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MAÉ & DAWN - you've got the love
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Dawn J. Baker
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Sam 1 Aoû - 14:33
YOU'VE GOT THE LOVE

Sometimes it seems that the going is just too rough, And things go wrong no matter what I do. Now and then it seems that life is just too much. Time after time I think, "Oh, Lord, what's the use?". Time after time I think it's just no good. 'Cause sooner or later in life, the things you love you lose.


La soie caressait ma peau comme ses gestes fins, doux, lascifs, désirés et je n’avais pu m’empêcher de sourire à son contact, à sa pression douce, effilée, assouvie, alors que mes doigts se hâtaient de refermer l’agrafe, de repenser ces blessures à l’âme que je me causais moi-même, oh que je me les causais moi-même. L’heure avançait et je savais tout de même que malgré le temps que je prenais, malgré la lenteur de mes gestes, malgré les aiguilles qui se rencontrent et qui se laissent, j’allais le rejoindre. J’allais le rejoindre parce qu’il était devenu un besoin, un besoin charnel, une drogue enivrante, un poison lent, si lent, si violent et si addictif qu’il était inconcevable d’imaginer ma vie sans lui. Et pourtant, c’était ce que j’avais fait. J’avais tout imaginé sans lui, j’avais tout vu sans lui, et maintenant, je le retrouvais, je le cherchais, je le demandais, je l’exigeais. J’avais voulu apprendre à tout faire toute seule, j’avais voulu me détacher, j’avais voulu ne plus vivre dans l’ombre que je me créais moi-même, dépendance comme une autre, mais j’avais changé. J’avais changé et lui aussi, nous étions brisés et absents et esseulés et nostalgiques, mais nous étions d’autres. Il m’avait montré un côté de lui que je ne connaissais pas, que je ne connaissais plus, et je m’y étais accrochée non sans garder un pied à bord de mes propres problèmes, de mes propres démons. Il restait mon tout mais surtout mon rien, il se détachait d’une place que je ne lui faisais pas, que je lui avais retirée pour l’offrir à un autre, à Aidan, l’autre dans cette relation qui n’en finissait plus de finir. Dans cette idylle qui recommençait pour mieux se détruire, qui ne voyait aucun avenir aucun, si ce n’était celui de se faire mal, de se faire mal pour s’éviter de retourner là où la blessure était encore si vive, si ardente, si dangereuse, si destructrice. Aidan qui comprenait tout, Aidan qui cachait tout, Aidan qui me retrouvait dans des draps froids, cherchant ma chaleur, la cherchant depuis si longtemps déjà, chaleur que j’offrais à lui, que j’offrais depuis toujours à lui, en pleine connaissance de cause, en pleine perte de mes moyens. Le reflet que me renvoyait la glace ne me faisait plus froid dans le dos, ne me terrifiait plus autant qu’avant, ne m’étonnait même plus du tout, aussi. J’avais compris que la vie avait fait ses ravages, j’avais compris que je n’étais plus celle d’avant, je l’avais accepté aussi, surtout, et il l’avait vu. Aidan, lui et encore, le fiancé, l’âme douce, l’âme si douce. J’ignorais encore ce pourquoi je le châtiais autant de m’aimer, j’ignorais encore ce qui me donnait le droit de le tromper de toutes les conséquences possible, j’ignorais surtout ce qui adviendrait de la suite et je l’ignorais lui-même, oh que je l’ignorais, pour m’en détacher peut-être. Surement.

Sa voix résonna du couloir et j’eus le réflexe, pudique, d’enfiler un peignoir, de cacher mon vice, de cacher cette dentelle, ce noir, destiné à d’autre, porté pour d’autre, que des yeux d’avant reverraient maintenant. L’horloge qui tinte, l’homme qui s’évade dans la pièce d’à-côté, travail par-dessus travail, dossiers urgents en cours qui sonnent comme des crises montées de toutes pièces par un karma particulièrement sarcastique. Je ne le voyais plus beaucoup et il ne me le reprochait pas, se servant de son boulot comme échappatoire, comme raison à tous nos problèmes, comme lien de causalité. Je savais très bien qu’il me couvrait, qu’il me couvrirait toujours, et ça me rendait malade. Je me rendais malade. Mon haut-le-cœur me prenant de court, ma gorge se serrant, j’avais préféré me lever et quitter la lumière tamisée de la chambre, quitter mes erreurs, quitter mes remords pour quelques gouttes d’eau, pour une eau glacée qui annihilerait tout le reste, qui éteindrait le feu, qui noierait mes envies. Peu importe le temps que je prendrais, Jack ne bougerait pas. Parce qu’il savait, il savait que mon retard en disait plus long encore que ce que je voulais admettre, il savait que je reviendrais, toujours, il savait parce qu’il était dans cet état, lui aussi. L’état catastrophe, la notre, notre bel et immense cataclysme.

