans oublier que tu peux imaginer un LOGEMENT pour que ton personnage ait un toit au-dessus de la tête.
▲ Ah, et tu peux enfin TE LÂCHER DANS LE FLOOD !

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