Mes pas précipités, mon regard ailleurs, je passai de la chambre au bureau en caressant du bout des doigts le mur qui nous séparait, la porte, celle qu’il gardait close, celle qui, pourtant, serait toujours ouverte si j’avais envie d’aller y retrouver ses bras, son souffle, sa sécurité. Il me l’avait dit un nombre incalculable de fois et encore aujourd’hui, j’en doutais. Je doutais de sa bonne foi, je doutais de sa valeur, je doutais de ses intentions, si belles, si pures, si propres, qui me lacéraient de l’intérieur. Parce qu’il était si bon, et que j’étais si mal. Parce que par moi-même, j’avais perdu fois en l’humanité. En la mienne, surtout. Ma main glisse et je m’arrête, me retrouvant droite, secrète, le front appuyé sur cette porte, cette satanée porte qui me bloque, que j’ai construite par moi-même, qu’il s’est appropriée avec tant de générosité, qu’il charrie lui aussi, sur ses solides épaules. Et si? Et si je lui disais tout? Et si j’arrêtais complètement, de part et d’autre? Et si je lui donnais une chance, rien qu’une? De me montrer que je n’étais pas si mauvaise, de me montrer à quel point j’ai eu tord de lui préférer la passion ardente et irrationnelle d'un passé plutôt que l’amour doux et prudent qu’il voulait tant m’offrir pour l'avenir? Je m’apprête à tourner la poignée, à tenter, vraiment, de changer les choses, aussi bousillées soient-elles, avant de m’arrêter dans mon élan. Je ne le mérite pas. Je ne mérite aucun d’entre eux.


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Maé J. Appleby
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Sam 5 Sep - 17:07

Dawn & Maé
Planté devant sa maison familiale, Maé hésitait. Aujourd’hui c’était la maison d’Aidan, est-ce qu’il pouvait se permettre d’entrer sans frapper ou est-ce qu’il devait attendre qu’on veuille bien l’y inviter ? Le cadet Appleby en avait fait son foyer et l’aîné avait un peu de mal à l’accepter. Parfois il avait l’impression de vivre dans un monde parallèle où son cadet faisait tout à sa place, avant de se rappeler qu’il s’agissait de la réalité. La coutume voulait que ce soit l’aîné qui montre la voie non ? Il aurait dû racheter la maison familiale, tout comme c’était lui qui aurait dû se marier le premier. Pourtant c’était devant la maison d’Aidan qu’il se trouvait et c’était à l’enterrement de vie de garçon d’Aidan qu’ils étaient sur le point de se rendre. Dieu sait qu’il aurait aimé répondre aux attentes de ses parents mais forcé de constater que ce n’était tout simplement pas dans ses cordes, qu’il était destiné à d’autres choses. De belles choses, mais d’autres choses. C’était comme si il y avait eu un couac dans l’espace spatio-temporel qui l’avait envoyé lui en premier alors que ça aurait dû être Aidan. Maé s’était évertué à expliquer cela à ses parents, mais ils avaient eu du mal à prendre ses explications pseudos scientifiques au sérieux. Ainsi le jeune homme oscillait constamment entre cet état de culpabilité et de fierté lorsqu’il prenait un peu de recul pour regarder ce qu’il avait accompli. Las de tourmenter constamment son esprit,  il entreprit d’entrer directement. Il annonça alors son arrivée mais son frère ne se manifesta pas. La maison était étrangement calme et silencieuse, c’était presque angoissant. Il persistait à l’appeler mais seul l’écho de sa voix se faisait entendre. C’était troublant de constater à quel point la maison était restée quasi intacte. Quelques meubles avait été remplacés, quelques touches de couleurs ajoutées par Dawn mais autrement, la maison faisait presque office de musée.

Dans la famille Appleby le gène du bourreau de travail se transmet de père en fils, ainsi Maé en conclut qu’Aidan devait probablement se trouver dans son bureau. Occupé à négocier un énième contrat, son enterrement de vie de garçon passait au second plan. La facilité avec laquelle Aidan était parvenu à gérer sa carrière et sa vie de famille restait encore et toujours un mystère aux yeux de son aîné. C’était à se demander si des bonnes fées ne s’étaient pas penchées sur son berceau. Alors qu’il se dirigeait vers le dit bureau, il crut entendre du bruit venir de la chambre principale. Piqué dans sa curiosité et sans trop se poser de question, il toqua brièvement et ouvrit la porte. Il tomba nez à nez avec Dawn. Surpris, comme s’il avait oublié qu’elle habitait aussi ici. Elle s’était retournée brusquement, comme si elle avait été prise la main dans le sac. Alors il croisa son regard. Un regard grave, presque coupable. Déconcerté par l’atmosphère pesante qui régnait dans la pièce, il balaya rapidement la chambre du regard comme à la recherche d’indice. Rien. Pourtant il avait l’impression de vivre un de ces moments, ce moment où il y a un gros éléphant dans la pièce que personne n’ose aborder par peur de le rendre trop réel. Il avait assez vu de moments similaires dans ses films pour les reconnaître dans la vie quotidienne. "Excuse-moi Dawn, je pensais trouver mon frère." Maé n’avait jamais vraiment eu l’occasion d’apprendre à connaître sa belle-sœur, elle s’était toujours montrée assez distante avec la famille Appleby. Néanmoins elle faisait toujours sa part du travail. Souriante et élégante à tous les galas, courtoise et amicale à tous les dîners de famille. Par contre, aucun moyen de savoir à quoi ressemblait leur vie de couple dans l’intimité. Le producteur s’imaginait mal abordant ce sujet avec Dawn et Aidan, quant à lui, était plutôt avare de commentaire. Il est vrai que son frère avait toujours été assez secret. Puis il avait été assez malin pour répondre aux principaux critères des parents, s’assurant ainsi une relative tranquillité. De toute façon, sur le papier tout semblait se dérouler à merveille et pour les Appleby seniors c’était l’essentiel. Toutefois ce que personne ne savait c’est que Maé était passé maître en l’art de tromper son monde et qu’il avait ainsi acquis un certain flair pour les entourloupes. L’annonce de leurs fiançailles l’avait poussé à se poser des questions sur les véritables intentions de Dawn, après tout son petit frère s’apprêtait à passer le reste de sa vie avec elle et il voulait s’assurer qu’il ne s’embarquait pas dans une mauvaise plaisanterie. Plusieurs fois il avait essayé de l’inviter à dîner afin qu’ils puissent faire plus ample connaissance mais elle s’était toujours  débrouillée pour l’esquiver. "Je suppose qu'il doit encore être en train de travailler. Tu me tiens compagnie en attendant ?" Il était bien content de la trouver seule, incapable de se dérober face à ses questions.
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Dawn J. Baker
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Dim 27 Sep - 22:06
YOU'VE GOT THE LOVE

Sometimes it seems that the going is just too rough, And things go wrong no matter what I do. Now and then it seems that life is just too much. Time after time I think, "Oh, Lord, what's the use?". Time after time I think it's just no good. 'Cause sooner or later in life, the things you love you lose.


J’étais retombée, une fois, puis une autre. Je revoyais les draps entourer ma taille, je revoyais ses yeux distants, ses gestes vifs. Je ressentais son trouble, sa violence, ma fuite. Je me souvenais des paroles brisées, des baisers qui comblaient le vide, du choc de changer, de changer entre ses bras, de devenir mauvaise, pire, libre. Il avait fait vivre le meilleur côté de moi, la meilleure facette de mon âme, comme il avait créé mes vices, mes démons. Je l’avais fait céder, je l’avais brisé et il m’avait reconstruite, et notre idylle charnelle complètement absurde et douloureuse me prenait à la gorge, me prenait au cœur, me prenait et me désintégrait sous mes propres ordres. J’étais devenue menteuse, j’étais devenue égoïste. Je ne pensais qu’à ma propre paix, introuvable, inatteignable. Je ne pensais qu’à assouvir mes besoins, mes pulsions, mon trouble, mes peurs. Il ne me disait plus rien, il ne me confiait que l’essentiel, il érigeait selon mes demandes un mur, un immense mur entre le nous d’avant et le nous d’aujourd’hui, sachant notre date finale, notre salut, notre fin. Il la voyait venir comme il avait ignoré mon départ, il voyait ce nouveau départ comme un long, un très long adieu, et je lui rendais hommage en ne lui redonnant rien, rien d’autre que mon corps, lui refusant mon cœur, me le refusant à moi-même. Quelques jours plus tôt, il était dos à moi, concentré, muet, fragile. Il me renvoyait des épaules cambrées, un dos solide, une tête ailleurs. Les feuilles s’éparpillaient sous ses doigts alors qu’il y inscrivait, qu’il y laissait voguer sa tête, ses idées, les pensées qui bloquaient, le flot d’une histoire noire, brumeuse, douloureuse, une histoire au prologue que je connaissais avec évidence. J’étais silencieuse, j’étais fascinée, j’étais épuisée. J’étais obnubilée par ses gestes destinés à d’autres, à une autre femme qu’il avait ébruitée, à l’idée de détruire sa vie et la sienne, la mienne au bûcher depuis plus longtemps que je ne me l’autorisais. Il écrivait à nouveau, c’était au moins ça, et j’avais su lui partager douleur et mensonges, amertume et haine, afin qu’il transpose en ses mots, ses mots affutés, ses mots aiguisés, ces mots que je craignais autant que je languissais, avide, ignorante. Il refusait que je sache, il refusait que je connaisse sa vie, hors de la chambre, hors du lit, hors de ce qu’il m’offrait pour mieux le reprendre. Et c’étaient ses droits, c’était mon soulagement, surtout. Il avait fini par retrouver les draps froids, par abandonner ses écrits, par dépit, par douleur, retrouvant la chaleur de mes hanches, de mes cuisses, de mon pêché. La pièce enfumée, les verres alcoolisés, les esprits ailleurs, la conscience disparue. Et deux corps, deux êtres, deux existences qui se cassent en se retrouvant.

Puis, Maé était apparu. Ici et ailleurs, maintenant et avant, au détour d’un boulevard, Jack qui réprimait sans grande conviction ses instincts, mains baladeuses qui me truffaient de désirs autant qu’elles me consumaient. Il nous avait vus, il avait vu, il avait su, et je savais, je sentais, je saurais. Sa silhouette s’approchant de ma vie comme il l’avait fait, indemne, ce jour-là. Comme il le faisait toujours, depuis.

Mon réflexe accroche mes mains à l’encolure de mon vêtement et je le resserre à la gorge, ne dévoilant rien, plus rien. Le regard de Maé croise le mien, dévoilé, alors que j’avais regagné la chambre bien résignée. S’il cherchait à m’isoler, s’il cherchait à me piéger, s’il cherchait à couper tout air, toute issue, c’était bien maintenant qu’il l'avait en sa possession pour y arriver. J’avais mal de tant de sous-entendus. « Il est au bureau. » je décrète, polie, calme. Je me contentais toujours de la base, d’une gentillesse douce et sans artifice, avec la famille d’Aidan. Aucune fausse note, un équilibre parfait, trop pur, trop juste. Je ne le devais rien, sachant très bien que mon fiancé voyait trop clair dans mon jeu, sachant évidemment qu’il niait, qu’il voulait reconstruire, qu’il vouait à ma liberté un culte que je n’aurais jamais cru possible. « Un appel qui s’éternise, j’imagine. Il savait que tu venais? » je m’occupe, je divague, je m’envole vers les rideaux puis au lit que je lisse du bout des doigts. La bibliothèque me voit papillonner dans sa direction également, avide de distraction. Il en déduit la même chose que moi, il en déduit que son frère s’occupe – ou plutôt qu’il se plie à de trop grandes et nombreuses coïncidences – et passe son absence, mon malaise, sur un horaire du temps trop occupé. À qui la faute. « Bien sûr. » que je réplique à sa demande, le sourire trop fin, trop limité pour qu’il puisse voir le feu qui s’anime, dans mes entrailles, déjà. Il était faux, si faux, que j’en semblais vraie. Mes yeux s’accrochent à la date du jour et je percute ses intentions, presque soulagée. Si seulement ses prunelles cessaient de briller d'une malice presque parfaitement contrôlée… « Oh, c’est ce soir! Je suis persuadée qu’il ne se doute de rien. » L’enterrement de vie de garçon d’Aidan, sa dernière célébration officielle avant de s’unir à mes vices, à mes pêchés, à mes erreurs. J’en frissonnerais presque, si la chaleur n’avait pas continué son voyage jusqu’à ma nuque, mes tempes. « Vous avez prévu un gros programme? »


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